Vous retrouverez dans cette rubrique les critiques de spectacles et des "chroniques" musicales qui sont rédigées avant le concert.
Du gazon, des baies vitrées, des meubles blancs. Le spectateur entre dans le décor et s’y choisit une place. Au sens propre, il choisit l’une des chaises blanches mises à sa disposition. Au sens figuré, il imagine les évènements qui ont déterminé l’état actuel des relations familiales. Tout est suggéré, jamais explicite. La chronologie des évènements est bouleversée. Une pièce de Lars Norén, une mise en scène originale d’Isabelle Pousseur, énigmatique et peu conventionnelle.
Premier opus du diptyque consacré à Pasolini par le metteur en scène Frédéric Dussenne, Affabulazione relate l’incapacité d’un père à résoudre l’énigme que représente pour lui son fils. Dans la magnifique scénographie sobre et non-réaliste de Thibaut Van Craenenbroeck, Dussenne dose habilement le poids du tragique et les accents comiques pour faire jaillir avec frénésie la poésie d’un texte plus que jamais d’actualité.
Des caisses, partout. Gloria (Myriem Akheddiou) et Rogerio (David Leclercq) emménagent dans leur nouvelle habitation. Il est passionné par la guerre en Irak, elle voudrait vivre dans un endroit agréable et ordonné. Entre rires et larmes, une belle réflexion sur la vie de couple, servie par de très bons comédiens, mise en parallèle avec les drames d’actualité et la perception qu’un citoyen peut en avoir.
C’est en écrivant de nombreuses pièces radiophoniques qu’Eric Assous a appris son métier : "Vingt-cinq minutes pour faire vivre une histoire, c’est très court. Il n’y a pas de place pour l’inutile." Ajoutez à cela que pendant les répétitions, il n’hésite pas à réécrire certains passages et vous comprendrez pourquoi "Les Belles-soeurs", son plus gros succès, brille par son efficacité. C’est une comédie bien construite, incisive, grinçante, qui décortique parfois lucidement les relations familiales.
Qu’il prenne la plume, le pinceau, ou la caméra entre ses mains, Jodorowsky dévore le monde avec les doigts, sans pincettes, d’une manière forte et toujours singulière. Son appétit pour les différentes disciplines artistiques, qu’il tripatouille voracement, n’a d’égal que sa boulimie pour les travers de la société et de l’âme humaine. Passées par la moulinette de son regard acide, broyées par l’amertume des mots, elles saignent à l’encre rouge et noire.
C’est dans un joli costume blanc de petite fille que Laura Sepul nous accueille au sein d’une fable noire, glauque et pessimiste en ce début de mois de février au National. « Le chagrin des ogres », première mise en scène de Fabrice Murgia, passe en revue les désarrois de l’adolescence, au travers de faits divers sordides, d’échappées oniriques et de réflexions existentielles. Noirceur voulue et réussie, ce spectacle réveille, interpelle et questionne les plus récalcitrants d’entre nous.
Après le succès de son "Hebdo du lundi", la compagnie liégeoise Pi 3,14 propose cette fois un rendez-vous mensuel avec l’actualité. Un JT en plus humain et en plus drôle...
Ce jeudi 26 novembre à Bozar, la soirée des extrêmes : la sérénade KV 388 de Mozart, la première symphonie de Mahler, et en première belge un concerto pour trompette du contemporain Jorg Widmann. Une magnifique soirée, mélangeant les genres, les époques, les émotions : du prodigue Mozart, à l’univers varié, accidenté, hurlant, passant de la douleur à l’extase du monde de Mahler, en passant par Jörg Widmann, à la fois un des compositeurs contemporains les plus joués, mais aussi l’un des clarinettistes les plus convoités de notre temps.
Savez-vous ce qu’est un chat room ? C’est un “salon virtuel dans lequel on peut discuter”, autrement dit “chatter”. Simple, non ? ... Bienvenue dans l’univers de six adolescents d’aujourd’hui !
Luckas Vander Traelen a plus d’une corde à son arc. Successivement chanteur de rock, réalisateur à la télé flamande, député groen au parlement européen, il s’est lancé un nouveau défi : partager avec un public francophone ses émois d’adolescent. Le pari est gagné. Grâce à son style décontracté et à son goût prononcé pour l’autodérision, cet Alostois de cinquante ans réchauffe tendrement ses souvenirs, en évitant toute mièvrerie.
![]()
Très sensible aux problèmes de fratrie, Sophie Landresse nous plonge au coeur des rapports orageux entre Hélène et sa soeur cadette Sylvia. Dommage que cette comédie psychologique se dilue trop souvent dans des tranches de vie d’un intérêt inégal.
Vous pouvez également retrouver une critique en cherchant un événement passé dans le moteur de recherche des événements. Dans la liste des résultats, cliquez sur "en savoir plus" pour afficher les avis et la critique qui étaient liés à cet événement."