Lorsque Benjamin Spark parle de son oeuvre, de son inspiration, de sa violence et des personnages de son enfance on entend la voix d’un artiste qui interroge le monde et en désarticule les modes d’expression qui ont nourri sa génération : les bandes dessinées et les super héros de la petite enfance, les personnages des séries animées de la télévision des années 80.
A l’occasion d’une de ses chroniques "nomades", Paul Hermant que l’on entend chaque matin sur les ondes de La Première, nous dévoile comment il réalise ces billets radiophoniques qui sortent délibérément de l’ordinaire. A la rencontre d’un véritable écrivain, qui "fait de la radio avec du papier"...
Alain de Wasseige est à la fois infatigable et intransigeant. Observateur attentif de la culture (il avait été l’auteur d’un remarquable ouvrage consacré aux politiques culturelles), il en est aussi un animateur. Il organise sa (très belle) galerie "100 Titres" avec la même jubilation qu’il ne parle de l’art contemporain et de la spécificité des créateurs belges. Jusqu’au 28 février, il expose aux cimaises de 100 Titres un parcours passionnant dans l’oeuvre de Jacques Lennep.
Espace Livres ouvre une nouvelle rubrique. Faisant écho à la table de chevet de Jacques De Decker, la "table de montage" de Henri Roanne-Rosenblatt résonnera désormais au rythme des 24 images seconde du septième art.
Entrer dans un film de Roger Beeckmans représente toujours un apprentissage humaniste, une leçon de tolérance (c’était d’ailleurs le titre d’un précédent film du cinéaste) et un enrichissement de l’intelligence et du coeur. Ce film-ci ne fait pas exception à la règle.
Eric Emmanuel Schmitt se révèle cinéaste et, avec ce deuxième film, il nous démontre avec brio combien il maîtrise une manière authentique de mettre en images les histoires qu’il écrit et imagine. Et il s’adonne aux deux arts, celui des mots et celui de l’image, avec la même grâce aérienne et la magie bienveillante des vrais humanistes.
Rencontrer Yves Larec est un bonheur pour celui qui écoute cet homme affable, drôle, conteur infatigable de ce qui a été sa passion et sa profession : le théâtre. En cette fin d’année, il joue dans "La Folle de Chaillot" de Giraudoux : une pièce d’une surprenante actualité...
Jacques DE DECKER, Directeur de la revue MARGINALES, et Alain de WASSEIGE, éditeur et galériste, nous disent ici l’importance de l’œuvre de Roland BREUCKER, la haute stature de cet artiste qui a toujours porté au plus haut l’exigence qu’il vouait à son art.
Du vendredi 20 au dimanche 22 novembre, le Centre Culturel d’Uccle accueille la septième édition de la Foire du Livre Belge. Jacqueline Rousseaux, fondatrice de cet événement a choisi de consacrer cette édition au thème « Les sentiments ».
Comédie intelligente, brillante, faite d’émotion, d’humour et de tendresse : voici une pièce qui va prodiguer autant de bonheur aux spectateurs de la Comédie Claude Volter qu’il n’en a procuré à l’auteur, Olivier Charlet au mieux de son talent, et à l’acteur qui lui donne la réplique, Bernard D’Oultremont, époustouflant lui aussi. (...) Une pièce à voir ! Vous en parlerez autour de vous, vous voudrez la partager avec ceux que vous aimez, comme une bonne nouvelle, comme un bonheur qui vous survient par surprise, un soir où on va au théâtre et dont on revient plus léger. N’est-ce pas aussi cela le rôle du théâtre ? Du théâtre de qualité…
Le bonheur est dans la salle !
Ah ! l’heureuse initiative du TTO : programmer du bonheur à l’état pur en cet automne de crise tous azimuts. Mais pas n’importe quel bonheur ! Pas un éphémère. Pas un qui s’évanouit dans les brumes matinales. Non. Un bonheur durable, qui vous tient chaud longtemps encore après que les feux de la rampe se soient éteints et que vous vous glissez, frissonnant, dans l’Afrique de Matongé pour reprendre le chemin du quotidien.
Le Théâtre des Galeries en propose une version adaptée et mise en scène par Fabrice Gardin. Les spectateurs ravis sont scotchés sur leur siège pendant la première partie de la pièce, à l’entracte ils se livrent à des spéculations sans fin sur le coupable … La pièce semble se prolonger dans les couloirs et salons du Théâtre, comme si une partie de Cluedo réunissait le public heureux de se livrer à l’enquête.
"Entre les lignes" va s’efforcer de rendre compte des rencontres organisées par les librairies qui se sont manifestées auprès d’ESPACE LIVRES. Une nouvelle rubrique destinée à vous faire partager toutes les opportunités de dialoguer avec des auteurs... Nous commençons par la Librairie Agora de Louvain La Neuve et le programme que nous communique son animatrice Françoise RIHOUX.
Dans le paradis des feuilletonistes et des poètes du XIXème siècle, Théophile Gautier doit se réjouir d’avoir cédé à l’insistance de son éditeur et de se remettre, 30 ans après l’avoir annoncé !, à l’écriture du roman qui lui fera traverser les siècles : "Le Capitaine Fracasse" ! Là-haut, il a sans doute convoqué autour de lui son éditeur, ses amis Baudelaire et de Nerval, son maître Hugo et du plafond du Théâtre du Parc ils se mêlent aux applaudissements de la salle lorsque les 14 comédiens réunis pour ce spectacle haut en couleurs viennent saluer le public. Et ils se disent : quel magicien de Thierry Debroux !
gérardW prend aujourd’hui un nouveau nouveau départ...l’occasion d’écouter cette personnalité attachante et sensible qui n’hésite pas à donner des concerts dans les prisons...pour partager une peu de la liberté qu’il a lui-même conquise il y a peu ?
Du 23 septembre au 17 octobre 2009, la Comédie Claude Volter programme une pièce écrite par un auteur qu’on n’attendait pas dans ce registre là : François OST.
Si vous n’allez au théâtre qu’une seule fois cette année, voici le spectacle que vous devez aller voir. Non seulement il vous ravira, mais il est fort probable qu’il vous donnera envie de vous rendre plus souvent dans la salle du Théâtre des Martyrs....
Courez voir "Mercier Go Home" !
Dans ESPACE LIVRES nous voulons nous intéresser au livre sous toutes ses formes, à l’écriture dans tous ses états. La publication des carnets du sergent des grenadiers Gustave Groleau, dans le cadre de l’exposition que lui a consacré le Musée royal de Mariemont, s’inscrit pleinement dans cet "entre les lignes" qui nous permet d’évoquer ce besoin d’écrire que certains d’entre nous connaissent à des moments cruciaux de leur vie.
Le Musée Juif de la Résistance et de la Déportation accueillait la présentation à la presse des deux derniers albums de Philippe Richelle : "Opération Vent Printanier" (second volet de la bande dessinée consacrée à la "rafle du Vel d’Hiv", dessin de Pierre WACHS) et de "Katarina" (quatrième tome des "Amours Fragiles" , dessins de Jean-Michel BEURIOT).
Pour son édition 2009, le Prix du Collège européen de traduction littéraire a couronné l’oeuvre de Inese Petersone, à qui l’on doit plus de 35 traductions d’oeuvres littéraires parmi lesquelles deux albums de Tintin, des romans de Jacqueline Harpman, la comédie "Le Magnolia" de Jacques De Decker.Elle achève actuellement la traduction d’un recueil de nouvelles d’auteurs de la Communauté française de Belgique, recueil qui sera préfacé par le nouvelliste Michel Lambert. La remise du prix a été l’occasion d’une belle rencontre avec Jacques Darras et Patrick Quillier sur le thème "Traduire l’intraduisible : la poésie" et d’un hommage à Henri Meschonnic, hommage qui éveillera à n’en pas douter la curiosité des visiteurs d’ESPACE LIVRES.
En écoutant Simone Veil lisant les pages qu’elle consacre à son enfance, extraites de son autobiographie ("Une vie"), on découvre une nouvelle dimension au rapport entre le lecteur et le livre. Le premier devient auditeur et le second se transforme en une "voix". Profitez de ces jours d’été et de voyages pour vous livrer à l’écoute des livres ! Vous sortirez enchantés de cette expérience, pas si nouvelle que cela...
Un auteur ne représente que lui-même, il est un vagabond solitaire sur les pistes du présent. Il capte et il répercute et de ce fait, il alerte et met en garde. Il ne prétend pas être omniscient, mais se mêle obstinément de ce qui ne le regarde pas. » (Jacques De Decker, Editorial du numéro 254)
Une pièce d’une densité étourdissante, magistralement interprétée par un trio de comédiens de tout haut vol, incarnant des personnages féroces qui se déchirent dans la désillusion de leurs rêves perdus.
Un cycle de conférences dans le cadre de Bruxelles BD 2009. De grands noms de la BD à l’affiche des ces rencontres qui se dérouleront en mai et juin à la Maison Autrique. Ne manquez pas, à cette occasion, de découvrir la Maison Autrique, oeuvre de l’architecte Horta.
Avec les représentations de "Oh les beaux jours", une boucle de plus de 40 ans d’activités littéraires, philosophiques et théâtrales se referme. En théâtre, elle avait débuté avec le "Molly Bloom" de James Joyce (mis en scène par Jacques De Decker) pour se clôturer avec la pièce de Samuel Beckett (mis en scène par Charles Gonzales).
Allez Gare de l’Ouest pour un voyage dans la multiculturalité, un voyage faussement immobile...
Ne boudez pas cette occasion de retourner sur les bancs de l’école, emmenez-y vos enfants, vos amis, vos parents, toutes générations confondues !…Ils aimeront ce professeur de rêve !
Evoquant Jacques Mercier et paraphrasant le dicton, on pourrait écrire « Nul n’est poète en son pays ». Au pays des médias, de la radio, de la télévision, de l’humour des semaines infernales aux fous rires de jeux télévisés, le spectateur ou l’auditeur serait bien étonné de découvrir un autre Jacques Mercier que celui rieur et débonnaire qu’il connaît. Il serait surpris en ouvrant le dernier recueil de poèmes d’un certain Jacques Mercier, à la page intitulée « Du même auteur » de découvrir que celui-ci compte plus de 35 livres à son actif….
Le mardi 20 janvier à 18h30 Bibliothèque des Riches Claires à Bruxelles
Débat animé par Jacques de De Decker avec Valérie d’Alkemade, Jean-Louis Baquet, Jean-Baptiste Baronian, Julien Foucart,Georges Mayer, Daniel Salvatore Schiffer et Céline Ververs. Lectures par Jany Clersy
"Ghelderode, c’est le diamant qui ferme le collier de poètes que la Belgique porte autour du cou" (Jean Cocteau)