Dans cette rubrique, Edmond Morrel interroge les auteurs sur leurs derniers livres, mais aussi sur leur façon de travailler, sur leur style, sur leur approche de la littérature ou de l’écriture, sur les rapports avec la lecture, avec l’Histoire, avec le monde comme il va...
A noter que vous pouvez vous abonner au flux de cette rubrique et "podcaster" toutes les interviews.
« Des écrivains du monde pour Haïti » invite à la lecture solidaire de textes inspirés, dans l’émotion de l’artiste, par la tragédie de Haïti. Les écrivains ont répondu à cet appel et envoyé les premiers textes que vous lirez ici. Dans un an, ils donneront naissance dans un an à un nouveau recueil, accompagné d’un bilan des actions entreprises grâce aux fonds récoltés par la première édition. Celui-ci sera publié le 12 janvier 2011, date anniversaire du tremblement de terre.
Plongez-vous dans la "Nuit du Monde" : le bonheur d’écrire de Roegiers est contagieux et devient, pour son lecteur, une vraie jubilation à chaque mot, chaque ligne de ce très, très puissant roman.
Dans son appartement jonché de livres, surplombant une voie ferrée dont provenait, comme d’une mémoire ancienne, le grondement des convois, Pierre Mertens parle de "L’Inde ou l’Amérique", de l’écriture, de l’enfance, de Kafka et de Camus, de Jean Cayrol, de la littérature... Une rencontre à écouter avant de se (re)plonger dans la lecture d’un écrivain majeur.
"La diva aux longs cils" est un livre essentiel. Pour ouvrir ce volumineux recueil de poèmes, Charles Dantzig a réuni trois brefs essais consacrés à l’art poétique, écrits respectivement en 2010, 2002 et 2003. Dans chacun le poète Dantzig essaie de définir la poésie. Il s’y interroge symboliquement ou effectivement comme dans l’essai daté de 2010 où Dantzig interviewe Dantzig dans un dialogue époustouflant.
De la plus belle manière, Gérard de Cortanze plonge son lecteur dans le cœur de la société française des années disco…
Dans un décor qui n’est situé dans aucune géographie, c’est à dire dans toutes, Khadra raconte une communauté d’exclus, vivant sur une décharge publique en bordure de mer. Une ville, au loin:celle dont ils ont tous été vomis.
Livre bouleversant que celui de Guillaume de Fonclare. Dans une écriture superbe, il entrelace la souffrance individuelle et la tragédie qu’éveille encore dans nos conscience les champs de bataille de la Première Guerre Mondiale.
Chaque page du dernier roman de Véronique OLMI irradie d’une émotion à fleur d’âme et d’une écriture maîtrisée dans la sobriété et dans la profondeur.
Une rencontre avec Jean-Philippe Toussaint dans le studio d’enregistrement où il lit son dernier roman "La vérité sur Marie" bientôt édité en version sonore chez Audiolib...et en avant première deux extraits à écouter.
Il y a chez Colette Nys-Mazure toute la magie de l’écriture lorsqu’elle se déploie sous la plume miraculeuse de la poésie authentique, celle qui laisse battre la prosodie du coeur.
Georges Bataille se demandait : « Comment nous attarder à des livres auxquels, sensiblement, l’auteur n’a pas été contraint.. ». Avec Jan Baeten, la question ne se pose pas. Ecrivain et poète vrai, l’auteur de "Pour une poésie du dimanche" par son talent, son travail d’orfèvre, son engagement dans l’acte d’écrire nous donne le bonheur de lire, et de relire, de nous attarder sans fatigue ni lassitude sur ces sonnets qu’il consacre aux poètes du dimanche.
Lorsqu’un roman ouvre sur un horizon nouveau dans lequel le lecteur est saisi d’emblée par un souffle qui l’emporte dans le récit, qui le place au cœur des tourmentes et des orages, qui lui fait vibrer l’âme à l’unisson des personnages, il ne peut naître que d’un écrivain authentique. Parfois, rarement, ce souffle-là surgit dès la première œuvre. C’est le cas avec Estelle Nollet.
Dans ce recueil de textes courts, Jacqueline De Clercq décline différentes formes de fictions brèves. Elle longe les frontières stylistiques de l’essai, qu’elle écrit avec la légèreté de la narratrice qui aime raconter les histoires, celles de la nouvelle, qu’elle nourrit d’une érudition dépourvue de vanité. Elle allie ainsi l’exigence de précision et le besoin d’entrelacer la réalité et l’imaginaire sans que jamais l’une n’étouffe l’autre.
Le dernier livre de Soil témoigne avec sensibilité d’une époque, la fin des années 60, et nous permet de mesurer la distance que peuvent créer quatre décennies, si elles sont cruciales comme elles le furent pour le narrateur autant, à n’en pas douter, pour l’écrivain qui signe ici avec la sincérité du coeur un ouvrage ciselé.
Ouvrez ce livre à n’importe quelle page. Le hasard fait toujours bien les choses quand il musarde parmi les 600 qui constituent le livre. Il n’y en a pas une qui ne soit enchantement. Et puis, lorsque les yeux se lassent, glissez un cd dans le lecteur : "Le jaseur boréal", c’est le plus récent. Il parle d’un oiseau migrateur habitant dans la taïga... Ou alors, ouvrez le dernier livre paru dans la collection "Espace Nord" : "Mon terroir c’est les galaxies"...tout est dit dans ce titre qui définit Julos. Le proche et l’universel.
Dans cette rencontre, le romancier répond à notre curiosité sur l’inspiration romanesque. Cette interrogation, l’auteur la suscite en exergue de son livre lorsqu’il se désolidarise du fait-divers qui lui a inspiré « Tu ne jugeras point ». Avec des personnages ancrés dans leur terroir, le romancier poursuit sa vocation première qu’il emprunte à Giono : un romancier doit raconter des histoires. C’est cela qui déclenchera le questionnement et nourrira le lecteur. « Moi, je suis un raconteur d’histoires. Tout simplement. Je ne songeais jamais arriver au roman. Ce qui m’intéresse, c’est de regarder la vie autour de moi. Ce qui me fascine, c’est le spectacle de la vie. »
Un essai passionnant que vont s’arracher toutes celles et ceux qui s’intéressent au septième art, à la technique de l’écriture, à l’art du scénario, aux « trouvailles narratives » que Luc Delisse aime découvrir dans les films les plus variés. "C’est un livre d’amour" s’exclame-t-il dans l’interview....
A l’occasion d’Europalia Chine et de la publication de son dernier roman, « La dure loi du Karma », traduit en français par Chantal Chen-Andro, le romancier MO YAN confie à Edmond Morrel sa perception du travail du romancier, ses rituels d’écriture, la place du roman dans l’apprentissage de la Chine pour un Occidental, la traduction de ses œuvres…
Absorbez-vous sans tarder dans ce recueil...Si vous en commencez la lecture par "Le maître du savon", vous entrerez de plain-pied dans l’oeuvre d’un maître de la nouvelle....
Dans cet entretien Sorj Chalandon raconte la relation troublante entre l’écrivain et ses personnages, la confrontation indispensable avec l’écriture, le questionnement permanent de la marge mouvante qui tremble entre vérité et mensonge. Et au-delà, le surgissement du doute...Un grand roman, un très grand roman.
C’est le troisième roman que Leonora Miano consacre à l’Afrique après "Contours du jour" qui obtint le Prix Goncourt des Lycéens en 2006 et "Tels des astres éteints". Ecoutez cette voix d’une grande dame de la littérature francophone…
Dany Laferrière écrit au début du livre : « les histoires ne sont ni petites ni grandes, elles sont toutes reliées entre elles »… La sienne tient de l’universel par la magie de l’écriture qui mobilise les cœurs, l’âme et l’intelligence…
"Quand c’est moche, on se dit que ça n’a pas été construit..." ...une des phrases de cet entretien avec Samuel Benchetrit qui répond aux questions d’Edmond Morrel. Son dernier roman va transformer votre regard sur les banlieues...
Un livre qui brise le silence, cimentera aussi un lien entre la communauté des lecteurs et ceux qui partagent la vie des « Philippe », le personnage central du récit que nous donne Anne Icart. Ecoutez cette écrivain:dans sa voix comme dans son livre, on entend vibrer ce qui s’appelle humanité.
Rencontrer Pascal Vrebos hors de ses studios quotidiens, c’est découvrir un auteur attachant, intelligent, sensible et profondément humain. Observateur attentif de la condition humaine, il la raconte avec la vraie intelligence de ceux qui ne condamnent pas, mais qui veillent à ne jamais être dupes.
Philippe Carrese signe ici un roman magnifique, troublant, fort et grave. Cet ouvrage est d’une profondeur qui donne le vertige, un livre qui nous place au bord du gouffre. Il questionne la nature humaine. L’action se déroule en 1945, en Slovaquie. L’enclave, c’est le camp de travail de Medved’. Les soldats allemands ont pris la fuite et livré les prisonniers à eux-mêmes...Prisonniers de la liberté ?
A la Librairie Saint-Hubert à Bruxelles, immobilisez le temps quelques minutes pour écouter la voix envoûtante de Céline Tertre. Placée à l’exacte et magique distance du texte de Caroline Lamarche, la comédienne nous restitue le phrasé si particulier de cette confession érotique...
Quand Philippe Geluck se lâche, c’est comme un clown qui se démaquille.
Quand on envoie un email en été à Vincent Engel, on reçoit cette réponse : "comme chaque année je suis en Italie pour écrire »…
Voici un livre dense, beaucoup plus dense que ce que le nombre de pages ne peut indiquer...même si ce fort volume en compte 760 ! Se plonger dans sa lecture, c’est entreprendre un voyage, mais pas n’importe quel voyage…la traversée du livre est faite de méandres sinueux, de retours en arrière, de rencontres, de questions…
Un roman bouleversant, percutant, un roman qui démontre avec émotion, avec toute la puissance de l’émotion, avec empathie aussi, que la fiction est un instrument irremplaçable de compréhension du monde qui nous entoure et qui, si souvent , nous aveugle…
Dans son émouvant roman, paru aux Éditions Luc Pire, la poétesse Rose-Marie François nous emmène sur le chemin escarpé de la mémoire. Elle a porté ce roman pendant près de vingt ans avant d’y inscrire, au bout de la dernière page, le mot "fin" et de nous le donner à lire.
La poésie comme source et raison de vie, comme chemin et destination, comme voyage de l’âme dans l’appréhension de l’indicible : André Sarcq est un poète absolu. Condamné par la maladie à une mort prématurée, il se donne à la poésie. Y eut-il dans cette démarche un épuisement de la fatalité ? Peu importe de le savoir. La poésie reste. Le poète vit et travaille. Encore et encore. Il écrit pour exténuer le destin injuste, et il lui a fait faux bond et vraie poésie.
Voici un roman qui enchantera les lecteurs s’ils se laissent conduire par le style élégant et drôle d’Ondine Khayat. Elle vous entraînera dans les méandres de l’âme masculine, dans les tourments du sexe dit "fort", dans les vertiges du questionnement au sein de la vie de couple...
Ce livre est un des livres les plus émouvants de ces dernières années, roman d’initiation, plaidoyer pour l’empathie, récit d’amour, poème de la rencontre...c’est un livre monde...
Luc Leprêtre publie aujourd’hui un roman jubilatoire sur un groupe de jeunes trentenaires qui en ont assez de ne pas trouver de boulot et décident de créer leur entreprise. Banal direz-vous. Oui mais leur outil de travail sort de l’ordinaire : la chaise roulante ! Leurs clients se recrutent parmi les citadins pressés. Leurs terrain d’activités se trouve aux accès prioritaires des caisses de grandes surfaces commerciales (en période de fêtes surtout), de salles de spectacles, de parcs d’attraction... Lorsque j’ai rencontré Luc Leprêtre, je venais d’achever la lecture de son récit écrit avec le Professeur Marcel Rufo . Le livre publié au printemps dernier aux éditions Anne Carrière, faisait entendre en alternance la voix du médecin en écho à celle de Luc Leprêtre qu’un accident de montagne avait rendu tétraplégique.
Alexandre MOIX est un auteur rare, un raconteur d’histoires, un pourfendeur d’ennui, un guide virevoltant dans le monde aventureux de l’imaginaire. Vivez les aventures que vous lisez : il suffit d’ouvrir les livres d’Alexandre MOIX et de partir à la poursuite des cryptides qu’il nous fait découvrir....
Ce livre drôle et sérieux à la fois est la lecture la plus vivifiante de cet été... Ecrit de la plume alerte d’un académique qui a toujours choisi le verbe haut et clair plutôt que le bois obscur de la langue du même nom, l’essai de Jean-Marie Klinkenberg est un régal de pétillance et de drôlerie : à lire au volant de son kwistax sur la digue !
Voici un titre paradoxal pour une collection et pour chacun des livres qui la composent ! "Dictionnaire" évoque le sérieux, l’exhaustif, l’inexpugnable, le référentiel..."Amoureux" éveille en nous la légèreté, la fantaisie, les chemins de traverse...Mêler ainsi ces deux univers ne pouvait qu’engendrer le plus bienheureux des effets...
Un très beau roman, très émouvant, très vrai qui vous entraîne dans les filets d’une amitié passion. Ecrit avec la limpidité d’un connaisseur d’âmes, le romancier et psychanalyste Philippe Grimbert.
Rencontre avec un écrivain érudit, populaire et jubilatoire qui revendique d’écrire pour son lecteur et pour personne d’autre, un écrivain-bibliothèque qui donne envie de lire ses propres livres, mais ceux de sa bibliothèque idéale... Plongez-vous dans le dernier livre de Musso et dans tous ceux qu’il évoque !
Une rencontre roborative avec Jean-Luc Barré, nouveau directeur de la collection mythique "Bouquins"...Il en parle avec l’énergie et l’enthousiasme souriant des grands intellectuels qui aiment leur métier et qui en font une passion partagée. N’est-ce pas la meilleure définition du métier d’éditeur ?
Voici un roman qui vous emporte comme à bord d’une machine à explorer le temps dans le Paris du XIXème siècle. On y découvre le portrait saisissant de la vie quotidienne d’un médecin à Paris Jean Corbel, fils d’un marchand de couleurs. Ce roman est aussi un « thriller » haletant dont le peintre Manet est le protagoniste involontaire. Un de ses tableaux les plus célèbres inspire un monomaniaque qui reconstitue « le déjeuner dur l’herbe » en construisant des scènes avec des mannequins pour représenter les hommes et le cadavre d’une femme nue…
Le nouveau roman de Tahar Ben Jelloun s’inscrit d’emblée dans une bibliothèque idéale, celle où l’on place les livres qui transforment notre vision du monde.
« Tenter de dire l’émotion érotique, ses crues et ses tarissements, c’est tenter de dire l’indicible. Or cet indicible-là, pour moi, se lie inextricablement à deux autres champs où les mots manquent : la mystique et la musique. Dans la première, une extase et une transformation des sens voisines de l’expérience érotique ; dans la seconde, une fluidité et un accord des rythmes si proches de l’harmonie des corps." Sandrine WILLEMS
Interviewer Elena Lenina offre l’occasion de rencontrer une personnalité attachante mais souvent sur la défensive à force d’avoir fait la une des magazines people. Elle appartient pourtant à l’école des écrivains qui aiment raconter des histoires et qui les racontent pour qu’on les lise ! Ne boudons pas ce plaisir-là.
Un livre idéal par un écrivain qui parle avec passion de l’écriture, de la musique, de l’opéra et que l’on écouterait pendant des heures, n’était la hâte de le lire toutes affaires cessantes…
Poète, nouvelliste, essayiste, Colette Nys-Mazure nous offre son premier roman empreint de l’humanisme et de la bienveillance qui caractérisent l’œuvre de cette grande dame de la littérature francophone.
« Le réel est pris en sandwich entre deux imaginaires : le souvenir et l’imagination » (Edgar Morin)
« La maîtresse du commandant Castro » offre un vrai bonheur de lecture, un bonheur absolument romanesque à celui qui se plonge, comme le narrateur qui ouvre et ferme le livre, dans le récit que lui fait une vieille dame, à la fin de sa vie…
« Brillante collaboratrice d’un créateur de mode, engagée depuis peu dans une action humanitaire, Sophia, 32 ans, fonceuse et dynamique, semble réussir tout ce qu’elle entreprend… Mais le décor a son revers : des tensions dans sa vie amoureuse et un ras-le-bol professionnel plongent la jeune femme dans un profond tumulte intérieur. Dépassée par son tempérament volcanique, gagnée par l’incertitude et le doute, elle décide de remettre sa vie en question..."
Mars 1964. Une jeune femme Kitty Genovese est assassinée à coups de couteau par un prédateur psychopathe. Le meurtre se déroule dans le quartier de Queens à New York. A leurs fenêtres, 38 témoins de l’agonie de Kitty. Pas un seul n’interviendra. Pas un seul n’appellera la police.
Didier Decoin a choisi ce tragique fait-divers pour le transformer en roman, un roman poignant, qui vous saisit à la gorge et vous étreint la conscience de cette question qu’un des personnages pose à la fin du récit : « Et toi ? Toi qu’aurais-tu fait si tu avais été témoin de ce massacre ? »
« Ce livre est un roman vrai. Les faits majeurs relatés sont vérifiables » : voici l’avertissement placé à l’entrée de « EREVAN » qui retrace les différentes étapes ayant conduit au génocide arménien en 1915. Roman vrai qui démontre combien l’écriture romanesque permet le passage de la connaissance à la conscience.
Serge Bramly est romancier et essayiste. On lui doit des essais sur l’art, la Chine, la photographie. C’est ce que nous précise la quatrième de couverture de son dernier roman. Elle omet d’indiquer qu’un flux continu alimente ces deux activités de Serge Bramly. Et cela donne, aujourd’hui, ce roman palpitant, foisonnant, érudit. Plus de six cent pages qui se lisent d’une traite, et dont le style évoque John Le Carré, Joseph Conrad, Alexandre Dumas, Balzac !
L’écriture et la lecture, l’amour de la littérature, de la vraie, celle qui raconte des histoires. C’est de tout cela que parle le dernier roman jubilatoire de Jean-Philippe Bondel, dont un des personnages s’exclame : « Donnez moi des histoires, nom d’un chien, donnez moi des personnages et des intrigues, donnez-moi du style et des mots qui sonnent, donnez-moi des métaphores inusitées et des métonymies qui crucifient. Du corps, c’est cela, donnez-moi du corps ! »
« Kinshasa ou Léopoldville Poubelle dit-on, mais à mes yeux la plus belle. Très bruyante et très odorante. J’y conserve les meilleurs souvenirs du plus beau morceau de ma vie. Mon enfance, mon « love story », mon deuil, mes larmes. Mon père… ! »
"Où fut la vérité de cet homme qui est mon père ?" Le livre de Dominique Fernandez tente de répondre à cette question que se pose l’enfant de quinze ans devant le lit de mort de son père, et, ensuite,« en tête de la procession funèbre » « Scrute bien ce visage, semble me dire le mort, regarde s’il n’y a rien à sauver de cette vie que je suis le premier à trouver déplorable.. » Ramon Fernandez fut « l’un des plus grands intellectuels de son temps, socialiste à 31 ans, immense critique littéraire à la NRF et dans un journal de gauche à 38 ans, compagnon de route des communistes à 40…il bascule en 1937 dans le fascisme et devient collabo à 46 ans…" Il meurt à la fin de la seconde guerre mondiale, au terme d’un long suicide alcoolique.
Le dernier livre de Jean d’Ormesson invite à la curiosité jubilatoire devant la beauté du monde et de la littérature…
Il ouvre l’appétit gargantuesque de lire les livres qu’il évoque, de voir les lieux qu’il a aimé, de respirer l’arôme de la vie qu’il chante.
Livre hors norme…livre d’une rencontre entre deux écrivains…Récit de la vie de l’un, Malek Chebel, raconté par l’autre, Janine Boissard…regard de femme sur la vie d’un homme, ou plutôt de son enfance jusqu’à son entrée dans la vie qu’il a choisi de se donner, vie consacrée au partage du savoir, à la tolérance, à la compréhension mutuelle.
Ce roman est un bonheur à différents titres, qui correspondent à autant de lectures qu’Isabelle Jarry nous invite à lui donner… Le roman met en scène une narratrice, Ariane, dont le prénom n’est pas innocent : elle déroulera au long du récit le fil qui lui permettra, à la dernière page, de saisir le sens des événements qui surviennent dans cette « Traversée du désert ».
Voici un roman qui s’inscrit d’emblée dans la bibliothèque de la conscience humaine.
« Il n’y a d ‘étranger que ce qui n’est pas humain », cette citation de Giraudoux figure en épigraphe du dernier roman d’Eric Emmanuel SCHMITT et résume, de façon fulgurante, le regard que porte ce philosophe de l’empathie sur notre monde.
Après « Les piliers de la terre » vendu à 90 millions de lecteurs à travers le monde, le nouveau roman de Ken Follett replonge dans le haut Moyen âge. « Un monde sans fin » se déroule deux siècles après les « Piliers de la terre ».
Le nouveau défi de Bernard Pivot : sauver 100 expressions françaises menacées de disparition...
Le nouveau roman d’Olivier Poivre d’Arvor est un vrai roman : par la fiction, par le romanesque l’auteur nous fait ressentir au plus près une émotion intense dans la rencontre qu’il nous propose avec les trois narrateurs du très beau livre qu’il publie chez Grasset, "Le voyage du fils"...