Les rencontres littéraires
Edmond Morrel rencontre les écrivains à l’occasion de la publication de leurs derniers livres. Il les interroge aussi sur leur façon de travailler, sur leur style, sur leur approche de la littérature ou de l’écriture, sur les rapports avec la lecture, avec l’Histoire, avec le monde comme il va...
"Avec tendre ironie, originalité, et cette drôlerie qui la caractérise, dont on comprend la source, Marie Lebey raconte l’histoire de sa relation avec (sa mère), mais sans jamais régler ses comptes, bien au contraire : Mouche’ est une véritable lettre d’amour."
"La Maison des Anges est un polar du bitume qui nous emporte avec effroi et jubilation dans le grand ventre de Paris."
Nourri du spectacle qu’elle lui a consacré, le livre de Viktor Lazlo nous plonge dans la fascination hypnotique que la chanteuse exerce sur les protagonistes imaginés par la romancière : une jeune femme dont la mère ressemble à Billie et dont le père a été fou amoureux.
"(...) le faux détachement à la Montaigne fait de chaque page un instant de sérénité souriante : texte bref et images à la ligne claire s’entrelacent, se contredisent, se moquent de leur sérieux respectif. Ne vous fiez pas aux apparences : Floc’h, c’est de la tendresse à l’état pur. On comprend qu’il déploie autant d’efforts pour le dissimuler : il fondrait comme friandise au soleil."
Après deux romans fort remarqués chez Héloïse d’Ormesson et avant un remarquable "Elie Owl, l’animalter" chez Myriapode, l’infatigable Véronique Biefnot ajoute un volume à la collection "Kiss & read" chez Luc Pire. Nous l’avons rencontrée...
C’est un roman hors norme que signe Véronique Biefnot avec ce récit initiatique. Le narrateur se transforme en différents animaux (guêpe, serpent, chien, chat...) avant, au terme de ce premier tome, de rencontrer Gaby un des personnages les plus attachants de l’invention romanesque de Véronique Biefnot. Elle en est à son quatrième roman et on ne peut qu’en redemander...
En 1962, Roland Beyen découvre l’oeuvre de Michel de Ghelderode. En 1982, après lui avoir consacré un mémoire de licence et une thèse de doctorat, il débute la publication de la correspondance du dramaturge. Trente après, il clôt cette exceptionnelle "biographie épistolaire".
Le rythme de la nouvelle semble particulièrement convenir à Eric-Emmanuel Schmitt. Peut-être y trouve-t-il la forme idéale d’interrogation philosophique ? Nous l’avons rencontré...
Torrekens invite le lecteur de ce premier roman dans une maison de retraite, celle où s’est retiré Jean, après une vie de travail consacrée à l’horticulture. Entre les routines du home, les visites des enfants et des autres pensionnaires, Monsieur Jean se souvient, rêve, contemple.
Souvenez-vous de votre première lecture d’un roman d’Alexandre Dumas, de cette aspiration hypnotique dans laquelle le récit vous a plongé : vous retrouverez cette sensation dès la première ligne du Versailles de Riou.
Un des livres forts de la sélection finale du prix littéraire du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Quelle heureuse initiative a eu l’éditeur Gérard Adam (M.E.O ?) de publier ce texte dont une première version avait été écrite en 1981 lorsque l’auteur a une quarantaine d’années...
La collection mythique "Orphée" a été relancée par les Editions La Différence en mai 2012 rendant ainsi à nouveaux disponibles quelques uns des textes majeurs de la poésie. Parmi ceux-ci, pour la littérature belge, à côté de Max Elskamp, Odilon-Jean Perier, Leonard Nolens, Emile Verhaeren, et Karel Van De Woestijne, "La Route du sel" de Roger Bodart peut démontrer près d’un demi-siècle après sa première publication, une fulgurante et éternelle actualité.
Françoise Pirart nous entraîne à la suite de Jeremy Alexander Voigt dans une expédition qui lui fera traverser l’Empire Russe. Nous sommes en 1820.
Voici un "livre-bibliothèque" où le narrateur, au fil de promenades convalescentes dans le Jardin du Luxembourg à Paris convoque les personnages des romans qui ont jalonné son enfance : Don Quichotte, Jean Valjean, etc.
Dans la collection "Les Affranchis", Anne écrit à son papa, René Goscinny dans un chemin de deuil sensible et une exploration de l’absence transcendés par l’écriture.
Après "La Donation", le deuxième roman de Florence Noiville explore le sentiment amoureux dans un récit à plusieurs voix, "L’Attachement"
"Je porte dans mon prénom l’humanité naissante, mais j’appartiens à une humanité qui s’éteint, - notera Adam dans son carnet deux jours avant le drame."
Nous avons rencontré Sylvie Ohayon à l’occasion de la publication de son deuxième roman, autobiographique assumé, qui nous raconte l’ascension sociale d’une jeune des banlieues dans l’univers de "Bourgeoises".
"Tout le monde parlait du livre. dans les rues de New York, je ne pouvais plus déambuler en paix, je ne pouvais plus faire mon jogging dans les allées de Central Park sans que des promeneurs me reconnaissent et s’exclament :"Hé, c’est Goldman ! C’est l’écrivain !"
Les Editions "Le Taillis Pré" inaugurent une collection "Erotik" avec un recueil de textes du poète Eric Brogniet que nous avons rencontré à cette occasion.
A l’occasion d’Europalia Chine et de la publication de son dernier roman, « La dure loi du Karma », traduit en français par Chantal Chen-Andro, le Prix Nobel de littérature, le romancier MO YAN avait confié à Edmond Morrel sa perception du travail du romancier, ses rituels d’écriture, la place du roman dans l’apprentissage de la Chine pour un Occidental, la traduction de ses œuvres…
"Mais une intuition incertaine, une vague prémonition m’a fait écrire sur elle. Je commence à comprendre pourquoi. A travers Sheyda, je cherche l’Iran, et tout ce qui m’a échappé. Et je me cherche aussi moi-même. Sans doute"
"Jeudi 3 septembre Simon entre en maternelle et Yann me quitte (Tu ne peux pas nous quitter comme ça, ai-je hurlé. Je ne vous quitte pas, je te quitte). Tout est cassé, effondré. S’en remettre à l’épuisement, après les cris, les larmes, les hoquets, les spasmes. Laisser mon corps devenir écorce, enveloppe qui transporte ses décombres. Ne plus bouger pour ne pas aggraver les dégâts."
"La poésie serait de l’ordre du feu : elle éclaire et réchauffe au coeur des pires ténèbres. Vivre en poésie, ce serait interroger chaque visage ou paysage, reconnaître la connivence qui nous unit à l’univers. Étonnement, émerveillement, mais aussi rébellion contre ce qui réduit et obscurcit la splendeur de l’être." (Espace-Nord)
Un roman à plusieurs voix tente de percer les mystères angoissants de la maladie d’Alzheimer en alternant le vécu de la malade et celui de ses proches.
Il est dommage que ce grand roman ne fasse pas l’objet de davantage d’attention dans la presse : il nous en dit beaucoup sur le monde d’aujourd’hui en évoquant les événements d’il y a quatre-vingt ans. L’Histoire comme chaque fois qu’elle est décryptée par la fiction romanesque nous présente un miroir dont on ne peut plus, une fois la lecture achevée, occulter les ombres menaçantes.
La littérature permet à Lionel Duroy de transcender les événements de l’Histoire, ici celle de la guerre de Yougoslavie sur laquelle il porte le regard d’un homme qui ne juge pas. C’est cela la fonction du romancier.
"Barbe-Bleue" met en scène une jeune enseignante belge, Saturnine, co-locataire à Paris d’un hidalgo espagnol dont les 8 colocataires précédentes ont disparu... Amélie Nothomb revisite le conte et en fait un roman sulfureux.
Avec « La chienne de Naha » Caroline Lamarche nous donne un roman essentiel, un de ces livres dont la lecture vous transforme, vous hypnotise, vous émeut, vous séduit et vous enchante tout à la fois. Faites une première lecture du livre, puis revenez-y à pour en ressentir à nouveau ce qui fait un grand roman : la sensation de ne plus voir le monde comme avant, d’être mieux armé pour la compréhension et l’empathie.
La collection "Archives du Futur" poursuit la publication des oeuvres complètes de Jean Louvet avec un troisième volume consacré au théâtre. Cette édition qui coïncide avec les cinquante ans de théâtre de l’auteur de "Conversation en Wallonie", réunit cinq pièces remarquablement présentées et commentées par Vincent Radermecker.
De la Belgique, Roegiers nous donne un roman total et initiatique. Sur les pas d’un jeune garçon de onze ans, sans parents, l’auteur nous entraîne au travers de neuf chapitres (comme les 9 boules de l’Atomium) dans l’histoire, la géographie, la géométrie, le génie, la fantaisie, l’irrévérence et la résignation, l’individualisme et l’aménité d’un pays. Roegiers invente une langue faite de ce qu’il désigne. Même les noms propres, de lieux ou de personnes, chantent dans le récit qui semble ainsi s’appuyer sur une ligne mélodique continue entrecoupée régulièrement de dialogues brefs et incisifs.
Précipitez-vous chez votre libraire et achetez le dernier roman de Francis Dannemark. Les 68 chapitres qui le composent vous enchanteront par la grâce avec laquelle l’écrivain, qui est aussi poète, nous raconte trois saisons de la vie d’une maison qui menace ruine, de ses occupants et de tous ceux qui y passent, en particulier le mercredi, pour un ciné-club hebdomadaire dédié principalement aux comédies américaines de l’entre-deux-guerres.
Ce roman est de ceux dont il ne faut rien dévoiler : il faut l’ouvrir et le lire au rythme d’une sonate de Lizst, la ... que l’on ne résistera pas à aller chercher sur youtube dans les différentes versions qui y sont offertes. C’est à ce rythme là qu’il faut accorder celui de notre lecture du livre qui, de voix en voix, nous dira à nouveau la complexité des êtres, la douleur lancinante des secrets et la lumière de la résilience.
Les Editions de l’Esperluette réinventent à chaque publication de leurs livres-accordéons la magie de la lecture-plaisir. Avec "Encore un quart d’heure", elles confirment la justesse de leurs choix éditoriaux.
Avec "Citoyen Park", Charly Delwart nous dresse le portrait d’un dictateur plus vrai que nature, plus vrai que son modèle Nord-Coréen : un récit hallucinant de plausibilité de la construction mentale d’un chef d’état dont le pays devient un plateau de cinéma et les citoyens des figurants d’une ubuesque fiction.
Ariane Lefort écrit à partir des riens de la vie, elle raconte les "débuts", elle observe les personnages qu’elle met en scène, qu’elle éclaire du regard de l’écrivain, un regard dépourvu de jugement, de préjugé. Le lundi 24 septembre 2012, soirée "Portées-Portraits" avec lecture d’extraits par Yasmina Douieb accompagnée au saxophone par Nicolas Talbot.
La poésie de Lison-Leroy semble se nourrir d’émotion et de musicalité à chaque ligne disposée sur la page. Le poème s’enrichit à chaque lecture d’une variation inattendue de la rêverie à laquelle il invite.
En août 1942, Marcel Duchamps fait escale à Casablanca. Il vient de Marseille et tente de joindre New-York. Serge Bramly fait de ce séjour un roman qui devient un portrait saisissant d’un des artistes les plus énigmatiques du siècle dernier.
Au terme de la lecture de ce roman nous ne verrons plus les fermetures et délocalisations d’usines de la même façon lorsqu’elles nous seront annoncées par d’insensibles reportages de télévision qui semblent tous se nourrir à la même banque d’images.
Ce deuxième roman d’Hervé Bel vous prend à la gorge : de la vie de Marie, racontée aux dernier jours de celle de son mari pour lequel elle n’éprouve aucun sentiment, il ne reste que l’amertume alimentée de jour en jour par la déception masquée sous la convenance, l’habitude, la convention.
"Ces derniers mois, l’inespéré a eu lieu : tri qui se faisait sans peine, ligne clauree et brutale qui traçait les mots. Quarante ou cinquante fois, lointaines ou rapprochées : les salves. A cette violence, à cette fragilité, j’ai reconnu la poésie, et mon néant sans elle, et mon néant sans l’amour."
Précipitez-vous sur ce roman ! Il se lit avec jubilation et vous en apprend davantage sur le monde que tous les journaux télévisés des douze dernières années confondus. 124 pages à déposer sur tous les bancs d’école, dans tous les isoloirs , dans les rédactions des journaux, dans les travées des parlements... Peut-être n’est-il pas trop tard ?
Troisième volet du cycle romanesque narrant les enquêtes de Michel Van Loo, le roman de Berenboom trace un portrait acéré de la Belgique de l’après-guerre. Le détective est plongé dans la Wallonie socialiste des charbonnages et dans la communauté immigrée italienne. La fiction : la plus efficace des pédagogies de l’Histoire...
Dans ce récit, Marc Lobet explore l’énigme de la mémoire. A l’image de son titre vertigineux , - dans le cerveau l’hippocampe gère les processus de mémorisation- le livre est fait d’évocations dont le montage n’est pas sans nous rappeler que Lobet est aussi cinéaste.
Didier Decoin nous raconte son amour des jardins dans un récit qui semble avoir été écrit d’une traite, au fil de la plume et de l’entrelacs des souvenirs que le simple nom de "jardin" éveille chez le romancier.
L’édition d’Ajiaco le dernier livre en date de Jean-Louis Lippert a donné lieu en juin dernier lors d’une présentation à la Maison du Livre à Bruxelles à une rencontre de l’écrivain avec Richard Miller."Ajiaco"est une plongée dans l’univers d’un écrivain hors-normes, aède des temps modernes dont il ne cesse d’explorer le vertigineux labyrinthe.
Dans un essai limpide et passionnant Richard Miller développe et illustre le concept d’"imaginisation". L’homme est un imaginaire singulier. Il crée sans cesse des images du réel dans lequel il évolue.
Le Jury du Rossel met en lumière un roman, un premier roman, qui bénéficiera ainsi d’une promotion particulièrement méritée. Damas émeut à la fois par le style et par les personnages dont elle nous raconte les secrets dissimulés dans la violence du monde rural. L’occasion aussi de saluer l’oeuvre théâtrale de Geneviève Damas et l’éditeur Emile Lansman.
La littérature, et en particulier le roman, permettent d’explorer la réalité, d’autant mieux lorsque celle-ci est complexe. Avec son "Portrait de Balthazar", Jasna Samic ne dément pas cette observation en la démontrant dans un récit du Sarajevo de l’après-guerre.
"Royal Romance" est le nom d’un cocktail dont se délecte la jeune Justine, dont s’est épris le narrateur Daniel Flamm, un romancier sexagénaire Parisien qui nous raconte cette liaison épisodique d’avec la jeune actrice rencontrée à Montréal. Emotion nuancée d’humour, tendresse désabusée, autodérision et dépression sont les ingrédients du dernier cocktail romanesque ciselé par François Weyergans.
Alliant l’humour et la gravité, Bernard Dan fait de son roman, "genèse" en sept jours de grève dans le hall de l’aéroport Frédéric Chopin, un récit aux multiples prolongements. Les métaphores, qui se dévoilent parfois après la lecture, jalonnent le livre et nous guident dans le cheminement de Jean-Paul vers son identité juive, à travers l’héroïque combat contre la barbarie nazie de Joseph son aïeul.
Héloïse d’Ormesson a eu le nez fin lorsqu’elle a décidé de publier le manuscrit d’une inconnue (dans le monde de la littérature) que lui transmettait un libraire de Bruxelles.
Plongez-vous dans la lecture de ces fictions courtes dont l’énigmatique musique du style trouve peut-être sa source dans l’entrelacement de la poésie et de la peinture.
"La Petite Belgique", décidément, confirme de titre en titre qu’il existe bel et bien une "grande " littérature-Belgique.
De livre en livre Christopher Gérard est en train de devenir l’écrivain de Bruxelles, avec un "E" majuscule. Son dernier roman s’inscrit avec originalité dans le sillage de "Aux Armes de Bruxelles" et "Porte Louise". Avec "Vogelsang ou la mélancolie du vampire" il ré-invente aussi un genre littéraire.
L’écrivain Grégoire Delacourt poursuit son cheminement romanesque dans le sillage esthétique et émotionnel d’un Jean-Louis Fournier qui avait salué la parution du premier livre.
Dans son dernier roman en date, Alain Bertrand nous donne un portrait emphatique de l’Ardenne et de la Gaume, nous raconte un exil et une rencontre.
En accompagnant la publication de son (époustouflante) biographie de ses "carnets", Benoît Peeters nous fait entrer de plain pied dans une forme de complicité avec lui-même, il nous fait le confident de ses doutes, de ses rencontres, de son questionnement sur l’entreprise qu’il a décidé de mener à bien et à propos de laquelle il se pose d’(illégitimes) questions de légitimité.
Jean d’Ormesson aime à surprendre. Il nous donne ici un livre inattendu dans sa bibliographie : "La conversation" ou comment explorer l’instant du basculement de l’Histoire.
Plongez-vous dans ce roman qui entrelace l’Histoire et les destins de personnages de fiction, qui explore la géopolitique de l’URSS de Staline, du Maccartysme et d’un état Juif, créé par Staline au début des années trente, le Birobidjan.
A l’occasion de la publication de ses "Mémoires", Henri Vernes nous a accordé un long entretien consacré aux livres et aux écrivains. Lors d’une prochaine rencontre, il évoquera son travail de romancier.
Avec "La femme au miroir" le lecteur retrouve différentes facettes de Schmitt : le roman, le théâtre et le cinéma remarquablement imbriqués dans un livre de la veine de "La part de l’autre" : un grand roman !
La littérature n’a-t-elle pas un rôle à jouer dans le devoir de mémoire ? N’est-elle pas, en fin de compte, un instrument essentiel pour une transmission effective, de génération en génération, de la réalité de l’Histoire ? En filigrane de ce roman émouvant, Mazarine Pingeot évoque ces questions qui nous tiennent dans un salutaire éveil.
Deux lauréats couronnés par le Prix Bernheim du roman : Véronique Bergen et Vincent Engel. Pour son édition 2012, le jury comporte trois membres de l’Académie (Jean-Baptiste Baronian, Jacques De Decker et Lydia Flem) ainsi que Laurent Busine, conservateur du Musée du Grand Hornu, représentant la fondation Bernheim, Marie Laberge qui apporte ainsi pour la deuxième fois son concours et l’écrivain français Gonzague Saint-Bris. Leur délibération finale a eu lieu la veille de la proclamation, le vendredi 30 mars.
On n’attendait pas le romancier dans une histoire post-apocalyptique qui a surpris plus d’un lecteur habitué de la ligne "italienne" de Engel. Il nous dit ici en quoi la cohérence de l’oeuvre n’est pas contredite. Un roman fort, émouvant, envoûtant.
L’écrivain a cette élégance si particulière de ne pas se morfondre ni se complaire même lorsqu’il décrit la misère du petit peuple Juif de Russie. Mélange de Dickens et de Gogol, Cholem Aleikhem, merveilleusement servi par la traduction qui restitue la musique de la langue originelle, nous émeut et nous fait sourire à chaque histoire.
Parcourant l’histoire de l’Europe depuis 1880, date de naissance de Meier, jusqu’à nos jours, Sluszny, qui est aussi réalisatrice et monteuse de documentaires, construit son roman en tissant différents fils narratifs qui, petit à petit, reconstituent à travers le destin d’un homme, celui d’un continent.
Une des fonctions du roman est de nous donner des clés de compréhension de la réalité qui nous entoure. Avec ce premier roman, Elise Bussière fait de ce constat une démonstration époustouflante !
On connaît Roger Beeckmans cinéaste du réel, grand reporter et réalisateur de documentaires humanistes. On le découvre écrivain dans une première série de quinze contes décalés et fantaisistes publiés chez Jean-François Mouriot l’éditeur des "grands textes courts" : les Editions du Banc d’Arguin.
Au fil des pages, ce livre bouleversant nous plonge dans la vie d’une femme, Lucile, la mère de la romancière Delphine de Vigan. Le récit nous raconte le destin d’une femme, mais aussi nous interroge sans cesse sur le "comment" raconter, comment démêler le vrai de la légende...
Vous découvrirez avec ravissement les ressorts inattendus de la poésie d’une âme sensible nourrie des cultures slaves, européenne et japonaise.
"une magnifique illustration du vers déchirant de Vigny « un seul être vous manque et tout est dépeuplé » (Jacques De Decker)
Rencontre avec les complices du premier numéro de cette revue dont ils signent respectivement l’édito et le contre édito
Dans ce premier roman, le lecteur est enchanté par la tonalité si particulière du style souriant et sensible avec lequel l’écrivain entrelace les fils de cette réunion de famille pour en tisser le tableau d’un siècle, celui d’une famille, celui d’une centenaire, Juliette qui, à la dernière ligne, nous livrera son secret. Car, y a-t-il famille sans secret ?
Brigitte Giraud a fait le choix d’une écriture fluide et sans apprêts pour nous donner dans ce roman, le récit au jour le jour que fait le père de Mehdi à partir du jour où il apprend que son fils Mehdi, jeune adolescent d’une douzaine d’années, est atteint d’un cancer. Sa vie, celle de sa femme et de la soeur aînée de Mehdi vont basculer dans un autre monde. Le roman de Brigitte Giraud nous ouvre les portes de ce quotidien bouleversé.
Un roman qui vous donnera envie de relire ou de revoir les oeuvres des enfants géniaux de quelques mères juives...
La notion de "livre d’enfants" est ici revue de fond en comble par Floc’h dont le faux détachement à la Montaigne fait de chaque page un instant de sérénité souriante.
Le nom qui donne son titre au livre signifie « ceux qui brûlent ». Il s’agit de ceux qui au Nord du Maroc (mais dans toute l’Afrique…) brûlent leurs papiers d’identité avant d’entreprendre le grand voyage vers les côtes d’Europe. Par la fiction, Lozano restitue leur identité, leur individualité à ceux-là qui survécurent mais aussi à tous ceux qui succombèrent dans les naufrages de leurs coquilles de noix. Car la tragédie n’est pas « globale » : elle déchire chacun, seul, face à son destin.
D’un roman on ne doit pas faire la part de ce qui est vrai et de ce que l’écrivain imagine. Pour "Mingus Mood", William Memlouk fait de cette observation une ligne de conduite dans l’écriture de cette vie de Charlie Mingus.
Le roman de Le Tellier met en scène deux époques, deux protagonistes et une ville. 1985 est l’année du retour à Lisbonne d’un photographe et d’un journaliste. L’un et l’autre sont hantés par des amours anciennes dont le destin a effacé la trace qu’il s’agit de retrouver ou de ré-inventer...
Ce "retour" c’est aussi celui que le romancier effectue vers la trahison dont il a été l’objet, ainsi que tous les proches de "son traître". Cet ami, dont il n’écrit pas le nom dans le roman, héros de l’IRA, icône et exemple des révolutionnaires républicains de l’Eire était en réalité un traître à la solde de l’ennemi Britannique.
L’Afrique ne pouvait pas échapper au regard que l’écrivain, de livre en livre, porte sur les tourments du monde. S’il ne résoud pas l’équation que son titre nous propose, il l’éclaire en tous cas de la lumière humaniste et lyrique qui caractérise le style du romancier algérien.
Ce premier roman d’Anne-Sophie Stefanini est d’une belle lumière. Le livre s’ouvre sur une citation d’Albert Camus qui semble avoir irradié de soleil l’écriture de la jeune romancière.
Si vous vous posez la question du rôle de la littérature, de l’utilité du roman, de la fonction de la fiction ouvrez n’importe quel roman de Didier Decoin et vous aurez la réponse !
"Ticket d’entrée" : un roman jubilatoire dresse le portrait féroce du petit monde de la presse parisienne. Voici un roman qui renoue avec la fonction vitale de la fiction : donner à voir et à ressentir. On sort de là KO, hypnotisé, abasourdi, pourtant on a bien ri des mésaventures de Benjamin Strada le personnage principal.
De Soline de Laveleye on connaît les textes courts qu’elle publie régulièrement dans la revue MARGINALES, les poèmes et les textes dramatiques. Avec "La Chambre", elle nous invite à entrer dans une pièce blanche, en suivant le fil d’Ariane que déroule Gaëlle de Laveleye, sa soeur cadette qui est aussi une remarquable complice d’illustration.
Dans la fiction sous forme de nouvelles et de contes, le défenseur de la bonne bouffe et du terroir se révèle un auteur inattendu et inspiré.
On chercherait en vain les défauts d’un premier roman dans "Le goût du rat" tant ce huis-clos est maîtrisé à tous points de vue. Retenez ce nom, Maureen Pitz. Il reviendra à n’en pas douter sur la couverture de prochains romans !
Y a-t-il meilleur instrument pour comprendre l’Histoire, que d’en raconter les histoires ? Avec "La dame du Palatin", le romancier Patrick de Carolis répond à cette interrogation de façon éclatante.
Avec "Correspondances", une sélection de lettres réunies dans un recueil publié par les soins de Alain de Wasseige aux Editions 100 Titres, on découvre en Roland Breucker un véritable écrivain.
Elle a publié son premier livre, chez Plon, à l’âge de 15 ans. Depuis, la littérature ne l’a jamais quittée. Rencontre avec une grande dame des lettres belges : Anne Richter.
Le dernier roman d’Anne Plantagenet est envoûtant. Il nous hypnotise par le style, il nous happe à la première ligne et ne nous lâche qu’à la dernière avec cette sensation que procurent les grands livres : nous ne sommes plus les mêmes après ce livre qu’avant.
"L’assassinat d’Yvon Toussaint", le roman de Toussaint a été couronné par l’Académie Royale de Langue et Littérature de Belgique. Ce "Grand Prix de la francophonie" nous donne l’occasion de revenir sur le roman et de rencontrer son auteur qui se révèle aussi un excellent lecteur. A écouter...
"Dans les miroirs de Rosalie":un nouveau roman de Baronian chez De Fallois. On pourrait préciser un "vrai" roman pour éviter de donner à penser que ce livre appartient à une autre catégorie que celle du romanesque , comme par exemple celle, encore dénigrée, de "polar".
"Mon petit bunker", deuxième roman de Marine Bramly, explore magiquement les sortilèges de l’enfance et de l’Afrique. Après "Festin de miettes" qui lui valut le prix René-Fallet, la romancière invente un personnage émouvant de fragilité à la recherche de la flamboyance perdue des années d’enfance à Gorée.
"La tentation du pont", premier roman de Véronique Sels, nous plonge dans l’univers des sdf.
La philosophe Blanche de Richemont a choisi la voie romanesque pour nous conduire, à la suite de Lylia son personnage, dans les voies spirituelles de l’Inde. Un roman hypnotique.
Un roman autobiographique émouvant et souriant gravitant autour de François Truffaut qui a fasciné Bruno de Stabenrath. En lisant le récit de l’écrivain, on entend presque la musique si particulière de la voix du cinéaste.
"L’écrivain de la famille" : un écrivain est né et nous donne son premier roman, magistral dans l’ émotion et dans l’élégance du sourire face à la gravité. Le bonheur de l’écriture éclaire chaque page de ce roman, salué par Jean-Louis Fournier avec lequel, à n’en pas douter, existe une complicité de coeur.
C’est dans l’hôtel de ville de Wavre, cité natale de Maurice Carême, que les deux prix qui portent son nom ont été décernés. Comme chaque année, un recueil de poèmes et un essai littéraire sont couronnés.
Rencontrer Bernard Pivot et l’interviewer à propos d’un livre : un des grands bonheurs pour un chroniqueur littéraire ! A partager sans réserve.
Pour son premier roman, Véronique Biefnot souffle le chaud et le glacé. Une histoire qui démarre comme un roman ancré dans le quotidien et plonge petit à petit dans le dévoilement d’une tragédie d’enfance.
Daniel Simon résonne dans tout ce qu’il entreprend (poésie, fiction, atelier d’écriture, théâtre) de cette voix singulière de l’écrivain à la recherche de l’enfance, la sienne après celle de tous ceux qu’il cotoie ou à qui il s’adresse dans son travail de pédagogue.
"Tombée sur la tête", un premier roman troublant qui entrelace légèreté et gravité pour explorer les blessures de l’enfance.
Isabelle Jarry, sous le titre envoûtant de "La voix des êtres aimés", renoue avec le roman d’amour. Un roman qui évoque aussi la mort, la finitude, la passion, la nécessité de dire autant que de vivre.
Dans le prolongement de son bouleversant "Chagrin" publié deux ans auparavant, Lionel Duroy continue cette investigation de l’enigme qu’est une vie, et que seule la littérature peut déchiffrer dans ses méandres les plus intimes, les plus douloureux et les plus miraculeux.
"Les Atlantides", il fallait pas moins que le nom de ce continent englouti et mythique pour donner au lecteur une clé d’accès à ce roman de l’intime, à ce récit sur la mémoire d’un homme, le narrateur, à la recherche de ce qui, dans l’expérience la plus lointaine, a fait de lui cette énigme que l’écriture lui fera peut-être un jour découvrir ou accepter.
Chaque livre de Jean Teulé démontre combien la littérature est un formidable moyen d’entrer en Histoire ! Un roman qui se dévore, se respire, se vit et vous plonge dans les abysses les plus sanglants de la folie du pouvoir et de la mélancolie du remords d’un Roi.
Il est dans la production littéraire à laquelle le chroniqueur a accès des moments rares où le livre qu’il découvre lui apparaît d’emblée comme appartenant aux grands romans de la littérature, qui vous émeuvent, qui transforment votre regard, qui vous séduisent par l’ensemble des éléments qui le constituent : la langue, le style, les personnages, l’invention... "Les eaux amères" s’inscrivent dans cette catégorie et placent Armel Job aux côtés de Flaubert.
Catherine, une jeune avocate parisienne, doit assurer dans la Creuse la défense d’une femme soupçonnée d’avoir empoisonné son époux, un riche et vieux paysan. Tout accuse sa cliente. Mais de manière inattendue, c’est à son propre passé que Catherine se retrouve confrontée, à travers un crime jamais élucidé : celui de sa propre mère dont elle a été, enfant, le témoin innocent. La "Rigole du diable" n’a pas livré tous ses secrets…
Le romancier Yves Simon laisse souvent la place belle au poète dans les livres auxquels ils donnent des titres qui pourraient convenir à des chansons. Il en est ainsi de cette "compagnie des femmes", un hommage du poète à sa compagne Léonie.
Pourquoi et comment Philippe Besson revient sur les traces et le destin des personnages de son premier roman...
A l’occasion de la publication du roman "Papillon mortel", Evelyne Wilwerth évoque les différentes facettes de son activité littéraire : théâtre, littérature jeunesse, ateliers d’écriture...Une occasion aussi d’évoquer la figure de Neel Doff à qui Wilwerth avait consacré naguère une éblouissante biographie parue chez Bernard Gilson.
A l’occasion de la sortie de a traduction française du dernier livre de James Ellroy, son éditeur a réuni quelques journalistes pour une rencontre avec l’écrivain-star.
On ne sera pas étonné, en rendant visite au blog de Paul Emond de trouver à son fronton cette phrase de Borges : "La littérature est une forme du bonheur". Le dernier recueil de Paul Emond contient cinq "fictions" qui sont autant de bonheur, mais dont il est à gager que celle qui donne son titre au volume attirera de prime abord le chaland, du moins en Belgique et dans la partie francophone de ce pays en particulier, où l’"homme aux lunettes blanches" est connu comme le loup de la même couleur.
Le graveur Roger Dewint a mis en image trois poèmes de Philippe Jones. Dans une typographie de Jean Coulon, les textes de Jones sont dorénavant un livre d’art. Nous avons réuni autour d’un micro le poète et le dessinateur pour un échange complice entre deux grands artistes.
Le dernier recueil de poèmes de Philippe Jones, "Couleurs d’un éveil", est une invitation à découvrir l’univers poétique d’un toujours jeune poète qui avait été fêté pour ses quatre-vingts ans par une anthologie de son oeuvre poétique dont les envols lumineux ont débuté en 1944. Deux ouvrages à (re)découvrir d’un grand poète dont on relit aussi avec bonheur les nouvelles déroutantes et les essais érudits.
Essayiste et romancier, Pierre Mertens est aussi l’auteur de plusieurs recueils de nouvelles dont "Les Phoques de San Francisco" qui est le prétexte à un entretien avec Edmond Morrel sur les liens entre fiction et Histoire, notamment à partir d’une nouvelle intitulée "L’ami de mon ami".
En 1987, le prestigieux Prix Médicis est attribué à l’écrivain belge Pierre Mertens pour son roman "Les éblouissements". Ce roman majeur, toujours disponible en format de poche, fait l’objet d’une réédition en janvier 2011 donnant l’occasion de le découvrir ou de le relire dans son format original.
Derrière ce (magnifique) titre, le dernier opus de la romancière belge Françoise Lalande.
"Le petit homme et Dieu" est une méditation sur la passation du savoir, sur le questionnement des origines, sur l’écoute de l’autre. Le dernier livre de Kitty Crowther donne une nouvelle fois toutes ses lettres de noblesse à la littérature pour enfants. A partager.
Les Editions Quadri publient de façon trop confidentielle le deuxième roman d’un écrivain qui est aussi historien de l’art, bédéiste, galeriste et...éditeur.
"Quand je pense que Beethoven est mort et que tant de crétins vivent… !" sous ce titre provocant, une phrase que prononçait sa professeure de piano, Eric Emmanuel Schmitt poursuit son projet d’écrire sur des "Maîtres de vie" que sont pour lui les musiciens Mozart (à qui il a consacré son précédent ouvrage "Ma vie avec Mozart"), Beethoven et, bientôt, Schubert et Bach.
Un album étonnant, qui n’appartient à aucun genre et les mêle tous : la BD, l’illustration, le roman, la nouvelle... le tout dans un habillage hors norme. Tout intrigue dans ce livre, et l’histoire ne manque pas de contribuer à alimenter la curiosité : le narrateur paranoïaque est obsédé par une malédiction dont il voit le signe partout.
En réhabilitant la mémoire de Denise Glaser, en racontant la gloire et l’abandon de cette femme qui fut une vedette des média dans les années 60, c’est à dire, une icône de télévision, Colombe Schneck retrace le portrait d’une époque, salue le combat et la générosité de celle qui fut, à cause de ces qualités-là, plongée dans l’oubli, abandonnée par ses pairs, trahie de façon irréparable. Une terrible réflexion sur la gloire et sur l’éphémère. Deux synonymes.
Derrière ce titre extrait de la "balade des pendus" ("Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre", se déroule un envoûtant roman qui se lit comme une fable orientale. Place de la Contre Escarpe surgit un jour, un jeune garçon qui psalmodie d’énigmatiques prophéties...
Hélène Grémillon pour ce premier roman a pris le risque de l’Histoire. Au lieu de s’inspirer de ce qui constitue la mode des "auto-fictions", elle a placé son roman au coeur de l’Occupation.
De Yann Kerlau on connaissait trois livres, des essais consacrés à des figures de l’Histoire comme Cromwell ou les Aga Khan). On découvre avec bonheur que ces livres annonçaient un romancier.
Si cet entretien avec Pierre Mertens, une des grands écrivains de notre temps, doit avoir une vertu, ce serait de donner envie de lire ce livre aujourd’hui : comme toute oeuvre de fiction, "une paix royale" nous dit bien davantage que ce dont elle parle.
C’est un bonheur de rencontrer Igal Shamir, de l’écouter et de le lire. Vous souvenez-vous du "Grand blond avec une chaussure noire" ? C’est d’un de ses livres que le film a été adapté. Et Hollywood s’apprête à en faire un remake ! Avec "Via Vaticana", vous retrouverez le personnage fétiche de Shamir : un virtuose, violoniste international, mais aussi un "ex-007", ayant travaillé pour les services secrets israéliens.
Pour ce roman, comme pour tous les écrits de Pierre Mertens, une nouvelle lecture à vingt de la première édition,rend compte de la vraie configuration universelle de ces textes : hors du temps et hors de la géographie.
Ne cherchez plus quel cadeau déposer sous le sapin : « Modèles réduits », le dernier recueil de nouvelles de Jacques De Decker est un enchantement. Le livre vient de sortir dans un écrin de toute beauté, un coffret, conçu et publié par « La Muette », une maison d’édition belgo française.
La lecture publique par Marie-Christine Barrault d’extraits du livre de Yves Aillerie nous a donné l’occasion d’une une rencontre avec la comédienne, véritable ambassadrice de la lecture et du livre, ais aussi, comme vous l’entendrez, des bibliothèques.
Voici un livre vertigineux !Roman sur la mémoire, roman sur l’aliénation , « La ballade de Lila K » raconte à la première personne le récit d’une petite fille enlevée à sa mère quand elle a 6 ans et placée jusqu’à sa majorité dans un Centre de rééducation. Nous sommes au 22ème siècle, dans une mégalopole partagée en deux territoires : l’un, hyper protégé, l’autre « la Zone ».
Delphine Bertholon , pour nous parler de ce cinquième roman, évoque comment naissent les personnages, les lieux, comment un immeuble devient un personnage vivant et énigmatique, comment surtout le roman peut devenir un instrument de compréhension des êtres les plus inaccessibles.
L’essayiste et journaliste Sophie Fontanel écrit sous forme de roman la vieillesse de sa mère, cet âge à partir duquel l’enfant grandit et devient le parent de sa mère. Une succession de tableaux et de saynètes nous racontent avec humour, tendresse et humanité cette découverte de soi et de l’autre.
Ce premier roman est un livre de deuil,mais aussi une métaphore du roman : peut-on, faut-il inventer une vie pour accepter la mort ?
Le dernier roman de Philippe Claudel est peut-être la quintessence de son oeuvre romanesque. Dans cet interview, il raconte comment, pour lui, raconter des histoires est la fonction première du roman. Dans ce livre-ci, le romancier entre de plain pied dans le registre symbolique, dans la métaphore.
"Une épopée tragico-burlesque qui décrit à quoi ressemble la nouvelle Pologne capitaliste, et à travers elle, une certaine Europe d’aujourd’hui, quand elle oublie son histoire"
Sept nouvelles qui sont autant de ravissements de style et d’esprit. Sept nouvelles écrites par un orfèvre digne de Frédéric Brown. La nuit sans fin est parue aux Editions "L’oie de Cravan"
Un roman s’inscrit hors du temps lorsqu’il devient un classique. C’est le cas des "Bons Offices". Découvrez le si vous ne l’avez jamais lu. Re-découvrez le si vous étiez parmi ses lecteurs en 1974 : vous ne le reconnaîtrez pas. On le dirait écrit aujourd’hui.
Voici sans doute le livre le plus rafraîchissant de cet été débutant. David Abiker nous dit la France des années 8O vue à travers les curiosités inassouvies d’un petit David qui observe et commente dans un style d’une justesse émerveillée et attendrissante les petits événements qui jalonnent ces années où l’enfant attend d’être enfin adolescent. Une cure de bonheur, d’enfance, d’universel… Si les pages de ce livre étaient un miroir, vous vous y verriez souriant à chaque ligne comme d’une friandise.
Dans son roman, Dominique Baudis démontre que la fiction est sans doute le meilleur instrument de compréhension de l’histoire… mais aussi celui qui permet de témoigner du monde comme il se vivait. Enfin, la littérature de cette qualité nous aide à comprendre l’aujourd’hui en explorant l’hier…
Michèle Halberstadt qui est aussi productrice de cinéma nous fait découvrir à nouveau la force hallucinante de l’écriture romanesque. Après "L’incroyable histoire de Mlle Paradis", elle nous revient avec un superbe roman sur l’identité et le mensonge. A lire !
Une rencontre passionnante avec Frédéric Lepage, romancier et cinéaste, permet de mieux se rendre compte de la place essentielle que la littérature dite "jeunesse" devrait occuper dans nos bibliothèques...
La meilleure manière d’évoquer ce roman est d’écouter Patrick Parmentier raconter son parcours de romancier. Dans l’interview qu’il nous a accordé, on entend toute la passion pour l’écriture qui anime celui qui se présente comme un "créatif et homme d’affaires passionné,(...) alchimiste du quotidien. (...). Après des "latin-grec" et un diplôme de chercheur graphique, il rejoint le monde du travail "à sa façon". Peintre maquilleur, guitariste autodidacte, marionettiste, il passe de festivals en concerts et de concerts en voyages. De ces expériences, il retient l’idée d’être son propre maître et d’inventer à son gré les jobs qui le font vivre..."
"Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir". Cette phrase est de Henri Matisse. Elle est aussi le titre d’un livre hors norme qui essaie de répondre à cette question : comment redonner la parole à ces malades qui vivent dans le terrible exil de l’alcoolisme ? C’est la gageure réussie à laquelle s’est confronté l’écrivain Yves Aillerie en associant magistralement dans son art d’écrire, celui des médecins et celui du peintre Matisse. Personne ne peut dire si de cette aventure où la réalité et la fiction s’entrelacent intimement, la médecine retirera des enseignements. Mais à la lecture de cet ouvrage atypique, notre regard sur la souffrance de l’alcoolique se sera enrichi de l’émotion et de l’empathie dont Yves Aillerie a témoigné à chacune des étapes de ce livre aussi inclassable que bouleversant.
Un destin fabuleux, mais aussi un récit qui, de la première à la dernière ligne, captive le lecteur, le prend dans les filets que seule une romancière sait tisser. Parce que c’est un vrai roman que ce livre haletant, écrit avec brio, avec style, avec passion.
Dans cet entretien, la romancière Janine Boissard raconte la génèse de ce livre, elle nous dit l’enthousiasme de la rencontre avec ses lecteurs, elle nous révèle sa manière de travailler. C’est à une sorte de compagnonnage attentif que cette grande dame nous invite.
"Loin de Bissau" : un roman qui se lit d’une traite. Il vous accompagne ensuite, longtemps,par la grâce d’une écriture qui réussit autant à dire qu’à évoquer.
Rencontrer Jean-Baptiste Baronian constitue toujours un vrai bonheur, tant ce diable de conteur est un gourmand de mots et d’histoires. Il nous parle de son dernier roman en date : "Le bureau des risques et périls"
Adrien Goetz démontre une fois de plus combien le romancier est un explorateur de l’Histoire. Se basant sur une histoire vraie, Goetz fait du coiffeur attitré de Chateaubriand le narrateur de ce roman-confidence qui nous plongera dans "la vérité" de ce personnage hors norme qui était tellement admiratif de son illustre client, qu’il en conservait les cheveux pour en réaliser des tableaux !
Chaque grain de sable de ce "Sablier du jour" est un enchantement auquel nous convie la romancière Bérengère Deprez.
Une rencontre entre deux écrivains de premier ordre, à écouter pour découvrir, chez le premier Pierre Mertens la vocation d’un écrivain, son engagement, son travail, ses interrogations et l’investigation constante d’une œuvre que seul, le second, Jacques De Decker, pouvait éclairer avec un regard et une écoute d’intellectuel engagé dans le questionnement du monde, mais surtout d’artiste et d’écrivain.
"Est-ce qu’on peut changer ?"...voici la question à laquelle s’affronte Eric Emmanuel Schmitt dans ce recueil de nouvelles centrées sur la rédemption, rédemption prise dans son acception la plus large...
Une écriture cristalline pour aller au plus près des deux personnages du dernier roman de Corinne Hoex, une mère mourante et sa fille qui tente jusqu’au dernier instant le signe d’un amour à jamais inexprimé.
Voici un des premiers romans d’une génération, celle qui "a fêté ses dix ans avec le génocide rwandais". Alice Zeniter ne se contente pas de raconter les péripéties que traversent ses trois personnages, Alice, Mad et Arabesque mais leur donne un véritable langage romanesque qui nous fait découvrir des jeunes gens engagés, attachants, entiers.
« Des écrivains du monde pour Haïti » invite à la lecture solidaire de textes inspirés, dans l’émotion de l’artiste, par la tragédie de Haïti. Les écrivains ont répondu à cet appel et envoyé les premiers textes que vous lirez ici. Dans un an, ils donneront naissance dans un an à un nouveau recueil, accompagné d’un bilan des actions entreprises grâce aux fonds récoltés par la première édition. Celui-ci sera publié le 12 janvier 2011, date anniversaire du tremblement de terre.
Plongez-vous dans la "Nuit du Monde" : le bonheur d’écrire de Roegiers est contagieux et devient, pour son lecteur, une vraie jubilation à chaque mot, chaque ligne de ce très, très puissant roman.
Dans son appartement jonché de livres, surplombant une voie ferrée dont provenait, comme d’une mémoire ancienne, le grondement des convois, Pierre Mertens parle de "L’Inde ou l’Amérique", de l’écriture, de l’enfance, de Kafka et de Camus, de Jean Cayrol, de la littérature... Une rencontre à écouter avant de se (re)plonger dans la lecture d’un écrivain majeur.
"La diva aux longs cils" est un livre essentiel. Pour ouvrir ce volumineux recueil de poèmes, Charles Dantzig a réuni trois brefs essais consacrés à l’art poétique, écrits respectivement en 2010, 2002 et 2003. Dans chacun le poète Dantzig essaie de définir la poésie. Il s’y interroge symboliquement ou effectivement comme dans l’essai daté de 2010 où Dantzig interviewe Dantzig dans un dialogue époustouflant.
De la plus belle manière, Gérard de Cortanze plonge son lecteur dans le cœur de la société française des années disco…
Dans un décor qui n’est situé dans aucune géographie, c’est à dire dans toutes, Khadra raconte une communauté d’exclus, vivant sur une décharge publique en bordure de mer. Une ville, au loin:celle dont ils ont tous été vomis.
Livre bouleversant que celui de Guillaume de Fonclare. Dans une écriture superbe, il entrelace la souffrance individuelle et la tragédie qu’éveille encore dans nos conscience les champs de bataille de la Première Guerre Mondiale.
Chaque page du dernier roman de Véronique OLMI irradie d’une émotion à fleur d’âme et d’une écriture maîtrisée dans la sobriété et dans la profondeur.
Une rencontre avec Jean-Philippe Toussaint dans le studio d’enregistrement où il lit son dernier roman "La vérité sur Marie" bientôt édité en version sonore chez Audiolib...et en avant première deux extraits à écouter.
Il y a chez Colette Nys-Mazure toute la magie de l’écriture lorsqu’elle se déploie sous la plume miraculeuse de la poésie authentique, celle qui laisse battre la prosodie du coeur.
Georges Bataille se demandait : « Comment nous attarder à des livres auxquels, sensiblement, l’auteur n’a pas été contraint.. ». Avec Jan Baeten, la question ne se pose pas. Ecrivain et poète vrai, l’auteur de "Pour une poésie du dimanche" par son talent, son travail d’orfèvre, son engagement dans l’acte d’écrire nous donne le bonheur de lire, et de relire, de nous attarder sans fatigue ni lassitude sur ces sonnets qu’il consacre aux poètes du dimanche.
Lorsqu’un roman ouvre sur un horizon nouveau dans lequel le lecteur est saisi d’emblée par un souffle qui l’emporte dans le récit, qui le place au cœur des tourmentes et des orages, qui lui fait vibrer l’âme à l’unisson des personnages, il ne peut naître que d’un écrivain authentique. Parfois, rarement, ce souffle-là surgit dès la première œuvre. C’est le cas avec Estelle Nollet.
Dans ce recueil de textes courts, Jacqueline De Clercq décline différentes formes de fictions brèves. Elle longe les frontières stylistiques de l’essai, qu’elle écrit avec la légèreté de la narratrice qui aime raconter les histoires, celles de la nouvelle, qu’elle nourrit d’une érudition dépourvue de vanité. Elle allie ainsi l’exigence de précision et le besoin d’entrelacer la réalité et l’imaginaire sans que jamais l’une n’étouffe l’autre.
Le dernier livre de Soil témoigne avec sensibilité d’une époque, la fin des années 60, et nous permet de mesurer la distance que peuvent créer quatre décennies, si elles sont cruciales comme elles le furent pour le narrateur autant, à n’en pas douter, pour l’écrivain qui signe ici avec la sincérité du coeur un ouvrage ciselé.
Ouvrez ce livre à n’importe quelle page. Le hasard fait toujours bien les choses quand il musarde parmi les 600 qui constituent le livre. Il n’y en a pas une qui ne soit enchantement. Et puis, lorsque les yeux se lassent, glissez un cd dans le lecteur : "Le jaseur boréal", c’est le plus récent. Il parle d’un oiseau migrateur habitant dans la taïga... Ou alors, ouvrez le dernier livre paru dans la collection "Espace Nord" : "Mon terroir c’est les galaxies"...tout est dit dans ce titre qui définit Julos. Le proche et l’universel.
Dans cette rencontre, le romancier répond à notre curiosité sur l’inspiration romanesque. Cette interrogation, l’auteur la suscite en exergue de son livre lorsqu’il se désolidarise du fait-divers qui lui a inspiré « Tu ne jugeras point ». Avec des personnages ancrés dans leur terroir, le romancier poursuit sa vocation première qu’il emprunte à Giono : un romancier doit raconter des histoires. C’est cela qui déclenchera le questionnement et nourrira le lecteur. « Moi, je suis un raconteur d’histoires. Tout simplement. Je ne songeais jamais arriver au roman. Ce qui m’intéresse, c’est de regarder la vie autour de moi. Ce qui me fascine, c’est le spectacle de la vie. »
Un essai passionnant que vont s’arracher toutes celles et ceux qui s’intéressent au septième art, à la technique de l’écriture, à l’art du scénario, aux « trouvailles narratives » que Luc Delisse aime découvrir dans les films les plus variés. "C’est un livre d’amour" s’exclame-t-il dans l’interview....
Absorbez-vous sans tarder dans ce recueil...Si vous en commencez la lecture par "Le maître du savon", vous entrerez de plain-pied dans l’oeuvre d’un maître de la nouvelle....
Dans cet entretien Sorj Chalandon raconte la relation troublante entre l’écrivain et ses personnages, la confrontation indispensable avec l’écriture, le questionnement permanent de la marge mouvante qui tremble entre vérité et mensonge. Et au-delà, le surgissement du doute...Un grand roman, un très grand roman.
C’est le troisième roman que Leonora Miano consacre à l’Afrique après "Contours du jour" qui obtint le Prix Goncourt des Lycéens en 2006 et "Tels des astres éteints". Ecoutez cette voix d’une grande dame de la littérature francophone…
Dany Laferrière écrit au début du livre : « les histoires ne sont ni petites ni grandes, elles sont toutes reliées entre elles »… La sienne tient de l’universel par la magie de l’écriture qui mobilise les cœurs, l’âme et l’intelligence…
"Quand c’est moche, on se dit que ça n’a pas été construit..." ...une des phrases de cet entretien avec Samuel Benchetrit qui répond aux questions d’Edmond Morrel. Son dernier roman va transformer votre regard sur les banlieues...
Un livre qui brise le silence, cimentera aussi un lien entre la communauté des lecteurs et ceux qui partagent la vie des « Philippe », le personnage central du récit que nous donne Anne Icart. Ecoutez cette écrivain:dans sa voix comme dans son livre, on entend vibrer ce qui s’appelle humanité.
Rencontrer Pascal Vrebos hors de ses studios quotidiens, c’est découvrir un auteur attachant, intelligent, sensible et profondément humain. Observateur attentif de la condition humaine, il la raconte avec la vraie intelligence de ceux qui ne condamnent pas, mais qui veillent à ne jamais être dupes.
Philippe Carrese signe ici un roman magnifique, troublant, fort et grave. Cet ouvrage est d’une profondeur qui donne le vertige, un livre qui nous place au bord du gouffre. Il questionne la nature humaine. L’action se déroule en 1945, en Slovaquie. L’enclave, c’est le camp de travail de Medved’. Les soldats allemands ont pris la fuite et livré les prisonniers à eux-mêmes...Prisonniers de la liberté ?
A la Librairie Saint-Hubert à Bruxelles, immobilisez le temps quelques minutes pour écouter la voix envoûtante de Céline Tertre. Placée à l’exacte et magique distance du texte de Caroline Lamarche, la comédienne nous restitue le phrasé si particulier de cette confession érotique...
Quand Philippe Geluck se lâche, c’est comme un clown qui se démaquille.
Quand on envoie un email en été à Vincent Engel, on reçoit cette réponse : "comme chaque année je suis en Italie pour écrire »…
Voici un livre dense, beaucoup plus dense que ce que le nombre de pages ne peut indiquer...même si ce fort volume en compte 760 ! Se plonger dans sa lecture, c’est entreprendre un voyage, mais pas n’importe quel voyage…la traversée du livre est faite de méandres sinueux, de retours en arrière, de rencontres, de questions…
Un roman bouleversant, percutant, un roman qui démontre avec émotion, avec toute la puissance de l’émotion, avec empathie aussi, que la fiction est un instrument irremplaçable de compréhension du monde qui nous entoure et qui, si souvent , nous aveugle…
Dans son émouvant roman, paru aux Éditions Luc Pire, la poétesse Rose-Marie François nous emmène sur le chemin escarpé de la mémoire. Elle a porté ce roman pendant près de vingt ans avant d’y inscrire, au bout de la dernière page, le mot "fin" et de nous le donner à lire.
La poésie comme source et raison de vie, comme chemin et destination, comme voyage de l’âme dans l’appréhension de l’indicible : André Sarcq est un poète absolu. Condamné par la maladie à une mort prématurée, il se donne à la poésie. Y eut-il dans cette démarche un épuisement de la fatalité ? Peu importe de le savoir. La poésie reste. Le poète vit et travaille. Encore et encore. Il écrit pour exténuer le destin injuste, et il lui a fait faux bond et vraie poésie.
Voici un roman qui enchantera les lecteurs s’ils se laissent conduire par le style élégant et drôle d’Ondine Khayat. Elle vous entraînera dans les méandres de l’âme masculine, dans les tourments du sexe dit "fort", dans les vertiges du questionnement au sein de la vie de couple...
Ce livre est un des livres les plus émouvants de ces dernières années, roman d’initiation, plaidoyer pour l’empathie, récit d’amour, poème de la rencontre...c’est un livre monde...
Luc Leprêtre publie aujourd’hui un roman jubilatoire sur un groupe de jeunes trentenaires qui en ont assez de ne pas trouver de boulot et décident de créer leur entreprise. Banal direz-vous. Oui mais leur outil de travail sort de l’ordinaire : la chaise roulante ! Leurs clients se recrutent parmi les citadins pressés. Leurs terrain d’activités se trouve aux accès prioritaires des caisses de grandes surfaces commerciales (en période de fêtes surtout), de salles de spectacles, de parcs d’attraction... Lorsque j’ai rencontré Luc Leprêtre, je venais d’achever la lecture de son récit écrit avec le Professeur Marcel Rufo . Le livre publié au printemps dernier aux éditions Anne Carrière, faisait entendre en alternance la voix du médecin en écho à celle de Luc Leprêtre qu’un accident de montagne avait rendu tétraplégique.
Alexandre MOIX est un auteur rare, un raconteur d’histoires, un pourfendeur d’ennui, un guide virevoltant dans le monde aventureux de l’imaginaire. Vivez les aventures que vous lisez : il suffit d’ouvrir les livres d’Alexandre MOIX et de partir à la poursuite des cryptides qu’il nous fait découvrir....
Ce livre drôle et sérieux à la fois est la lecture la plus vivifiante de cet été... Ecrit de la plume alerte d’un académique qui a toujours choisi le verbe haut et clair plutôt que le bois obscur de la langue du même nom, l’essai de Jean-Marie Klinkenberg est un régal de pétillance et de drôlerie : à lire au volant de son kwistax sur la digue !
Voici un titre paradoxal pour une collection et pour chacun des livres qui la composent ! "Dictionnaire" évoque le sérieux, l’exhaustif, l’inexpugnable, le référentiel..."Amoureux" éveille en nous la légèreté, la fantaisie, les chemins de traverse...Mêler ainsi ces deux univers ne pouvait qu’engendrer le plus bienheureux des effets...
Un très beau roman, très émouvant, très vrai qui vous entraîne dans les filets d’une amitié passion. Ecrit avec la limpidité d’un connaisseur d’âmes, le romancier et psychanalyste Philippe Grimbert.
Rencontre avec un écrivain érudit, populaire et jubilatoire qui revendique d’écrire pour son lecteur et pour personne d’autre, un écrivain-bibliothèque qui donne envie de lire ses propres livres, mais ceux de sa bibliothèque idéale... Plongez-vous dans le dernier livre de Musso et dans tous ceux qu’il évoque !
Une rencontre roborative avec Jean-Luc Barré, nouveau directeur de la collection mythique "Bouquins"...Il en parle avec l’énergie et l’enthousiasme souriant des grands intellectuels qui aiment leur métier et qui en font une passion partagée. N’est-ce pas la meilleure définition du métier d’éditeur ?
Voici un roman qui vous emporte comme à bord d’une machine à explorer le temps dans le Paris du XIXème siècle. On y découvre le portrait saisissant de la vie quotidienne d’un médecin à Paris Jean Corbel, fils d’un marchand de couleurs. Ce roman est aussi un « thriller » haletant dont le peintre Manet est le protagoniste involontaire. Un de ses tableaux les plus célèbres inspire un monomaniaque qui reconstitue « le déjeuner dur l’herbe » en construisant des scènes avec des mannequins pour représenter les hommes et le cadavre d’une femme nue…
Le nouveau roman de Tahar Ben Jelloun s’inscrit d’emblée dans une bibliothèque idéale, celle où l’on place les livres qui transforment notre vision du monde.
« Tenter de dire l’émotion érotique, ses crues et ses tarissements, c’est tenter de dire l’indicible. Or cet indicible-là, pour moi, se lie inextricablement à deux autres champs où les mots manquent : la mystique et la musique. Dans la première, une extase et une transformation des sens voisines de l’expérience érotique ; dans la seconde, une fluidité et un accord des rythmes si proches de l’harmonie des corps." Sandrine WILLEMS
Interviewer Elena Lenina offre l’occasion de rencontrer une personnalité attachante mais souvent sur la défensive à force d’avoir fait la une des magazines people. Elle appartient pourtant à l’école des écrivains qui aiment raconter des histoires et qui les racontent pour qu’on les lise ! Ne boudons pas ce plaisir-là.
Un livre idéal par un écrivain qui parle avec passion de l’écriture, de la musique, de l’opéra et que l’on écouterait pendant des heures, n’était la hâte de le lire toutes affaires cessantes…
Poète, nouvelliste, essayiste, Colette Nys-Mazure nous offre son premier roman empreint de l’humanisme et de la bienveillance qui caractérisent l’œuvre de cette grande dame de la littérature francophone.
« Le réel est pris en sandwich entre deux imaginaires : le souvenir et l’imagination » (Edgar Morin)
« La maîtresse du commandant Castro » offre un vrai bonheur de lecture, un bonheur absolument romanesque à celui qui se plonge, comme le narrateur qui ouvre et ferme le livre, dans le récit que lui fait une vieille dame, à la fin de sa vie…
« Brillante collaboratrice d’un créateur de mode, engagée depuis peu dans une action humanitaire, Sophia, 32 ans, fonceuse et dynamique, semble réussir tout ce qu’elle entreprend… Mais le décor a son revers : des tensions dans sa vie amoureuse et un ras-le-bol professionnel plongent la jeune femme dans un profond tumulte intérieur. Dépassée par son tempérament volcanique, gagnée par l’incertitude et le doute, elle décide de remettre sa vie en question..."
Mars 1964. Une jeune femme Kitty Genovese est assassinée à coups de couteau par un prédateur psychopathe. Le meurtre se déroule dans le quartier de Queens à New York. A leurs fenêtres, 38 témoins de l’agonie de Kitty. Pas un seul n’interviendra. Pas un seul n’appellera la police.
Didier Decoin a choisi ce tragique fait-divers pour le transformer en roman, un roman poignant, qui vous saisit à la gorge et vous étreint la conscience de cette question qu’un des personnages pose à la fin du récit : « Et toi ? Toi qu’aurais-tu fait si tu avais été témoin de ce massacre ? »
« Ce livre est un roman vrai. Les faits majeurs relatés sont vérifiables » : voici l’avertissement placé à l’entrée de « EREVAN » qui retrace les différentes étapes ayant conduit au génocide arménien en 1915. Roman vrai qui démontre combien l’écriture romanesque permet le passage de la connaissance à la conscience.
Serge Bramly est romancier et essayiste. On lui doit des essais sur l’art, la Chine, la photographie. C’est ce que nous précise la quatrième de couverture de son dernier roman. Elle omet d’indiquer qu’un flux continu alimente ces deux activités de Serge Bramly. Et cela donne, aujourd’hui, ce roman palpitant, foisonnant, érudit. Plus de six cent pages qui se lisent d’une traite, et dont le style évoque John Le Carré, Joseph Conrad, Alexandre Dumas, Balzac !
L’écriture et la lecture, l’amour de la littérature, de la vraie, celle qui raconte des histoires. C’est de tout cela que parle le dernier roman jubilatoire de Jean-Philippe Bondel, dont un des personnages s’exclame : « Donnez moi des histoires, nom d’un chien, donnez moi des personnages et des intrigues, donnez-moi du style et des mots qui sonnent, donnez-moi des métaphores inusitées et des métonymies qui crucifient. Du corps, c’est cela, donnez-moi du corps ! »
« Kinshasa ou Léopoldville Poubelle dit-on, mais à mes yeux la plus belle. Très bruyante et très odorante. J’y conserve les meilleurs souvenirs du plus beau morceau de ma vie. Mon enfance, mon « love story », mon deuil, mes larmes. Mon père… ! »
"Où fut la vérité de cet homme qui est mon père ?" Le livre de Dominique Fernandez tente de répondre à cette question que se pose l’enfant de quinze ans devant le lit de mort de son père, et, ensuite,« en tête de la procession funèbre » « Scrute bien ce visage, semble me dire le mort, regarde s’il n’y a rien à sauver de cette vie que je suis le premier à trouver déplorable.. » Ramon Fernandez fut « l’un des plus grands intellectuels de son temps, socialiste à 31 ans, immense critique littéraire à la NRF et dans un journal de gauche à 38 ans, compagnon de route des communistes à 40…il bascule en 1937 dans le fascisme et devient collabo à 46 ans…" Il meurt à la fin de la seconde guerre mondiale, au terme d’un long suicide alcoolique.
Le dernier livre de Jean d’Ormesson invite à la curiosité jubilatoire devant la beauté du monde et de la littérature…
Il ouvre l’appétit gargantuesque de lire les livres qu’il évoque, de voir les lieux qu’il a aimé, de respirer l’arôme de la vie qu’il chante.
Livre hors norme…livre d’une rencontre entre deux écrivains…Récit de la vie de l’un, Malek Chebel, raconté par l’autre, Janine Boissard…regard de femme sur la vie d’un homme, ou plutôt de son enfance jusqu’à son entrée dans la vie qu’il a choisi de se donner, vie consacrée au partage du savoir, à la tolérance, à la compréhension mutuelle.
Ce roman est un bonheur à différents titres, qui correspondent à autant de lectures qu’Isabelle Jarry nous invite à lui donner… Le roman met en scène une narratrice, Ariane, dont le prénom n’est pas innocent : elle déroulera au long du récit le fil qui lui permettra, à la dernière page, de saisir le sens des événements qui surviennent dans cette « Traversée du désert ».
Voici un roman qui s’inscrit d’emblée dans la bibliothèque de la conscience humaine.
« Il n’y a d ‘étranger que ce qui n’est pas humain », cette citation de Giraudoux figure en épigraphe du dernier roman d’Eric Emmanuel SCHMITT et résume, de façon fulgurante, le regard que porte ce philosophe de l’empathie sur notre monde.
Après « Les piliers de la terre » vendu à 90 millions de lecteurs à travers le monde, le nouveau roman de Ken Follett replonge dans le haut Moyen âge. « Un monde sans fin » se déroule deux siècles après les « Piliers de la terre ».
Le nouveau défi de Bernard Pivot : sauver 100 expressions françaises menacées de disparition...
Le nouveau roman d’Olivier Poivre d’Arvor est un vrai roman : par la fiction, par le romanesque l’auteur nous fait ressentir au plus près une émotion intense dans la rencontre qu’il nous propose avec les trois narrateurs du très beau livre qu’il publie chez Grasset, "Le voyage du fils"...