Samedi 12 janvier 2013, par Edmond Morrel

"Où mène la vie ?", second opus de Floc’h, philosophe de l’essentiel

Ecoutez Floc’h au micro d’Edmond Morrel

"(...) le faux détachement à la Montaigne fait de chaque page un instant de sérénité souriante : texte bref et images à la ligne claire s’entrelacent, se contredisent, se moquent de leur sérieux respectif. Ne vous fiez pas aux apparences : Floc’h, c’est de la tendresse à l’état pur. On comprend qu’il déploie autant d’efforts pour le dissimuler : il fondrait comme friandise au soleil."

"Où mène la vie ?" de Floc’h, Editions Hélium

Second volet de ce qui, hélas, semble devoir rester à l’état de diptyque, "Où mène la vie ?" réunit les trois protagonistes que nous ne nous lassions pas de redécouvrir dans le tome premier, "Une vie exemplaire" : un papa (sosie de Floc’h), une petite fille et un lapin. Ce petit monde traverse l’album ("à lire en commençant par le début !" insiste Floc’h) en tentant les nombreuses réponses à la question-titre. Et la vie nous mène à travers les différentes hypothèses que les dessins nous donnent à voir : depuis Saint-Jacques de Compostelle jusqu’au paradis, en passant par une série d’étapes où la fantaisie épurée du dessin ouvre le coeur à une infinie palette d’émotions.

Nous avons rencontré Floc’h à Bruxelles, dans un décor on ne peut plus "British" : un magasin d’ameublement où trois étages regorgent de mobilier anglais.

Ce que la quatrième de couverture nous révèle de Floc’h, à propos, il est vrai de "Une vie exemplaire"... reste d’application ici.
La paresse étant une forme de grâce, Floc’h ne nous en voudra pas de citer telle quelle cette présentation, et si tel devait être le cas, il ne lui reste plus qu’à composer le tome troisième et nous nous en expliquerons, micro ouvert ! :

"(...) le faux détachement à la Montaigne fait de chaque page un instant de sérénité souriante : texte bref et images à la ligne claire s’entrelacent, se contredisent, se moquent de leur sérieux respectif. Ne vous fiez pas aux apparences : Floc’h, c’est de la tendresse à l’état pur. On comprend qu’il déploie autant d’efforts pour le dissimuler : il fondrait comme friandise au soleil." (Jean Jauniaux)

Edmond Morrel, à la London Gallery, Bruxelles.

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