Michel Dupont - Réinventer le contraire du monde

Théâtre | Théâtre National Wallonie-Bruxelles

Dates
Du 29 janvier au 9 février 2013
Horaires
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Michel Dupont - Réinventer le contraire du monde

L’histoire d’une petite fille dont la mère est morte en la mettant au monde et qui est enfermée dans le noir absolu par son père. Elle est "Michel Dupont", sans "e" : elle est l’enfant qui ne doit pas être là, portant dès lors les prénom et nom les plus répandus par chez nous.

Ecriture et conception : Anne-Cécile Vandalem

Une création de Das Fräulein Kompanie et du Théâtre de Namur.
Production Théâtre de Namur.
Coproduction : Théâtre National/Bruxelles, Théâtre de la Place et Le Volcan - Scène Nationale du Havre.

Représentations du 29 janvier au 9 février 2013 à 20h30 (à 19h30 les mercredis)

Prix des places : 19 € (adulte) - 15 € (+ 60 ans, groupe) - 10 € (- 26 ans, étudiant, enseignant, demandeur d’emploi, groupe senior)

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3 Messages

  • Michel Dupont - Réinventer le contraire du monde

    Le 3 février 2013 à 02:43 par pierreha

    Expérience sensorielle inédite ?

    Voilà une formule prétentieuse à l’image de ce spectacle qui n’en est pas un. Qu’il n’y ait rien à voir pourrait précisément être allèchant. Il faudrait qu’il y ait quelque chose à entendre. Mais on s’ennuie ferme à attendre les ressorts d’un conte bien vide où l’imagination du spectateur est sensée pallier la fainéantise de l’auteure. Beau travail de son, mais sans révélations.

    Diction hasardeuse de la narratrice. Le retour à la lumière est un soulagement après avoir été pris au piège d’un errement inutile du théâtre contemporain. 

    Le National nous avait habitué à beaucoup mieux cette saison.

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  • Michel Dupont - Réinventer le contraire du monde

    Le 10 février 2013 à 02:04 par loulou

    J’étais à la fois curieuse et inquiète (peur du noir absolu !) mais en définitive je fus déçue.
    Certes le concept est très interessant et certains passages de la bande son m’ont plu mais d’autres m’ont paru tout àfait incongrus ;j’aimais beaucoup la voix de la "narratrice" mais celle de la petite fille était à certains moments incompréhensible.
    Nééanmoins je ne regrette pas l’expérience.

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Mercredi 30 janvier 2013, par Karolina Svobodova

Ceci n’est pas un conte de fée

Uniquement basé sur le travail du son, « Michel Dupont » emmène les spectateurs dans un voyage sensoriel original. Dans une ambiance calfeutrée, assis en cercle sur des coussins, plongés dans un espace sonore élaboré, nous laissons notre imagination s’emballer. Mots, musiques et bruitages servent de point de départ à cette expérience rare et....perturbante.

Il était une fois et aujourd’hui encore, des princesses enfermées dans des tours et des jeunes filles enfermées dans des caves. Les histoires de princesses séquestrées afin de pouvoir être sauvées par des princes charmants ont bercé notre enfance et nous renvoient dès lors à des souvenirs heureux. On suit les aventures et périples des princes et on oublie un peu les pauvres princesses que l’on retrouve seulement lors de l’heureuse délivrance. Tout est bien qui finit bien, on peut s’endormir en paix. Ce n’est pas le cas avec la dernière création d’Anne-Cécile Vandalem. Dans “Michel Dupont” l’actrice, auteure et metteure en scène décide de nous emmener à l’intérieur et, au moyen d’un dispositif sonore complexe et efficace, de nous laisser seuls et enfermés avec elles.

A partir des contes et de faits divers, Anne-Cécile Vandalem tisse des récits qui s’entremêlent grâce à une voix de femme et à une voix d’enfant. La femme raconte l’histoire, la petite fille nous livre ses pensées. Les frontières de la fiction et de la réalité se font perméables, et, dans le noir et sans repères, l’expérience des spectateurs rejoint celle des héroïnes. Plongés dans le noir, entourés de son, nous écoutons. S’il n’y a pratiquement rien à voir, l’espace sonore nous fait voyager et remplit notre imaginaire d’images. Comme les petites filles laissées dans le noir qui, afin de s’évader et d’échapper à la folie, se racontent des histoires, les spectateurs construisent des récits et des décors au moyen de leur imagination.

Evitant l’anecdotique et le glauque, le spectacle se concentre sur la force de l’imagination qui seule permet de survivre à la séquestration. Pour qui n’a pas peur du noir, cette expérience est proposée jusqu’au 9 février au Théâtre National.

Karolina Svobodova

Théâtre National Wallonie-Bruxelles