Les enfants de Jehovah

Théâtre | Théâtre National Wallonie-Bruxelles

Dates
Du 20 novembre au 1er décembre 2012
Horaires
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Les enfants de Jehovah

Avec son énergie particulière, des lumières, des images et un son hypnotiques, servi par une distribution ardente, dans la douleur des loyautés contradictoires, il nous ouvre son univers de fantômes, de souvenirs et de secrets. Partagés entre tentation de rompre et espoirs de retrouvailles, en être ou pas, frère et sœur se déchirent …

Texte et mise en scène Fabrice Murgia/Artara
Interprétation : Cécile Maidon, Magali Pinglaut, Ariane Rousseau.

Production Cie. Artara
Coproduction Théâtre National/Bruxelles, le Théâtre Royal de Namur, Montpellier/le Printemps des Comédiens, la Cie des Petites Heures, le Parvis Scène Nationale Tarbes-Pyrénées, le Théâtre de Grasse, le Théâtre des Sablons/Neuilly-sur-Seine, le Théâtre Vidy-Lausanne, la Maison de la Culture de Tournai, le Carré Sainte-Maxime.

Prix des places : 19 € (adulte) - 15 € (+ 60 ans, groupe) - 10 € (- 26 ans, étudiant, enseignant, demandeur d’emploi, groupe senior)

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9 Messages

  • Les enfants de Jehovah

    Le 24 novembre 2012 à 01:19 par loulou

    Spectacle très personnel puisque la propre famille de Fabrice Murgia a été confrontée au problème des "sectes".
    On retrouve ici son univers théâtral très particulier:utilisation de la vidéo,importance des jeux de lumière,de la musique.
    Mais je dois avouer que cette fois-ci je n’ai pas accroché et cet excès d’"effets" m’a énervée car j’ai trouvé qu’il affaiblissait le propos lui-même au lieu de le servir (alors que j’avais beaucoup apprécié Le chagrin des ogres).

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  • Les enfants de Jehovah

    Le 30 novembre 2012 à 04:15 par Doctora

    Un spectacle total, dans lequel se croisent projections, sons et acteurs, temps et espaces... Tous ces moyens contribuent efficacement à dénoncer l’influence des Témoins de Jéhovah. Contrairement à l’avis de Loulou, je n’ai pas eu l’impression d’un "excès d’effets" ; j’ai été emportée par le spectacle, mais pas noyée ! On peut suivre un fil conducteur, il y a des connexions entre les personnages. Et le travail de Fabrice Murgia mérite d’être suivi !

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  • Les enfants de Jehovah

    Le 15 décembre 2012 à 11:34 par Paul

    Un spectacle qui aligne des effets techniques mais où l’on atteint selon moi le degré zéro de l’émotion...une chouette vidéo au début, c’est vrai. Mais je n’ai pas compris ce qu’on voulait me raconter...et quand l’auteur dédie le spectacle à son père au bout de 40 minutes, on se demande un peu ce qu’il lui dédie.

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  • Les enfants de Jehovah

    Le 7 octobre 2013 à 11:01 par djalie

    J’ai été déçue par ce spectacle : la forme a des qualités, mais comme l’écrivent certains spectacteurs, je n’ai pas été touchée. Le contenu reste superficiel, je n’ai pas été prise dans l’histoire. Cela reste très expérimental et... froid.

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  • Les enfants de Jehovah

    Le 9 octobre 2013 à 06:24 par IsaDM

    J’ai aimé les moyens techniques mis en oeuvre, cela rend la pièce visuellement esthétique...

    Par contre, j’ai détesté ce spectacle : d’abord, parce que j’ai trouvé le narcissisme de Murgia irritant, c’est presque un deus ex machina ; ensuite, car les discours moralisateurs m’insupportent, et les clichés sur l’enfance, soi-disant le seul âge pur de la vie, ne peuvent être l’apanage de pièces de haut vol... Enfin, j’ai trouvé les costumes complètement kitsch.

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  • Les enfants de Jehovah

    Le 10 octobre 2013 à 07:32 par eruwet

    Extrêmement déçue par cette pièce... Je m’attendais vraiment à ce que les moyens techniques et la mise en scène soient mobilisés au service de l’émotion. Tandis qu’ici je me suis retrouvée face à un texte qui m’a laissé sur le bord de la route. Je ne suis vraiment pas rentrée dedans !

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  • Les enfants de Jehovah

    Le 16 octobre 2013 à 08:07 par Pattrick

    C’est fou comme la mémoire est séletive. cela fait une semaine que je me demande ce que j’avais fait la semaine passée. Un spectacle, oui, mais lequel ? Et il faut que je passe sur le site pour me rappeler que j’ai été voir cette pièce.
    Je crois en fait que mon souvenir et l’impression que j’ai eue est au niveau de la pièce : beaucoup de bruit pour rien.
    Si tout est mis en oeuvre pour épater (son, vidéo,...), le fond est vide, creux. Ou du moins, le message passe très mal.
    On saute d’une idée à une autre, mais sans que cette dernière ne nous parvienne vraiment.
    Bref, une copie à revoir. Il faut simplifier, épurer dans la mise en scène et revoir le texte pour le rendre plus consistant.
    Je comprends que ma mémoire l’ai déjà oublié.

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  • Les enfants de Jehovah

    Le 16 octobre 2013 à 09:56 par terre

    Spectacle vide, inintéressant et petit. Une pâle copie de certains grands artistes que je ne nommerai pas ici. C’est presque scandaleux de voir tant d’argent dépensé par l’Etat belge (entre autres) pour des productions si tape-à-l’oeil et complètement vides...

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Lundi 26 novembre 2012, par Catherine Sokolowski

Murgia contre Jéhovah

Précise, forte, poétique, dramatique, soignée, touchante, comment décrire au mieux une création de Fabrice Murgia ? « Les enfants de Jéhovah », dans la lignée du « Chagrin des ogres », est un spectacle très contemporain, mêlant vidéo, son, caméra et acteurs, de manière si subtile que le spectateur ne sait plus toujours où commencent les projections et où finit la scène. Il s’agit ici de dénoncer l’influence des Témoins de Jéhovah, de manière générale, mais aussi plus précisément sur les enfants, victimes de doctrines qu’ils n’ont pas choisies. Un message à caractère autobiographique dont la clarté tranche avec l’opacité relative des récits contés, l’approche personnelle et réussie d’un metteur en scène très doué.

Plusieurs histoires s’enchevêtrent et se rencontrent. Il y a cette femme dont le mari italien est venu travailler en Belgique « contre du charbon », et qui perd son premier enfant, il y a cette jeune fille qui souhaiterait tellement que son frère, excommunié, vienne assister à son mariage, il y a cette famille déchirée par un incendie, et surtout, il y a le spectre des Témoins de Jéhovah. Les jeux de lumière hypnotisent, les images poétiques et esthétiques transcendent, le drame est omniprésent.

Manipulateurs, les Témoins de Jéhovah arrivent à convaincre certaines familles fragilisées en profitant de leur détresse pour offrir de l’aide. Ils imposent alors leurs règles à des enfants qui n’ont rien demandé et qui ne fêteront plus jamais la Saint-Nicolas. Les adultes semblent ensuite profondément marqués par cette enfance particulière. Comme dans « Le chagrin des ogres », Fabrice Murgia met en évidence l’innocence des enfants, la fragilité des adolescents et l’influence de ces périodes sur la vie d’adulte.

Un spectacle court et dense, entre rêve et cauchemar, trois actrices talentueuses (Ariane Rousseau, Magali Pinglaut, Cécile Maidon) plusieurs thèmes évoqués : le déracinement, les drames familiaux, l’endoctrinement, la clairvoyance des enfants. Beaucoup d’excellentes raisons d’apprécier cette création peuvent être évoquées mais faut-il vraiment ajouter quelque chose au commentaire des adolescents qui occupaient ce soir-là la rangée supérieure : « Oh comment c’est bien fait !!! ».

Théâtre National Wallonie-Bruxelles