La seconde surprise de l’amour

Bruxelles | Théâtre | Théâtre des Martyrs

Dates
Du 2 au 20 octobre 2018
Horaires
Tableau des horaires
Théâtre des Martyrs
Place des Martyrs, 22 1000 Bruxelles
Contact
http://www.theatre-martyrs.be
billetterie@theatre-martyrs.be
02 223 32 08

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La seconde surprise de l’amour

« Dans La seconde surprise de l’amour il s’agit de deux personnes qui s’aiment pendant toute la pièce, mais qui n’en savent rien eux-mêmes et qui n’ouvrent les yeux qu’à la dernière scène » ainsi Marivaux résume-t-il lui- même l’intrigue de sa pièce.
Une marquise, veuve inconsolable et un chevalier, amoureux trahi et éploré, se rencontrent, partagent la douleur de leurs solitudes. Peu à peu au fil de leurs échanges, quelque chose s’échappe, quelque chose naît, quelque chose qui trouble, qui embrouille les certitudes, déportant les deux protagonistes et leurs errements, sous le regard de Lisette, la suivante, du valet Lubin, d’un comte épris de la marquise et d’Hortensius, petit tartuffe épris de morale et directeur de ses lectures.
Ne pas vouloir reconnaître l’amour quand il vous saisit. Marivaux s’en amuse et émeut. Mais quelle drôle de comédie !

Entre malice et désenchantement, Marivaux joue avec les réticences d’un amour qui préfère s’ignorer, avec ce qu’on s’avoue et ce qui nous échappe, avec ce que le corps sait et que le désir laisse apparaître et que la raison préfère ignorer, avec les mille et un chemins détournés qu’emprunte l’amour.

Distribution

Nina Blanc ; Olindo Bolzan ; Emile Falk-Blin ; Sacha Fritschké ; Emilie Maréchal ;...

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2 Messages

  • La seconde surprise de l’amour

    Le 5 octobre à 17:06 par loulou

    C’est avec plaisir que j’ai retrouvé le texte de Marivaux ;les comédiens avaient tous une excellente diction.Par contre je n’ai pas aimé le décor ni les moments de "vulgarité"dans la mise en scène.Je n’en ai vraiment pas compris la nécessité.

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  • La seconde surprise de l’amour

    Le 11 octobre à 23:17 par ravroche

    J’ai passé un moment sympa. Très bons acteurs même si la marquise criait un peu trop pour que ça ait l’air vrai. Décors magnifiques. Petit bémol pour la mise en scène où je me suis vraiment interrogé sur la nécessite de la nudité sur scène

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Dimanche 14 octobre 2018, par Titiane Barthel

La seconde surprise de l’amour, Marivaux, mise en scène par Thibaut Wenger

Thibaut Wenger se plonge dans la langue de Marivaux pour sa mise en scène de La seconde surprise de l’amour, au Théâtre des Martyrs jusqu’au 20 octobre, donnant à voir deux êtres en deuil de l’amour qui finiront par s’aimer malgré eux. Thibaut Wenger donne à l’écriture de Marivaux une teinte étrange et interrogatrice.

Arnaud Verley transforme le plateau de la grande scène des martyrs en vaste terrain de jeu, construit sur deux niveaux dont les acteurs descendent pour se placer sur un gazon de fosse aux lions, où vont s’affronter les egos blessés et les passions refoulées. On voit ainsi se construire un système d’entrées et de sorties des personnages, passant derrière des parois pour resurgir en hauteur. On saluera la belle idée d’Arnaud Verley et Thibaut Wenger, qui n’est cependant pas assez exploitée par les acteurs pour pouvoir fonctionner comme la machine scénique qu’elle aurait pu devenir.

Les différentes figures se dessinent au fur et à mesure, entre valets et bonnes facétieux, et nobliaux transis, respectant un ordre social inscrit dans la dramaturgie de Marivaux. On regrettera que cette dimension ne soit pas davantage mise en question par la mise en scène, qui, si elle fait le choix d’actualiser un classique, devrait s’interroger sur la place que peut avoir un rapport maître-valet ou homme-femme sur une scène contemporaine. Thibaut Wenger a rassemblé une équipe d’acteurs d’un grand talent, avec Nina Blanc dans le rôle de Lisette, Olindo Bolzan dans le rôle d’Hortensius, Marcel Delval dans le rôle du Comte, Emile Falk-Blin dans le rôle du Chevalier, Sacha Fritschké dans le rôle de Lubin, et la somptueuse Emilie Maréchal dans le rôle de la Marquise. Si tous assurent avec enthousiasme et puissance les figures de Marivaux, entre commedia dell’arte et discours galant, le plateau demeure déséquilibré et désaccordé, quand le Chevalier de Emile Falk-Blin se trouve effacé par la puissance de la Marquise d’Emilie Maréchal. L’équipe manque d’esprit d’ensemble et de rythme, qui peuvent paraître nécessaires à la bonne réussite d’un travail sur l’écriture de Marivaux. La direction d’acteurs se focalise sur une adresse entre les acteurs intéressante mais insuffisante, et où le manque de profondeur se fait cruellement sentir. Wenger semble à la fois vouloir nous distancier et nous émouvoir, sans avoir fait de véritable choix de mise en scène. Une tentative pleine de bonnes intentions, mais trop éparse et trop peu creusée pour véritablement tenir la route.

Théâtre des Martyrs


Place des Martyrs, 22
1000 Bruxelles