Jeudi 2 décembre 2010

quand je pense que Beethoven est mort et que tant de crétins vivent… !

Le nouvel opus de Eric Emmanuel Schmitt.

"Quand je pense que Beethoven est mort et que tant de crétins vivent… !" sous ce titre provocant, une phrase que prononçait sa professeure de piano, Eric Emmanuel Schmitt poursuit son projet d’écrire sur des "Maîtres de vie" que sont pour lui les musiciens Mozart (à qui il a consacré son précédent ouvrage "Ma vie avec Mozart"), Beethoven et, bientôt, Schubert et Bach.

"Quand je pense que Beethoven est mort et que tant de crétins vivent… !" de Eric Emmanuel Schmitt

aux Editions Albin Michel.

Sous ce titre provocant, une phrase que prononçait sa professeure de piano, Eric Emmanuel Schmitt poursuit son projet d’écrire sur des "Maîtres de vie" que sont pour lui les musiciens Mozart (à qui il a consacré son précédent ouvrage "Ma vie avec Mozart"), Beethoven et, bientôt, Schubert et Bach. Le dernier livre du philosophe-romancier-dramaturge se présente sous forme d’un triptyque : un essai, une nouvelle et des messages composent les trois parties du livre, les "messages" étant une sélection de pages musicales extraites du répertoire de Beethoven.

Dans cet entretien, Eric Emmanuel Schmitt nous dit ce qui le conduit de la philosophie au romanesque et au théâtre, puis aujourd’hui, à une nouvelle forme d’écriture : le fragment autobiographique. Ces deux premiers livres consacrés à la musique se placent sous le signe de la réconciliation, avec la vie (Mozart) avec la jeunesse, l’adolescence pour ce Beethoven. Schmitt écrit aussi l’incomplétude de la philosophie en regard des musiciens qui, eux, nous atteignent dans « la pulpe de l’esprit »….

Pour Schmitt, « Bach c’est la musique que Dieu écrit, Mozart celle que Dieu écoute », mais Beethoven, lui, est à hauteur d’homme, il compose la « première musique humaniste de l’histoire »

Ce livre à lire et à écouter, à méditer et à vivre est peut-être au-delà d’un essai et d’une nouvelle qu’il prétend être, une partition musicale… ?

Nous avons posé la question à Eric Emmanuel Schmitt...

Edmond Morrel