Trois femmes

Théâtre | Les Riches-Claires

Dates
Du 11 au 29 mars 2014
Horaires
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Trois femmes

L’histoire s’enclenche sur un quiproquo, un tour de passe-passe familial...
Dès lors, chacune joue la comédie : comédie de Joëlle, la fille, pour tenir le rôle qui lui tombe dessus ; comédie de Mme Chevalier pour tromper l’ennui ; comédie de Joëlle, la mère, pour, quoiqu’il arrive, garder sa place.

Sur le rythme allègre d’une course contre le temps filant, les personnages se débattent de rebondissements en rebondissements, soulevant au passage quelques questions :
Qu’est-ce qu’être une femme dans le monde du travail ?
Qu’est-ce qu’être femme face aux hommes ou à leur absence ?
Quels lien unissent une mère et son enfant ? Peut-on échapper à son destin ?

De Catherine Anne
Mise en scène : Alexis Goslain
Avec Jacqueline Nicolas, Bernadette Mouzon et Julie Duroisin
Scénographie : Noémie Breeus
Création lumière : Thomas Vanneste
Diffusion : Sébastien Schmit (sebschmit@me.com)

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7 Messages

  • Trois femmes

    Le 11 mars 2014 à 01:05 par stephy

    superbe pièce !

    l’emploi des jeunes, la précarité, la richesse, la solitude des ainés, plein de sujets de société y sont traités. Très touchant, comique par moments, c’est beau.

    Les comédiens magnifiques et le décor super.

    A VOIR ABSOLUMENT !!!

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  • Trois femmes

    Le 11 mars 2014 à 01:27 par loulou

    Trois femmes,trois générations,deux conditions sociales différentes.Une série de mensonges au travers desquels se révèlent les espérances et les déceptions de chacune.
    J’ai particulièrement appécié le personnage de la grand-mère magnifiquement interprété par Jacqueline Nicolas et à qui on doit quelques moments d’émotion.

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  • Trois femmes

    Le 14 mars 2014 à 05:29 par ctrebuchet

    Très belle pièce magnifiquement jouée par 3 actrices de 3 générations et de conditions sociales différente. La jeunesse qui vit dans la précarité cotoie la vieillesse qui vit dans des conditions plus aisée mais qui fait face à la solitude.

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  • Trois femmes

    Le 15 mars 2014 à 05:51 par Ninurta

    Une pièce pleine de vie ’une famille, où chacun(e) tient sa place, la déplace, joue son rôle de mère, de fille, de petite fille...

    Une mère qui se bat pour conserver son rôle de mère et qui n’accepte que difficilement de constater qu’elle vieillit.

    Chacun s’y reconnaîtra.

    Trois femmes pleines de talent qui occupent la scène sans interruption

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  • Trois femmes

    Le 29 mars 2015 à 12:21 par laety

    J’ai adoré ! C’est une
    pièce qui ne laisse pas indiffèrent, les thèmes abordés sont actuels et on se
    reconnait forcement dans une des trois femmes interprétées superbement par ces
    actrices de talent.
    J’ai adoré la grand-mère (Jacqueline
    Nicolas) très émouvante.
    Dans nos vies surchargés on oublie souvent
    l’essentiel le temps ne s’achète pas et nos proches ne sont pas éternels ...

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Mardi 18 mars 2014, par Jean Campion

Quand trois solitudes s’entrecroisent...

Comédienne, mais surtout metteuse en scène et auteure d’une vingtaine de pièces, Catherine Anne est passionnée par la maîtrise des mots "qui doivent être écrits en laissant des trous, pour que les corps puissent en prendre possession. Les mots sont orphelins, comme le sont les acteurs." C’est leur osmose qui permet à "Trois femmes" de marier délicatement le rose et le noir. Trois héroïnes en révolte contre les injustices vivent des conflits qui glissent vers la tendresse, la générosité, dans une comédie tonique, pleine d’humour, sans mièvrerie ni prêchi-prêcha.

Dans son appartement cossu, madame Chevalier, riche octogénaire, vit seule. En froid avec sa fille, elle écoeure systématiquement les aides familiales que celle-ci engage, pour apaiser ses angoisses nocturnes. Accueillie par des remarques sarcastiques, Joëlle ne se laisse pas démonter. Longtemps chômeuse, elle est devenue auxiliaire de vie et s’accroche à son job. C’est pourquoi l’irruption de sa fille, prénommée aussi Joëlle, l’agace énormément. Mais à sa grande surprise, la vieille dame revêche embrasse l’intruse : elle prend Joëlle pour Amélie, sa petite-fille, partie, peu après sa naissance, aux Etats-Unis. Ce quiproquo va entraîner les trois femmes à jouer la comédie, à entretenir la confusion. Pour échapper à leurs destins. Des mensonges, qui paradoxalement font émerger leur vérité, à travers des relations surprenantes ou ambiguës.

Depuis que le père de la petite Chloé l’a larguée, Joëlle vit chez sa mère. Même si celle-ci la soutient du mieux qu’elle peut, elle étouffe dans cet "enclos". Humiliée par des entretiens d’embauche foireux, révoltée par les privilèges des riches, elle revendique le droit de rêver. Au moins pour sa fille. Après un long passage à vide, Joëlle, la mère, s’est ressaisie. Son travail dérègle sa vie conjugale, mais elle n’est pas prête à le lâcher. Incarnée avec une énergie farouche par Bernadette Mouzon, cette battante incite sa fille à s’armer de patience, en espérant la sortie du tunnel. Foncièrement honnête, elle s’insurge contre ses magouilles et souffre de se voir supplanter par madame Chevalier. C’est l’intérêt qui, dans un premier temps, pousse Joëlle à la fréquenter. Et puis elle s’attache à cette pseudo "granny", qui crève de solitude. Julie Duroisin traduit cette évolution avec beaucoup de justesse. Parallèlement, Jacqueline Nicolas laisse percer peu à peu le désir de vivre encore et le besoin d’aimer, cachés sous la carapace de l’acariâtre vieille dame.

A travers ces trois femmes, Catherine Anne nous sensibilise au désespoir des jeunes sans avenir, à la barrière entre les classes sociales, aux tourments des mères célibataires et aux affres du vieillissement. Cependant rien de pesant ni de tragique ! Les rebondissements qui amènent des situations cocasses, la vivacité des dialogues et l’humour décalé empêchent ces tranches de vie de sombrer dans le misérabilisme. En exploitant subtilement ce mélange d’âpreté et de légèreté, le metteur en scène Alexis Goslain donne à cette comédie des allures de conte pudique, malicieux, qui conforte l’envie de vivre.

Teaser : Trois femmes ou l’échappée

Les Riches-Claires


Rue des Riches Claires, 24
1000 Bruxelles