Scapin 68

Bruxelles | Théâtre | Théâtre Royal du Parc

Dates
Du 13 septembre au 26 octobre 2018
Horaires
Tableau des horaires
Théâtre Royal du Parc
Rue de la Loi, 3 1000 Bruxelles
Contact
http://www.theatreduparc.be
info@theatreduparc.be
02-505.30.30

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Scapin 68

capin fait partie de ces pièces jubilatoires que l’on monte lorsqu’on a trouvé l’acteur idéal pour incarner le rôle. Avec Othmane Moumen, je ne pouvais rêver mieux. Depuis mon arrivée au Théâtre Royal du Parc, Othmane est présent chaque saison et une véritable histoire d’amour est née entre lui et le public. Il fut bien sûr Passepartout dans Le tour du monde en 80 jours que l’on a joué pendant six ans mais aussi Hermès dans L’Odyssée, le docteur Watson face au grand Sherlock Holmes, Fantômas, et tout dernièrement un émouvant Charlot dans Chaplin. Acteur inventif, acrobate émérite, capable d’émouvoir et de faire rire en même temps, Othmane est l’acteur idéal pour se glisser dans l’univers de Molière, très inspiré ici par la commedia dell’arte. Lorsque la Ville de Bruxelles proposa aux différents lieux culturels de la capitale de se pencher sur les cinquante ans de Mai 68, j’avais déjà Scapin en tête. C’était évident que la pièce de Molière faisait un écho parfait aux événements du printemps 68. Nous ne changerons pas une virgule de Molière mais, par contre, les costumes, les décors et la musique puiseront allègrement dans les années 60. Profitant de l’absence des pères, les fils se sont lâchés. Ils font la fête et tombent amoureux. Hélas, dès la première scène, nos jeunes premiers apprennent le retour de leurs géniteurs. Ils auront besoin de Scapin et de ses stratagèmes pour affronter le courroux paternel. Scapin sera le pavé qu’ils lancent, un peu lâchement, à la figure de leurs « vieux » qui bien entendu veulent les marier contre leur gré. Ce spectacle s’adressera bien sûr à tous les publics à partir de 6 ans. La fable est facile à comprendre et le rythme endiablé. Avant chaque représentation, deux acteurs-chanteurs plongeront les spectateurs qui s’installent dans l’ambiance musicale des années 60. Thierry DEBROUX.

Distribution

Julien BESURE ; Mickey BOCCAR ; Laure GODISIABOIS ; Thierry JANSSEN ; Othmane MOUMEN : Brigitta SKARPALEZOS ; Benoît VAN DORSLAER ; Simon WAUTERS

Thierry DEBROUX (Mise en scène), Catherine COUCHARD (Assistanat) ; Thibaut DE COSTER et Charly KLEINERMANN (Scénographie) ; Geneviève PÉRIAT (Peinture du décor) ; Alain COLLET (Lumières) ; Loïc MAGOTTEAUX (Décor sonore) ; Urteza DA FONSECA (Maquillages).
Une coproduction du Théâtre Royal du Parc, de l’Atelier Théâtre Jean Vilar, du Théâtre de Liège et DC&J Création.

Avec le soutien du Tax Shelter du Gouvernement fédéral belge, des Ets Georges Magis, de TSF.be et d’Inver Tax Shelter.

Avec la participation du Centre des Arts scéniques.

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2 Messages

  • Scapin 68

    Le 1er octobre à 19:47 par ravroche

    Excellente pièce : acteurs au top, le plaisir des dialogues de Molière, un comique de situation réadapté qui n’essaie pas de faire rentrer le thème de mai 68 au forceps. A vite découvrir

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  • Scapin 68

    Le 2 octobre à 08:37 par namasico

    SI vous voulez passer un très bon moment, courez voir Scapin 68 avant que la pièce ne soit prise d’assaut.
    On rit, on est surpris, la pièce est fidèle au texte, mais dépoussiérée grâce au talent des acteurs qui sont formidables.
    Pensez à venir un peu plus tôt pour assister au concert "Woodstock"

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Lundi 24 septembre 2018, par Dominique-Hélène Lemaire

Genre pattes d’eph en folie

Coup de foudre retentissant pour les pères (Benoit Van Dorselaer et Thierry Janssen), les fils (Mickey Bocar et Julien Besure), les valets (Simon Wauters et Othman Moumen) et les donzelles (Brigitta Skarpalezos et Laure Godisiabois) ! Le spectacle est démentiel... rebelle, sexy, inventif et hippie ! Tous à la plage, la galère s’amuse, la pièce sera jubilatoire ! Voici Scapin 68 - une adaptation des plus réjouissantes des bien-nommées « Fourberies de Scapin » signées Jean-Baptiste Poquelin dit Molière en 1671 - …ou quand la jeunesse en mini-jupes et en pattes d’eph toise l’ordre établi et les interdits.

Les deux pater familias, Argante (Thierry Janssen) et Géronte (Benoit Van Dorselaer) en costume cravate vont se faire l’un et l’autre moquer, rosser, vilipender, soutirer de l’argent, comme au théâtre du Grand guignol et dans la tradition de la Commedia dell’arte. Cette pièce qu’écrivit Molière en forme de récréation après le Don Juan, L’Avare, Le Misanthrope et le Tartuffe met en scène Octave (Julien Besure), fils d’Argante qui a épousé derrière le dos de son père Hyacinthe (Brigitta Skarpalezos), une jeune fille pauvre de naissance inconnue, et Léandre (Mickey Bocar), fils de Géronte qui s’est épris d’une jeune Égyptienne, Zerbinette (Laure Godisiabois) . Pour contrecarrer l’autorité paternelle, tous deux se trouvent forcés de recourir au savoir-faire ingénieux de deux domestiques maîtres-du-jeu : Scapin et son complice Sylvestre (Simon Wauters). Tour de passe-passe du dramaturge, les jeunes amoureuses se révéleront à la fin, être celles même que les pères destinaient à leurs fils comme épouses. All is well that ends well ! L’intrigue n’est pas complexe mais qu’est-ce qu’on s’amuse ! Quel sens de la fête, quelle glorieuse farce divinement mise en scène par Thierry Debroux !

Les Moliérophiles ne seront nullement déçus, pas une virgule ne manque au texte qui est projeté dans une intelligence parfaite. La mise en scène vintage années soixante-huit est une déferlante de bonheur théâtral, plastique et musical. Ready, Steady, Act ! Les comédiens ont reçu un thème : la plage, rapport à la phrase : « Sous les pavés, la plage ! » Donc, voilà une maison à colombages en bord de mer, le cri des mouettes, et l’imagination de tous ...au pouvoir ! Un sacré coup de pouce pour nos générations de jeunes assoupis...

Tout s’enchaîne dans un délire de trouvailles autour des serviettes et fauteuils de plage, jeu de boules en plastique, bouées, costumes et bonnets de bain rétro, sans oublier, au large, …la fameuse galère. La musculature parfaite et la souplesse de chat frémissant d’Othmane Moumen, beau comme un plagiste, qui voltige de balcons en réverbères et autres escarpolettes, a déteint sur tous les comédiens qui eux aussi, sautent, rebondissent, jaillissent de trappes improbables et mènent un jeu d’enfer délirant autour du texte, comme si tous avaient fumé la moquette et siroté des breuvages multicolores ! Et quand une inénarrable scène de rire inextinguible s’empare de Laure Gaudisiabois et de Benoit Van Dorselaer, la salle ne se tient plus. On est dans un sommet de l’excellence théâtrale où le corps est roi et on applaudirait bien en cours de route, comme à l’opéra ! Car d’ailleurs de la musique - des tubes anglo-saxons absolument légendaires - il y en a … avant, pendant et après, mais on n’en dira pas plus, car franchement, on ne peut manquer un tel spectacle auquel, on ose attribuer 5 étoiles, tant c’est bien fait, vivant, inédit et décoiffant. Quant à la morale « Il est interdit d’interdire » : on adore, pas vous ?

Dominique-Hélène Lemaire

Théâtre Royal du Parc


Rue de la Loi, 3
1000 Bruxelles