Lundi 14 mai 2012, par Samuël Bury

Pourriez-vous m’expliquer ?


Pas de sens apparent à ce vaste show qui opère entre musique, danse et théâtre. Alors oui, ça se veut très bien construit et visuellement éblouissant. En à peine une heure, on n’a pas le temps de s’ennuyer mais juste de se demander si on va entrevoir une certaine cohérence à ce délire « maîtrisé »...

Parfois, les mots n’atteignent pas leur cible. Avec Parking Song, c’est le cas. Malgré des répétitions sensées soutenir un propos nébuleux, malgré un vague récit de voyage en quête de chants d’oiseaux, malgré un hommage flou à Kurt Cobain et malgré des arrêts à Montréal, Seattle ou Aberdeen, on ne comprend définitivement rien.

Il est vrai que la recherche de sens ne doit pas toujours être primordiale. C’est comme quand on mange un bon plat qui procure une forte sensation gustative. Pas besoin de savoir forcément pourquoi on l’apprécie.
Parking Song nous place les différents ingrédients de ce plat aux quatre coins d’une assiette. Individuellement, ils sont bons mais on n’arrivera jamais à identifier l’ensemble.
Ainsi, prises à part, les performances corporelles sont excellentes. La barrière entre comédiens et danseurs est visible et subtile à la fois. Un beau mix de grâce et d’effort.
Pris à part également, lu duo de musiciens apporte son lot d’énergie et d’identité rythmique.
Enfin, remarque personnelle, le corps de Marie-Aurore d’Awans offre une approche à la fois concrète et poétique de la beauté plastique. Une belle respiration dans ce spectacle qui ne marquera sans doute pas d’une marque indélébile l’histoire du théâtre et même du Marni…