Ménopausée

Bruxelles | Théâtre | Théâtre de Poche

Dates
Du 8 janvier au 2 février 2019
Horaires
Tableau des horaires
Théâtre de Poche
Chemin du Gymnase, 1 A 1000 Bruxelles
Contact
http://www.poche.be
info@poche.be
02-649.17.27

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Ménopausée

On dit souvent qu’on a la même ménopause que sa mère et sa grand-mère. J’ai un souvenir très vif de mon enfance : ma grand mère courant nue dans le jardin car elle avait des bouffées de chaleur.
Je la revois, les yeux hagards, courant au milieu des hortensias. Le pire, c’est que je n’ai même pas de jardin. Créé à partir d’une cinquantaine de témoignages de femmes d’ici et d’ailleurs – mères de famille, artistes, sportives, rêveuses, pdg, cougars, celles qui assument, celles qui veulent rester jeunes à tout prix… – voici enfin
Ménopausées. Un spectacle pour être ensemble, libérerla parole, rire, dire ce qu’on ne pouvait pas dire, montrer ce que l’on cachait jusqu’ici : rides, coups de chaud, pression sociale…
Avec les premiers signes de vieillesse, avec les outrages du temps sur la peau, le corps et le coeur viennent probablement le temps des bilans. Qu’ai-je fait de ma vie ?
Au Poche, nous pensons que chaque vie est un chef d’oeuvre ; et que si le sujet de la ménopause nous embarrasse, il l’est à l’image des tabous qu’il induit et dont les femmes ont à s’affranchir. Les femmes bien entendu, mais aussi les hommes qui les accompagnent, car le spectacle leur est également destiné.
Après les Monologues du Vagin et Volcan, le Poche continue son exploration du genre féminin avec
Ménopausées. Toujours avec une grande sensibilité, de manière ludique, touchante et souvent drôle.

Distribution

Mise en scène : Caroline Safarian Avec Anne Grandhenry, Serge Demoulin et Dominique Pattuelli / Chorégraphie : Laura Mas Sauri / Scénographie : Olivier Wiame / Création lumières : Xavier Lauwers

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6 Messages

  • Ménopausée

    Le 8 janvier à 12:46 par afrg

    J’avais détesté les Monologues du Vagin, spectacle vu à Paris. J’avais trouvé cela extrêmement mal écrit, brouillon, mal mis en scène et vulgaire. Je n’ai d’ailleurs jamais compris le succès de ce spectacle.
    J’ai de loin préféré Ménopausée. L’idée d’y intégrer un homme jouant alternativement des rôles masculins et féminins est intéressante. La mise en scène est sobre et efficace. Les comédiens convaincants.

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  • Ménopausée

    Le 9 janvier à 23:40 par barnabe1

    Je ne savais pas vraiment où j’allais, étant célibataire et n’ayant jamais été confronté à un débat, des paroles d’une femme dans le cas : eh bien c’était très bien, j’ai passé un bon moment, je ne pas senti que cela tournait en rond, au contraire. C’est surement d’ailleurs beaucoup plus plaisant pour un homme de voir cette pièce, certaines femmes pouvant naturellement ne pas apprécier certains récits évoqués.

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  • Ménopausée

    Le 13 janvier à 10:40 par ak1410

    Mon épouse et moi avons été voir cette pièce hier. J’avais pour espoir d’apprendre des choses sur cette période importante dans la vie d’une femme tout en m’amusant puisque le spectacle est annoncé comme comique. Quelle déception. Des témoignages remplis de lieux communs ou de clichés qui ne m’ont rien appris de neuf, interrompus par des intermèdes musicaux qui me semblaient interminables. Seul point positif, des acteurs qui faisaient de leur mieux pour défendre un texte très pauvre.

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  • Ménopausées

    Le 26 février à 14:14 par Astrida

    Excellente pièce et très belle interprétation des multiples réactions d’un homme Et de femmes ce moment particulier dans la vie d’une femme et d’un couple. Réflexions assurées !

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Jeudi 10 janvier 2019, par Catherine Sokolowski

Un sujet dont on ne parle pas

Réalisée à partir de nombreux témoignages, cette nouvelle création de Caroline Safarian décrit tendrement les heurts et malheurs associés au « second printemps de la femme », vision asiatique positive de la ménopause (du grec méno, règles, et pause, arrêt). Joyeuse, douloureuse ou déprimante, chacune vit sa propre expérience de cette étape importante ce qui n’en simplifie pas la compréhension, en particulier pour les hommes. Sur scène, Marie-Paule Kumps, Serge Demoulin et Dominique Pattuelli (qui a co-écrit la pièce avec Caroline Safarian), trio de qualité qui ne manque pas d’humour. Un joyeux moment en perspective !

Une belle grande lune assiste au spectacle, projection majestueuse en guise de décor. Un podium a trouvé sa place sur la scène, utilisé notamment comme fauteuil pour un débat, ou comme reposoir lors des intermèdes. Tour à tour, les trois comparses endossent le rôle des femmes qui ont bien voulu témoigner, avec empathie et conviction. Un homme sur scène : un regard masculin ou une exploration de la féminité ? Les deux. Serge Demoulin prend souvent le rôle d’une femme, parfois celui du mari, témoin - compréhensif ou pas -de la transformation.

« Mourir cela n’est rien / Mourir la belle affaire / Mais vieillir.../ Ô vieillir » chantait Jacques Brel. Les témoignages parlent de ménopause mais aussi et peut-être surtout du vieillissement. Ce passage, qui marque la fin de la possibilité de procréer, c’est peut-être le second printemps de la femme mais c’est aussi l’hiver de sa jeunesse. Le regard de la société sur cette évolution n’est pas tendre. Citons les propos polémiques de Yann Moix : Aimer une femme de 50 ans ? « Ca n’est pas possible. […] Je trouve ça trop vieux. Elles sont invisibles. Je préfère le corps des femmes jeunes, c’est tout. Point. Je ne vais pas vous mentir. Un corps de femme de 25 ans, c’est extraordinaire. Un corps de femme de 50 ans, ça n’est pas extraordinaire du tout. »

Bouffées de chaleur, douleurs aux articulations, prise de poids, sautes d’humeur, les symptômes évoqués sont nombreux mais ressentis de manière très différente par chaque femme. Le regard du compagnon, des femmes entre elles et celui de la société amplifient les désagréments ou facilitent cette transformation. Il y a pourtant des côtés positifs à cette ménopause, outre l’arrêt des menstruations, elle coïncide souvent avec le départ des enfants, permettant au couple de se retrouver et parfois à la sexualité de s’épanouir.

Ce spectacle a le mérite de mettre le sujet sous les feux des projecteurs, sur un ton doux et drôle, permettant ainsi de faire évoluer les mentalités. Comme le dit Caroline Safarian, l’idée n’est pas de s’apitoyer, il ne s’agit pas de présenter les femmes en victimes. La ménopause ne doit pas avoir d’effets socioprofessionnels lorsqu’elle est bien vécue. Il s’agit plutôt d’un encouragement à ce que les femmes se réapproprient le sujet pour le gérer au mieux et non dans le secret. Des initiatives sont prises (www.menopausecafe.be...), mais il reste beaucoup de chemin à faire (au niveau de la perception mais aussi au niveau médical), en faire un spectacle touchant et divertissant est un bon début. Vos témoignages sont aussi bienvenus sur le site du théâtre de poche, chaque soir un extrait est lu sur scène après la représentation.

Théâtre de Poche


Chemin du Gymnase, 1 A
1000 Bruxelles