Les carnets du sous-sol

Ixelles | Théâtre | Le boson

Dates
Du 27 novembre au 8 décembre 2018
Horaires
Tableau des horaires
Le boson
Chaussée de Boondael, 361 1050 Ixelles
Contact
http://www.leboson.be
reservations@leboson.be
+32 471 32 86 87

Moyenne des spectateurs

star-offstar-offstar-offstar-offstar-off

Nombre de votes: 0

Les carnets du sous-sol

Souffrant d’une misanthropie pathologique, un homme s’est retiré du monde. Depuis 20 ans dans sa cave, cet homme-rat ressasse sans cesse le souvenir de l’échec de sa vie : une femme-brebis égarée qu’il aurait voulu ramener dans le troupeau.

D’après Dostoïevski
Adaptation et mise en scène Benoît Verhaert
Avec Céline Peret et Benoît Verhaert
Création lumière Matthieu Kaempfer
Création sonore Samuel Seynave
Une production du Théâtre de la Chute

Distribution

Benoît Verhaert, Céline Peret

Laissez nous un avis !

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
  • Se connecter
Votre message

Samedi 8 décembre 2018, par Titiane Barthel

Mélancholie en sous-sol

Benoît Verhaert s’attaque avec brio à l’étrange nouvelle de Dostoïevski, Les Carnets du Sous-sol, pour incarner aux côtés de Céline Peret un misanthrope aigri et touchant.

L’espace singulier du Boson était taillé sur mesure pour le nouveau défi de Benoît Verhaert, celui d’adapter, de mettre en scène et de jouer Les Carnets du Sous-sol, de Dostoïevski. Dans un dispositif quadrifrontal où les spectateurs encerclent littéralement le comédien, nous voyons évoluer une sorte d’ermite lassé de vivre, tournant en rond dans une cave, jusqu’au jour où arrive dans sa vie Lisa, une jeune prostituée, incarnée avec puissance par Céline Peret, dont il ne parviendra pas à comprendre qu’elle était son salut.

La performance d’acteur de Benoît Verhaert dans sa solitude, et en duo avec Céline Peret est mémorable tant elle est vibrante et proche sans jamais devenir quotidienne. Le rapport au temps se distend et transforme les minutes en mois et en années, nous plaçant l’espace d’une représentation dans un hors-temps à l’intérieur duquel nous parvient le précieux texte de Dostoïevski.

Le défi était dangereux, d’adapter une écriture romanesque telle que celle de Dostoïevski au théâtre, en réussissant à le faire entendre à la fois dans son caractère philosophique, esthétique et existentiel, et il est pleinement relevé. Un beau moment de théâtre.

Le boson


Chaussée de Boondael, 361
1050 Ixelles