Lundi 7 novembre 2011

La succulente Fée Culente…

De deux choses l’une, si vous avez une très manifeste aversion pour les enfants et/ou aucune affinité avec l’humour fonckien, vous n’avez pas intérêt à mettre les pieds au TTO pour assister à « Fée un vœu ». Par contre, si vous aimez Sttellla et/ou que vous avez des enfants, vous avez tout intérêt à d’ores et déjà réserver vos places pour le mois de décembre car vous risquez fort d’apprécier cette création à la mise en scène signée Uffner !

Tout commence avec Camille, une petite fille qui s’ennuie et voudrait bien que sa vie soit plus chouette. L’actrice au doux nom de - tiens ! – Camille entre en poussant la chansonnette, le sourire aux lèvres et la jupette à volants virevoltant dans tous les sens. Energique et pleine d’enthousiasme, son ton enfantin et ses paroles un peu simplistes touchent sans conteste le public cible mais qu’en est-il des adultes ? En ce qui nous concerne, nous nous contentons de sourire face à ces lieux communs couverts de manière naïve. Pensant nous retrouver devant une comédie musicale parlant tant aux enfants qu’aux adultes, nous restons, c’est vrai, quelque peu perplexes.

Fort heureusement, Madame la Fée arrive pour pimenter le babillage acidulé de la demoiselle et voilà qu’on sent que la pièce décolle. De jeux de mots en clins d’œil, de belgicismes en calembours, nous commençons franchement à l’apprécier ce conte de fée et nous laissons dès lors tranquillement porter par cette gentille historiette qui nous est racontée.

Les chansons sont sympathiques sans être transcendantes (surtout lorsqu’on connaît un peu le répertoire de Jean-Luc Fonck qui a une marque de fabrique toute personnelle), le décor et les costumes sont bien pensés mais le plus savoureux est sans conteste la fin qui est non seulement participative mais aussi inattendue ! Notre seul regret sera donc l’ambivalence du personnage de Camille qui témoigne d’une ostensible niaiserie puérile en totale contradiction avec son vocabulaire parfois plus adolescentesque… Peut-être que nous ne sommes plus dans le coup mais personnellement, étant petite fille, nous ne trouvions pas tout « excellent, quoi ! ». Question de génération, sans doute.

Carole Glaude

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