La Virevolte

Théâtre | Atelier 210

Dates
Du 5 au 16 mars 2013
Horaires
Tableau des horaires

Contact
http://www.atelier210.be
info@atelier210.be
+32 2 732 25 98

Moyenne des spectateurs

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La Virevolte

A travers La Virevolte, Nancy Huston nous livre l’histoire de Lin, une femme, une épouse, une danseuse, qui devient mère et se confronte à l’impossibilité de combiner son dévouement à son art avec la maternité. Tiraillée par ses désirs, sa passion et sa famille, Lin s’enfonce dans une spirale dont la seule issue possible est la fuite. Pour tenter d’exister, elle abandonne son foyer, laissant son mari Derek élever seul leurs deux filles : Marina et Angela, âgées alors de 4 et 7 ans. S’ensuit pour chacun d’eux une reconstruction marquée de façon indélébile par le cataclysme de l’abandon. En témoins privilégiés, Derek, Angela et Marina retracent l’histoire de cette famille décomposée. Depuis la naissance des filles jusqu’ à leur adolescence, ils vont retraverser le fil de leur vie, raconter l’absence au présent et tenter de comprendre le choix incompréhensible d’une mère. Sur le plateau se croisent ces 4 parcours de vie, à travers la confrontation de 2 langages : la parole et la danse.
d’après le roman de Nancy Huston adaptation et mise en scène Isabelle Jonniaux assistante Marie-Bénédicte Baudin chorégraphie Johanne Saunieravec Sarah Brahy, Serge Demoulin, Johanne Saunier, Charlotte Villalonga scénographie et costumes Renata Gorka création lumièresFlorence Richard création sonore Thomas Thurineun spectacle de la compagnie de la Lune en coproduction avec l’Atelier 210 et le Centre culturel Jacques Franck avec le soutien de la Maison de la culture d’Ath et du Centre culturel de Huy avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles - Services du Théâtre et Service de la Danse photo Jeffrey Vanhoutte
Atelier 210 - du 5 au 16 mars 2013 - 20h30 Tarif plein : 18€ / +60 ans : 15€ / -30 ans et demandeurs d’emploi : 10€ http://atelier210.be/programme_information-A210-119.html

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17 Messages

  • La Virevolte

    Le 28 février 2013 à 04:30 par fiscomg

    spectacle remarque ou danse et theatre se cotoie sans savoir qui "leade"...

    Le spectacle en plus de procurer de l’émotion et d’une justesse remarquable et la musique vient magnifier si besoin en était le reste.

    Forme theatrale osée et qui fonctionne car sans artificie si ce n’est le strict necessaire.

    A voir et revoir pour moi car les images qui nous sont projetés sont à la fois graphique et puissant.

    bravo pour cette merveilleuse pépite et longue vie à ce bébé.

    merci à Mme Huston pour l’excellence de sa plume.

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  • La Virevolte

    Le 3 mars 2013 à 05:53 par kirkavu

    Un beau moment, tenu et naturel. Le texte est joliment adapté, sonnant littéraire mais adapté a chacun des narrateurs de facon adroite, les acteurs sont , comment dire ... touchant de leur simplicité, ils racontent plus qu’ils ne jouent mais le "je" des personnages les rend très touchant, la musique et le mouvement viennent ponctuer le tout de maniere juste, j’avais peur que la danse par moment prenne trop le dessus sur l’histoire, mais tout était pesé. Une histoire touchante, un visuel très très beau (l’image finale en particulier) et on en sort, heureux d’avoir vu cela.

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  • La Virevolte

    Le 5 mars 2013 à 11:28 par hello1

    Première ce soir à l’Atelier 210 avec présence de l’écrivain Nancy Huston qui rencontre la salle après ce magnifique et poignant spectacle, concocté, sur base de son livre, par Isabelle Jonniaux dans une remarquable mise en scène. Ajoutez de très bons comédiens en réel lien avec une danseuse imprégnée par son personnage plein d’ambivalence qu’est cette femme (Lin), et vous trouverez un spectacle réussi : on ne sort pas indemne de ce texte et de cette interprétation, mais en réflexion .... avec encore plein la tête de mots et d’images visuelles, le tout dans un ensemble artistique réussi. Vraiment à voir !

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  • La Virevolte

    Le 6 mars 2013 à 02:26 par Alexei

    Je dirai aussi que l’adaptation reste très littèraire. Comme il a été dit dans les commentaires précédents, j’ai eu l’impression que les comédiens lisaient l’histoire plus qu’ils ne l’interprétaient.
    Sinon, il est vrai que la pièce est pleine de contradictions, d’images et d’interprétations.

    J’ai surtout aimé le sentiment qu’on a de voir les acteurs danser dans tout leurs mouvements.

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  • La Virevolte

    Le 6 mars 2013 à 07:09 par abernard

    parfaite symbiose entre théâtre et danse. Acteurs très convaincants. Ils ne jouent pas, ils SONT les personnages du roman. Le débat avec l’auteur et I. Jonniaux sortait de l’ordinaire. A voir absolument

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  • La Virevolte

    Le 7 mars 2013 à 02:14 par Doctora

    Excellente adaptation du roman de Nancy Huston, qui raconte comment une femme abandonne son mari et ses deux filles pour se consacrer entièrement à son art, la danse. Le thème de la famille décomposée est traité avec beaucoup de nuance, sans aucune accusation. La mise en scène me semble parfaite, avec l’alternance de la parole de trois acteurs (le père et les deux filles), et la danse de la mère. Les personnages ne dialoguent pas directement, mais leurs monologues (en paroles et/ou danse) se croisent, se superposent, se confirment ou se contredisent... On pourrait dire que leurs monologues dialoguent ! Le décor (notamment une cage en verre) est adéquat et bien exploité. Les acteurs sont bien dans leur rôle, "naturels". Le spectacle est émouvant et pose une question d’actualité en ce 8 mars (demain !), journée internationale de la femme : comment une femme peut-elle concilier son épanouissement artistique et maternel ?

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  • La Virevolte

    Le 8 mars 2013 à 05:52 par chrisdut

    Très bonne soirée passée à l’atelier210 avec cette très belle pièce. Effectivement, le quatuor fonctionne bien et de manière très équilibrée. Le sujet est dur, on prend conscience des souffrances respectives de chacun au fur et à mesure de la pièce. La danse n’écrase pas du tout le texte et inversément. Très jolie scénographie, tout est très bien pensé. Un joli moment à voir.

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  • La Virevolte

    Le 8 mars 2013 à 08:30 par Francisco

    Dès le début de la pièce, j’ai été lâché et ce jusque les 10 dernières minutes finales. Pour ma part, il s’agissait plutôt d’une déclamation que d’une pièce. A part la femme-mère qui dansait, on notait une absence complète de mouvement ou alors trop de fouillis à mon goût entre les participants. Plusieurs focus ont rendu difficile la compréhension des interactions entre les acteurs. Mis à part la cage de verre et les prouesses étonnantes de la danseuse.

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  • La Virevolte

    Le 8 mars 2013 à 08:49 par bebert

    Nancy Huston décrit les terribles
    implosions que provoquent les choix que les individus doivent poser
    pour se réaliser. Dieu merci, ce n’est pas l’aspect social qui
    intéresse l’auteure, mais les déchirements profonds de l’être et
    les inévitables sentiments de culpabilité envers les êtres aimés
    nécessairement délaissés. Est-ce que la création théâtrale
    parvient à évoquer cette souffrance tragique ? Oui, grâce à
    la danse muette du personnage principal et à la métaphore de la
    cage de verre où l’on voit une femme exprimer sa souffrance interne
    par les torsions et distorsions d’un corps morcelé, pantelant, collé
    aux parois de verre, et qui ne peut que crier silencieusement son
    désespoir et son amour à ceux qui sont aimés. On est proche du
    théâtre d’Artaud, qui ne pouvait que brûler de façon atroce sur
    un bûcher en lançant désespérément de vains signes autour de
    lui. Deux petits regrets cependant. Il me semble que le rythme de la
    pièce est trop rapide. On aurait besoin de pauses à chaque grande
    étape pour intégrer davantage la souffrance exprimée (par exemple
    des pauses musicales ; je vois très bien des extraits tragiques
    d’opéra pour ponctuer les différentes parties). D’autre part, les
    voix des acteurs commentant les événements se perdent parfois dans
    le décor. Mais on pardonnera ces péchés véniels et on retiendra
    avant tout les images d’un très beau spectacle.

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  • La Virevolte

    Le 8 mars 2013 à 09:24 par babou39

    Moment très intense qui ne laisse pas indemne. Les souffrances longtemps cachées ressortent au détour de petites phrases innocentes lancées à la fin du spectacle... Très belle mise en scène, jeu d’acteurs, éclairages... A voir !

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  • La Virevolte

    Le 9 mars 2013 à 04:08 par CORNELIS

    Le spectacle est émouvant. Très bonne mise en scène et bons comédiens. Belle prouesse de Johanne Saunier qui interprète la mère et qui nous entraîne dans son mouvement perpétuel. A voir.

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  • La Virevolte

    Le 11 mars 2013 à 11:36 par Nenouch

    Super mise en scène !! On se retrouve inévitablement au coeur de l’histoire. Pièce très touchante. Un plaisir de se replonger dans l’univers de Nancy Huston.

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Mardi 5 mars 2013, par Laura Bejarano Medina

L’envol d’une mère

Dans La Virevolte, la danse et le théâtre se rencontrent avec douceur pour nous raconter la détresse d’une famille désunie par l’ambition et la passion d’une mère. Cette émouvante adaptation du roman de Nancy Huston met en perspective le déchirement qui survient parfois entre liberté et maternité.

Lin est une mère, mais Lin est aussi une danseuse. Dès le début du spectacle, le cœur du problème semble clair. Ce sont les relations difficiles avec sa deuxième fille Marina qui vont faire naître chez Lin le désir profond de quitter son foyer pour vivre sa passion en dansant aux quatre coins du monde. Le spectacle exploite avec une grande sincérité la question de la maternité et de l’abandon en prenant à témoins les deux filles et le père délaissés. Les trois comédiens nous livrent alors le récit de leur famille décomposée et laissent transparaître les blessures causées par l’absence d’une mère ou d’une épouse. De l’enfance à l’âge adulte, nous découvrons les chemins et les choix littéralement différents que prendront Angela et Marina, interprétées avec fraicheur et intensité par Sarah Brahy et Charlotte Villalonga.

La superposition de la narration et des moments de danse, menés avec sensualité et délicatesse par Johanne Saunier, confère au spectacle une forme originale, soutenue par un décor inventif parsemé de caisses en bois qui s’ouvrent au fur et à mesure du spectacle pour dévoiler des objets de jeu ou illustrer des atmosphères particulières. Placée au fond de la scène, une cage vitrée permet de créer un espace scénique symbolique qui sépare la danseuse du reste du plateau et éloigne Lin de sa famille. À travers cette alliance de la danse et de la parole, on assiste à la rencontre de deux moyens d’expression qui se renforcent mutuellement lorsque que les relations entre les personnages sont mises en danse et leurs émotions mises en mouvement.

Par des jeux subtils de lumières et d’ombres qui révèlent les corps, illuminent ou assombrissent la scène, Isabelle Jonniaux joue avec l’intimité de la sphère familiale. L’alternance entre les voix naturelles des comédiens et l’utilisation de micros donne une autre dimension à la parole et construit des ambiances déroutantes. Souvent, les voix s’entremêlent, se mélangent, s’accélèrent dans une douce cacophonie qui amplifie les tensions. Mais parfois, ce sont les silences profonds ou les musiques troublantes qui traduisent un mal-être avec intensité.

Même si un léger manque de rythme se fait sentir à certains moments, La Virevolte emporte le spectateur dans un élan de sensibilité et de finesse en touchant à des questions complexes ; comment être une femme libre et une mère à la fois ? Comment jouer son rôle de père quand celui de la mère s’efface ? Comment se reconstruire quand on a été abandonné ? Comment être mère quand on a perdu la sienne ? Comment être mère, tout simplement ? Et la boucle est bouclée…

Laura Bejarano Medina

Atelier 210


Chaussée Saint-Pierre, 210
1040 Etterbeek