La Machine de Turing

Woluwe-Saint-Lambert | Théâtre | Théâtre Wolubilis

Dates
Du 23 au 25 octobre 2019
Horaires
Tableau des horaires
Théâtre Wolubilis
Cours Paul-Henri Spaak, 1 1200 Woluwe-Saint-Lambert
Contact
http://www.wolubilis.be
d.crista@woluwe1200.be
+32 2 761 60 30

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La Machine de Turing

Manchester. Hiver 1952. Suite au cambriolage de son domicile, le professeur Turing porte plainte au commissariat. D’allure peu conventionnelle, il n’est d’abord pas pris au sérieux mais sa présence n’échappe pas aux Services Secrets. Et pour cause, Alan Turing est un homme détenant de nombreux secrets... De son incroyable acharnement pour briser le code « Enigma », utilisé par l’armée allemande pour ses communications secrètes, nous découvrons un homme atypique et attachant, inventeur d’une « machine pensante »… Marqué à jamais par la mort de son ami d’enfance, Christopher, Alan Turing sera finalement condamné pour homosexualité et mettra fin à ses jours.

Inspirée par la pièce de Hugh Whitemore
BREAKING THE CODE
Basée sur ALAN TURING : THE ENIGMA d’Andrew Hodges

Molière du Théâtre privé
Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre privé pour Benoit Solès
Molière de l’Auteur francophone vivant pour Benoit Solès
Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre privé pour Tristan Petitgirard

Distribution

DE Benoit Solès MISE EN SCÈNE Tristan Petitgirard AVEC Benoit Solès, Amaury de Crayencour DÉCOR Olivier Prost LUMIÈRES Denis Schlepp MUSIQUE Romain Trouillet VIDÉO Mathias Delfau COSTUMES Virginie H + D’INFOS SUR Wolubilis.be

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2 Messages

  • La Machine de Turing

    Le 24 octobre 2019 à 16:20 par justined

    Voici une pièce de théâtre que je ne suis pas prête d’oublier.
    Non seulement il s’agit d’une pièce qui nous permet d’élargir notre culture en n’en apprenant plus sur Turing et le déchiffrage d’Enigma pendant la guerre mais Benoit Solès et Amaury De Crayencour nous servent un très grand moment de théâtre.
    Le jeu de acteurs est grandiose, la mise en scène impeccable. Il n’y a rien à redire .
    Bref, à voir absolument.

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  • La Machine de Turing

    Le 25 octobre 2019 à 14:03 par Jean Michel Demol

    Vu à Wolubilis en Belgique.
    Ce n’est pas une pièce sur Turing mais bien un pladoyer pour l’homosexualité. Le sujet s’y est perdu.
    Le jeu de "Turing" fait penser à du Pierre Aucaigne (Momo) en plus tragique.
    La mise en scène relève d’une pièce de fin d’année de terminale.
    Comme un bon quart des spectateurs, ma compagne et moi, avons du lutter pour ne pas nous endormir. A la fin du spectacle, beaucoup on gardé les mains sur les genoux, le reste de la salle composée pour beaucoup d’amis (au dires d’un des comédiens) a fait assez de bruit pour faire croire à de l’enthousiasme.
    Bref très déçu pour une pièce que j’avais personnellement sélectionnée sur base de sa présentation dans les médias et très étonné des succès et honneurs qui lui a été réservée en France.
    C’est bien fait pour ma "pomme" de croire que l’aval de Paris me garantira une bonne soiré au théâtre.
    Pas grave, on y retourne

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Jeudi 24 octobre 2019, par Catherine Sokolowski

Hommage bien mérité

D’après les historiens, Alan Turing, a réduit la durée de la guerre 40-45 de 2 ans, sauvant ainsi 14 millions de vies. Déjà une première raison de l’aimer ! Mais le mathématicien britannique, peu connu jusqu’en 2014, date de la sortie du film de Morten Tyldum « Imitation Game » est bien plus que cela ! Père de l’ordinateur et précurseur de l’intelligence artificielle, Turing a apporté énormément malgré la brièveté de son existence, puisqu’il est mort à 41 ans. Dans « La machine de Turing » Benoit Solès met brillamment en scène la vie cet homme hors du commun tout en l’interprétant. Une double casquette que l’artiste arbore à merveille, ce spectacle ayant été couronné d’un triple Molière. Excellent.

Victime d’un cambriolage, Alan Turing (40 ans) porte plainte au commissariat. Le dialogue entre le professeur et le représentant de l’ordre est jouissif : « Appelez-moi prof, comme l’un des cinq nains….Pas d’enfant. A part moi-même. » En fait, ce vol est l’œuvre de l’un des gigolos que Turing entretenait.

La création de Benoit Solès est basée sur la pièce « Breaking the code » de Hugh Withemore. Le film, « Imitation Game », pour ceux qui l’ont vu, est quant à lui basé sur la biographe d’Andrew Hodges « Alan Turing : The Enigma ». Tout ceci donne évidemment envie d’en savoir beaucoup plus.

Juste avant la guerre, en 1939, Turing est intégré à l’équipe de cryptographie de Bletchley Park dans le but d’élucider les codes cryptés de la redoutable machine allemande « Enigma ». Contrairement au film, qui s’intéresse essentiellement au travail du savant sur cette machine, la pièce met en avant l’homosexualité du scientifique.

A l’école, son meilleur ami, aussi doué que lui, s’appelait Christopher Morcom. Mort de tuberculose bovine en 1930, avant que Turing ait pu lui déclarer sa flamme, c’est son prénom que portera la machine élaborée pour décrypter les codes allemands.

Les flashbacks habilement gérés dans un décor unique (bureau du commissariat, étagère parfois transformée par des projections…) permettent aux spectateurs de se familiariser avec la vie de ce sympathique génie. Malheureusement, à l’aube de la guerre froide, sa contribution doit rester secrète. Il ne pourra donc pas s’en servir lorsque qu’on veut le condamner pour homosexualité. On lui donne le choix, soit il va en prison pendant 2 ans, soit il accepte d’être « soigné » à fortes doses d’ œstrogène. Il choisit cette deuxième solution mais se suicide à 41 ans, en 1954. Contrairement à des milliers d’homosexuels, Alan Turing a été réhabilité en 2013 par la reine Elisabeth II et reconnu comme héros de guerre.

Malgré un problème technique le soir de la première, à savoir la démission de l’un des deux vidéo projecteurs, le spectacle en a bluffé plus d’un. Benoit Solès, premier comédien à recevoir simultanément le Molière de l’auteur et du comédien pour cette pièce, est en état de grâce. Il est Alan Turing et le public le sent. Que dire de plus ? Avec un artiste au sommet de son art qui endosse le costume d’un scientifique hors norme, le spectacle ne peut qu’être exceptionnel. A déguster.

Théâtre Wolubilis


Cours Paul-Henri Spaak, 1
1200 Woluwe-Saint-Lambert