L’inquiétude d’être au monde

Théâtre | Théâtre de la Vie

Dates
Du 2 au 11 octobre 2014
Horaires
Tableau des horaires

Contact
http://www.theatredelavie.be
reservations@theatredelavie.be
+32 2 219 60 06

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L’inquiétude d’être au monde

S’appuyant sur L’inquiétude d’être au monde de Camille de Toledo, écrit en réaction aux faits ayant eu lieu en Norvège sur l’île d’Utoya en 2011, le spectacle propose un regard lucide sur « l’impermanence » du siècle nouveau. Les références, les socles de nos sociétés semblent vaciller, abandonnant les individus au vide. Le Théâtre de la Vie souhaite mettre en avant cette mise en abîme des doutes et des espoirs d’une génération face au monde. Avec : Adélaïde Huet, Alizée Larsimont, Anton Kouzemin, Boriana Todorova, Brice Mariaule, François Maquet, Gaëlle Gillis, Mathieu Hanin, Michel Collige/ D’après L’inquiétude d’être au monde de Camille de Toledo / Adaptation, scénographie et mise en scène : Pascal Crochet / Lumière : Sophie Ferro et Simon Hommé / Son : Romina Palmeri / photos : Robert Bui. Avec le soutien du Théâtre Par-delà, en collaboration avec Arts², Conservatoire royal de Mons et le Centre Culturel de Frameries.

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3 Messages

  • L’inquiétude d’être au monde

    Le 7 octobre 2014 à 01:44 par miche271

    bizarre cette piece... Il me semble que cette inquietude n’est pas neuve et sera eternelle tant qu’il y aura des hommes.

    Sentiment deplaisant d’etre une spectateur positionnee en accuse.
    Mais je n’ai peut-etre pas tout capte...?

    J’espere que la jeune comedienne qui s’est blesse en saluant va bien ?

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  • L’inquiétude d’être au monde

    Le 12 octobre 2014 à 01:53 par Elbousaksaki.r

      Je suis arrivé à la dernière minute sans réservation. La salle est comble ;Malgres ma place de fond de salle, C’est beau, c’est merveilleusement bien jouée, c ’est audible, j’avais l impression d être au premier rang. 

    C ’était un plaisir de vous voir jouer.

    Bonne continuation à tous !

    Rachid

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Dimanche 5 octobre 2014, par Catherine Sokolowski

Le cri

Neuf comédiens fraîchement sortis du Conservatoire Royal de Mons poussent un cri d’effroi. Ils dénoncent « l’impossible apaisement ». S’appuyant sur un texte de Camille de Toledo, mis en scène par Pascal Crochet, les jeunes acteurs évoquent à l’unisson les dérives de l’Europe, le repli identitaire, les tendances nationalistes, le manque de communication, le racisme et bien d’autres déviances. Le plaidoyer s’entend. L’architecture particulière de la salle du Théâtre de la Vie, qui allie scène en contrebas et proximité des spectateurs, intensifie le discours. Impossible de passer à côté du message dont la noirceur s’oppose au charme et à la vitalité des visages qui le portent.

Deux tables et quelques chaises habillent partiellement la scène brute du théâtre mais ce sont surtout les corps qui servent de décors, secoués de spasmes, désarticulés ou rythmés, expression d’un malaise profondément ressenti. C’est « Le Cri » d’Edvard Munch, démultiplié par le temps. Le 20ième siècle, « aube de l’inquiétude », a laissé la place à un monde effrayant, une orgie de libertés, dans lequel il est désormais impossible de trouver l’apaisement. Pour preuve, les évènements comme celui d’Utoya en Norvège ou celui de Columbine aux Etats-Unis. Comme dans « Happy Slapping » de Thierry Janssens ou « Punk Rock » de Simon Stephens, le théâtre s’appuie sur des faits divers perpétrés dans des écoles et autres lieux de rassemblement pour mettre en exergue la déviance globale d’une société qui semble devenue incontrôlable et qui n’assure plus sa fonction première : rassurer les individus qui la composent.

Exercice de fin d’étude pour les comédiens, le recueil de Camille de Toledo n’était pas destiné à être porté au théâtre. Réflexion philosophique sur les vicissitudes d’un monde à la dérive, le texte est noir, angoissant et parfois obscur. Le fond contraste donc beaucoup avec la forme : neufs brillants comédiens mettent toute leur énergie et leur jeunesse à la disposition d’un cri d’alarme. A l’heure où l’Europe diminue les budgets culturels sous couvert d’austérité, espérons qu’ils soient entendus, et par le plus large public possible.

Théâtre de la Vie