L’hiver de la cigale

Théâtre | Théâtre Le Public

Dates
Du 9 septembre au 30 octobre 2010
Horaires
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L’hiver de la cigale

Deux femmes face à face ; entre elles, un monstre... Hiver 2002. La cigale ayant chanté tout l’été dû bien se résoudre à affronter l’hiver... Laura est maintenue en détention préventive, accusée d’avoir tué le général Oscar Antonio Roederer, ancien dictateur de son pays. L’avocate de la défense, Maître Franchi, va avoir du mal à arracher des aveux à sa cliente. Au fil des rencontres, les deux femmes se retrouvent liées l’une à l’autre par les révélations d’une histoire commune. Devenues indissociables, elles vont devoir parcourir ensemble le long chemin qui mène à la vérité. Un texte puissant par l’auteur de « L’Initiatrice » que vous avez été nombreux à apprécier la saison passée, servi par deux splendides comédiennes sous la direction de Magali Pinglaut. Dans les écrits de Pizzuti, ce sont toujours des femmes qui luttent. Avec obstination, elles se battent pour qu’un autre monde advienne. Avec opiniâtreté, elles font avancer la machine sociale. Avec fermeté, elles parlent, s’engagent et dénoncent ; audacieuses, elles sont pragmatiques et entières, elles luttent pour l’émancipation de tous et pour les libertés de chacun. Parce que, toutes, elles rêvent à des lendemains qui chantent ! UNE CRÉATION ET PRODUCTION DU THÉÂTRE LE PUBLIC.

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4 Messages

  • L’hiver de la cigale

    Le 9 octobre 2010 à 12:00 par sydney

    J’ai aimé le texte dense et dont on ne perd pas une miette, les deux comédiennes si différentes et qui se complètent à merveille, le texte de Pizzutti qui prend aux tripes et la mise en scène de Magali Pinglaut qui est simplement juste. A part un moment qui m’a paru long et qui ne m’a tout de même pas fait décrocher, j’ai été tenue en éveil par cette pièce. Je recommande vivement.

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  • L’hiver de la cigale

    Le 17 octobre 2010 à 11:13 par celinemo

     Les deux comédiennes ont un jeu très juste. La mise en scène, très simple renforce leur prestation. L’histoire a un véritable contenu. Le texte est très réaliste et tient en haleine. Un dialogue qui mérite d’être vu !

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  • L’hiver de la cigale

    Le 23 octobre 2010 à 04:21 par deashelle

    Deux personnages féminins, quarante ans, aussi contrastés que possible : une avocate très élégante, bourrée de féminité, coupe garçonne et voix de tragédienne, femme protectrice et une terroriste comédienne, feignant l’autisme, les cheveux mi-longs cachant le visage, la démarche mince et hésitante, en tenue de prisonnière kaki, bottines aux pieds, femme victime courageuse.
    Que la joute commence. Le combat singulier s’engage avec subtilité. Il y a un mystère à découvrir, une question fondamentale à comprendre. Rien ne progresserait sans cette interrogation et sans cet interrogatoire, minutieux, presque socratique. Qui des deux est la fourmi ou la cigale, on ne cesse de se poser la question.
    L’empathie est le tiers personnage. On découvre qu’elles ont en effet la capacité de se mettre à la place l’une de l’autre, elles possèdent une qualité d’écoute profonde et ces deux femmes vont mutuellement se métamorphoser peu à peu au contact de l’autre, de révélations en révélations, les émotions devenant de plus en plus palpables et partagées. Le sujet est grave, le texte de la loi inflexible. Tout les sépare et tout va les faire se rejoindre dans un même combat, celui de la vie ! Peu à peu, on assiste à un crescendo de révélations de plus en plus violentes au fur et à mesure que le meurtre semble devenir justifiable. Quel tour de passe-passe ce combat verbal féroce et obstiné de filles d’Hercule, aussi fortes l’une que l’autre, où les rôles finissent par se renverser ! Et voilà le transfert du pouvoir absolu de l’une, vers le pouvoir de l’autre : c’est la liberté et le pouvoir de la vie qui doivent émerger ! C’est qu’elles ont en commun une confiance éperdue dans le progrès humain et la victoire du Bien sur le Mal. Et en secret, la nécessité d’une certaine rédemption.

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  • L’hiver de la cigale

    Le 9 novembre 2010 à 10:26 par Original

    Lieu toujours aussi agréable, actrices réellement impressionnantes : deux ingrédients qui ne pouvaient QUE mener à une bonne soirée !

    La mise en scène semble s’effacer pour laisser le jeu du duo dans la lumière.

    Très bon moment !

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Lundi 18 octobre 2010, par Xavier Campion

Un huis clos captivant

Dans L’hiver de la cigale, Pietro Pizzuti fait se rencontrer deux femmes que tout oppose. Pourtant, leurs destins sont liés et elles vont devoir lutter ensemble pour affronter la vérité. En dépit de quelques longueurs, ce texte bien ficelé est servi par deux actrices impressionnantes et une mise en scène tout en subtilité.

Le point fort de la pièce est indubitablement le tandem d’actrices. Laurence Vielle est fascinante dans le rôle de Laura, accusée d’homicide volontaire à l’encontre du dictateur Somadossi. De sa voix rauque à la moindre manie gestuelle, le personnage créé par l’actrice est vivant et crédible. Nathalie Cornet n’est pas moins douée dans son rôle d’avocate acquise à la défense des droits de l’homme. Ces deux personnages s’apprivoisent littéralement sous les yeux des spectateurs. Alors que tout semble les séparer, de nombreux rebondissements ne feront que les rapprocher et les pousser à comprendre les motivations de l’autre.
La scénographie minimaliste et la salle des voûtes du Public conviennent parfaitement au cadre de la pièce. Deux chaises situées aux extrémités du plateau et du papier, beaucoup de papier : carnets intimes du dictateur, dossiers d’instruction ou encore articles de journaux. On note également un très beau travail sur la lumière. Suggérant la prison par l’ombre des barreaux, elle peut aussi se faire très crue après une longue période de pénombre et souligner la violence des mots.
Même si la pièce semble s’essouffler un peu après les trois premiers quarts d’heure, elle reprend rapidement un rythme soutenu qui porte le public jusqu’à la fin. L’hiver de la cigale est une invitation à la réflexion. Dans une situation critique telle qu’un régime de dictature, Pizzuti pose une question : qui de la justice ou de la loi du talion est la plus pertinente ?

Sarah Heinderyckx

Théâtre Le Public


Rue Braemt, 64 70
1210 Saint-Josse-Ten-Noode