L’Ecume des Jours

Théâtre | Théâtre Marni

Dates
Du 7 au 16 novembre 2013
Horaires
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L’Ecume des Jours

Après le Peter Pan de Loisel, Emmanuel Dekoninck adapte librement le roman culte de Boris Vian, et continue son exploration des univers imaginés. Et ce lauréat du Prix Jacques Huisman en 2009 connaît le défi que représente l’adaptation de L’Ecume des jours, lui qui incarnait brillamment Colin en 1999. « Dans la vie, il y a seulement deux choses : c’est l’amour, de toutes les façons, avec des jolies filles, et la musique de Duke Ellington. Le reste devrait disparaître, car le reste est laid, et la démonstration qui va suivre tire toute sa force du fait que l’histoire est entièrement vraie puisqu’elle a été imaginée d’un bout à l’autre ». Boris Vian Soirées transversales Jeudi 07.11
19:30 SALLE L’Ecume des Jours
21:30 BAR Marni club : Chouval Brass Jeudi 14.11
19:00 BAR Philo : Cabinet de réflexion
19:30 SALLE L’Ecume des Jours
21:30 BAR Marni club : Big Noise Mise en scène et adaptation Emmanuel Dekoninck
Scénographie et Costumes Ronald Beurms
Chorégraphie Bérengère Bodin
Lumières Thomas Vanneste
Avec AntojO, Emmanuel Dekoninck, Steve Driesen, Marie du Bled, Fanny Dumont, Gilles Masson, Violette Pallaro, Nancy Philippot, Aurélien Ringuelheim , Julien Vargas
Coproduction Les Gens de Bonne Compagnie, Théâtre du Sygne
Réalisé avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles-Service du théâtre

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33 Messages

  • L’Écume des Jours

    Le 15 septembre 2011 à 11:06 par Aurelia

    Super acteurs "multi-tâches" (danse, chant, jeu d’acteur, acrobaties)..Au début, peur que ce soit trop décousu, absurde, "expérimental" et finalement fou, décalé, drôle (j’ai bien ri ! ^^) malgré le fond assez "noir"..A voir !!! :-D

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  • L’Écume des Jours

    Le 15 septembre 2011 à 11:42 par chrisdut

    Une très bonne soirée passée à l’Atelier 210 avec ce grand classique. Roman difficile à adapter au théâtre, mais Emmanuel Dekoninck l’a réussi avec brio. La troupe d’acteurs-musiciens parvient avec efficacité à installer les scènes imaginaires de Boris Vian. On est dedans assez rapidement et on prend en sympathie très vite Colin, Chloé, Chick, Alize et leurs amis. La musique omniprésente donne à cette pièce une atmosphère délirante et joyeuse collant parfaitement au délire. On retrouve toutes les allusions auxquelles Vian voulaient nous faire réfléchir. Quelques petites libertés ont été prises pour rendre l’aspect pratique sur scène mais l’ensemble est très "cohérent" (pour un univers imaginaire bien entendu) et magnifiquement joué. Allez-y découvrir cette pièce qui mérite le détour.
    NB : Le pianocktail en "vrai" vaut le détour. Superbe réalisation du décorateur. Je l’ai enfin vu pour de vrai.

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  • L’Écume des Jours

    Le 17 septembre 2011 à 09:43 par mike

    Une réussite que cette adaptation du roman de Vian : burlesque/ loufoquerie/absurde/fantastique côtoyent humour/poésie/noirceur/analyse cynique de la société , tout cela sur fond musical omniprésent.
    Le jazz St Germain des Prés d’après-guerre est remplacé par David Bowie, Queen, le merveilleux A Whiter Shade of Pale de Procol Harum ( mention spéciale à la comédienne chanteuse, impeccable)....
    Bref, tu t’ennuies pas une minute !

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  • L’Écume des Jours

    Le 18 septembre 2011 à 08:16 par bebert

    Ouf ... avaient
    J’étais inquiet. J’avais lu Boris Vian avec délectation. Bouffée de fraîcheur, loin des existentialistes, des intelectuels du nouveau roman, il racontait des histoires d’amour, faisait une critique sociale déjantée. Boris jouait avec les mots. Est-ce qu’une adaptation théâtrale pouvait, plus de 50 après, garder cette fantaisie ? Est-ce que le langage théâtral pouvait véhiculer la critique virulente sans devenir une lourde démonstration brechtienne ?
    J’avais tort d’être inquiet. De toute évidence, les acteurs s’amusaient (scène inénarrable du mariage), et ils ne sont jamais tombés dans ce théâtre didactique que je craignais. La mise en scène et le décor avaient des traits géniaux (quel splendide piano-coktail !, l’arrachement du nénuphar dans le poumon de Clhoé sous forme d’ombres chinoises). Et la musique de jazz qui cimente tout le spectacle.
    Quelques regrets : on n’a pas rétréci l’espace, comme dans le roman. Parfois des décors trop complexes et sans pertinence (punching ball ou le distributeur de bonbons dans les premières scènes). Mais on peut pardonner ces péchés véniels. Ce serait un péché bien plus grave de manquer ce spectacle.

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  • L’Écume des Jours

    Le 19 septembre 2011 à 07:49 par lilisss

    Nous avons adoré ! Mise en scène, thème, cela faisait très ’comédie
    musicale’... un petit moins en revanche : du fond de la salle nous avons
    eu des difficultés à entendre distinctement les paroles d’un acteur en
    particulier.

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  • L’Écume des Jours

    Le 19 septembre 2011 à 10:35 par Doctora

    J’étais très curieuse de voir le spectacle car j’avais beaucoup aimé, dans ma jeunesse, "L’écume des jours". Et j’ai été très heureuse de retrouver sur scène toute l’ambiance de Boris Vian, avec son humour et sa poésie. On a l’impression que les acteurs s’amusent, et leur plaisir est comunicatif. On rit bien dans la salle. L’acteur qui tient les rôles de Nicolas et du prêtre est particulièrement excellent ; la comédienne chanteuse aussi. La musique est présente tout au long du spectacle. Comme l’écrit Chris2010, le pianockail en "vrai" vaut le détour. Et on a pu voir aussi le mystérieux nénuphar, d’une manière très délicate, en ombre chinoise. Et la souris... en personne ! La critique de l’Eglise et du travail passe très bien. Je me suis demandé pourquoi le metteur en scène n’avait pas tenu compte du rétrécissement de l’espace, sur lequel Boris Vian insiste pourtant tout au long du roman... mais peut-être cela aurait-il été trop "facile", justement, à réaliser spatialement ? Et si l’accent avait été mis sur cet aspect, la place aurait sans doute manqué pour toute l’excubérance du spectacle.
    Conclusion : spectacle magnifique !

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  • L’Écume des Jours

    Le 19 septembre 2011 à 11:16 par Colette

    Très bonne adaptation du roman de Vian. Le chant et la musique vous
    introduisent d’emblée dans ce spectacle vivant et original. Nous avons
    aussi apprécié la mise en scène, les décors et admiré les talents
    multiples des acteurs.
    Petite réserve : au fond de la salle, l’acoustique est moins bonne.
    Mieux vaut donc se précipiter pour être aux premiers rangs !

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  • L’Écume des Jours

    Le 19 septembre 2011 à 12:57 par paolo

    beau spectacle ! Je ne connaissais pas Boris Vian alors peut-être j’ai eu quelques problèmes à comprendre à fond la pièce. Le symbolisme est très fort et quelque chose échappe dans l’histoire. Le rythme ne tient pas toujours et à mon avis il y a un peu trop de musique, surtout au début. Mais j’ai bien aimé la performance et les comédiens. La scène du mariage phénoménale !

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  • L’Écume des Jours

    Le 22 septembre 2011 à 09:57 par deashelle

    Une magnifique soirée d’ingénierie poétique. Un monde monté sur roulettes. Et le tout marche comme sur des roulettes. Emmanuel Dekoninck a réussi le défi de montrer un univers parallèle que l’on peut réellement voir, un monde qui jongle avec la vitesse et avec la mort. Une façon efficace d’appréhender le réel. Dénonciation moderne de tout ce qui tue : le travail érigé en valeur plutôt qu’en moyen, la guerre, la pauvreté, la maladie. La folie de l’administration. La folie religieuse qui tue le plaisir. La folie du culte de la personnalité avec ce personnage délirant, lui aussi monté sur roulettes, et pas des moindres, représenté comme un philosophe grotesque présentant ses échantillons de vomi lors de ses conférences de presse. Rapport à la Nausée.
    Et pendant ce temps là, l’immense nénuphar de tout ce qui bloque l’homme, se développe, mortifère et imperturbable, se nourrissant du fleuve de nos émotions et de notre angoisse. Les hommes sont des souris pour le chat. Roulette russe. Colin, au contraire de ce monde, est ce jeune homme aisé et rêveur, qui aime le jazz, la vie et l’amour et qui déteste la violence et le travail. La délicieuse, la frêle et douce Chloé incarne la féminité et la beauté. Celles-ci sont vouées à un bien triste destin. A la fin, Colin pleure et son amie la souris, incapable de contenir sa douleur, mi-animale, mi-humaine, préfère se précipiter dans la gueule du chat sous nos yeux. La lutte pour le bonheur est vraiment trop inégale.

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  • L’Écume des Jours

    Le 5 octobre 2011 à 12:01 par Doud

    C’est un beau challenge que de vouloir monter l’écume des jours, mais pour moi, on passe complètement a coté du texte d’origine.

    Tout est pris a la rigolade, une grosse farce du début a la fin, sans aucune piste de reflexion possible...

    Un peu décu, mais belle performance des acteurs (surtout Michel-Angelo Marchese).

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  • L’Écume des Jours

    Le 7 octobre 2011 à 08:32 par Sarleo

    J’avais peur d’être déçue, L’écume des jours étant l’un de mes livres préférés... Et bien pas du tout ! Très bons acteurs, mise en scène sympa et très bonne énergie. J’ai vraiment passé un très bon moment !

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  • L’Écume des Jours

    Le 14 octobre 2011 à 11:52 par campion

    Un peu déçu , sentiment mitigé. De bons moments, mais un peu une succession d’exercices...Des choses dans le roman sont certes dépassées, mais ne prendre que les dialogues nous fait quand même passer à côté du surréalisme et du décalage propre à l’esprit de Vian. Il manque la poésie, on est un peu dans une vulgarisation rock&roll selon moi...

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  • L’Écume des Jours

    Le 24 novembre 2011 à 05:26 par papacas

    Je suis sorti avec des sentiments contradictoires. Les artistes plein de talent, ils ont démontré leur capacité sur scène mais la plupart des astuces qu’ils ont utilisées n’étaient pas au service du texte. Il est vrai que le texte de Boris Vian est compliqué et difficile mais j’ai eu l’impression que les choix qu’ils ont fait étaient indépendants du texte. Je m’explique, ils auraient fait presque la même chose avec un autre texte. C’est dommage puisqu’on aurait pu assister à un petit chef d’œuvre.

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  • L’Écume des Jours

    Le 27 novembre 2011 à 03:59 par Judith

    J’ai Adoré !!!!
    Beau spectacle vraiment, belle mise en scène les acteurs
    pleins de talent, des nombreux personnages drôles et extravagants...
    tout comme le décor qui n’arrête pas de bouger...des belles images, des
    moments délirants comme le mariage de Chloé et Colin, avec la croix en néon et des trouvailles à mourir de rire.
    la musique nous accompagne pendant tout le spectacle.. des instruments un bon rythme, une grande énergie.On sort comblé.

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  • L’Écume des Jours

    Le 29 novembre 2011 à 11:36 par anacolut

    Spectacle sympa et divertissant qui ne casse pas vraiment la baraque. En même temps, c’était un challenge difficile que de porter ce livre à la scène. Sans doute est-ce ma vision du livre, mais je trouve qu’on y perdait le côté délicat, léger et douloureux en même temps. La volonté de miser sur un rythme soutenu est cependant honorable. Ils sont jeunes, ils chantent, ça pulse...

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  • L’Écume des Jours

    Le 28 juin 2012 à 01:58 par pit111

    Moment de pure folie avec pas mal d’inventivité.Très belle énergie d’acteurs. Seul bémol un peu trop de confusion et trop d’idées font un peu perdre le fil du texte de Vian. Cela dit pas facile à mettre en scène.

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  • L’Ecume des Jours

    Le 10 novembre 2013 à 01:01 par Alexei

    Et voici un avis de plus. Je viens de voir le spectacle et bien que j’ai aimé certaines choses j’avoue ne pas avoir été pris par l’énergie qui a été tenté d’être insufflé durant tout le long. J’ai aussi également perdu le fil vu que cela demarre sur les chapeux de roues. Mis à part ça, cela est bien surtout que je ne connais pas le texte original de boris vian.

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  • L’Ecume des Jours

    Le 10 novembre 2013 à 12:04 par dschwarz

    La pièce m’a laissé un avis mitigé. C’était courageux de vouloir adapter l’œuvre de Boris Vian et son univers à la fois surréaliste et poétique. Il y a de vrais efforts de mise en scène, notamment au niveau des décors. Le rythme est soutenu, ça part dans tous les sens. J’ai cependant été déçue du jeu de certaines actrices qui ont surjoué leur personnage sous prétexte du côté décalé.

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  • L’Ecume des Jours

    Le 12 novembre 2013 à 01:14 par mlaure01

    J’avais été voir cette pièce , il y a deux ans au 210. Et elle avait été l’une de mes préféres de cette saison là. Avec de l’humour , de la tristesse mais plein d’énergie ! Avec des couleurs et des décors magnifiques. Et une imagination imance et en jeu d’acteur remplit de fantaisie
    Cette année, j’ai été la revoir et rien n’a changé, je l’adore toujours autant.

    Cette pièce est une vitamine qui donne la pêche et du baume au coeur.

    A voir et à revoir !

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  • L’Ecume des Jours

    Le 19 novembre 2013 à 10:45 par Pattrick

    Quelle bouffée de nostalgie. J’avais vu cette pièce il doit y avaoit 20 ou 25 ans, à l’atelier St Anne.
    Le texte reste toujorus aussi fort, et cette adaptation est juste parfaite.
    Voilà de bons comédiens dans un excercice de fantaise. On se laisse très facilement emporté par l’histoire (même si elle est déjantée).

    Très bonne mise en scène et très bon jeu.
    Une soirée agréable, et j’espère que beaucoup de personnes en auront profiter (vu le nombre de personnes dans la salle, je crois que oui)

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  • L’Ecume des Jours

    Le 23 novembre 2013 à 06:47 par IsaDM

    J’ai tout simplement adoré ! Ce roman de Boris Vian, l’un de mes préférés, est adapté à merveille par Emmanuel De Koninck, dans un registre comique bien plus prononcé d’ailleurs, mais réellement bienvenu. J’y ai emmené mes élèves qui ont été conquis ! Ils ont ri et ont été émus du début à la fin. On peut dire qu’il est impossible de ne pas accrocher !!!

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Mercredi 21 septembre 2011, par Jean Campion

Vian, une éternelle jeunesse

Boudé, lors de sa parution en 1947, "L’Ecume des jours" est devenu un roman mythique, dont le succès ne se dément pas. Il est difficile de résister à l’envoûtement de son univers déjanté, fantastique et cruel. En 1999, Emmanuel Dekoninck incarnait Colin dans l’adapatation théâtrale, signée par Bernard Damien. La version qu’il nous propose met l’accent sur la fantaisie délirante, la fougue de la jeunesse, la recherche du plaisir et de l’amour beaucoup plus que sur l’émotion et le mal de vivre.

Un claironnant monsieur Loyal nous invite à entrer dans le tourbillon d’une fête foraine avec punching-ball, distributeur de bonbons et patinoire, où s’ébattent joyeusement des jeunes gens exubérants. Dans ce cadre, on ne s’étonne pas de découvrir la recette "musclée" de l’andouillon des îles, d’apprendre à danser le biglemoi et d’admirer le génial pianocktail.

En se rendant à la "party", organisée par Isis pour l’anniversaire de son caniche Dupont, Colin brûle de tomber amoureux et de former un couple, comme ses amis Alise et Chick ou Isis et Nicolas. Quand on lui présente Chloé, il balbutie une stupidité, mais dès leur première danse, "la majeure partie du monde se mit à compter pour du beurre". Le mariage de Colin et Chloé sera une fête de plus pour ces adolescents prolongés, qui contestent un ordre social, dont le travail constitue l’un des fondements. Aucune référence à leur enfance ni interrogation sur leur avenir. La vie est vécue comme un jeu.

S’appuyant sur cette vision ludique, Emmanuel Dekoninck nous entraîne dans un spectacle loufoque, chamarré et musical. Duke Ellington, idole de Boris Vian, est absent, mais la voix chaude de Nancy Philippot et la maîtrise des interventions musicales créent une ambiance tonique. La précision de la mise en scène permet aux nombreux changements de décors et aux séquences courtes de s’enchaîner sur un rythme alerte. Certaines scènes plus développées sont particulièrement drôles. Ainsi, en orchestrant avec finesse le mariage de Colin et Chloé, Michelangelo Marchese exploite remarquablement l’ironie grinçante de l’auteur. Et la transformation de l’enterrement de Chloé en tour de magie est savoureuse.

Cependant "L’Ecume des jours" est aussi une tragédie douce-amère. Admirateur fétichiste de Jean-Sol Partre, Chick est victime de son idolâtrie frénétique, qui le ruine et provoque sa mort et celle d’Alise. Le jour de son mariage, Chloé se met à tousser et devra entamer une lutte impuissante contre le nénuphar. Les soins nécessités par sa maladie obligent Colin à accepter un travail humiliant. L’opération subie par Chloé est délicatement suggérée en ombres chinoises. En revanche, on ne perçoit pas la réduction de la luminosité et le rétrécissement de l’espace, soulignés par le roman. Un plateau plus dépouillé aurait sans doute fait mieux sentir l’étau qui se resserre sur les héros.

Il est impossible de refléter les multiples facettes de cette œuvre hors série. A plusieurs reprises, Boris Vian critique l’aliénation de l’homme par le travail. Cette dénonciation trouve un faible écho dans l’adaptation d’Emmanuel Dekoninck. Celle-ci ne reprend que les dialogues du roman. Si ce parti pris stimule la vivacité de la pièce, il rend plus flou le personnage de la souris, ange gardien de Colin et masque partiellement l’originalité de la langue. Frustrations inévitables pour un lecteur de "L’Ecume des jours", mais qui n’empêchent pas d’applaudir un défi brillamment relevé.

L’écume des jours -Teaser

Théâtre Marni