Juste Ciel

Théâtre | Théâtre Varia

Dates
Du 7 au 20 décembre 2012
Horaires
Tableau des horaires

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reservation@varia.be
+32 2 640 35 50

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Juste Ciel

27 ans après sa création, revoici Juste ciel, le premier spectacle qui sacra l’union artistique entre Nicole Mossoux et Patrick Bonté et qui augurait de toute leur recherche ultérieure. Juste Ciel, ce sont vingt histoires courtes à se raconter le soir avant la prière, vingt tableaux enchevêtrés pour une comédie du sacré où le corps joue aux apparitions et récite jusqu’à l’absurde le rosaire des gestes appris. Avec : Julia Arbey. Spectacle à 20h30 (le mercredi à 19h30). Relâche les dimanches et lundis. Réservation : 02/640 82 58 -

Offre spéciale : 8 € la place (au lieu de 20 €) pour les lecteurs de demandezleprogramme.be. IL suffit de téléphoner au 02/ 640 82 58 et réserver avec le code : "Demandez le Programme".

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7 Messages

  • Juste Ciel

    Le 9 décembre 2012 à 03:37 par balza

    Dommage que la musique ne soit que des sons, des bruits.
    Pour le reste, j’ai beaucoup aimé la gestuelle très originale de l’artiste ainsi que sa mise en valeur grâce à une très bonne technique d’éclairage
    Balza Francis

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  • Juste Ciel

    Le 9 décembre 2012 à 10:37 par katagena

    Voici un spectacle émouvant, éprouvant. Entre le rêve parfois, et la réalité. Une réalité dure, apprise, répétée, celle de tous nos jours. Entre le rêve parfois, et le cauchemar, d’apparitions venues d’ailleurs, puis d’ici. Dynamique. J’ai aimé ce spectacle, et le jeu troublant, vrai de l’actrice. J’ai aimé, et ce n’est rien de le dire.

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  • Juste Ciel

    Le 12 décembre 2012 à 10:22 par bossy

    Nous avons découvert un genre de spectacle auquel nous ne nous serions pas intéressés si nous n’avions bénéficié de ces invitations. L’harmonie entre la musique, la gestuelle et l’éclairage nous a fort touchés et permis d’apprécier la grande qualité du spectacle. Julia Arbey est une interprète de tout premier ordre.

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  • Juste Ciel

    Le 27 décembre 2012 à 08:35 par mimi2511

    je n’ai pas été séduite du tout par ce type de spactacle...je n’ai pas compris grand choses à vrai dire...la musique était des bruits et je n’ai pas comris la gestuelle de cette actrice. C’était une première pour moi ce type de spectacle mais je n’ai pas accroché.

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Lundi 17 décembre 2012, par Charles-Henry Boland

Dieu est dans nos corps

Au Varia, une femme attend, prostrée sur le sol. Un tissu rouge recouvre maladroitement les parties de son corps. Son regard inquiet, à peine dessiné par lumière, se perd dans l’obscurité du grand espace qui l’entoure. Dans une ambiance de cathédrale silencieuse, le décor est planté. Juste Ciel, du metteur en scène Patrick Bonté et de la chorégraphe Nicole Mossoux, est un long poème créé en 1985 sur le thème du Sacré. En 2012, son charme et sa profondeur demeurent indéniables.

La religion exige un vêtement. La jeune Julia Arbey se dresse, enfile une toge d’un rouge écarlate et la cérémonie commence. S’articulant autour d’une vingtaine de tableaux, Juste Ciel aborde la question du divin et de son expression à travers l’universalité du corps. Les affaires religieuses sont difficiles à traiter par la langue, parce qu’elles se nouent souvent autour d’un rapport très secret entre le croyant et son(es) Dieu(x). L’enjeu sera justement d’approcher l’expérience du transcendant, par sa traduction à travers les attitudes gestuelles.

Car ce n’est certes pas une danse classique à laquelle nous assistons. L’on observe davantage des poses qui marquent la dévotion. La prière, l’appel à Dieu, la transe, la prosternation sont autant de gestes rituels qui témoignent du sacré sur cette terre. Par une chorégraphie strictement orchestrée et ciselée, Julia Arbey exécute son étrange révolution avec rigueur et précision.

L’aspect visuel est frappant. Des formes géométriques sont projetées sur le sol, formant des espaces étranges, des zones de danse aux contours tranchées. De cette lumière émane le lieu, l’habitation de la croyance. La musique de Christian Genet et Jean-Luc Plouvier est elle-même pleine des sons dont les temples du monde sont habités. Répétitives et envoutantes, les phrases reviennent avec la même séquence de mouvements, parfois jusqu’à l’absurde. La religion serait peut-être ce fantôme sans matière, dont la concrétude n’advient que dans ces mouvements de mains, ces corps pliés, courbés dans la poussière.

A mi-chemin entre la danse et le théâtre de geste, Juste Ciel donne aux croyances une présence que chaque spectateur peut éprouver, fut-il le plus convaincu des mécréants. Nulle foi ni compréhension ne sont requises : il s’agit simplement de regarder avec sincérité ce que nos corps deviennent dans le vécu de ce qui, quelquefois, nous dépasse.

Charles-Henry Boland

Théâtre Varia