Dom Juan de MOLIERE

Théâtre | Théâtre Royal du Parc

Dates
Du 15 janvier au 15 février 2015
Horaires
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Dom Juan de MOLIERE

Avec : Gabriel ALMAER, Maroine AMIMI, Laetitia REVA, Luc VAN GRUNDERBEECK,Benoît VAN DORSELAER, Anouchka VINGTIER, Bernard YERLÈS, Aurélie FRENNET,Laurie DEGAND. Mise en scène  : Thierry DEBROUX - Assistanat : Catherine COUCHARD Scénographie : Vincent BRESMAL Mot du metteur en scène : Voici un chef-d’œuvre que je rêvais de mettre en scène depuis longtemps.
Des circonstances imprévues m’amènent à assumer la mise en scène de cette nouvelle version.
Le projet vient de Bernard Yerlès et l’idée de le voir incarner l’un des personnages les plus célèbres de la littérature m’a séduit immédiatement.
Molière écrit Dom Juan juste après Le Tartuffe. Le 15 février 2015, nous fêterons le 350ème anniversaire de la création de ce nouveau scandale provoqué par Jean-Baptiste Poquelin. Même si Dom Juan est entraîné aux enfers à la fin de la pièce, les détracteurs du génial dramaturge ne sont pas dupes. Molière profite de la vie dissolue de ce libertin pour régler ses comptes avec les puritains, les hypocrites de son temps, comme il l’avait fait dans Le Tartuffe.
Dom Juan ne croit en rien d’autre qu’aux pulsions naturelles qui poussent les êtres humains vers la sexualité. Il n’a que faire de la fidélité… La fidélité, comme la morale, sont des concepts inventés par l’homme pour assurer le « vivre ensemble ».
Le tiraillement entre pulsions sexuelles et fidélité est un thème universel qui nous parle d’autant plus aujourd’hui que le mariage et la famille n’ont plus en Occident, comme à l’époque de Molière, un caractère sacré.
Au XVIIème siècle, Dieu est omniprésent dans la vie de tous les jours. Dom Juan dissimule à peine son athéisme. Il croit que deux et deux font quatre. Point à la ligne. En cela il annonce le Siècle des Lumières mais aussi Nietzsche avec sa célèbre formule à la fin du XIXème… « Dieu est mort ».
Dom Juan c’est aussi une formidable comédie avec des personnages hauts en couleur comme Sganarelle ou les paysans, et le rire sera au rendez-vous.
Sans être classique dans le sens « poussiéreux », nous revisiterons néanmoins le costume d’époque et serons très sensibles à la beauté des images.
Thierry Debroux.

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10 Messages

  • Dom Juan de MOLIERE

    Le 14 janvier 2015 à 11:33 par Clara

    J’ai
    assisté à la pièce en première représentation. C’était
    tr&egr ave ;s amusant et enlevé, bien que quelques scènes de "vaudeville"
    me semblaient superflues. J’ai particulièrement apprécié l’acteur
    qui joue Sganarelle. Les
    décors sont magnifiques et très originaux. On ne s’ennuie pas !

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  • Dom Juan de MOLIERE

    Le 15 janvier 2015 à 08:49 par romeo

    Une pièce dont certains moments sont d’une actualité troublante et sujet intemporel que ce Dom Juan. Bernard Yerles l’incarne à merveille et l’on ne doute pas un moment de son pouvoir de séduction :-) Pièce sans temps morts, très bons acteurs, mise en scène attrayante et superbes décors tout en simplicité.

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  • Dom Juan de MOLIERE

    Le 18 janvier 2015 à 10:09 par Roland

    Une pièce classique dans une mise en scène dépoussiérée, et dynamisée. Nous avons apprécié l’ambiance et la qualité des acteurs qui font vraiment revivre l’histoire. De belles surprises au niveau décors et effets visuels.

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  • Dom Juan de MOLIERE

    Le 23 janvier 2015 à 01:58 par Lauspect

    Je ne suis pas du tout en accord avec la critique du spectacle faites par la journaliste. Il est vrai que le jeu du comédian qui joue Sganarelle est super mais le reste ç’est super classique comme spectacle ! Je suis arrivé chez moi en me disant que j’aurai bien fait de rester devant ma télé.

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  • Dom Juan de MOLIERE

    Le 30 janvier 2015 à 10:26 par mike_bel

    Belle claque théatrâle que voilà ! Même si le texte est extrêmement proche du classique de Molière, la mise en scène et les décors donnent une réelle modenité à la pièce.

    Les acteurs sont tous parfaits dans leur rôle avec une mention d’excellence pour Bernard YERLES et Maroine AMIMI.

    A voir de toute urgence !

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  • Dom Juan de MOLIERE

    Le 4 février 2015 à 01:36 par Pattrick

    voilà une version "pom pom" de
    Don Juan. ok, les décors sont très chouettes (épurés, bois, qui montent et
    descendent...), ok certain comédiens s’en sortent très bien (bravo à Benoît Van
    Dorselaer/Sganarelle), mais pour le reste, on est dans Molière.

    alors, est-ce parce que je ne suis pas fan
    de cette pièce, est-ce par le jeu d’autres ou la longueur ? mais bon, après 20
    minutes, je pensais plus à ce que je me ferais à manger après et si j’avais le
    temps de foncer au Delhaize que de vraiment suivre la pièce.

    c’est bien fait, bien joué, mais rien de
    surprenant. j’attendais mieux, ou autre chose.

    il y a bien d ’autres pièces sur Bruxelles
    en ce moment.

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  • Dom Juan de MOLIERE

    Le 8 février 2015 à 10:20 par miche271

    Moliere c’est Moliere, on ne va pas le changer, on aime ou on n’aime pas. Mais on peut monter Moliere dans un décor pas a la mode Moliere, avec des decors et des costumes pas a la mode Moliere. C’est ce qui a ete fait avec brio dans cette version se deroulant dans des decors chauds et epures en version contemporaine. Pour moi, ce fut un magnifique spectacle et je suis tres heureuse de l’avoir vu. J’admire toujours la prestation des comediens du Parc, qui, en un soir, revetent plusieurs casaques. Quant a Bernard Yerles...c’est Bernard Yerles et j’aime beaucoup son talent.

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Lundi 19 janvier 2015, par Céline Verlant

Quand un séducteur part à la chasse pour garder la face

La célèbre pièce écrite par Molière il y a 350 ans superpose de multiples genres. La farce, la philosophie, le drame s’y côtoient comme dans un mille feuilles gourmand, généreusement nappé des frasques sucrées salées du libertin nommé Dom Juan. C’est un jouisseur sans morale, qui consomme les femmes, telles des objets. La pièce fait scandale car non seulement ce personnage qui ne répond qu’aux lois individuelles instinctives est pour le moins audacieux, mais il permet également à Molière de dénoncer habilement la société puritaine et dévote où tout baigne dans le sacré. Cette liberté d’expression lui coûtera que sa pièce soit retirée rapidement de l’affiche…

Si Dom Juan paraît sans cesse traquer une nouvelle proie, par un comportement presque animal, son instinct semble pourtant indécis, comme s’il cherchait davantage à tester son pouvoir de séduction qu’à conquérir réellement les femmes. Plus les femmes sont inaccessibles, plus le désir de transgression est présent, et plus ce « jeu de pouvoir » est exacerbé. Mais la victime et le bourreau ne sont peut-être pas ceux qui en ont les apparences. La seule constance de l’attitude inconstante de ce libertin narcissique est son plaisir, qu’il suit envers et contre tout, usant et abusant d’arguments selon les circonstances qui l’arrangent. Mariage, religion, famille et société : rien ne résiste à la raison irresponsable de ce prédateur prometteur de beaux jours. Les agissements provocateurs de ce « Monsieur Non » à la virilité défaillante, lui collent à la peau comme les lunettes noires de Gainsbourg chantées par Adjani : « mettre des verres fumés pour mieux montrer tout ce que je veux cacher ». Le divertissement pour farder l’Ennui.

Bien que le donjuanisme ne soit plus de mise dans la société actuelle, car l’émancipation féminine et la libération des mœurs sont (heureusement) passées par là, on se dit toutefois que si Dom Juan avait consulté un psychothérapeute aujourd’hui, il en aurait fait la fortune. Tant il est vrai que le faux héros a entremêlé son éros avec un zéro existentiel, et se révèle être la marionnette de ses propres contradictions. Véritablement pris au piège de l’hypocrisie des hommes évoluant dans la grande mascarade du monde, comme dans un tableau de James Ensor.

Bas les masques ! Laissez-vous donc séduire par Bernard Yerlès (Dom Juan) qui avait envie de retrouver les planches théâtrales pour ce rôle, endossé comme une seconde peau. Il forme un excellent tandem avec Benoît Van Dorslaer, magnifique Sganarel coloré à souhait. Toute la sympathique troupe évolue dans un décor tout en bois, sobre et astucieux à l’image de la mise en scène de Thierry Debroux.
Céline Verlant

Théâtre Royal du Parc


Rue de la Loi, 3
1000 Bruxelles