Mercredi 27 janvier 2016, par Dominique-Hélène Lemaire

Cherchez le lapin

Il est coproducteur et codirecteur artistique du Festival Bruxellons qui chaque année rassemble un public enthousiaste pendant l’été au château du Karreveld. 20.000 spectateurs l’année dernière ! Il signait la co-mise en scène de la comédie musicale « La mélodie du bonheur » en 2015 et rempile cette année avec un nouveau spectacle magnitude 7 sur l’échelle de l’émotion avec « Evita ». Les auditions vont bon train ! Ce soir, dans le cadre coquet et feutré du théâtre de la Comédie Claude Volter, un lieu phare pour les habitants des communes bruxelloises de la Woluwe, il joue de près et sans filets avec ses co-équipiers bien rôdés : Fred Vanco et Caroline Braeckman. Un grand manipulateur !

Son nom ? C’est Jack, le maxi Cooper, le Magicien Magnifique qui débarque avec son dernier spectacle « Illusions », un Best of de 15 ans de patiente élaboration de tours de magie les plus fous.

Les spectateurs n’y verront que du feu : numéros interactifs, mentalisme, grandes illusions, manipulations de jeune magicien devenu grand avec anneaux chinois et cordes d’illusionnistes truffées de poésie distractive, télépathie, ombres chinoises et lévitation. Un répertoire basculant. Du jeu de cartes aux mots mystère du grand dictionnaire Larousse, il n’y a qu’un pas ! Les découpages de corps qui glaçaient nos jeunes années, le regard collé à la télé, ne déçoivent pas non plus… sauf qu’on a évidemment beaucoup moins peur !

Chercher le truc ? Vous n’y pensez pas ! La présence incontournable de l’artiste empêche toute velléité d’espionnage scénique. Il déborde de vitalité et travaille en trois D : Dialogue intempestif avec la victime, haute Dissimulation et Démonstration infaillible de son art. Il houspille les timides, canalise les extravertis, barricade ses trucages et ouvre la porte du mystère à un public conquis dès les premières minutes. Musique pompeuse d’accompagnement garantie, pour les amateurs de parodie ! Mais combien d’entre nous ne sommes pas de doux rêveurs avides de mensonges magnifiques ? Et ce sont les ombres chinoises qui sont les plus poétiques ! Le silence profond répond alors au talent.

Dominique-Hélène Lemaire