Après la Fin (Denis Kelly/Georges Lini)

Théâtre | Atelier 210

Dates
Du 10 au 21 mai 2011
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Après la Fin (Denis Kelly/Georges Lini)

Louise se réveille enfermée dans un abri antiatomique avec Mark, un collègue de travail. Ils étaient dans un bar lorsqu’une attaque nucléaire est survenue. Toujours prêt au pire, Mark avait pourvu au nécessaire : des boîtes de chili, du riz, un jeu de Donjons&Dragons. Mais à quatre pieds sous terre, les masques s’effritent, et le fard de la vie en société semble bien loin lorsque la faim s’invite…

Dans un dispositif sobre et brut, sous une lumière crue, ce huis-clos capiteux, loufoque et cruel, nous confronte à nos propres peurs et à nos propres déviances ; une tragédie contemporaine qui a valu à son auteur le prix de la National Theatre Foundation d’Angleterre soulignant le talent exceptionnel d’un dramaturge en début de carrière.

« On peut toujours compter sur Georges Lini pour dénicher de jeunes et talentueux auteurs anglo-saxons. Cette fois-ci, le metteur en scène nous révèle l’écriture moderne, d’une puissance étouffante, de l’anglais Dennis Kelly. Reflet de notre société obsédée par la sécurité, sa pièce offre une belle matière radioactive. » Le Soir

Mise en scène  : Georges Lini Avec : France Bastoen, Vincent Lécuyer Scénographie : Renata Gorka
Un spectacle de la compagnie Belle de nuit en coproduction avec l’Atelier 210.

Tarifs : 16/13/8€
Horaire : du mardi au samedi à 20h30
Infos & réservations : 02 732 25 98 / info@atelier210.be : www.atelier210.be

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17 Messages

  • Après la Fin (Denis Kelly/Georges Lini)

    Le 25 mars 2009 à 10:32 par lilisss

    Passionnée de théatre, et appréciant les pièces de l’atelier 210 en particulier, j’ai été voir cette pièce grâce à demandezleprogramme qui organisait un concours pour tenter de remporter un lot de deux tickets pour ce spectacle.

    D’une durée d’une heure et demie, la pièce met en scène deux collègues coincé dans un abri anti atomique. L’acteur joue très bien son rôle et nous offre une prestation brille d’un homme frustré, incompris, et qui sombre peu à peu dans la démence. A voir...

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  • Après la Fin (Denis Kelly/Georges Lini)

    Le 25 mars 2009 à 11:01 par pompidou

    A voir ! Dehors une attaque nucléaire, un homme a sauvé une femme en l’emmenant dans son abri-antiatomique où il a tout prévu. Progressivement les rapports se détériorent et la folie s’installe...et si tout ça n’était qu’un piège ? Un huis-clos de Denis Kelly mis en scène par le ZUT qui décidément ne finit pas de nous étonner. Vincent Lecuyer est excellent.

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  • Après la Fin (Denis Kelly/Georges Lini)

    Le 25 mars 2009 à 12:15 par Spot

    Très bonne pièce et très bon texte. Excellentes interprétations surtout de Vincent Lecuyer (5/5). La dernière partie (la visite à la prison) est, à mon avis, superflue. Quelques mots de l’actrice n’étaient pas toujours compréhensibles surtout à des étrangers. A recommander vivement !

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  • Après la Fin (Denis Kelly/Georges Lini)

    Le 27 mars 2009 à 11:09 par Emmanuelle

    Simplement à voir !!!

    Un texte très très bien écrit, un jeu excellent, des choix de mise en scène et de scénographie judicieux.
    On passe un moment vraiment agréable malgré les passages plus "durs".

    Une réelle réussite !

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  • Après la Fin (Denis Kelly/Georges Lini)

    Le 28 mars 2009 à 10:08 par Meinguet

    Relation entre deux personnes . Deux "amis" enfermés dans un abri anti-nucléaire . Et puis ça dérape . Et le public qui riait se tait . Plus personne ne bouge . Pas un qui se mouche ou qui tousse . Rien . On n’ose plus broncher et on contemple . Et puis c’est fini . Moment de suspension . On arrive à bouger . On applaudit . On n’arrête plus . C’était grandiose . Coup de chapeau aux deux comédiens et au metteur en scène .

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  • Après la Fin (Denis Kelly/Georges Lini)

    Le 2 novembre 2009 à 07:34 par Marc

    Un peu déçu, non pas par la mise en scène frontale de Georges Lini, mais par son choix de monter cette pièce qui semblait allèchante sur le papier et qui n’a suscité chez moi que beaucoup d’ennui et un peu d’agacement face à ce déluge indigeste d’effets sonores.
    Tout repose donc sur les épaules des acteurs, très bons, même si Vincent Lécuyer, excellent, semble avoir un niveau de jeu bien plus élevé que celui de sa partenaire.
    Dommage pour le texte assez fade finalement, ce qui surprend, Georges Lini nous ayant habitués à beaucoup mieux.

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  • Après la Fin (Denis Kelly/Georges Lini)

    Le 11 mai 2011 à 04:16 par LUspirou

    Une pièce qui met en exergue toutes les affres de la nature humaine . La position centrale donne une impression de ring ou s’opposent deux acteurs place le spectateur en voyeur . Pièce qui met mal à l’aise par son sujet . Deux très bons acteurs mais cela demanderait peut être un débat en final .

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  • Après la Fin (Denis Kelly/Georges Lini)

    Le 13 mai 2011 à 04:52 par Naira

    Après la fin ? Une pièce qui ne laisse certainement pas de marbre. Parce que le texte et son interprétation sont étourdissants et qu’une mise enscène signée Georges Lini ne peut nuire à cette grandiose rencontre, que du contraire ! Son style épuré et grandement symbolique sublime la mise à nu des deux personnages, transcende le décor classique, obsolète et superflu et laisse au spectateur et à son imagination la liberté de faire le reste.
    Et, à la fin, qui peut empêcher son cerveau d’entamer une réflexion sur les relations humaines qu’il entretient, de la vacuité de certaines discussions, de la nécessité de faire des compromis, d’accepter les gens comme ils sont,sereinement et d’exploiter au maximum les concepts de la communication non violente. Ou, autrement dit, tout ce que nous ne faisons jamais, éternels Guignolet Gnafron… Mais en chair et en os.

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  • Après la Fin (Denis Kelly/Georges Lini)

    Le 13 mai 2011 à 04:53 par Naira

    On pouvait s’y attendre. A vrai dire, on l’avait vu venir mais il n’empêche. Après la fin ? Une bonne claque dans ta gueule, comme dirait le père un peu éméché à son enfant qui l’aurait passablement énervé.?
    La mort, omniprésente, rode, sournoise comme une voleuse et ces deux êtres,ces collègues de travail, ces personnes qui semblent diamétralement opposées mais aux réactions curieusement semblables et aux préoccupations bassement humaines, se déchirent sur des notions abstraites, sur les goûts et les couleurs à travers le schéma vicié dominant-dominé qui tourne et s’inversesempiternellement.
    Un huis clos dans toute son horreur psychologique, dans toute sa complexité. Un dialogue qui touche au plus profond de soi, qui donne envie de pleurer, de crier, d’insulter, de pousser de longs soupirs, de rejoindre lesacteurs sur la scène et de les raisonner, de les prendre dans nos bras, parce qu’on est désolé pour eux et qu’on aimerait sérieusement les aider.

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  • Après la Fin (Denis Kelly/Georges Lini)

    Le 17 mai 2011 à 12:58 par julie_ld

    Encore un beau moment théâtral face à deux acteurs de talent. Les joutes verbales rebondissent dans tous les sens, faisant passer le spectateur du rire au dégoût, voire même à l’envie de meurtre. La mise en scène est très contemporaine et crée, par l’ambiance sonore, un huis clos des plus étouffants. Juste déçue par une fin, trop prévisible et relativement lente par rapport au rythme soutenu du reste de la pièce.

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  • Après la Fin (Denis Kelly/Georges Lini)

    Le 22 mai 2011 à 01:08 par monkeyz

    Denis Kelly écrit dans un style direct, cru mais toujours intelligent. La mise en scène met tout cela parfaitement en relief. Après la fin n’est certainement pas un texte facile à jouer, mais les deux acteurs y plongent avec une évidence apparente. C’est excellent, percutant, gênant quand ça doit l’être, drôle par moments,... un travail remarquable.

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Mercredi 18 mai 2011, par Xavier Campion

Quand la faim justifie les moyens

Dennis Kelly est un auteur anglais, né à Londres en 1970, à qui l’on doit plusieurs pièces contemporaines mises en scène aux quatre coins du monde, en Europe, en Australie, au Japon. Régulièrement traduit et créé en Allemagne où il a été élu Meilleur Auteur Dramaturge en 2009, il écrit pour la radio, la télévision et le cinéma. Depuis 2003, année au cours de laquelle sa première pièce « Débris » est publiée, il écrit au rythme d’une pièce de théâtre par an. C’est en 2005 qu’il a écrit « After the end » traduit en 2010 par Georges Lini.

Une grande bâche noire au sol, une radio, des boîtes de conserves, un couteau, un jeu de « Donjons et Dragons ». Un homme et une femme dans un espace clos. Elle se réveille et lui demande « raconte », « raconte-moi », « raconte encore ». Ils sont enfermés dans un abri antiatomique. Une explosion s’est produite. Due à une attaque nucléaire. Louise et Mark étaient alors dans un bar.
Une longue cohabitation va amener ces collègues de travail à se parler, se questionner, se soupçonner, se haïr, se désirer, s’entredéchirer comme des bêtes fauves, affamées de nourriture, d’air, de lumière, d’espace, de liberté. Un combat sans pitié où bourreau et victime changent de face aussi rapidement et aussi souvent que le « struggle for life » l’exige. Chantage, engueulade, jeux de pouvoirs et manipulation les tordent de douleur malsaine, suffocante. Comme si l’attaque nucléaire avait atteint leur corps tout entier d’ondes animalières spasmant leur sauvagerie en flashs schizophrènes.
Les collègues avaient ri quand Mark avait annoncé qu’il avait construit un abri antiatomique chez lui. Pourquoi y a-t-il ramené Louise le soir de l’explosion ? Quelle explosion au juste ? Louise croit entendre des voix derrière la porte de l’abri. Mark ne veut pas qu’elle ouvre cette porte. Pourquoi ?
Ouvrez la porte de l’Atelier 210 pour le savoir. Et pour découvrir le jeu puissant et sensible de France Bastoen et Vincent Lecuyer, dirigés par l’énergique et percutant Georges Lini dans une scénographie efficace signée Renata Gorka.

Céline Verlant

Atelier 210