Speculations
2014-02-08

- Dates
- 2014-02-08 — 2014-02-08
- Lieu
- Catégorie
- Théâtre
_ • Evaporated Landscapes, la première chorégraphie d’Ingvartsen pour des matières telles que la mousse, le brouillard, la lumière, et le son. Celle-ci adopte la forme d’une relation entre les éléments éphémères qui flottent dans l’espace et s’y dissolvent. En tant que spectateur, on a finalement l’impression de prendre la relève des mouvements oscillatoires des matériaux. L’ensemble baigne dans une atmosphère de sérénité et de calme, de fascination et d’émerveillement, comme face à un miracle de la nature. • The Extra Sensorial Garden est une invitation à entrer dans un jardin fictionnel où tous les sens sont stimulés. Accentuée par l’imagination du visiteur, cette déambulation assure une expérience physique intense. S’il n’y a pas toujours beaucoup à voir, il y a d’autant plus à ressentir. Les modulations de la lumière, des couleurs, de la température, et des sons génèrent un tissu sensoriel a cour de cette expérience artificielle. Comment vit-on la nature ? Comment nous submerge-t-elle ? Comment nous apaise-t-elle ? Ou bien faut-il se dire qu’il n’y a plus de nature ? • Dans Speculations, Ingvartsen aborde le genre de la lecture-performance par le biais de la fiction et de la narration. Si le corps qui évolue sur scène fait partie du spectacle, la chorégraphie se déploie toutefois sur le terrain du langage et dans l’esprit du spectateur. Imagination, spéculation, et description sont mises en jeu pour nourrir le public d’idées. Bien que le spectateur ne participe pas de manière active, son rôle est indispensable à la réalisation de la production. Le langage et l’action sont mis sur pied d’égalité dans le spectacle virtuel qui se déroule dans l’esprit du spectateur. • The Artificial Nature Project est le dernier spectacle de la série. Une nouvelle rencontre entre humains et choses, partant des questions suivantes : « Quel est le sens d’une chorégraphie dans laquelle le mouvement humain n’est plus au cœur de l’attention ? Comment peut-on manipuler des matériaux et des objets de sorte qu’ils se meuvent comme des humains ? Et quelle est la relation entre le monde animé et inanimé ? » La scène est jonchée d’objets et de matériaux divers que les danseurs mettent en mouvement. L’ensemble donne ainsi l’impression de former une masse étourdissante de choses qui semblent vivantes, mais ne sont pas humaines.
