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Archives des arts de la scène
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Je me souviens

2011-01-20

Affiche du spectacle
Dates
2011-01-20 — 2011-01-29
Lieu


Catégorie
Théâtre
Comme Georges Perec, Jérôme Rouger raconte son histoire en commençant toutes ses phrases de la même façon. Il a 38 ans, il a été marqué par Brassens, Cindy Lauper, mais aussi par les patronnes du café du coin. Ce qui rend son spectacle si drôle, ce sont tous ces personnages que le comédien campe tour à tour. Ce qui le rend universel, ce sont les évocations des vieux et les premiers émois amoureux.
_ "Puisqu’il y a des spectateurs, puisqu’il y a un acteur, puisqu’il y a des affiches et que c’est annoncé dans la presse, cela veut dire que forcément, il y a un spectacle ici dans cette pièce, en ce moment, mais que nous ne l’avons pas encore découvert. Il faut maintenant, ensemble, parce qu’on est tous dans la même galère, et que ce n’est pas le moment de chercher des coupables, je ne vous en veux pas du tout, il faut ensemble qu’on découvre le spectacle, et qu’on le capture. Je propose de commencer par l’idée que j’ai eue au début, et de voir ce qui se passe. Je sors. Vous êtes le public. Je suis aussi le public. On est tous venu voir un spectacle, mais on ne sait pas où il est." S’inspirant du procédé employé par Pérec dans son roman Je me souviens, Jérôme Rouger évoque des souvenirs puisés dans sa propre enfance. Reposant sur ce collectage intime qui résonne de façon universelle, ce Je me souviens est un spectacle qui relie les générations avec malice, émotion et tendresse. C’est surtout un moment de bonheur partagé, frais et revigorant, où le décalage et l’humour font bon ménage.
_ J’ai écrit des "je me souviens issus de mon enfance et de mon adolescence. Ces "petits morceaux de mon quotidien se situent approximativement entre 1975 et 1988. Pendant que je dis, joue et scande ces "je me souviens", des photographies sont projetées en fond de scène. Ces images ne sont pas directement illustratives, par ce décalage, ce contre-emploi, elles appuient le texte ou produisent un sens nouveau. Une grande partie du travail d’écriture fut d’ailleurs d’élaborer l'écart entre ce qui est dit et ce que l’on voit à l’écran.
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