Luc Moës a choisi de nous évoquer en quoi la Bible fourmille de poésies, de textes qui parlent d'abord au cœur et aux sens pour élargir jusqu'à l'émerveillement - dirions-nous au sacré - le for intérieur de son lecteur. En effet, la poésie offre une voix, un sens, au réalisme, voire au cynisme universel (Ecclésiaste 11, 7 – 12, 8). Mais elle évoque aussi la sagesse possible pour l'homme (Proverbes 8, 22-36). Elle trouve les symboles parlants pour les situations critiques (Genèse 9, 8-17). A fortiori, elle se fait curieuse et sincère quand l'homme se prend d'intériorité (Psaume 138, 1-18 ; 23-24). La poésie suggère qu'en sa condition de personne inaliénable, l'homme est sujet et objet d'un amour (Isaïe 43, 1-7) qui l'incite à poser les bons choix (Habacuc 2, 5-20). La poésie donne, en temps de crise et de paroxysme, d'évoquer justement les imbrications de la vie et l'ampleur de quelque drame humain singulier (2Samuel 18,24–19, 9) Que souhaiterions-nous pour nous-mêmes, sinon la claire et préférable tendresse de la grâce (Jean 17, 6-19) pour qu'au cœur du monde, au travers des épreuves communes de l'existence, l'homme accroche son regard à l'invisible puisqu'il est éternel (2Corinthiens 4). _ LUC MOËS D'origine hesbignonne, est né en 1938. Moine de Maredsous, depuis 1959. Il a passé de longues années au monastère de Gihindamuyaga (Rwanda). Suite à son retour précipité en 1994, il a laissé libre cours à sa passion pour les Lettres. A publié deux recueils poétiques, « Apartés » (1997), « Sillons » (2009). Prédicateur, il s'est aussi engagé dans la lecture publique. Membre de l'Association des Ecrivains Belges de Langue Française, de l'Association Royale des Ecrivains de Wallonie, de l'Association « Roman Païs », de la Société Paul Claudel de Belgique.