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Archives des arts de la scène
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Monteverdi ou les grossièretés de la musique moderne

2018-10-23

Affiche du spectacle
Dates
2018-10-23 — 2018-10-23
Lieu
La Vénerie / Espace Delvaux
Rue Gratès, 3 1170 Watermael-Boitsfort
Watermael-Boitsfort
Catégorie
Concert
Concert - Commenté.

"Echos : Musique & Pensées" , un cycle de concerts commentés, vous est proposé pour la quatrième année par La Vènerie et ses partenaires. Chaque événement de la saison confronte la musique pensée par les compositeurs avec la pensée d’écrivains ou de philosophes sur la musique. Ces rencontres nous aident à mieux comprendre et à mieux apprécier la création musicale et les idées auxquelles celle-ci est adossée.

Cette fois encore, la nouvelle saison d’Echos 2018-19 nous fera voyager à travers l’espace, le temps et le champ des idées. Elle nous fera en effet découvrir, à travers la musique, la querelle d’anciens et de modernes allumée par Monteverdi, la Chine des missionnaires, la sublime poésie de Friedrich Schiller, le retour de l’art oratoire des anciens ainsi que la révolution initiée par Martin Luther.

Monteverdi ou les grossièretés de la musique moderne
Au cours de la Renaissance, l’art du madrigal atteint des sommets inouïs de raffinement et de subtilité. Claudio Monteverdi (1567–1643) porte à des sommets cet art, déjà brillamment illustré par Adrien Willaert (1490–1562) ou Cyprien De Rore (1516–1565). C’est ce que démontrent les 4 premiers de ses 8 livres de madrigaux. Mais voici que certaines pièces de son 5e livre sont violemment prises à partie par le compositeur et théoricien Giovanni Artusi (1540–1613). Celui-ci n’a pas de mots assez durs pour qualifier “les grossièretés et les licences de la musique moderne” ! La controverse de Monteverdi et d’Artusi oppose deux conceptions fondamentalement différentes, quoique toutes deux légitimes, de la nature et de la fonction de la musique. Elle se situe aussi à un carrefour : celui de la musique baroque émergente, vers laquelle évoluera irréversiblement Monteverdi, et du madrigal polyphonique “moderne" où s’isolera brillamment et tragiquement le prince Carlo Gesualdo (1566–1613).

Distribution

Programme : airs & madrigaux de Monteverdi et de Gesualdo

Musiciens :
Rita Matos Alves – Soprano (et direction) - Isabelle Everarts - Mezzo-Soprano - Guillaume Houcke - Contre-ténor - Stanny Leroy - Ténor - Matthew Zadow - Baryton - Jean-Luc Impe - Théorbe

Commentaire :
Rodolphe de Borchgrave