Beyond/behind
2016-03-02

- Dates
- 2016-03-02 — 2016-03-02
- Lieu
- Kaaitheater
square Sainctelette, 19 1000 Bruxelles
Bruxelles - Catégorie
- Concert
Eric Sleichim se penche sur le futuriste russe. Ses complices : la soprano touche à tout Claron McFadden, le violoncelliste Jörg Brinkmann et le magicien des platines Matthew Wright. Le futurisme russe libère le langage de sa signification sémantique, tout en chantant, récitant et clamant joyeusement. Le goût de la mécanique et du mouvement s’exprime dans des objets sonores autogénérateurs de sons : lames à tonnerre, fers à béton, mégaphones, ustensiles de cuisine, et autres. Assistez à un concert comme un événement industriel sans fin !
• À la différence du Futurisme italien, surtout axé sur les arts plastiques, le Futurisme russe était principalement orienté sur la littérature. Il a tenté de libérer la langue de ses règles grammaticales pour toucher à la matière pure. Le mot devient un objet en soi qui n’existe rien que pour le son, indépendamment de sa signification. Le texte a donc toute son importance dans ce concert et sera revisité de toutes les manières possibles : il sera chanté, récité et crié, projeté et manipulé. Les écrivains futuristes évoqués sont, entre autres, Maïakovski, Kamenski et Pasternak.
La musique naît en partie de manière improvisée, inspirée de compositeurs futuristes, comme Lourié, Gnesin et Goedicke, et des compositeurs influencés par le futurisme à l’instar de Stravinsky, Antheil et Prokofiev. Outre la voix, les machines constituent un élément central. La fascination pour la mécanique, le mouvement et la vitesse est traduite par des theremines, des haut-parleurs en tant qu’objets qui produisent leurs propres sons, des platines et des signaux sinus purs. Les sons gutturaux profonds des machines à bruit (cf. l’intonarumori du futuriste italien Russolo) sont produits par le tuba basse (tuba contrebasse) et le tubax (saxophone contrebasse).
