Un conte d'hiver
2016-01-14

- Dates
- 2016-01-14 — 2016-02-13
- Lieu
- Théâtre Royal du Parc
rue de la Loi, 3 1000 Bruxelles
Bruxelles - Institution
- Fiche du lieu
- Catégorie
- Théâtre
La fable
Léontes, roi de Sicile, aime Hermione, sa reine, de toute son âme.
Elle va d'ailleurs bientôt lui donner un nouvel enfant.
Ils accueillent Polixènes, roi de Bohème,
l'ami d'enfance que Léontès considère comme son frère.
C'est la fête.
On s'amuse, on rit, on boit, on danse.
Un peu trop peut-être.
Et l'idylle tourne au drame.
Léontes, jaloux, commet l'irréparable.
« Tout cela n'existe pas ? Alors l'univers et tout ce qu'il contient n'existe pas, le ciel qui nous recouvre n'existe pas. Bohème n'est rien, ma femme n'est rien et il n'y a rien dans ce rien, si ça ça n'est rien. »
Viendra ensuite le temps du désespoir et du remord.
Heureusement,
ce qui se dessinait comme une terrible tragédie,
se transformera,
peut-être,
d'acte en acte,
en comédie
mêlant le romanesque au merveilleux
et le réalisme au fantastique
ou pas
Huit mois d'interruption dans mon travail, huit mois de réflexion, de recherche, de remise en question, d'interrogation profonde sur l'art et sur ses possibilités de transformer la douleur en beauté... Et finalement, 2015 pour un nouveau départ.
J'ai envie d'inviter le spectateur à un théâtre qui croit avant tout en son devoir d'insolence, qui secoue, qui ravage, un théâtre du feu qui consume nos certitudes.
Pour « Un conte d'hiver », j'ai envie de travailler sur la relation au tragique, avec une réflexion sur la déraison du pouvoir. La pièce nous présente un roi brisé par sa propre folie, l'horreur du pouvoir. Avec ma compagnie Belle de Nuit, une équipe artistique exceptionnelle composée principalement de fidèles compagnons et de quelques nouveaux, je poursuis dans mon envie de mettre en scène les liens qui unissent l'intime et le politique, la famille et le pouvoir, le pouvoir et la folie. Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument...
Un Shakespeare actuel et non actualisé. Transposer les conventions shakespeariennes à la réalité. Rapprocher le texte de la vie. Plus besoin d'emballage. Faire des grands personnages de Shakespeare des gens ordinaires. Le devoir des contemporains est de déboulonner ces personnages et de les jeter à bas de leur monture.
Georges LINI.
