On dit que César dans sa jeunesse ayant vu une statue d'Alexandre le Grand s'était mis à pleurer en répétant : " A mon âge il avait déjà conquis la moitié du monde. " Pauvre César qui se plaignait de n'avoir rien fait. Que dire de nous alors ? Nous sommes en 2018 et nous vivons toujours au temps de César. Les fils du XXIème siècle ont quitté leurs couffins. Ils ont désormais du poil au menton et, pour certains, la furieuse envie d'en découdre sur les sables mouvants d'un monde qui n'a pas encore payé le prix de sa légèreté.
«Peut-être avons-nous passé l’âge d’écrire sous différents modes les préludes d’une même catastrophe et peut-être sommes-nous encore trop jeunes pour en narrer les séquelles. Notre ère est donc l’ère du désastre. Le temps n’y existe que pour être dilaté et c’est cette nouvelle capacité de dilatation qui le définit et nous définit.» Ludovic Drouet