Une expérience dans l’obscurité met au travail le regard jusqu’à l’étendre à tous nos sens. Les horizons du visible ne sont pas purement rétiniens, ils sont ici liés à un geste qui interroge aussi la manière dont se transforme le regard entre un actant et une assistance. Dans une machine de vision un corps va changer les points de vue en traversant différents régimes de visibilité. La durée des actions est hantée par cette frange ténue entre deux abîmes, une apparition et son évanouissement. Dans la fabrication de formes qui mettent en doute la réalité de la perception apparaissent des milieux intermédiaires, des récits fuyants, des traces d’images survivantes, fantômes esthétiques, rappel d’un monde inaperçu. Véronique Albert convoque la danse, les arts plastiques, l’expérimentation et opère une mise en abîme de la question de la représentation. _ Conception : Véronique Albert Prise de son, montage et conception sonore : Philippe Berger photo : Sarah Ziri _ _ Dans le cadre du Festival DANSE BALSA MARNI RAFFINERIE ET SENGHOR _ les 11 et 12 juin 2010 à 23h au Théâtre de la Balsamine _ Entrée libre _ réservation indispensable : 02735 64 68 _ www.balsamine.be _