Sans ailes et sans racines
2016-08-17

- Dates
- 2016-08-17 — 2016-08-17
- Lieu
- Château du Karreveld
avenue Jean de la Hoese, 3 1080 Molenbeek-Saint-Jean
Molenbeek-Saint-Jean - Catégorie
- Théâtre
Au départ de leur propre expérience, ils ont décidé non pas de livrer leur histoire vraie mais d’écrire une vraie histoire, celle de deux personnages aux choix tranchés. Dans Sans ailes et sans racines, l’Histoire de tous les exils (car il y a des exils de l’intérieur qui ne sont que rarement nommés), croise celle de tous les exilés. Puisant à des instantanés précis de leurs vies, un père et un fils s’interrogent sur l’influence de cette Histoire sur leur propre destin.
Par leur universalité, les personnages de Sans ailes et sans racines ne sont pas sans nous rappeler ceux de En attendant Godot de Beckett. D’un Beckett nourri aux thématiques de la migration, de l’ailleurs, de l’Autre, de la liberté des mœurs, de la religion, des femmes, des rapports avec l’occident…
"C'est rythmé, tendu et si beau. Le père pleure sa défaite, celle de son utopie, son fils brandit sa vérité confessionnelle, dogmatique comme sauvetage de sa vie. Rien de manichéen, simplement la vie comme elle va. La pièce réveille les Français qui en redemandent de ce questionnement. Le théâtre et les comédiens ne vendent pas du rêve mais de la conscience."
RTBF - 15/4/2010 - Christian Jade
"A travers cette pièce profonde et belle, c’est une pensée sur l’exil qu’offrent le père et le fils. Une pensée qui interroge sur la création de ce fossé intergénérationnel vécu comme une défaite pour les pères et du repli communautaire à l’heure des rassemblements fédérateurs. Une pensée sur les hommes, pour les hommes. Un appel à l’amour."
La Libre Belgique - 16/1/2009 - Camille Perotti
"Si, par un invraisemblable hasard, vous ne connaissez pas encore Hamadi et Soufian El Boubsi, si vous n’êtes pas sorti chamboulé de Papa est en voyage, si vous n’avez pas ri et frémi à Dieu ?!, courez les découvrir dans Sans ailes et sans racines.(…)
En cinquante minutes, la tension croît, l’émotion aussi, rythmées par les explosions vocales et les silences, les questions sans réponses, les plongées introspectives, les corps qui se relâchent, avant de s’arc-bouter, dans un face-à-face longtemps différé. Une très belle rencontre pour un débat essentiel."
Le Soir - 12/2/2009 - Michèle Friche
