SPRL / Texte et mise en scène de Jean-Benoît Ugeux
2009-01-16

- Dates
- 2009-01-16 — 2009-01-17
- Lieu
- Institution
- Fiche du lieu
- Catégorie
- Théâtre
_ pleurer, de rire, ensemble, mes amis, tous ensemble si
_ vous le voulez bien. » Ce n'est pas le seul serment que
_ fait le présentateur bonimenteur du cabaret inventé
_ par Joël Pommerat. Il promet aussi de mourir à la
_ fin de la première partie… Avant et après cela, des
_ hommes et des femmes seront venus raconter, chanter,
_ jouer un bout de leur vie, dire une parcelle de la
_ société : la femme sans avenir aura demandé sa part
_ de rêve, la femme coupée en morceaux aura continué
_ à croire aux autres travailleurs comme elle, l'homme
_ qui n'existait pas aura peut-être retrouvé un peu de sa
_ présence au monde…
_
_ En quittant la fable classique qui avait structuré ses précédents spectacles (notamment le bouleversant "Les Marchands" découvert la saison dernière), Joël Pommerat réussit, avec l'écriture fragmentaire, à capter, d'une manière différente mais tout aussi poétique, le réel et à le rendre à son plus haut degré de force et d'intensité.
_
_ « … Embraser tous les genres scéniques - music-hall, cabaret, récital, danse, stand-up, comédie familiale, etc. - pour mieux se confronter aux énigmes et paradoxes du réel, telle est la démarche de ce drôle de show expressionniste, furieusement politique et poétique…
_ A travers les récits-confidences de plusieurs personnages mutilés dans leur tête ou dans leur corps, Joël Pommerat fouille le pourquoi de la cassure, de la déchirure ambiantes… Spectaculaire ou chuchotée, la parole est ici à la fois incantatoire et prosaïque, intime et banale, privée et publique. C'est qu'elle est portée par d'admirables interprètes aux timbres rares, aux corps vrais… Grâce à eux, sous d'inquiétantes lumières signées Eric Soyer, dans un dispositif minimaliste uniquement fait de transparences ou de profondeurs de champ, Joël Pommerat convoque sur le plateau des quotidiens magnifiques et misérables qui dessinent l'état du monde… »
_ Fabienne Pascaud, Télérama, 13 octobre 2007


