A travers ce film, le réalisateur nous parle d'une Espagne festive. Il existe une multitude de fêtes liées à des évènements religieux, historiques ou saisonniers. Elles sont toujours accompagnées de costumes traditionnels, d'abondance de nourriture, de boisson, de musique et de danse. Tout est prétexte à descendre dans la rue, pour honorer les traditions et exprimer un sens inné, du spectacle. Le visage de l'Espagne se cache aussi derrière la blancheur de ses murs. Ce film nous emmène sur la route des villages blancs qui symbolise une Espagne de lumière sans oublier la fraîcheur des patios où résonnent des airs de flamenco. Don Quichotte dont l'esprit de chevalier à la triste figure souffle toujours sur la Mancha. Au centre du pays cette région, réputée pour ses moulins à vent, seront immortalisés sous la plume de Cervantès, qui les transformera en géants, face à ses fameux héros : Don Quichotte et Sancho Panza. L'Espagne est également maritime : Costa Brava, Costa del Sol, autant de noms qui chantent le soleil, et qui égrène ses villages de pêcheurs et ses calanques merveilleuses. Ailleurs, l'Espagne est aussi urbaine. Barcelone et Madrid, les rivales éternelles, l'une est capitale du pays depuis 1561, l'autre, bastion du nationalisme catalan. Un antagonisme historique qui est devenu source de génie pour ces deux championnes de la créativité.