Par les villages est d’abord porteur d’un instinct de vie extraordinaire. C’est une vague sensible et poétique porteuse de sens dans une époque où nous en cherchons tous. Ce chant émancipateur donne une chance de créer une ouverture vers les secrets les plus enracinés de l’être et sa puissance redresse ce qu’il y a de plus intime en nous. Notre regard se promène dans la contemplation de ce qui est vraiment. Le texte exulte à prendre en considération la réalité extérieure et la nécessité active de l’autre. C’est une confrontation et une réconciliation entre deux mondes, une guerre après les guerre qui nous dit l’urgence de vivre et d’aimer, avant qu’il ne soit trop tard. Du moi premier, nous cheminerons vers cet autre que nous désirons comprendre et atteindre mais aussi parfois posséder ou contrôler. Nous tenterons finalement de se faire heurter les individualités qui émanent des mots de Peter Handke jusqu’à ce que Nova nous rattrape au bord du précipice et nous raccroche à la vie.
Distribution
de Peter Handke, mise en scène de Jean-Baptiste Delcourt, avec Angèle Baux, Jeanne Dailler, Aurélien Labruyère, Taila Onraedt, Anne-Marie Loop et Pablo Stella; Nina Lombardo (assistanat); Samuel Ponceblanc (lumières); Matthieu Delcourt (création sonore et plastique); Marine Vanhaesendonck (création costumes); François Gillerot (production); Audrey brooking (diffusion); Catherine Hance (consultante diffusion); Georges-Arthur Goldschmidt (traduction)