Un « polar existentiel » teinté d’humour et empreint de poésie La pièce commence comme une intrigue policière, elle se poursuit comme une fable. La femme morte s’anime. Sa voix s’élève, son corps s’éveille, et depuis la mort, elle se raconte en un long poème qui finira par être entendu de tous. La mise en scène s’appuie sur la diversité de genres que propose la pièce. A la fois réaliste et métaphorique, elle convoquera deux langages scéniques : la danse et le théâtre. En effet, la chambre mortuaire abrite le dialogue poétique et chorégraphié de la morte avec son gardien; tous deux semblent en voyage sur les rives mythiques du Styx. Le commissariat de police est le lieu du théâtre social, avec son langage quotidien, ses codes, ses règlements. On se suivra de près repose dans sa structure et dans son sens, sur cette confrontation entre deux univers, sur une alternance entre les scènes dialoguées et chorégraphiques, scènes oniriques et réalistes, mais aussi sons et trouées de silence.