Que diriez-vous de remonter le temps de 10.000 ans pour rencontrer les Aka, l’un des derniers groupes de chasseurs-cueilleurs de la planète ? Laissez-vous emporter par «Ndima, «la Forêt» en langue Aka, ensemble de six chanteurs et danseurs qui souhaite promouvoir et sauvegarder le patrimoine culturel de cette ethnie menacée de disparition, tant par la globalisation et les bouleversements sociaux qu’elle entraîne, que par le racisme dont elle est encore victime. Principalement vocale, sa musique se caractérise par des polyphonies à la richesse et à la complexité impressionnantes, s’apparentant aux techniques du yodle des Alpes, du hoquet ou de l’ostinato. Vous retrouverez toute la gamme des sentiments engendrés par la vie en communauté dans les airs de Ndima ; depuis les réjouissances des périodes festives jusqu’aux peines et aux deuils en passant par les moments de labeur intense. Ces mélodies envoûtantes sont accompagnées d’instruments traditionnels tels que la harpe-cithare («moudoumein») et l’arc-à-bouche («mbela»).