La poésie d’Heinrich Heine est une mosaïque de couleurs et de rythmes raffinés. Chacun de ses poèmes est une invitation à la mise en musique, et depuis le XIXe siècle, il se trouve sans cesse des compositeurs, et non des moindres, pour répondre à cet appel. Robert Schumann a été l’un des premiers avocats musicaux de Heine et a même consacré deux recueils à l’oeuvre de son contemporain. DansDichterliebe et le Liederkreis, op.24, l’auditeur traverse toute une gamme de nuances émotionnelles. Franz Lachner s’est également inspiré de la poésie de Heine : bien que ses Heine-Lieder soient moins célèbres, ils n’en méritent pas moins une place dans le répertoire. La saison dernière, le public de la Monnaie été séduit à plusieurs reprises par le ténor britannique Mark Padmore, toujours convaincant par son approche intelligente du poème, sa diction exemplaire et son investissement sincère dans le rôle.