Les Dandys et Daniel Salvatore-Schiffer
2016-05-17
- Dates
- 2016-05-17 — 2016-05-17
- Lieu
- Centre Culturel d’Uccle
rue Rouge, 47 1180 Uccle
Uccle - Institution
- Fiche du lieu
- Catégorie
- Conférences et congrès
Son dernier ouvrage, “Petit éloge de David Bowie, le dandy absolu”, termine sa trilogie consacrée à trois figures, chacune à leur époque, du dandysme et, singulièrement, du dandysme anglais: les deux précédents étaient Lord Byron (XVIIIe et XIXe siècle) et Oscar Wilde (XIXe siècle). Bowie, disparu cette année, avait réalisé l’essence du dandysme, faire de sa vie une œuvre d’art. Et même de sa mort, glorifiée dans son dernier album sorti pratiquement au moment de son décès... Artiste de légende, Bowie a rejoint ses prédécesseurs dans cet étrange Hall of Fame qui transcende les époques: on y retrouve aussi bien le légendaire Beau Brummel que Charles Baudelaire, Andy Warhol, Lord Byron ou bien sûr, Oscar Wilde. Regardez leurs portraits, il y a un indiscutable air de famille dans leur personnalité outrancière et, certainement, dans leur talent excitant, insolent, réfractaire à toutes les étiquettes. Rebelles, artistes, expérimentateurs de choses nouvelles et pas seulement de modes, les dandys ont souvent été mal compris de leurs contemporains. Leur attitude pouvait paraître dérisoire, voire ridicule, face à la gravité de certaines périodes tourmentées comme celle que nous vivons, par exemple. Leur élégance, il est vrai, est celle du désespoir de la beauté devant la laideur de ceux qui souillent tout sous prétexte de purification. Daniel Salvatore-Schiffer les connaît bien, il a reçu, en 2014, le prix Quinot-Cambron pour son “Oscar Wilde, Splendeur et misère d’un dandy” (Ed. de la Martinière).
