La tragique histoire de pyrame et Thisbé
2014-12-06

- Dates
- 2014-12-06 — 2014-12-07
- Lieu
- Catégorie
- Théâtre
_
_ Approche et recherche à partir de l'alexandrin baroque et de la codification gestuelle pour obtenir un langage destiné au spectateur contemporain.
_
_ Deux présentations publiques :
_ Le 6 décembre 2014 à 20h
_ Le 7 décembre à 16h
_
_ Monter Pyrame et Thisbé aujourd'hui, c'est entonner un chant de liberté, un chant à la liberté.
_
_ Les deux célèbres amoureux, frère et soeur de deux autres amoureux non moins célèbres, Roméo et Juliette, et par-delà, de tous les amoureux du monde venant du fond des âges (Ovide / Les Métamorphoses) se heurtent à toutes les formes d'interdiction. Ils finiront par en mourir, victimes de l'incompréhension la plus totale.
_
_ La jeunesse butte contre une vieillesse rétrograde, une morale pesante, une justice dictatoriale, une cabale assassine, même l'amitié deviendrait suspecte. La passion elle aussi aveuglera les protagonistes sous le subterfuge de la nature léonine.
_
_ Thisbé, la mauresque et Pyrame, le chrétien, uniront leurs destinées au pied du mûrier. Comment les mûres, de blanches qu'elles étaient, sont noires devenues, comme perles de sang qui pleurent sur le sol et le souillent.
_
_ Ouvrage du début du 17ème, bijou baroque méconnu, la pièce de Théophile de Viau se déploie en un long poème à la structure singulière. Les alexandrins seront proposés à partir des dernières études sur la prononciation restituée. Suivant les règles strictes de diction, le poème s'attachera à créer un langage contemporain. Le sens servira la musicalité et inversement. Les corps des acteurs épouseront les codes de la représentation baroque afin de se déployer tout en sensualité. À la musique répondra la chorégraphie. Les acteurs évolueront avec grâce dans le clair-obscur de la bougie à la flamme vacillante. La musique rythmera les scènes marquant la structuration inhabituelle de la pièce.
_
_ Dans un espace propice au rituel de la représentation, un peu comme un autel, une table de sacrifice, les personnages évolueront de jardin à cour. La notion de profondeur n'existera pas, la scénique se réduira à un couloir à l'avant-scène, fermé au fond par une toile.
_
_ Benoît Blampain
_
_ Plus de renseignements sur les dates des ateliers au 02/538 63 58 ou par mail à info@theatrepoeme.be
_
