Dans une mise en scène sobre et musicale, influencée par les cultures urbaines actuelles, La prochaine fois, le feu, écrit dans le tumulte des années 60 par l'auteur noir américain James Baldwin, témoigne de l'expérience du « ghetto », de la question sociale et raciale, et plus largement du devenir d'une Amérique qui pourrait bien ressembler à une Europe d'aujourd'hui. Dans une langue incandescente, héritière des prêches et du parler des rues, le spectacle s'inspire des nouvelles formes oratoires des « spoken words » et du « slam » très présent la saison dernière au Théâtre Les Tanneurs. Quand la parole œuvre comme une arme, comme un chant ou comme un salut...