La Bonne parole du curé Meslier
2017-10-05

- Dates
- 2017-10-05 — 2017-10-15
- Lieu
- Poème 2
Rue d'Ecosse, 30 1060 Saint-Gilles
Saint-Gilles - Catégorie
- Théâtre
Le curé Jean Meslier (1664-1729) sort de l’ombre. Il apparaît comme un penseur politique et philosophique de tout premier plan.
À l’aube du Siècle des Lumières, ce petit curé de village (celui d’Étrépigny dans les Ardennes françaises) laissait à sa mort voguer à la destinée un volumineux Mémoire manuscrit de ses « pensées et sentiments ».
C’était une bombe ! Elle éclate enfin aujourd’hui.
Car son "Mémoire" constitue, à l’époque, la critique la plus complète des incohérences, des abracadabrances bibliques, évangéliques et monothéistes. C’est aussi la première théorie de l’athéisme, du matérialisme philosophique, et la seule œuvre française avant la Révolution à proposer un projet et un programme concret de libération des masses.
Meslier, l’humaniste, comprenait le peuple quand il lui glissait à l'oreille que « tous les grands de la terre et que tous les nobles fussent pendus et étranglés avec des boyaux de prêtres. »
Pour lui, abattre la féodalité et l’absolutisme royal passait par renier l’Église qui les soutient et les bénit. Pour cela, il fallait démystifier les religions, annihiler le dieu des hommes...
"Unissez-vous donc, peuples, si vous êtes sages !
Toutes les religions ne sont que des inventions humaines.
La matière ne peut avoir été créée. Elle a d’elle-même son être et son mouvement.
Il n’y a point de Dieu."
Tel est son message, en avance sur son temps. Toujours d’actualité - voire en avance sur notre temps !
Distribution
D’après Les Mémoires des pensées et sentiments de Jean MeslierAdaptation et mise scène : Jean-François Jacobs
Avec Alexandre von Sivers
Composition et musique (en direct) : Gilles Masson
Scénographie et costumes : Ronald Beurms
Relecture philosophique et historique : Serge Deruette (professeur d'Histoire des idées à l'Université de Mons)
Texte édité chez Aden Éditions
