On y retrouve notamment Toru Takemistu avec une œuvre de jeunesse, « Distance de fée », composée 1951, qui plonge l’auditeur dans l’univers du poète surréaliste Shozu Takiguchi. Adossées à cette œuvre du maître japonais, les « Esquisses japonaises » de Philippe Hersant, influencées par les écrits de Buson évoquent trois lieux visités par le grand maître du haïku, et c’est toujours cette même veine poétique qui est à l’origine de la composition de Kunitsu Takeuchi « Koyo », extraite de la suite « Rakubaishu » pour violon solo, d’après l’oeuvre de Toson Shimazaki. La création s’invitera également à ce programme avec « Motif de bambou » (竹文様 en japonais) du jeune compositeur Masanori Enoki. Pour cette œuvre, le compositeur s’inspira de la résonance du Shô, instrument en bambou développant une mystèrieuse matière sonore.