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Archives des arts de la scène
Site d’archive · Les informations sont conservées à leur date de publication.

Clara Campoamor, Une femme, une soeur, une voix !

2018-03-08

Dates
2018-03-08 — 2018-03-17
Lieu
La Clarencière
Rue du Belvédère, 20 1050 Ixelles
Ixelles
Catégorie
Théâtre
La femme n'est que pure hystérie. C'est structurellement, médicalement prouvé ! La femme est tout en passion, sensibilité. Son organisme physiologique est différent de celui de l'homme. L'hystérisme n'est pas une maladie ; c'est la structure même de la femme. C'est cela la femme : l'hystérisme. Elle n'est ni pondération critique, ni réflexion. Elle est volubile, versatile. Et je me demande dans quel merdier nous allons nous fourrer si nous accordons le droit de vote à la femme. La femme manque de sagesse. C'est cela, elle manque de sagesse.

Clara Campoamor. Son nom résonne comme un champ d’amour. Et pourtant toute sa vie durant elle dut mener le combat d’une femme pour les droits des femmes. Contre toutes les idées reçues. Depuis des millénaires.

Jamais, à aucun homme politique, à aucun ministre, à aucun député, à aucun Grand d’Espagne, la démocratie ne doit tant qu’à cette femme.
A personne.
Nous lui devons le suffrage universel.
Nous lui devons... la dépénalisation de l’avortement, en 1936.
Elle a risqué sa vie pour ça. En 1931, l’Espagne ne croyait pas qu’elle était prête pour le droit de vote des femmes. La droite catholique n’en voulait pas. Il y a cent ans, Clarita était la première femme espagnole à fréquenter l’université. Première femme à être avocate. Première femme à plaider. Première femme élue aux Cortès. Première femme à prendre la parole au Parlement de Madrid.
Et pourtant aujourd’hui, tout le monde semble l’avoir oubliée.

Clara Campoamor, une femme, très femme, orpheline de père à 12 ans.
Clara Campoamor, une sœur, très sœur, initiée en 1931.
Clara Campoamor, une voix, celle de la femme, celle de toutes les femmes.

Exilée à cause du franquisme, la mémoire de Clara Campoamor a été réhabilitée il y a peu en Espagne.

Des dialogues percutants, une intensité dramatique face à la moquerie humaine.
Un hymne à la vie, au respect, à l'amour, à la fraternité

Distribution

Textes de : José Perez
Interprétation : Marie-Gaëlle Janssens-Casteels, Myriam Kaminski et Kate Rizzi
Chant : Coline Malice
Mise en scène : François Mairet