La majorité de ses oeuvres est créée pour une projection sonore multicanal et partage une même motivation esthétique, celle d’une musique produisant ses propres formes dans le tissage constant d’une trame spatiale. Les sons forment des textures qui, telles des topologies élastiques, se tordent pour adopter des formes dans lesquelles se manifestent souvent des suggestions de matérialité physique. La trame musicale crée ainsi une expérience mentale visuelle de foyers, de périphéries, de teints et d’opacités, cumulés en une topographie où la spatialité au présent s’amalgame aux chemins vers l’avant. On peut même ressentir l’impression physique de traverser ces territoires. Chaque oeuvre est une distorsion dans un monde en genèse perpétuelle, où l’auditeur représente la seule présence humaine, aventurier cosmique transporté à travers les étranges dimensions d’un multivers éphémère.