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	<title>Demandez Le Programme</title>
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	<description>Demandezleprogramme est un agenda culturel et interactif en ligne, qui permet la rencontre entre les lieux culturels, les internautes et les artistes.</description>
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		<title>Demandez Le Programme</title>
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		<title>L'&#233;cole des femmes </title>
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		<dc:creator> Dominique-h&#233;l&#232;ne Lemaire </dc:creator>



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&lt;p&gt;Ou comment l'esprit vient aux jeunes filles&#8230; Quand Moli&#232;re &#233;crit cette pi&#232;ce, il a 40 ans. Le 20 f&#233;vrier 1662, il vient d'&#233;pouser Armande, de 20 ans sa cadette, fille de sa premi&#232;re conqu&#234;te, Madeleine B&#233;jart. Scandale absolu, certains sycophantes iront jusqu'&#224; pr&#233;tendre qu'il a &#233;pous&#233; sa propre fille ! Leur bonheur d&#233;range les bien-pensants. &lt;br class='autobr' /&gt;
Or dans la pi&#232;ce, le personnage d'Arnolphe est un &#234;tre bien path&#233;tique, son nom est d'ailleurs celui que l'on donne &#224; l'&#233;poque &#224; tous les cocus, de l&#224; , on comprend (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ou comment l'esprit vient aux jeunes filles&#8230; Quand Moli&#232;re &#233;crit cette pi&#232;ce, il a 40 ans. Le 20 f&#233;vrier 1662, il vient d'&#233;pouser Armande, de 20 ans sa cadette, fille de sa premi&#232;re conqu&#234;te, Madeleine B&#233;jart. Scandale absolu, certains sycophantes iront jusqu'&#224; pr&#233;tendre qu'il a &#233;pous&#233; sa propre fille ! Leur bonheur d&#233;range les bien-pensants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Or dans la pi&#232;ce, le personnage d'Arnolphe est un &#234;tre bien path&#233;tique, son nom est d'ailleurs celui que l'on donne &#224; l'&#233;poque &#224; tous les cocus, de l&#224; , on comprend son d&#233;sir de le changer en une appellation plus noble : &#171; Monsieur de la Souche &#187;. Le destin s'amuse, Moli&#232;re n'avait pas pr&#233;vu qu'&#224; notre &#233;poque, le terme &#171; fran&#231;ais de souche &#187; nous donnerait tant d'urticaire, avec ses sombres pr&#233;tentions &#224; &lt;i&gt;la puret&#233; &#8230;des m&#339;urs et des gens !&lt;/i&gt; Arnolphe s'av&#232;re donc morose, affair&#233;, et jaloux &#224; l'extr&#234;me, n'engendrant guerre la joie, ni dans sa parure ni au logis. &lt;strong&gt;Guy Pion&lt;/strong&gt; endosse ce r&#244;le avec tout l'&#233;clat de son art. Sous les traits d'Arnolphe, irradient en lui autant le Richard III, que L'Avare ou Monsieur Scrooge, ces magnifiques r&#244;les qu'il a jou&#233;s avec tant de talent et de v&#233;rit&#233;. Dans Arnolphe, il concentre les &#233;l&#233;ments les plus repoussants du m&#226;le despotique et possessif, imbu de sa personne, f&#233;ru de th&#233;ories machistes qu'il partage all&#232;grement avec son &#233;poque. Cette sc&#232;ne de la robe de mari&#233;e, o&#249; il d&#233;vide les obligations de la femme au foyer est une page d'anthologie r&#233;voltante. Muette, Agn&#232;s subit l'assaut avec vaillance. Va -t-il r&#233;ussir son plan fou et machiav&#233;lique d'avoir mis en p&#233;pini&#232;re une petite fille de quatre ans qu'il se r&#233;serve comme future &#233;pouse, l'esp&#233;rant la plus sotte possible afin que jamais personne ne voudra la lui ravir. R&#233;ussira-t-il dans son &#233;go&#239;ste et vaine entreprise ? Ou la jeune donzelle, naturellement non d&#233;nu&#233;e d'esprit va-t-elle r&#233;ussir &#224; berner le comp&#232;re et prendre &#224; son insu les pleins pouvoir pour g&#233;rer sa vie, ses amours et ses d&#233;sirs ? Il semble qu'insidieusement les nobles principes de &lt;i&gt;Rabelais &lt;/i&gt; ont d&#251; parrainer la jeune &#233;veill&#233;e et vont faire taire ces tentatives totalitaires, hypocrites et &lt;i&gt; jans&#233;nistes&lt;/i&gt; qui hantent la soci&#233;t&#233; o&#249; vit Moli&#232;re. Et m&#234;me si Moli&#232;re se moque des Pr&#233;cieuses de l'&#233;poque, il leur donne voix au chapitre et fait avancer la reconnaissance de la femme comme &#234;tre humain &#224; part enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Agn&#232;s est bien le produit de Moli&#232;re. La si fr&#234;le, d&#233;licate enfant innocente se mue tr&#232;s vite en femme &#233;mancip&#233;e, pr&#233;f&#233;rant le jeune et vigoureux Horace &#224; son vieux barbon d' Arnolphe. Et elle d&#233;gage un charme &#224; couper le souffle qui s'allie &#224; merveille avec le jeu tr&#232;s agr&#233;able de &lt;strong&gt;Nathan Fourquet-Dubart&lt;/strong&gt; en Horace . Elle respire l'innocence, elle pr&#233;figure la libert&#233; f&#233;minine par la voix, le jeu, les mani&#232;res, les intonations, les postures. Tout est beau chez elle, &#233;tudi&#233; et naturel &#224; la fois, il n'y a rien &#224; jeter, on sent chez elle l'instinct du th&#233;&#226;tre ! Pas &#233;tonnant que le vieil Arnolphe soit si &#233;pris ! La jeune com&#233;dienne qui l'interpr&#232;te est fra&#238;chement sortie du conservatoire, elle se nomme &lt;strong&gt;Tiphanie Lefran&#231;ois&lt;/strong&gt; et n'a sans doute qu'&#224; se baisser pour ramasser les c&#339;urs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en sc&#232;ne sign&#233;e&lt;strong&gt; Patrice Mincke&lt;/strong&gt; est un r&#233;el travail d'orf&#232;vre, dans un d&#233;cors aussi simple que le r&#234;vait Moli&#232;re&#8230; mais r&#233;solument moderne, &#8211; Hotel California ? &#8211; et par&#233; de nombreux &#233;l&#233;ments symboliques : un d&#233;fil&#233; de portes-miroirs, un escalier en colima&#231;on qui conduit &#224; l'&#233;tage &#224; une myst&#233;rieuse salle de bain en contrejour, un mur de ciment dot&#233; de fen&#234;tres aveugles bord&#233; d'une coursive de prison. Pas une feuille d'arbre ou le moindre &#233;l&#233;ment vivant. Le lieu est fait pour enfermer et pour &#233;touffer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#232;gne du faux est abondamment pr&#233;sent dans l'habillement des hallucinants valets Alain et Georgette somptueusement interpr&#233;t&#233;s par &lt;strong&gt;Thierry Janssen et Beatrix Ferauge&lt;/strong&gt;, les couleurs acides, le kitsch absolu de ce bar mobile digne de Las Vegas o&#249; se pr&#233;lasse Horace. De savants effets surprises que l'on vous laisse d&#233;couvrir figurent les phantasmes du ma&#238;tre des lieux et les diff&#233;rents &#226;ges de la jeune damoiselle. Bref, un art de la mise en sc&#232;ne &#224; la fois d&#233;pouill&#233; et totalement parlant fait vibrer un texte mi parl&#233; mi scand&#233; en alexandrins d'une superbe l&#233;g&#232;ret&#233;. Et le tout se voit brod&#233; d'une musique de thriller comme au cin&#233;ma, absolument palpitante et noire, une cr&#233;ation originale de Daphn&#233; D'heur, g&#233;niale compositrice. De la belle ouvrage ! Et, devinez qui joue &#8230; &lt;strong&gt;Oronte !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://deashelle.com/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Dominique-H&#233;l&#232;ne&lt;/a&gt;Lemaire pour Arts et Lettres&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Greenville vibes</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Greenville-vibes</link>
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		<dc:creator> Dominique-h&#233;l&#232;ne Lemaire </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Voici un bric &#224; brac d'affects n&#233;o-romantiques d&#233;gageant une &#233;nergie d'enfer. Tous azimuts, les com&#233;diens s'entrechoquent entre mythe, concert rock et documents d'&#233;poque. Un &#226;ge d'or ? Attention cela secoue dans la nacelle. Les d&#233;cors sont pouss&#233;s par le vent du souvenir. Les voix et les corps, eux, totalement ann&#233;es 2020. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les questions viennent en vrac, le texte&#8230; est finalement, un pr&#233;texte. Ce qui fascine c'est cette temp&#234;te sur sc&#232;ne, la connivence des com&#233;diens qui apparemment s'entre d&#233;vorent et leur (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Voici un bric &#224; brac d'affects n&#233;o-romantiques d&#233;gageant une &#233;nergie d'enfer. Tous azimuts, les com&#233;diens s'entrechoquent entre mythe, concert rock et documents d'&#233;poque. Un &#226;ge d'or ? Attention cela secoue dans la nacelle. Les d&#233;cors sont pouss&#233;s par le vent du souvenir. Les voix et les corps, eux, totalement ann&#233;es 2020.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les questions viennent en vrac, le texte&#8230; est finalement, un pr&#233;texte. Ce qui fascine c'est cette temp&#234;te sur sc&#232;ne, la connivence des com&#233;diens qui apparemment s'entre d&#233;vorent et leur fureur de vivre. Le canevas est l&#224; pour broder les fantasmes de 5 jeunes qui jonglent avec les questions du temps, d'ici et d'antan, dans un m&#233;lange spatial et une chor&#233;graphie qui donnent le vertige. Ils peuvent bien r&#234;ver &#8230;nos jeunes assign&#233;s &#224; r&#233;sidence par la pand&#233;mie et devenus esclaves de leurs &#233;crans !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On aligne devant eux Elvis, les Beatles, The Throgs, The Doors, grav&#233;s sur les pupitres &#224; l'&#233;cole &#8230;quand le bois existait encore ! Une vie de musicien rock est-elle plus intense qu'une vie d'agent d'assurances ? Comme tout le monde, ira t-on invariablement au charbon ? C'est quoi r&#233;ussir sa vie ? Ou passer &#224; c&#244;t&#233; de sa vie ? Choisir passion ou raison ? Rencontrer l'Amour&#8230; ou la mort, petite ou grande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des bribes de jeunesse dor&#233;e flottent sur ce fleuve bouillant de souvenirs &#233;ph&#233;m&#232;res. Truffaut avait pourtant bien pr&#233;venu : &#171; L'adolescence ne laisse un bon souvenir qu'aux adultes ayant une mauvaise m&#233;moire &#187; . Mais comment s'emp&#234;cher d'id&#233;aliser ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi l'histoire montre que le Destin aveugle renverse les tours, explose des trag&#233;dies, joue mille tours pendables. Et Greenville, ce groupe de musique imaginaire qui a le vent d'Am&#233;rique en poupe, d&#233;passe tous les autres. C'est une l&#233;gende en marche, ils sont pr&#234;t &#224; tout br&#251;ler pour de la musique. Quitte &#224; virer sans scrupule le fondateur du groupe. Des loups, vous dis-je ! Avides d'essentiel, du moins, c'est ce qu'ils pr&#233;tendent. NDLT : On a oubli&#233; Reggiani, et ceux qui sont entr&#233;s dans Paris. Et pourtant, ils &#233;taient tellement attendrissants, ces ados de la page 9 de l'opus de R&#233;gis Duqu&#233;, l'auteur de la pi&#232;ce &#233;chevel&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait au temps o&#249; la musique s'&#233;coutait religieusement, se recherchait comme un objet de culte, se ch&#233;rissait comme on berce son &#226;me en peine. &#171; Vous savez, aujourd'hui, la machine a pris le pouvoir. On a tu&#233; le d&#233;sir ! &#187; vivent les t&#233;l&#233;chargements et le r&#232;gne de la souris. D&#233;finitivement perdu, le sourire du chat de Cheshire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le sociologue de service de d&#233;clarer, beau clich&#233;, que &#171; cette g&#233;n&#233;ration n'est pas politis&#233;e comme avait pu l'&#234;tre celle de leurs parents et grands-parents &#187;. Oui, Woodstock &#8230;. c'est fini ! Et dire que c'&#233;tait la ville de mon premier amour&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Y'a donc plus de f&#234;te, y'a plus de musique, juste&#8230; du commerce. C'est tout le drame. Bref, ce spectacle, qu'est-ce qu'il d&#233;coiffe ! Avec en t&#234;te notre pr&#233;f&#233;r&#233;e, &#224; la voix d'or ,une ic&#244;ne de nos plateaux belges : &lt;strong&gt;Daphn&#233; d'Heur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &#8230;.&lt;strong&gt;Nicolas Buysse, C&#233;dric Juliens, Eno Krojanker et Renaud Van Camp&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.deashelle.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Dominique-H&#233;l&#232;ne Lemaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photos : Alice Piemme/AML&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Stefan Zweig, invit&#233; d'honneur au Public</title>
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		<dc:creator> Dominique-h&#233;l&#232;ne Lemaire </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#201;couter le monde d'hier pour penser le monde d'aujourd'hui. Voici le d&#233;fi de ce spectacle &#233;veilleur de consciences. Un cocktail qui met le questionnement au premier rang : le pourquoi, le comment ? Avec l'inqui&#233;tude comme carburant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Stefan Zweig ne se plaint il pas de &#8220; son inqui&#233;tude int&#233;rieure d&#233;j&#224; intol&#233;rable &#187; qui ne le laisse jamais en paix et le pousse &#224; voyager. Il fustige ce &#8220;Weltschmerz&#8221; qui signifie l'&#233;chec de la civilisation. Comment le monde est-il pass&#233; de la plus grande &#233;l&#233;vation spirituelle, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#201;couter le monde d'hier pour penser le monde d'aujourd'hui. Voici le d&#233;fi de ce spectacle &#233;veilleur de consciences. Un cocktail qui met le questionnement au premier rang : le pourquoi, le comment ? Avec l'inqui&#233;tude comme carburant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Stefan Zweig&lt;/strong&gt; ne se plaint il pas de &#8220; son inqui&#233;tude int&#233;rieure d&#233;j&#224; intol&#233;rable &#187; qui ne le laisse jamais en paix et le pousse &#224; voyager. Il fustige ce &lt;strong&gt;&#8220;Weltschmerz&#8221;&lt;/strong&gt; qui signifie l'&#233;chec de la civilisation. &lt;strong&gt;Comment &lt;/strong&gt; le monde est-il pass&#233; de la plus grande &#233;l&#233;vation spirituelle, telle qu'elle &#233;tait palpable &#224; Vienne avant 1914, &#224; la pire des d&#233;cadences morales de notre civilisation, d&#232;s les ann&#233;es 30, avec la mont&#233;e du fascisme ? &lt;strong&gt;Comment&lt;/strong&gt; le monde a-t-il pu s'habituer &#224; la violence, &#224; l'injustice, &#224; la brutalit&#233; absolue ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce &lt;i&gt;travail de sp&#233;l&#233;ologie&lt;/i&gt; est orchestr&#233; avec d&#233;termination par une &#233;quipe de chercheurs dynamiques, emport&#233;s par la relecture de cette &#339;uvre ma&#238;tresse de &lt;strong&gt;Stefan Zweig : &#171; Le monde d'hier &#187;, Souvenirs d'un europ&#233;en.&lt;/strong&gt; Ils ont arrach&#233; leurs masques de th&#233;&#226;tre, ils ont quitt&#233; volontairement leur zone de confort artistique, baiss&#233; toutes leurs gardes et l&#226;ch&#233; leurs armes de com&#233;diens pour porter la souffrance de ce si&#232;cle pass&#233; &#8211; et sans doute les angoisses du n&#244;tre &#8211; devant nos yeux avides de clart&#233;. Un travail de groupe, un exercice de cours d'histoire, sans doute aux relents didactiques, puisque la passion de la transmission est bien pr&#233;sente. Juste avec chacun, humblement, son &#233;motion intime. Itsik Elbaz, Patricia Ide et Anne Sylvain ont fait ce courageux pari, de gommer toute anecdote, de fuir tout effet de th&#233;&#226;tre, pour pr&#233;senter &#224; la fa&#231;on anglo-saxonne ce que eux appellent &#8220;facts&#8221;. Comme au tribunal. Des dates &#224; rebours, des photos d'&#233;poque, des coupures de journaux, des citations, et le puissant roman de Stefan Zweig bien s&#251;r, avec sa poignante lucidit&#233; comme pi&#232;ce de r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sp&#233;l&#233;ologie&lt;/i&gt;, parce que tout l'art est de plonger en apn&#233;e et &#224; rebours &#224; travers les dates, dans ce livre &#224; la fois lumineux et absolument noir : &lt;strong&gt;&#8220;Die Welt von Gestern &#8220;&lt;/strong&gt; Le monde d'hier, Souvenirs d'un europ&#233;en. Un roman autobiographique, car l'auteur y retrace pas &#224; pas la d&#233;confiture de l'id&#233;al paneurop&#233;en tel qu'il l'avait fait sien avec la fougue de ses jeunes ann&#233;es flamboyantes, quand il habitait Vienne, juste en face de la maison de celui qui allait vouer cette Europe r&#234;v&#233;e au carnage, &#224; la haine &#233;lev&#233;e en institution et &#224; la d&#233;faite absolue de la raison. &lt;strong&gt;Stefan Zweig &lt;/strong&gt; d&#233;crit avec passion ce monde r&#233;volu o&#249; la libert&#233; &#233;tait l'&#233;tendard et les voyages se faisaient sans le moindre passeport. O&#249; une formidable culture bouillonnait &#224; travers tous les arts : de la cuisine, &#224; la musique, &#224; la po&#233;sie, la philosophie, le th&#233;&#226;tre, l'histoire, le roman&#8230; les sciences, loin de toute mise en bo&#238;te, ou r&#233;cup&#233;ration politique. Un genre d'&#226;ge d'or, avant que n' &#233;clatent les atrocit&#233;s des deux guerres mondiales et le d&#233;sastre de la conscience humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur sc&#232;ne, on commence par la triste fin suicidaire du couple &#8230; pour remonter aux origines du mal. A sa banalisation. Personne n'a mentionn&#233; la figure de Hannah Arendt, mais on ne peut pas s'emp&#234;cher de penser &#224; elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela sous le regard de &lt;strong&gt;Myriam Youssef&lt;/strong&gt;. Le fond d&#233;passe tellement la forme, que celle-ci s'estompe naturellement pour parvenir au c&#339;ur du paradoxe : Pourquoi, Comment , la culture est-elle si d&#233;risoire face &#224; la barbarie, et pourtant son unique rempart ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce spectacle est &#224; la fois une &#339;uvre de m&#233;moire, une invitation &#224; sortir de l'aveuglement ou de la l&#233;thargie que nous imposent souvent les politiques, un appel &#224; notre esprit critique, et une cons&#233;cration de notre droit &#224; la libert&#233;. Un refus des fallacieuses v&#233;rit&#233;s qui suppriment le doute et renforcent la prise de pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut qu'admirer une si noble d&#233;marche intellectuelle et humaniste loin des discours perroquet du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.deashelle.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Dominique-H&#233;l&#232;ne&lt;/a&gt; Lemaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo &#169; Alice Piemme&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Allons ...badiner ensemble ! </title>
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		<dc:creator> Dominique-h&#233;l&#232;ne Lemaire </dc:creator>



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&lt;p&gt;La Compagnie du Temps Perdu a pos&#233; ses bagages... &#224; Bruxelles ! Ils sont absolument extraordinaires, se produisent en ce moment au th&#233;&#226;tre de la Clarenci&#232;re 20 rue du Belv&#233;d&#232;re, 1050 Bruxelles, juste derri&#232;re Flagey. 50 places. Courez-y, vous reviendrez le c&#339;ur en f&#234;te et les larmes aux yeux ! Sp&#233;cialement si dans vos jeunes ann&#233;es, les biblioth&#232;ques universitaires &#233;taient votre havre de paix&#8230;ou votre studieux lieu de rencontres ! &lt;br class='autobr' /&gt;
La pi&#232;ce est sign&#233;e et interpr&#233;t&#233;e par Maximilien Solv&#232;s et Christel (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Compagnie du Temps Perdu a pos&#233; ses bagages... &#224; Bruxelles ! Ils sont absolument extraordinaires, se produisent en ce moment au th&#233;&#226;tre de la Clarenci&#232;re 20 rue du Belv&#233;d&#232;re, 1050 Bruxelles, juste derri&#232;re Flagey. 50 places. Courez-y, vous reviendrez le c&#339;ur en f&#234;te et les larmes aux yeux ! Sp&#233;cialement si dans vos jeunes ann&#233;es, les biblioth&#232;ques universitaires &#233;taient votre havre de paix&#8230;ou votre studieux lieu de rencontres !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La pi&#232;ce est sign&#233;e et interpr&#233;t&#233;e par &lt;strong&gt;Maximilien Solv&#232;s&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Christel Pourchet&lt;/strong&gt;. Et ces deux com&#233;diens, sont aussi bons que&#8230; les &#201;motifs anonymes, aussi g&#233;n&#233;reux qu'une p&#234;che miraculeuse. Les r&#233;pliques sautent de partout, vous &#233;claboussent de bonheur, vous chatouillent l'esprit et le c&#339;ur. C'est du merveilleux th&#233;&#226;tre aussi dr&#244;le que celui de rue, aussi intense que la source du verbe, aussi lumineux que le don du sourire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les voil&#224; embarqu&#233;s dans une in&#233;narrable course poursuite, un slalom vertigineux entre les plus grandes sc&#232;nes d'amour exhum&#233;es avec tendresse de &lt;i&gt;la collection compl&#232;te de l'histoire de la litt&#233;rature fran&#231;aise, du Moyen &#226;ge au 20e si&#232;cle.&lt;/i&gt; Un condens&#233; de&lt;strong&gt; Lagarde et Michard&lt;/strong&gt; live, &#231;a vaut le d&#233;placement, maintenant que les cours de fran&#231;ais se trouvent format&#233;s sur des fichiers p&#233;dagogiques en ligne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le d&#233;sordre amoureux qui les anime secr&#232;tement - &#224; chacun son audace ou sa timidit&#233; - les sc&#232;nes sautent ing&#233;nument d'un si&#232;cle &#224; l'autre, par simple analogie avec l'histoire fr&#233;missante qui d&#233;bute entre les deux &#233;tudiants &#224; la belle anatomie. A notre tour de refaire leur carte du Tendre. Pas un mot des titres, ou des t&#234;tes de chapitre pour vous all&#233;cher, juste les noms des auteurs qui se r&#233;veillent c&#244;te &#224; c&#244;te dans une ronde folle &#8230; presque celles de la Saint-Jean.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a Marius, Fanny, C&#233;sar,&lt;i&gt; av&#232; l'asseng,&lt;/i&gt; Hugo, Feydeau, Musset, Labiche, Racine dans un m&#233;li- m&#233;lo invraisemblable d'antiquit&#233; grecque et romaine, quel d&#233;lice ! Alceste, bien s&#251;r, non, Moli&#232;re qui f&#234;te ses 400 ans d'anniversaire avec le patois savoureux de Charlotte, Mathurine et Pierrot, souffl&#233; dans le Jeu de Robin et Marion. Mais ne te prom&#232;ne donc pas toute nue ! Et l'incontournable lettre de Cyrano qui arrache des larmes&#8230; Acte V sc&#232;ne 5. Oui, et Fran&#231;oise Sagan. Nous attendions la cristallisation de l'amour dans Climats de Andr&#233; Maurois, Bof c'est pas du th&#233;&#226;tre cela. Georges Sand ? Quand m&#234;me ! Sans Chopin. Quelle incroyable dynamique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ressort du spectacle, comme d'un feu d'artifice, &#233;tourdi de bonheur, fervent admirateur de notre si belle langue fran&#231;aise, si bien interpr&#233;t&#233;e, si bien coul&#233;e entre toutes les &#233;poques, riche, chatoyante, bouleversante de beaut&#233; et d'&#233;motion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tour cela pour le fond&#8230; mais la forme ? Pleine forme, cr&#233;ativit&#233; intense, imaginaire d&#233;brid&#233; - les d&#233;cors pr&#233;caires, presque inexistants comme au temps de Shakespeare - c'est du papillonnage fin et espi&#232;gle, des changements de costumes intelligents, du grand art des planches, une immense &#233;nergie dans un mouchoir de poche, un franche bouff&#233;e de vie th&#233;&#226;trale totalement bienvenue et rafra&#238;chissante. &lt;br class='autobr' /&gt; Metteur en sc&#232;ne : &lt;strong&gt;Barbara Castin&lt;/strong&gt;, et tout cela &lt;strong&gt;pluri-jou&#233; &#224; Paris depuis 2019&#8230; &lt;i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; avec ou sans couvre-feux, quarantaines et autres barri&#232;res culturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.deashelle.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Dominique-H&#233;l&#232;ne Lemaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Notre Dame de Paris</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Vous-avez-bien-vu</link>
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		<dc:date>2022-01-17T09:13:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Dominique-h&#233;l&#232;ne Lemaire </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le directeur du magnifique th&#233;&#226;tre Tristan Bernard &#224; Paris avait d&#233;cid&#233; de pr&#233;senter le spectacle de Thierry Debroux, Notre Dame de Paris d'apr&#232;s Victor Hugo, du 7 mars au 30 juin 2020. Ils ont pu jouer trois petits soirs, et puis &#8230; l'&#233;pid&#233;mie de Covid a foudroy&#233; toute la beaut&#233; de ce magnifique travail de transmission ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, voici que le 13 janvier 2022, apr&#232;s une longue errance &#224; travers les al&#233;as du drame sanitaire mondial, le spectacle revient sur les planches du th&#233;&#226;tre Royal du Parc &#224; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le directeur du magnifique th&#233;&#226;tre Tristan Bernard &#224; Paris avait d&#233;cid&#233; de pr&#233;senter le spectacle de Thierry Debroux, Notre Dame de Paris d'apr&#232;s Victor Hugo, du 7 mars au 30 juin 2020. Ils ont pu jouer trois petits soirs, et puis &#8230; l'&#233;pid&#233;mie de Covid a foudroy&#233; toute la beaut&#233; de ce magnifique travail de transmission !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, voici que le 13 janvier 2022, apr&#232;s une longue errance &#224; travers les al&#233;as du drame sanitaire mondial, le spectacle revient sur les planches du th&#233;&#226;tre Royal du Parc &#224; Bruxelles et c'est un v&#233;ritable triomphe. Musical, visuel et th&#233;&#226;tral.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le texte, &lt;strong&gt;Notre D(r)ame,&lt;/strong&gt; publi&#233; aux &lt;strong&gt;&#233;ditions Lansman&lt;/strong&gt;, est inspir&#233; par la terrible catastrophe de l'incendie de Notre Dame du 16 avril 2019. L'hubris d&#233;mesur&#233; de l'homme moderne fut incapable d'emp&#234;cher la toiture, la charpente et la fl&#232;che con&#231;ue par Violet Leduc de se transformer en brasier. Restaient seulement le d&#233;sespoir des pierres, les voix effar&#233;es des gargouilles et des chim&#232;res de la cath&#233;drale dont &lt;strong&gt;Thierry Debroux&lt;/strong&gt; semble avoir pu surprendre les myst&#233;rieuses conversations et les craintes d'une reconstruction h&#226;tive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'univers imaginaire invent&#233; par l'auteur est magique : les &#233;poques conversent ensemble comme si elles &#233;taient au paradis. Le temps est dilu&#233;, l'immortalit&#233; de l'&#339;uvre de &lt;strong&gt;Victor Hugo&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;la Cath&#233;drale&lt;/strong&gt;, se confondent avec une histoire d'amour contemporaine d'une jeune danseuse hip hop en mal d'amour, pr&#234;te au suicide et qui n'a jamais entendu parler de la Belle Esmeralda. L'&#339;uvre de Victor Hugo bondit sous les yeux de la vivante cath&#233;drale qui tr&#244;ne au centre du plateau : on se gorge d'&#233;motions &#224; chaque tour de la cath&#233;drale sur elle -m&#234;me, entendez, chaque fois que l'une de ses fa&#231;ades &#233;gr&#232;ne heures et jours diff&#233;rents. Non sans rappeler les fa&#231;ons de Monet, le grand ma&#238;tre des lumi&#232;res impressionnistes. Ah quelle superbe rosace !&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans une harmonie &#224; tomber, les com&#233;diens jouent dans la joie, avec une &#233;nergie d&#233;cupl&#233;e par les privations subies depuis deux ans. On assiste &#224; une esp&#232;ce de renaissance sur ce plateau o&#249; ils se montrent franchement &#233;blouissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1698761382' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;i&gt;Comme si, l'espace d'un spectacle, on pouvait jusqu'&#224; oublier la pand&#233;mie.&lt;/i&gt;-&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les changements de sc&#232;ne se font sans le moindre bruit, ils sont d'une fluidit&#233; remarquable et de m&#234;me pour les passages entre le jeu et le narratif. On se trouve au c&#339;ur de l'art vivant. Prenez le mouvement imprim&#233; &#224; la corde qui meut la cath&#233;drale, ne fait-il pas fait penser &#224; des gestes de batelier ? Ne sommes nous pas, &#224; Paris ou &#224; Venise, tous sur une nef des fous ? A moins que l'on soit plus d'humeur &#224; y voir le mythe de Sisyphe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un art consomm&#233; de la concision et de la polys&#233;mie anime le cr&#233;ateur. L'&#339;uvre fleuve de Victor Hugo se retrouve expos&#233;e en 1H25 SANS ENTRACTE. Tout y est. Oui, on est gratifi&#233; d'un authentique &#233;lixir de magie th&#233;&#226;trale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; D'un c&#244;t&#233;, il y a le peuple de pierres s&#233;culaires, les chim&#232;res de Violet Leduc, avec le d&#233;nomm&#233; stryge, le &#171; d&#233;mon pensif &#187;, sous l'apparence d'un buste de femme oiseau aux yeux en escarboucles, et de l'autre les antiques gargouilles du Moyen-&#226;ge gothique. Ces impressionnantes marionnettes se font la conversation avec les voix des personnages principaux. &lt;strong&gt;Didier Colfs&lt;/strong&gt; papillonne entre le d&#233;testable pr&#234;tre lubrique Claude Frollo, le Stryge, un rat de la cour des miracles, un juge r&#233;pugnant, et &#8230; un quidam de la foule des manants. C'est un bouleversant &lt;strong&gt;St&#233;phane Fenocchi &lt;/strong&gt; qui s'empare du personnage monstrueusement attachant de Quasimodo, il fait la gargouille 23, se mue en corbeau mal&#233;fique avant de rejoindre lui aussi lui aussi la foule. Le vaniteux Phoebus, sous les traits de &lt;strong&gt;Mickey Bicar,&lt;/strong&gt; se transforme en gargouille 52 , ramasse les oripeaux de Clopin Trouillefou et fait un innommable avocat de la d&#233;fense qui ne trouve rien &#224; dire. Enfin, &lt;strong&gt;Marc Laurent,&lt;/strong&gt; le Po&#232;te Gringoire en grand &#233;chalas &#233;gar&#233; dans la cour des miracles se glisse dans la gargouille 37 &#8211; all&#244; mademoiselle 36-37, votre pr&#233;nom c'est bien Juliette &#8211; avant de tomber pour la tr&#232;s radieuse, l'incomparable &lt;strong&gt;Marie Phan&lt;/strong&gt; qui a accept&#233; de jouer le r&#244;le stup&#233;fiant d'Esm&#233;ralda, avec son adorable ch&#232;vre, ton sur ton avec ses jupes de boh&#233;mienne. L'&#233;nergie de ce spectacle est au z&#233;nith, vous fait un bien fou et vous raccommode avec toute la tristesse du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.deashelle.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Dominique-H&#233;l&#232;ne Lemaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un art de sc&#232;ne id&#233;aliste sur un plateau ... intimiste</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Un-art-de-scene-idealiste-sur-un-plateau-intimiste</link>
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		<dc:creator> Dominique-h&#233;l&#232;ne Lemaire </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Fabliaux, r&#233;cits, l&#233;gendes de monts et de vaux, de d&#233;serts et d'oc&#233;ans, voici avec fra&#238;cheur et po&#233;sie la structure du spectacle que nous pr&#233;sente Francis et Alice. Tiens ! Ils riment ces deux-l&#224; ! Entendez vous ? Et se tiennent par la musique du c&#339;ur et des cordes, deux racines latines identiques d'ailleurs et le sentiment en parts &#233;gales, fich&#233; comme un &#233;tendard dans le corps et l'&#226;me Lalanne. Jolie recette ! &#8220;Deux &#233;tions et n'avions qu'un c&#339;ur&#8221;. Alice sort de l'ombre et joue du violoncelle, les yeux (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fabliaux, r&#233;cits, l&#233;gendes de monts et de vaux, de d&#233;serts et d'oc&#233;ans, voici avec fra&#238;cheur et po&#233;sie la structure du spectacle que nous pr&#233;sente Francis et Alice. Tiens ! Ils riment ces deux-l&#224; ! Entendez vous ? Et se tiennent par la musique du c&#339;ur et des cordes, deux racines latines identiques d'ailleurs et le sentiment en parts &#233;gales, fich&#233; comme un &#233;tendard dans le corps et l'&#226;me Lalanne. Jolie recette ! &#8220;Deux &#233;tions et n'avions qu'un c&#339;ur&#8221;. Alice sort de l'ombre et joue du violoncelle, les yeux ferm&#233;s, paupi&#232;res nacr&#233;es d'or, visage de madone et chevelure d'ange lisse, elle est son &#233;g&#233;rie qui lui met les larmes aux yeux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lui, &lt;strong&gt;Francis Lalanne,&lt;/strong&gt; c'est une guitare charg&#233;e d'oiseaux grav&#233;s dans le lac noir de ses modulations. Sous sa houppelande fantasque de manouche noir corbeau, il porte des bottes de mousquetaire, et dans son dos, une longue natte, jamais d&#233;sacralis&#233;s par la coupe aux ciseaux. Un regard p&#233;n&#233;trant qui perce l'obscurit&#233; du monde fouille les visages des spectateurs et cherche leur regard, puisque , par d&#233;finition, sans le regard du spectateur, il n'y a pas th&#233;&#226;tre. La voix de l'artiste ne fait pas tout. La magie, c'est la rencontre. La salle du &lt;strong&gt;th&#233;&#226;tre de la Clarenci&#232;re &lt;/strong&gt; est pleine &#224; craquer, le public est plut&#244;t jeune et d&#233;sinvolte et se serre l'un contre l'autre. On prie tout bas qu'un cercle magique aura ferm&#233; la porte au terrible virus rampant. On prie tout haut que tous veuillent bien mettent leur masque, un rappel se fait en d&#233;but de spectacle. Mais la foule... ne fait toujours que ce qu'elle veut et la peur de l'autre est tapie dans le c&#339;ur des moins jeunes et plus vuln&#233;rables, m&#234;me de ceux triplement certifi&#233;s. &#034;On ne s'embrasse plus, n'est-ce pas ? Juste avec les yeux,&#034; disions nous &#224;&lt;strong&gt; Fabienne Govaerts, &lt;/strong&gt; la p&#233;tulante directrice du Th&#233;&#226;tre qui garde courageusement le cap &#224; travers les bourrasques culturelles ambiantes. Son masque &#224; paillettes de bronze est son armure. &lt;strong&gt;&#034;L'art vivant est mon droit !&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux artistes en sc&#232;ne se correspondent comme le&lt;i&gt; ying&lt;/i&gt; &lt;strong&gt;et&lt;/strong&gt; le &lt;i&gt;yang.&lt;/i&gt; Pas l'un sans l'autre. C'est l'un &lt;strong&gt; et &lt;/strong&gt; l'autre. Le souhait d&lt;strong&gt;'Alice Poussin&lt;/strong&gt;, sans &#233;quivoque... &lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;cits, dr&#244;les, styl&#233;s, presque tous irr&#233;sistibles proposent un d&#233;chiffrement, une interpr&#233;tation du monde et une morale implicite.&lt;br class='autobr' /&gt;
Adorables chutes sur un tapis de bienveillance, c&#233;r&#233;monie de beau langage bien scand&#233;, plein de couleurs, d'humour, et de saillies po&#233;tiques. On sent le public qui s'extasie. Sensibilit&#233; &#224; fleur des yeux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec ses loups, Francis Lalanne se sert des animaux pour instruire les hommes. Grenouilles, h&#233;rissons, colibris, chameaux, et par dessus tout, les loups, agneau compris ! Il n'h&#233;site d'ailleurs pas &#224; appeler &lt;strong&gt;le plus grand honn&#234;te homme du 17e si&#232;cle &lt;/strong&gt; pour souligner son propos. Merci &#224; Merci Jean de La Fontaine. Et &#224; &lt;strong&gt;Rostand&lt;/strong&gt; ? Il emprunte... le panache.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, &#224; la fin de l'envoi, &lt;strong&gt;Francis&lt;/strong&gt; a touch&#233; ...son obole : une statuette de couleur turquoise, l'effigie de notre Manneken Pis farceur, que lui a remise la ma&#238;tresse des lieux. Une distinction litt&#233;raire bruxelloise appel&#233;e &lt;strong&gt;Le Manneken Prix&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sachez qu'une troisi&#232;me reprise est pr&#233;vue &#224; la &lt;strong&gt;Clarenci&#232;re&lt;/strong&gt; et que le spectacle est &#233;galement programm&#233; &#224; &lt;strong&gt;Avignon 2022&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre, chaque fois en r&#233;impression, peut vous &#234;tre d&#233;dicac&#233; &#224; l'issue du spectacle : &lt;strong&gt;&#034;L'assembl&#233;e des loups&#034;, Francis Lalanne, &lt;/strong&gt; Th&#233;&#226;tre litt&#233;raire de La Clarenci&#232;re, &#233;ditions Lamiroy&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dominique-H&#233;l&#232;ne Lemaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo de Philippe Hanula&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un tramway nomm&#233; d&#233;sir</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/L-univers-de-Tennessee-Williams-se-trouve</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.demandezleprogramme.be/L-univers-de-Tennessee-Williams-se-trouve</guid>
		<dc:date>2021-12-09T14:39:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Dominique-h&#233;l&#232;ne Lemaire </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'univers de Tennessee Williams se trouve transpos&#233; au c&#339;ur d'un &#233;t&#233; torride dans un quartier sordide quelque part en Sicile. Oubli&#233;, le film d' Elia Kazan avec Marlon Brando et Vivien Leigh sorti en 1951 qui avait re&#231;u 4 Oscars en 52 pour son propos fracassant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le spectateur est pris ici dans un spectacle fleuve serti dans notre propre &#233;poque. Les habiles jeux de lumi&#232;re sont cr&#233;&#233;s par Am&#233;lie G&#233;hin et les maquillages tr&#232;s &#233;labor&#233;s par Edwina Calgagno. En effet, Salvatore Calcagno con&#231;oit la sc&#232;ne (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'univers de Tennessee Williams se trouve transpos&#233; au c&#339;ur d'un &#233;t&#233; torride dans un quartier sordide quelque part en Sicile. Oubli&#233;, le film d' Elia Kazan avec Marlon Brando et Vivien Leigh sorti en 1951 qui avait re&#231;u 4 Oscars en 52 pour son propos fracassant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le spectateur est pris ici dans un spectacle fleuve serti dans notre propre &#233;poque. Les habiles jeux de lumi&#232;re sont cr&#233;&#233;s par &lt;strong&gt;Am&#233;lie G&#233;hin &lt;/strong&gt; et les maquillages tr&#232;s &#233;labor&#233;s par &lt;strong&gt;Edwina Calgagno.&lt;/strong&gt; En effet,&lt;strong&gt; Salvatore Calcagno&lt;/strong&gt; con&#231;oit la sc&#232;ne contemporaine comme une rencontre quasi sensuelle de diff&#233;rents langages artistiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;..Cin&#233;matographique&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les clips glauques on ne peut plus chauds sign&#233;s Zeno Graton, mais a-t-on, vraiment besoin de mettre les points sur les i ? Faut-il de bout en bout diriger l'imaginaire du spectateur ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;..Musical&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'extraordinaire pianiste, le jeune &lt;strong&gt;Meraviglioso Lorenzo Bagnati&lt;/strong&gt; qui cr&#233;e au piano un scintillant dialogue harmonique avec Blanche et son Gaspar de la nuit !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;.. Chor&#233;graphique&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Afrique du Nord ou l'Asie Mineure sont au rendez-vous avec la voluptueuse &lt;strong&gt;Rehab Mehal ?&lt;/strong&gt; Bien que de bon ton, dans notre soci&#233;t&#233; multiculturelle actuelle, est-ce fid&#232;le au propos de&lt;strong&gt; Tennessee Williams&lt;/strong&gt; o&#249; la fracture socio-culturelle est infranchissable ? Et enfin...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;..Plastique&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Bastien Poncelet, ce merveilleux danseur &#233;ph&#232;be &#233;nigmatique et fascinant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut imaginer sans mal la superbe r&#233;sidence symbolique de la famille ruin&#233;e, par&#233;e de hautes colonnes :&lt;strong&gt; &#8220;Belle Reve&#8221;&lt;/strong&gt; est le nom de l'ancienne demeure o&#249; Stella &lt;strong&gt;(Marie Bos)&lt;/strong&gt; et Blanche (&lt;strong&gt;Sophia Leboutte)&lt;/strong&gt; ont grandi dans une splendeur fan&#233;e. &lt;i&gt;Un &#171; bon temps enfui &#224; jamais &#187;&lt;/i&gt; mais tr&#232;s destructeur car il emp&#234;che Blanche d'affronter toute r&#233;alit&#233; nouvelle. Alors que Blanche a d&#233;couvert avec stupeur les relations homosexuelles de son mari, qui s'est ensuite suicid&#233;, Stella, sa jeune s&#339;ur rebelle et irresponsable, selon elle, a fui les lieux avec un amoureux bien en dessous de sa condition sociale. &#8230; Toutes choses qui remontent tout de m&#234;me &lt;i&gt; &#224; une &#233;poque assez r&#233;volue. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mensonges, l'alcool, le sexe et la fum&#233;e serviront d'&#233;cran &#224; cette Blanche compl&#232;tement d&#233;boussol&#233;e. N&#233;anmoins dans l'interpr&#233;tation, le rapport entre les deux s&#339;urs ressemble plus &#224; celui d'un rapport dominant et violent m&#232;re-fille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ironiquement, l'appartement minable de Stanley et Stella o&#249; accoste Blanche, se compose d'une vague cuisine, d'une chambre et d'une salle de bains sommaire. On n'avait que faire des parties vid&#233;os pour illustrer la mis&#232;re ambiante. Des fausses perles comme cloisons. C'est tout sauf un paradis. C'est le lieu terrible o&#249;, une &#224; une, toutes les affabulations de Blanche fondront dans une atmosph&#232;re suffocante de violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin, la Stella d&#233;charn&#233;e par la pauvret&#233; ne sera plus cette jeune femme amoureuse de son mari &lt;i&gt;&#171; parfait &#187;&lt;/i&gt; nomm&#233; Stanley. &lt;strong&gt;Lucas Meister,&lt;/strong&gt; tr&#232;s physique, est un beau gosse qui bouge comme un moniteur de Club Med. Craquant physiquement peut-&#234;tre, mais entier et immuable dans ses jugements. On peut dire qu'il reste d'un bout &#224; l'autre du spectacle le m&#234;me jeune prol&#233;taire arrogant et but&#233; qu'il &#233;tait au d&#233;but. Il reste bloqu&#233;, humili&#233; et outr&#233; par la discrimination et le m&#233;pris que lui impose Blanche. Exasp&#233;r&#233;e par son machisme et son manque d'&#233;ducation, elle le traite de Pollack, terme hautement d&#233;nigrant. Campant sur ses positions, il est incapable d'identifier ses propres lacunes et n'est pr&#234;t en rien &#224; changer quoi que ce soit pour sa femme et son enfant &#224; na&#238;tre. Il a une nature vulgaire et phallocratique, mise en lumi&#232;re par les jeux de poker bien arros&#233;s avec ses amis. On retrouve Tibo Vandeborre dans le r&#244;le t&#233;n&#233;breux de Mitch.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le contraste est flagrant si on le compare avec l'&#233;volution psychologique et dramatique des deux s&#339;urs. Si Stella avait accueilli sa s&#339;ur dans son foyer au d&#233;but avec la plus grande bienveillance, elle ne peut pas croire que Stanley se soit ru&#233; sur Blanche pour en abuser. Elle la croit d&#233;finitivement d&#233;mente et laisse les m&#233;decins emporter sa s&#339;ur ravag&#233;e par l'alcool et les d&#233;sillusions vers l'h&#244;pital psychiatrique. Ceci nous ram&#232;ne bien s&#251;r &#224; une image du profond malaise et &#224; l'isolement dont souffrait Tennessee Williams, vivant difficilement son homosexualit&#233; dans un contexte d'exclusion toxique &#224; l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, Blanche, telle une star d&#233;chue omnipr&#233;sente et intense, n'est plus qu'une ruine. La femme coquette qui n'a jamais &#233;t&#233; d&#233;sir&#233;e par son mari a tout perdu et s'est jet&#233;e &#224; corps perdu dans la promiscuit&#233; pour rassasier sa faim d&#233;sesp&#233;r&#233;e d'amour et d'argent. Path&#233;tique et plus d&#233;munie que tout, elle brandit d&#233;sesp&#233;r&#233;ment son dernier r&#234;ve pu&#233;ril de rejoindre un hypoth&#233;tique &#8220;beau&#8221; qui refera d'elle une princesse. H&#233;las, c'est le superbe porteur de fleurs androgyne , l'incomparable &lt;strong&gt;(Bastien Poncelet)&lt;/strong&gt; qui annoncera la victoire de la Mort sur le D&#233;sir : l'embl&#232;me de sa Vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.demandezleprogramme.be/deashelle.com'&gt;Dominique-H&#233;l&#232;ne Lemaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : &#169; Michel Boermans et Vutheara Kham&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une distribution de r&#234;ve au th&#233;&#226;tre du Parc</title>
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		<dc:creator> Dominique-h&#233;l&#232;ne Lemaire </dc:creator>



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&lt;p&gt;PETER PAN Parce que... Les yeux d'un enfant ! &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#234;ver ! C'est par-dessus les pav&#233;s mouill&#233;s des rues de Li&#232;ge au temps de No&#235;l que se balance cette magnifique guirlande lumineuse au gr&#233; du vent. A Bruxelles, c'est au th&#233;&#226;tre du Parc que se concentre le r&#234;ve et un voyage extraordinaire dans le surnaturel. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour Maxime, dix ans, c'est la premi&#232;re fois qu'il franchit les portes royales de la Com&#233;die. Aller au Th&#233;&#226;tre, il en r&#234;vait. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'est habill&#233; en jeune coll&#233;gien anglais pour l'occasion et sa (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;PETER PAN Parce que... Les yeux d'un enfant !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#234;ver ! &lt;/strong&gt; C'est par-dessus les pav&#233;s mouill&#233;s des rues de Li&#232;ge au temps de No&#235;l que se balance cette magnifique guirlande lumineuse au gr&#233; du vent. A Bruxelles, c'est au th&#233;&#226;tre du Parc que se concentre le r&#234;ve et un voyage extraordinaire dans le surnaturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour Maxime, &lt;/strong&gt; dix ans, c'est la premi&#232;re fois qu'il franchit les portes royales de la Com&#233;die. Aller au Th&#233;&#226;tre, il en r&#234;vait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il s'est habill&#233;&lt;/strong&gt; en jeune coll&#233;gien anglais pour l'occasion et sa premi&#232;re sortie en solo avec sa Mamy ! &#199;a, c'est en attendant de visiter Londres. Il br&#251;le de rencontrer le vrai Peter Pan, ce h&#233;ros qui ne voulait pas grandir. Et savoir pourquoi. Le com&#233;dien est bien vivant. Julien Besure, prince de l'imaginaire en habit vert, s'emploie &#224; merveille pour voler, planer, et allumer des &#233;toiles dans les yeux des enfants et de leurs parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maxime conna&#238;t par c&#339;ur&lt;/strong&gt; le h&#233;ros de Walt Disney. Sa grand-m&#232;re a feuillet&#233; avec lui le vrai livre de James Matthew Barrie, Peter Pan and Wendy ( 1911) question de le lancer sur les chemins de la fiction du Neverland : de la maison, emprunter la deuxi&#232;me &#233;toile &#224; droite et filer tout droit jusqu'au matin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce qu'il a pr&#233;f&#233;r&#233;,&lt;/strong&gt; ce sont les superbes d&#233;cors et les culbutes, les sauts du h&#233;ros qui dit tout ce qu'il pense. Ajoutons que c'est &#201;milie Guillaume, une incomparable artiste du mouvement, qui r&#232;gle &#224; nouveau les fracassants combats et les coups de rapi&#232;res sonores. L'&#238;le est recouverte de for&#234;t, la lagune aux sir&#232;nes est splendide, le bateau des pirates impressionnant, la maison souterraine des enfants perdus finement imagin&#233;e. On adore les troncs d'arbres aux portes secr&#232;tes qui font office d'ascenseurs, le camp des indiens, les cabanes de feuilles construite par les enfants perdus eux-m&#234;mes et le pauvre crocodile qui a aval&#233; le r&#233;veil. La mise en sc&#232;ne est sign&#233;e Maggy Jacot et Axel de Booser&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme Maxime &lt;/strong&gt; s'est d&#233;lect&#233; en boucle du DVD du film &#171; Hook ou la revanche du Capitaine Crochet &#187; de Steven Spielberg (1991), cela ne le g&#234;ne pas du tout que l'histoire ait pris un tour diff&#233;rent de la version originale, avec ce virage &#233;tonnant dans l'interpr&#233;tation de Thierry Janssen. Au contraire, Il est fier de sa science et de d&#233;clarer avec satisfaction que &#171; C'est pas la vraie histoire, bien s&#251;r ! &#187;. Ils sont finalement tellement ravis, les enfants qui d&#233;clarent tout conna&#238;tre sur Saint-Nicolas ou P&#232;re No&#235;l ! Tellement rassur&#233;s aussi que le contes existent pour penser et r&#234;ver le monde ! Maxime adore le fait que le soldat ensanglant&#233; puisse s'&#233;chapper de l'horreur des tranch&#233;es de la premi&#232;re guerre mondiale en culbutant dans le Neverland, le pays imaginaire qui ne se fane jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bon, la f&#233;e Clochette &lt;/strong&gt; ( Anouchka Vingtier, plus carabosse que la minuscule nymphe Tinker Bell) &#171; criait beaucoup et avait des cheveux tr&#232;s blancs &#187;. Si elle &#233;tait venue chercher majestueusement par la main le pauvre Tommy qui se mourrait dans les tranch&#233;es d'Ypres, elle allait refaire sa vie et devenir la f&#233;e Crochette avec le formidable capitaine sauvage, pauvre Peter ! Et ce capitaine, plus monstrueux que dans l'imaginaire, &#171; plus abominable que dans les films &#187; est personnifi&#233; par un Fantastique Fabian Finkels ! Un r&#244;le explosif pour triple F ! Les adultes jubilent devant l'ampleur de la d&#233;rision en mode Don Quichotte. Pour ce com&#233;dien aux mille talents, c'est un super h&#233;ros sur mesure . Il est ffflanqu&#233; de son in&#233;narrable acolyte, Mouche de son pr&#233;nom, glorieusement endoss&#233; par Thierry Janssen en personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/un-peter-pan-r-v-par-le-th-tre-du-parc-bruxelles&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Dominique-H&#233;l&#232;ne Lemaire&lt;/a&gt; et Maxime Demoulin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : Zvonok&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La Revue des Galeries</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/La-Revue-2022-en-Absurdisthan</link>
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		<dc:creator> Dominique-h&#233;l&#232;ne Lemaire </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; La Revue &#187;, le must royal bruxellois s'est toujours voulu moqueur, parodique, l&#233;ger, rythm&#233;, endiabl&#233;, p&#233;tillant de traits d'esprit et de gait&#233; communicative. C'est un art de vivre ne l&#233;sinant pas sur la zwanze. Bouillant de parodie, de fac&#233;ties, de jeux de mots et calembours. Scintillant de lumi&#232;res, de costumes et d'effets grandioses. On y allait comme en p&#232;lerinage de rire, pour se saouler de verbe, d'autod&#233;rision et de pr&#233;sence sc&#233;nique. Pour attendre l'esprit en f&#234;te, la mise au placard de l'ann&#233;e (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; La Revue &#187;, le must royal bruxellois s'est toujours voulu moqueur, parodique, l&#233;ger, rythm&#233;, endiabl&#233;, p&#233;tillant de traits d'esprit et de gait&#233; communicative. C'est un art de vivre ne l&#233;sinant pas sur la zwanze. Bouillant de parodie, de fac&#233;ties, de jeux de mots et calembours. Scintillant de lumi&#232;res, de costumes et d'effets grandioses. On y allait comme en p&#232;lerinage de rire, pour se saouler de verbe, d'autod&#233;rision et de pr&#233;sence sc&#233;nique. Pour attendre l'esprit en f&#234;te, la mise au placard de l'ann&#233;e en cours.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais comment c&#233;l&#233;brer dignement une ann&#233;e si peu fastueuse ? Et le mot est faible. Les artistes y ont mis leur c&#339;ur, tous lest&#233;s d'amour, d'espoir, de joie et de paix. Ils y ont mis la tendresse humaine et une humilit&#233; peu commune. Cette fois, la Revue est entr&#233;e en r&#233;sistance, elle a mis la p&#233;dale douce. Moins de bling-bling, moins d'artistes en sc&#232;ne, mois d'exag&#233;rations&#8230; Tout en r&#233;veillant &#224; bout de bras et de pr&#233;sence sc&#233;nique nos consciences endormies. Le menu n'a rien de blasph&#233;matoire, d'iconoclaste, d'offensif, rien de d&#233;plac&#233; ni d'outrecuidant, le ton est juste et mesur&#233;. Et il pla&#238;t. Des demi-teintes automnales, comme si la nostalgie de nos jeunes ann&#233;es - artistes et public - tenaillait les spectateurs riant sous masque. Personne ne s'est saoul&#233; de rire, mais tout le monde est ressortit le sourire aux l&#232;vres. Un pied de nez gracieux aux syst&#232;mes qui nous embrouillent et nous entortillent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenez all&#232;grement vos billets : c'est le meilleur moyen de contrer la sinistre transformation de notre soci&#233;t&#233;. Refuser notre pernicieux isolement. Retrouver rimes et raison. C'est retrouver le vif plaisir de franchir les portes de verre, tendre son billet, acc&#233;der &#224; la salle mythique, se carrer dans le velours oubli&#233; du fauteuil, attendre que les lumi&#232;res s'&#233;teignent, et revivre le r&#234;ve et le charme de la d&#233;couverte th&#233;&#226;trale. Un joyeux chemin vers l'autre. On y glousse, on y gronde, on &#233;chappe &#224; l'&#233;tau de la pand&#233;mie. La salle vibre autour de soi, la ruche h&#233;ro&#239;que revit, le miel de l'humour coule &#224; flots sur le plateau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapeau les artistes ! Ils ont r&#233;p&#233;t&#233;, travaill&#233;, invent&#233;, affin&#233;, sauv&#233; le meilleur pour l'extraordinaire plaisir d'offrir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.demandezleprogramme.be/deashelle.com'&gt;Dominique-H&#233;l&#232;ne Lemaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : &#169; Kim Leleux / Isabelle De Beir&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>A l'ombre de Saint-Saens</title>
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		<dc:creator> Dominique-h&#233;l&#232;ne Lemaire </dc:creator>



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&lt;p&gt;10/10. Au lendemain de l'anniversaire de la naissance de Camille Saint Saens, c'&#233;tait rien moins que l'&#226;me de Camille qui voletait ce soir du 10 octobre 2021 dans l'Aula Magna, lors d'une splendide fantaisie musicale et po&#233;tique pr&#233;sent&#233;e par l'Atelier Jean Vilar et le Festival Musiq3 Brabant Wallon. C'&#233;tait la derni&#232;re &#233;tape de la tourn&#233;e du magnifique spectacle au programme des festivals de Wallonie : &lt;br class='autobr' /&gt;
Le formidable Camille Saint Saens a rendu son dernier souffle et ne veut pas quitter la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;10/10. Au lendemain de l'anniversaire de la naissance de Camille Saint Saens, c'&#233;tait rien moins que l'&#226;me de Camille qui voletait ce soir du 10 octobre 2021 dans l'Aula Magna, lors d'une splendide fantaisie musicale et po&#233;tique pr&#233;sent&#233;e par l'Atelier Jean Vilar et le Festival Musiq3 Brabant Wallon. C'&#233;tait la derni&#232;re &#233;tape de la tourn&#233;e du magnifique spectacle au programme des festivals de Wallonie :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le formidable &lt;strong&gt;Camille Saint Saens &lt;/strong&gt; a rendu son dernier souffle et ne veut pas quitter la vie intense et libre qu'il a men&#233;e. L'octog&#233;naire se rhabille une derni&#232;re fois et son &#226;me, ivre de musique et de d&#233;sir, virevolte devant nos yeux nous d&#233;voilant ses derniers feux et ses derni&#232;res ardeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le compositeur est ressuscit&#233; dans une une mise en sc&#232;ne simple et pleine d'adresse. Elle est sign&#233;e Sylvie Wilson et convie sur le plateau po&#233;sie, r&#234;ve et cr&#233;ativit&#233;. Avec un lustre, deux cadres de peinture de grands ma&#238;tres et un fauteuil de cuir, le tour est jou&#233;. Nous suivons avec curiosit&#233; toute une grammaire de th&#233;&#226;tre d'ombres qui d&#233;voile les passages secrets entre pr&#233;sent et pass&#233;. Mais en premier lieu, question de nous replonger dans la magie de l'enfance, ce sont les ombres chinoises faites main Philippe Beau qui nous invitent au voyage imaginaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traquant les moindres frissons de son &#226;me si bavarde, le compositeur attrape enfin une tache de soleil sur l'&#233;cran, et tout revit soudainement en dizaines d'&#233;clats lumineux. Il danse et embrasse ses &#233;motions, d&#233;roulant devant nos yeux tout l'invisible de sa vie passionn&#233;e. La grande salle est plong&#233;e dans un silence respectueux et parfait. Mais son alarme de la mort est si gla&#231;ante qu'elle prend &#224; la gorge : o&#249; est le soleil ? o&#249; sont les fleurs ? C'est la fin, le froid et l'implacable solitude. On veut essuyer les pleurs de l'homme qui nous quitte. L'artiste qui interpr&#232;te ce r&#244;le prodigieux est Thierry Hellin. Textes de &lt;strong&gt;Sylvain Coher. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; On a tous aussi bien s&#251;r la magie de la musique avec dans l'oreille au moins l'un de ses nombreux &#171; tubes &#187; : le c&#233;l&#232;bre Carnaval des animaux, la Danse macabre, la Troisi&#232;me symphonie avec orgue, ou la Bacchanale de Samson et Dalila, et c'est le magnifique ensemble Kheops qui peu &#224; peu, traverse les miroirs du temps, se r&#233;v&#232;le &#224; nos yeux et dialogue avec le compositeur. Une merveille. De m&#234;me que les costumes (&lt;strong&gt;Caroline Sanvoisin&lt;/strong&gt;), dignes de grands ma&#238;tres de la peinture qui habillent &lt;strong&gt;Marie Hallynck&lt;/strong&gt; au violoncelle,&lt;strong&gt; Ayako Tanaka&lt;/strong&gt; au violon , les deux partenaires du c&#233;l&#232;bre &lt;strong&gt; Muhiddin D&#252;r&#252;oglu&lt;/strong&gt;, maitre des arrangements musicaux au piano.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compositeur le plus jou&#233; de son vivant, &lt;strong&gt;Camille Saint-Sa&#235;ns&lt;/strong&gt; a compos&#233; pr&#232;s de 600 &#339;uvres, il s'est illustr&#233; dans tous les genres musicaux, il est l'auteur de 13 ouvrages pour la sc&#232;ne lyrique dans l'ombre de Samson et Dalila, mais il a compos&#233; la premi&#232;re musique de film de l'histoire du cin&#233;ma. Il a &#233;t&#233; le t&#233;moin des cr&#233;ations de Faust, de Carmen, de Louise, de Pell&#233;as et M&#233;lisande et du Sacre du Printemps, il a rencontr&#233; Berlioz et Rossini, il a surv&#233;cu &#224; Debussy, il est l&#224; quand Ravel ou Stravinsky arrivent sur le devant de la sc&#232;ne. Il est l'un des plus grands pianistes de son temps, un interpr&#232;te &#224; la virtuosit&#233; et &#224; la m&#233;moire in&#233;gal&#233;es dont chaque apparition sur sc&#232;ne est un &#233;v&#233;nement. Il est aussi un organiste prodigieux &#8211; le meilleur du monde, selon Liszt. Durant pr&#232;s de 80 ans d'une carri&#232;re ininterrompue. Saint-Sa&#235;ns voyage de Buenos Aires au Caire donne des milliers de concerts, dirige des orchestres, assiste aux r&#233;p&#233;titions de ses &#339;uvres sc&#233;niques et ne cesse de composer. Il est partout, et donc on comprend sa sainte col&#232;re quand on ne semble retenir de lui que Le carnaval des animaux. Juste fureur de celui &#224; qui on enl&#232;ve la fureur de vivre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Illustre voyageur &#224; l'esprit curieux et &#224; l'oreille attentive, il se veut passeur de culture entre sph&#232;re latine et germanique, entre Orient et Occident, entre musique du pass&#233; et de l'avenir.&lt;i&gt; ll est libre &#8230; Max ! Et c'est le souffle de cette libert&#233; qui enchante tout au long du spectacle.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blog/list?user=29982r2s64qm0&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Dominique-H&#233;l&#232;ne Lemaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;dit photo : &#169; Leslie Artamonow&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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