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	<title>Demandez Le Programme</title>
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	<description>Demandezleprogramme est un agenda culturel et interactif en ligne, qui permet la rencontre entre les lieux culturels, les internautes et les artistes.</description>
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		<title>Demandez Le Programme</title>
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		<title> J'peux pas, j'ai poney </title>
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		<dc:creator> Laure Primerano </dc:creator>



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&lt;p&gt;Top d&#233;part : les th&#233;&#226;tres sont r&#233;ouverts ! Galopant sans rel&#226;che, en d&#233;pit du confinement et de la crise du Covid-19, la Sweetie Horn d'Isabelle W&#233;ry arrive, sans l'ombre d'un essoufflement, sur les planches du Th&#233;&#226;tre 140. On ajuste son masque et on ouvre grand les yeux et oreilles, c'est reparti ! &lt;br class='autobr' /&gt; Initialement pr&#233;vu pour Avril 2020, Poney Flottant fut heurt&#233; de plein fouet par la crise sanitaire. Mais qu'&#224; cela ne tienne, Isabelle W&#233;ry et ses acolytes, Pierre de M&#251;elenaere et Yannick Franck, nous ont (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L150xH150/arton3627-d7b2e.jpg?1699412447' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Top d&#233;part : les th&#233;&#226;tres sont r&#233;ouverts ! Galopant sans rel&#226;che, en d&#233;pit du confinement et de la crise du Covid-19, la Sweetie Horn d'Isabelle W&#233;ry arrive, sans l'ombre d'un essoufflement, sur les planches du Th&#233;&#226;tre 140. On ajuste son masque et on ouvre grand les yeux et oreilles, c'est reparti !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_15423 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L500xH500/cover-poney-flottant_6016a01514cd2e05f57d51f1cdddb8ec-7e9ea.jpg?1699412447' width='500' height='500' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Initialement pr&#233;vu pour Avril 2020, Poney Flottant fut heurt&#233; de plein fouet par la crise sanitaire. Mais qu'&#224; cela ne tienne, Isabelle W&#233;ry et ses acolytes, Pierre de M&#251;elenaere et Yannick Franck, nous ont gard&#233; la surprise au chaud ! Adaptation, par son autrice, du roman &#233;ponyme, Poney Flottant retrace, en une succession d'&#233;lucubrations comateuses, la vie de Sweetie Horn, femme anglaise au pass&#233; agit&#233;. Fillette choy&#233;e par son grand-p&#232;re, Sweetie, 10 ans et le caract&#232;re d&#233;j&#224; bien tremp&#233;, m&#232;ne une vie o&#249; le moindre de ses caprices se voit assouvit. Le dernier en date, et sans doute le plus gros : devenir propri&#233;taire d'un cheval. Malheureusement, le caprice tourne rapidement &#224; la mauvaise farce lorsque Sweetie, victime d'un soudain arr&#234;t de croissance, se voit affubl&#233;e du surnom de poney. Pour Sweetie, c'en est trop : il faut agir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En une explosion de couleurs et de sons, peu &#224; peu, la terrible vengeance de la fillette s'organise. Le plateau est simple, sans fioritures. Son arri&#232;re-plan noir, presque aust&#232;re, semble sans cesse ramener notre esprit vers le corps faiblissant de Sweetie, gisant sur son lit d'h&#244;pital. Le jeu p&#233;tillant d'Isabelle W&#233;ry, les flash musicaux du duo d'Orphan Sword et les sculptures massives de Marcel Berlanger, en revanche, sont autant de moments auxquels se rattachent les souvenirs hallucin&#233;s de la mourante. Des yeux plein de tendresse du grand-p&#232;re au short &#224; paillettes du cousin queer, en passant par les vacances familiales en Espagne, Poney Flottant dresse un portrait d&#233;cal&#233; de l'enfance et de l'adolescence. L'exp&#233;rimentation litt&#233;raire de d&#233;part trouve ici son expression &#224; travers le jeu, la musique et la sculpture, formant un tout dont chaque partie semble pourtant bien distincte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pr&#233;cis&#233;ment cette pluralit&#233; qui fait toute l'originalit&#233; de Poney Flottant. Si performance, musique et arts plastiques paraissent ne faire qu'un sur sc&#232;ne, ils semblent &#233;galement y donner une repr&#233;sentation qui leur est propre. La pi&#232;ce est marqu&#233;e, dans son ensemble, par une &#233;trange sensation d'instabilit&#233;, de fluctuation. Poney Flottant nous prend entre deux feux, passant d'un extr&#234;me &#224; l'autre sans crier gare. De la fiction dramatique au r&#234;ve &#233;lectro-pop, des st&#233;r&#233;otypes progressistes &#224; la violence des rapports familiaux, le spectacle nous fait danser sur tous les pieds &#224; la fois. Cette tension incessante permet &#224; l'&#339;uvre de ne jamais immerger totalement le spectateur en elle, lui refusant par l&#224; un confort attendu. Avec une main de ma&#238;tre, Poney Flottant laisse son public dans une oscillation constante entre la confusion et le malaise, ponctu&#233;e d'&#233;clats de rire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poney Flottant est un spectacle qui ne semble jamais savoir trop sur quel pied danser et qui fait exactement ce que son titre indique : il flotte. Une exp&#233;rience d&#233;routante pour un d&#233;but de saison &#224; l'image de cette ann&#233;e 2020.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Rendez-vous au sommet</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Rendez-vous-au-sommet</link>
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		<dc:date>2020-02-03T11:17:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Laure Primerano </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La Montagne, la compagnie Les Vrais Majors part &#224; l'assaut de nouveaux sommets. Chaussez vos crampons, s&#233;curisez vos mousquetons et pr&#233;parez-vous pour l'ascension ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour entamer 2020 en beaut&#233;, Les Vrais Majors (re) viennent pr&#233;senter sur les planches : &#171; Der menschenfresser Berg &#8211; Oder die Besteigung, die Bj&#248;rg Schaffers Leben kostete &#187; aussi connue sous le nom de &#171; La Montagne &#187;. Pour ce nouveau spectacle, Christophe Andral a choisi de mettre &#224; jour les p&#233;pites th&#233;&#226;trales que rec&#232;le la cr&#233;ation d'une (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Montagne, la compagnie Les Vrais Majors part &#224; l'assaut de nouveaux sommets. Chaussez vos crampons, s&#233;curisez vos mousquetons et pr&#233;parez-vous pour l'ascension !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour entamer 2020 en beaut&#233;, Les Vrais Majors (re) viennent pr&#233;senter sur les planches : &#171; Der menschenfresser Berg &#8211; Oder die Besteigung, die Bj&#248;rg Schaffers Leben kostete &#187; aussi connue sous le nom de &#171; La Montagne &#187;. Pour ce nouveau spectacle, Christophe Andral a choisi de mettre &#224; jour les p&#233;pites th&#233;&#226;trales que rec&#232;le la cr&#233;ation d'une pi&#232;ce, avec ses centaines d'heures de r&#233;p&#233;tition, de r&#233;flexion et ses d&#233;ceptions. Invit&#233;s &#224; pr&#233;senter une &#233;tape de travail apr&#232;s plusieurs semaines de r&#233;sidence, acteurs et metteur en sc&#232;ne divisent les 70 minutes du spectacle entre explication du processus cr&#233;atif et extraits jou&#233;s. Remplie cliff-hangers, au propre comme au figur&#233;, la Montagne emm&#232;ne alors son spectateur dans un voyage au plus profond du th&#233;&#226;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Avec un humour d&#233;sopilant qui fr&#244;le l'absurde, La Montagne explore les dessous de la cr&#233;ation artistique. Sous le regard tant&#244;t enflamm&#233; tant&#244;t atterr&#233; du metteur en sc&#232;ne s'&#233;talent sans fausse pudeur les ambitions revues &#224; la baisse, les tensions entre com&#233;diens, le manque de moyens et de subventions. &#192; travers la difficult&#233; du metteur en sc&#232;ne &#224; communiquer sa vision artistique plus grande que nature &#224; ses com&#233;diens comme &#224; son public, le spectacle fait sourire et souligne la fragilit&#233; inh&#233;rente &#224; toute cr&#233;ation th&#233;&#226;trale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Intelligemment construit, La Montagne joue sur le pacte de cr&#233;dulit&#233; que signe officieusement tout spectateur lorsqu'il franchit les portes d'une salle de th&#233;&#226;tre. Men&#233; par le bout du nez par un spectacle pass&#233; ma&#238;tre de la mise en abime, le spectateur se laisse volontairement tromper par cette fausse pr&#233;sentation d'&#233;tape de travail. C'est avec un plaisir non feint que nous assistons alors aux prises de bec entre com&#233;diens et autres accidents que nous savons pertinemment &#234;tre mis en sc&#232;ne. Dans les passages de fiction &#233;galement, La Montagne a vite fait de nous faire oublier les d&#233;cors de fortune et le jeu sur-expressif inspir&#233; du cin&#233;ma allemand des ann&#233;es 30 et on se surprend &#224; vouloir conna&#238;tre la suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de l'impressionnant exercice d'introspection qu'il r&#233;alise avec brio, La Montagne est un spectacle qui joue avec les codes du th&#233;&#226;tre durant 70 minutes qui font autant rire que travailler l'imagination.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Rose + Bleu = ?</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Laure Primerano </dc:creator>



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&lt;p&gt;Jouer au foot, &#224; la poup&#233;e, construire des robots ou faire de la p&#226;tisserie. Et si ces activit&#233;s n'&#233;taient plus class&#233;es selon une hi&#233;rarchie homme/femme ? Et si la soci&#233;t&#233; enti&#232;re s'affranchissait de la notion de genre ? C'est l'exp&#233;rience que se propose de r&#233;aliser, le temps d'une soir&#233;e, la nouvelle cr&#233;ation de Clinic Orgasm Society. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quatorze ans apr&#232;s &#171; J'ai grav&#233; le nom de ma grenouille dans ton foie &#187;, Clinic Orgasm Society revient sur les planches du th&#233;&#226;tre Varia avec un spectacle interrogeant la notion (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jouer au foot, &#224; la poup&#233;e, construire des robots ou faire de la p&#226;tisserie. Et si ces activit&#233;s n'&#233;taient plus class&#233;es selon une hi&#233;rarchie homme/femme ? Et si la soci&#233;t&#233; enti&#232;re s'affranchissait de la notion de genre ? C'est l'exp&#233;rience que se propose de r&#233;aliser, le temps d'une soir&#233;e, la nouvelle cr&#233;ation de Clinic Orgasm Society.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quatorze ans apr&#232;s &#171; J'ai grav&#233; le nom de ma grenouille dans ton foie &#187;, Clinic Orgasm Society revient sur les planches du th&#233;&#226;tre Varia avec un spectacle interrogeant la notion de genre. En s'&#233;loignant d'une simple critique de la binarit&#233;, la compagnie choisit cette fois d'explorer le th&#232;me plus ardu de l'absence de genre. &#171; Ton joli rouge-gorge &#187; prend place dans un univers fictionnel o&#249; toute notion de genre a &#233;t&#233; abolie, apr&#232;s ce que le narrateur appelle, dans un langage tr&#232;s imag&#233;, &#171; la r&#233;volution des couleurs &#187;. Dans cet univers o&#249; les pronoms genr&#233;s ont fait place aux pronoms neutres &#171; iel/iels &#187; et o&#249; l'&#233;criture inclusive est devenue monnaie courante, quatre adolescents font figures de parias. Tous sont atteints d'un mal incurable et d&#233;g&#233;n&#233;ratif qui, au travers de violentes crises, les pousse &#224; &#233;ructer propos sexistes sur propos sexistes. Sentant le mal les ronger et profitant du repos que leur laissent de plus en plus courtes p&#233;riodes de lucidit&#233;, les quatre adolescents, accompagn&#233;s d'un robot, se d&#233;cident &#224; trouver refuge dans un camping abandonn&#233;. Cruellement conscients du danger qu'ils repr&#233;sentent pour la soci&#233;t&#233;, les protagonistes de &#171; ton joli rouge-gorge &#187; se pr&#233;parent &#224; finir leurs jours dans cet endroit recul&#233;, alors que la maladie continue sa lente mais inexorable progression&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Spectacle immens&#233;ment dr&#244;le, &#171; Ton joli rouge-gorge &#187; est truff&#233; de r&#233;f&#233;rences &#224; la pop culture allant du film d'horreur &#224; la science-fiction en passant par le film pour adolescents. En posant ses rep&#232;res dans un environnement socio-culturel familier, la pi&#232;ce permet &#224; ses spectateurs d'emboiter sans peine le pas &#224; la narration. Ancrant ses personnages principaux dans les tumultes de l'adolescence, dans tout ce qu'elle a de gauche et de maladroit, &#171; Ton joli rouge-gorge &#187; pose, sous couvert de l'humour, les vraies questions. Sous le coup d'&#233;motions intenses, les quatre protagonistes explorent leurs relations avec les autres comme avec eux-m&#234;mes, dans une atmosph&#232;re &#224; la fois tendre et dr&#244;le. Dans un univers o&#249; les rapports de genre ont &#233;t&#233; abolis, &#171; Ton joli rouge-gorge &#187; interroge la mani&#232;re dont l'absence de relations de pouvoir ou, au contraire, leur r&#233;surgence &#224; travers le mal qui ronge ses protagonistes, influence les rapports humains ainsi que les aspirations personnelles de chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &#171; Ton joli rouge-gorge &#187;, les questionnements se m&#234;lent &#224; une narration o&#249; s'enchev&#234;trent diff&#233;rentes voix plus ou moins myst&#233;rieuses. En &#233;parpillant des &#233;nigmes dont les r&#233;ponses ne seront r&#233;v&#233;l&#233;es qu'au compte-goutte, le spectacle met en place un suspense &#171; &#224; l'Am&#233;ricaine &#187; qui ne manque pas de tenir le spectateur en haleine. En utilisant des proc&#233;d&#233;s narratifs proche du cin&#233;ma, Clinic Orgasm Society r&#233;inscrit son spectacle dans une r&#233;alit&#233;, si pas contemporaine, du moins toute proche. Alors que les d&#233;bats sur l'&#233;criture inclusive vont bon train depuis plusieurs mois et &#224; l'heure o&#249; de nouveaux scandales sexistes &#233;clatent chaque jour, le r&#233;trofuturisme de &#171; Ton joli rouge-gorge &#187; rentre en r&#233;sonnance avec notre &#233;poque en nous interrogeant sur la place et la n&#233;cessit&#233; du genre dans notre soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec &#171; ton joli rouge-gorge &#187;, Clinic Orgasm Society nous prouve qu'un spectacle peut faire rire et r&#233;fl&#233;chir &#224; la fois. En supprimant le genre de son univers, il souligne la mani&#232;re dont les st&#233;r&#233;otypes de genre sous-tendent notre vie et notre langage au quotidien. Courrez-y tout &#183; e &#183; s !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Insert coin to continue. </title>
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		<dc:creator> Laure Primerano </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Qui n'a jamais r&#234;v&#233; de pouvoir influer sur le cours d'une s&#233;rie, d'un livre ou d'un spectacle ? Avec Rocking Chair, la compagnie de danse contemporaine Opinion Public nous donne un avant-go&#251;t de toute-puissance. Mais attention, toute action a ses cons&#233;quences&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Pos&#233; sur une table &#224; proximit&#233; des portes de la salle de th&#233;&#226;tre, un &#233;criteau nous invite &#224; t&#233;l&#233;charger une application qui nous sera utile pendant le spectacle. Rocking Chair n'a pas encore commenc&#233; et, d&#233;j&#224;, la compagnie Opinion Public nous (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Qui n'a jamais r&#234;v&#233; de pouvoir influer sur le cours d'une s&#233;rie, d'un livre ou d'un spectacle ? Avec Rocking Chair, la compagnie de danse contemporaine Opinion Public nous donne un avant-go&#251;t de toute-puissance. Mais attention, toute action a ses cons&#233;quences&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pos&#233; sur une table &#224; proximit&#233; des portes de la salle de th&#233;&#226;tre, un &#233;criteau nous invite &#224; t&#233;l&#233;charger une application qui nous sera utile pendant le spectacle. Rocking Chair n'a pas encore commenc&#233; et, d&#233;j&#224;, la compagnie Opinion Public nous interpelle. Il faut dire qu'en mati&#232;re de nouvelles technologies, elle n'en est pas &#224; son coup d'essai. Il s'agit m&#234;me du th&#232;me principal de la plupart de ses spectacles qui, d&#232;s 2014, explorent largement les rapports, aussi bien corporels que psychiques, entre l'homme et les technologies qui peuplent son quotidien. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec Rocking Chair, Opinion Public pousse un cran plus loin son exploration technologique et, via un syst&#232;me de votes en temps r&#233;el influant sur le d&#233;roulement de l'histoire, conclut un contrat narratif avec son public &#224; la mani&#232;re d'un &#171; livre dont vous &#234;tes le h&#233;ros &#187; ou, dans sa version plus moderne, d'un jeu vid&#233;o d'aventure en &#171; point and click &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s la premi&#232;re sc&#232;ne, le ton est donn&#233; : l'ambiance est pesante, &#233;touffante et d&#233;clenche chez le spectateur, nouveau d&#233;positaire du pouvoir narratif, un sentiment d'urgence, une envie d'agir que l'on est pourtant si peu prompt &#224; ressentir au th&#233;&#226;tre : comment nous sortir de l&#224; ? Dociles, les danseurs se laissent porter, toujours avec virtuosit&#233;, au gr&#233; des choix des spectateurs, se perdant encore et encore sur les chemins sinueux de la folie qui habite le personnage principal, en lutte constante avec elle-m&#234;me. Si le spectacle semble se construire au hasard, il prend garde de nous laisser des espaces de doute, incitant parfois le spectateur &#224; revenir sur des d&#233;cisions qu'il croyait immuables, dans un exercice o&#249; se m&#234;lent frustration et satisfaction. Puzzle en constante d&#233;construction, Rocking Chair est un spectacle qui, chaque soir, se r&#233;invente dans un jeu qui interroge les notions de destin, de pr&#233;destination et de contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Dans ce monde aux possibles exhib&#233;s &#224; la vue de tous, la sc&#233;nographie ne fait pas exception. Suspendus au-dessus d'un plateau au d&#233;cor simple, diff&#233;rents accessoires et v&#234;tements sont autant de reflets de choix effectu&#233;s o&#249; &#224; venir, tout pr&#232;s &#224; titiller la curiosit&#233; ou les regrets. En jouant sur des effets de vid&#233;o et de projection, Rocking Chair nous plonge dans une atmosph&#232;re oppressante que l'excellente bande-son ne fait qu'intensifier. Et alors que le rythme de la danse se ralentit imperceptiblement, laissant pressentir le moment du vote, il nous semble que nos doigts n'ont jamais pes&#233; aussi lourd face &#224; des choix de plus en plus d&#233;sesp&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Spectacle interactif extr&#234;mement bien r&#233;alis&#233;, Rocking Chair nous plonge dans un univers aussi d&#233;rangeant qu'intriguant et fait monter l'adr&#233;naline tout au long de ses 70 minutes de spectacle. Avis aux amateurs de sueurs froides et de choix corn&#233;liens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Dessine-moi un iceberg</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Dessine-moi-un-iceberg</link>
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		<dc:creator> Laure Primerano </dc:creator>



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&lt;p&gt;Et si le th&#233;&#226;tre d'objet et le mime se mettaient au service du climat ? Finie la barri&#232;re de la langue, avec &#171; Dimanche &#187; , les compagnies Focus et Chaliwat&#233; pr&#233;sentent un spectacle qui pose la question climatique sur le devant de la sc&#232;ne. &lt;br class='autobr' /&gt;
25 Novembre 2019. La nuit tombe sur les alentours du th&#233;&#226;tre tandis que, bien au chaud dans la grande salle, la minuscule camionnette qui parcourt les paysages vallonn&#233;s de Dimanche m&#232;ne ses spectateurs &#224; travers l'obscurit&#233;. Au terme de ce voyage, des cataclysmes (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Et si le th&#233;&#226;tre d'objet et le mime se mettaient au service du climat ? Finie la barri&#232;re de la langue, avec &#171; Dimanche &#187; , les compagnies Focus et Chaliwat&#233; pr&#233;sentent un spectacle qui pose la question climatique sur le devant de la sc&#232;ne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;25 Novembre 2019. &lt;br class='autobr' /&gt;
La nuit tombe sur les alentours du th&#233;&#226;tre tandis que, bien au chaud dans la grande salle, la minuscule camionnette qui parcourt les paysages vallonn&#233;s de Dimanche m&#232;ne ses spectateurs &#224; travers l'obscurit&#233;. Au terme de ce voyage, des cataclysmes de plus en plus violents attendent les passagers. Alors que les &#233;l&#233;ments s'acharnent sur les protagonistes de Dimanche, allant de l'&#233;quipe de t&#233;l&#233; ambitieuse &#224; la famille tranquille, ceux-ci s'efforcent de sauver les apparences d'une vie qu'ils veulent, par-dessus tout, &#171; normale &#187;. Face aux catastrophes, il ne semble y avoir pour toute r&#233;ponse, dans cet univers pas si lointain, que la r&#233;signation et une volont&#233; aussi forte qu'inconsciente de monter le son et d'enfouir la t&#234;te bien au fond de l'oc&#233;an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En cette fin 2019 marqu&#233;e par les mouvements internationaux de gr&#232;ve pour le climat, le choix de faire de Dimanche un spectacle sans paroles souligne l'universalit&#233; d'un message d&#233;j&#224; poignant. Spectacle d'une beaut&#233; sc&#233;nique rare, Dimanche cr&#233;e, par des effets lumineux et sonores parfaitement ma&#238;tris&#233;s, un univers plein de po&#233;sie m&#233;lancolique que peuplent acteurs et marionnettes. &#192; travers ses ambiances feutr&#233;es &#224; la s&#233;curit&#233; fragile, le spectacle tend un fil qui touche au c&#339;ur et fait entrer en r&#233;sonance presque imm&#233;diate le spectateur et la sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Sous ses faux airs d'absurde et de com&#233;die, Dimanche r&#233;v&#232;le, en les amplifiant, la gravit&#233; de situations banales. Les tableaux s'encha&#238;nent comme autant de pi&#232;ces de puzzle et se mettent lentement en place pour mieux r&#233;v&#233;ler la complexit&#233; d'un monde secou&#233; par des changements dont les habitants ne veulent concevoir la cause, pourtant si claire aux yeux des spectateurs. &#201;vitant avec adresse le clich&#233; moralisateur, le spectacle fait cependant passer un message clair et sans concession o&#249; transpara&#238;t l'urgence qui sous-tend toute la cr&#233;ation artistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec Dimanche, la po&#233;sie tire la sonnette d'alarme. Un spectacle dont la beaut&#233; sait captiver les c&#339;urs et murmurer &#224; nos oreilles des mots qui r&#233;veillent l'esprit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Jawbreaker</title>
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		<dc:creator> Laure Primerano </dc:creator>



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&lt;p&gt;En 1968, Philip K. Dick nous demandait si les andro&#239;des r&#234;vaient de moutons &#233;lectriques. En 2019, avec Boccaperta ! Emmanuel Texeraud nous demande, un peu, si les robots croient en Dieu&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Joseph Desa, plus connu sous le nom de Saint-Joseph de Cupertino, v&#233;cut au 17&#232;me si&#232;cle dans la r&#233;gion italienne des Pouilles. Fascin&#233; par la figure de ce saint idiot, capable de l&#233;vitation et dont la tendance &#224; se promener partout bouche ouverte avec un air de b&#233;atitude lui valut le surnom &#171; boccaperta &#187;, Emmanuel (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 1968, Philip K. Dick nous demandait si les andro&#239;des r&#234;vaient de moutons &#233;lectriques. En 2019, avec Boccaperta ! Emmanuel Texeraud nous demande, un peu, si les robots croient en Dieu&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Joseph Desa, plus connu sous le nom de Saint-Joseph de Cupertino, v&#233;cut au 17&#232;me si&#232;cle dans la r&#233;gion italienne des Pouilles. Fascin&#233; par la figure de ce saint idiot, capable de l&#233;vitation et dont la tendance &#224; se promener partout bouche ouverte avec un air de b&#233;atitude lui valut le surnom &#171; boccaperta &#187;, Emmanuel Texeraud nous emm&#232;ne &#224; la d&#233;couverte de son histoire. Une histoire qu'il fait ici rentrer en r&#233;sonnance, &#224; travers une narration complexe, avec celle de Chiara, intelligence artificielle surpuissante nich&#233;e au c&#339;ur de la Silicon Valley. Partant de ce rapprochement improbable qui est la base de sa narration, Boccaperta ! esquisse un univers trouble, se d&#233;veloppant par secousses qui laissent bien souvent le spectateur confus. Car la logique semble constamment nous &#233;chapper dans ce spectacle qui r&#233;v&#232;le sans cesse de nouvelles facettes d'une r&#233;alit&#233; alambiqu&#233;e, soulevant dans son sillage une multitude de questions dont beaucoup resteront sans r&#233;ponses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'image de sa narration, Boccaperta d&#233;ploie une sc&#233;nographie imposante et savamment r&#233;fl&#233;chie, remettant au go&#251;t du jour le myst&#232;re m&#233;di&#233;val. De l'&#233;clairage aux costumes, rien n'est laiss&#233; au hasard et tout semble suivre ce fluide mouvement &#233;volutionnel qui nous am&#232;ne du XVII&#232;me si&#232;cle de Joseph Desa au probable XXI&#232;me si&#232;cle de Chiara. &#201;clairage rustique &#224; la bougie, animations pix&#233;lis&#233;es r&#233;f&#233;ren&#231;ant les jeux-vid&#233;os, projections vid&#233;o&#8230;Boccaperta ! enchaine les m&#233;diums narratifs sans avoir le temps de reprendre son souffle, donnant &#224; l'ensemble un dynamisme aussi entrainant que d&#233;routant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de Boccaperta !, toutefois, l&#8216;id&#233;e d'assumer un quelconque militantisme politique. En menant son spectateur, presque par le bout du nez, d'interrogation en interrogation, le spectacle cr&#233;e une tension &#224; laquelle il ne r&#233;pond qu'en demi-teinte, &#224; travers des partis pris &#224; demi-mots. Si ses r&#233;v&#233;lations finales ont ce go&#251;t de trop peu, c'est sans doute pour mieux laisser le spectateur en seul juge du tableau soci&#233;tal &#224; la fois futuriste et ancien qu'il expose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque du transhumanisme et des nouvelles technologies, Boccaperta ! est un spectacle qui, par des chemins d&#233;tourn&#233;s et parfois tortueux, questionne les relations de pouvoir qui sous-tendent notre monde depuis des si&#232;cles. Un spectacle qui, comme un bon livre, m&#233;riterait sans doute d'&#234;tre vu plusieurs fois pour en comprendre toutes les subtilit&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Effraction volontaire</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Laure Primerano </dc:creator>



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&lt;p&gt;Toc-Toc-Toc, les membres du Canine Collectif, sont l&#224; ! Ils ont le sourire, des bi&#232;res et ils n'attendent qu'une chose, que vous les laissiez rentrer... &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout commence par une simple &#171; exp&#233;rience sociale &#187;. Onze &#233;trangers s'invitent &#224; l'improviste chez R&#233;gis, &#233;lectricien de son &#233;tat, pour le tirer de sa solitude. &#201;videmment, l'exp&#233;rience est film&#233;e, document&#233;e, cam&#233;ra au poing. Ce que le Canine Collectif nous pr&#233;sente, ce soir-l&#224;, n'est rien d'autre que la plus honn&#234;te reconstitution des faits. Par bien des (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Toc-Toc-Toc, les membres du Canine Collectif, sont l&#224; ! Ils ont le sourire, des bi&#232;res et ils n'attendent qu'une chose, que vous les laissiez rentrer...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout commence par une simple &#171; exp&#233;rience sociale &#187;. Onze &#233;trangers s'invitent &#224; l'improviste chez R&#233;gis, &#233;lectricien de son &#233;tat, pour le tirer de sa solitude. &#201;videmment, l'exp&#233;rience est film&#233;e, document&#233;e, cam&#233;ra au poing. Ce que le Canine Collectif nous pr&#233;sente, ce soir-l&#224;, n'est rien d'autre que la plus honn&#234;te reconstitution des faits. Par bien des points, R&#233;gis rappelle les &#171; found-footages &#187;, ce sous-genre de l'horreur qui connut ses heures de gloire dans le cin&#233;ma du d&#233;but &#224; la moiti&#233; des ann&#233;es 2000, avec des films comme &#171; The Blair Witch Project &#187; ou &#171; Paranormal Activity &#187;. Les com&#233;diens sont dr&#244;les, jeunes et dynamiques. Tous s'adressent au public sans d&#233;tours, avec des sourires plein de sympathie. Pourtant, &#224; travers les mots &#171; exp&#233;rience &#187;, &#171; film&#233; &#187;, ou &#171; reconstitution &#187;, un lien se cr&#233;e dans l'inconscient du spectateur. Le sous-ton est donn&#233; : les sourires, les boutades et la bonhomie ne sont-ils que le deuxi&#232;me visage d'une r&#233;alit&#233; moins mielleuse ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;gis teste sans cesse, dans un &#233;quilibre pr&#233;caire, les limites du genre. Men&#233; de bout en bout avec un humour mordant, le spectacle est une succession d'&#233;motions brutes et fortes dans une relation &#224; onze contre un, en acc&#233;l&#233;r&#233;. Le d&#233;cors, pourtant simple et minimaliste est amplifi&#233; par un usage percutant des projections vid&#233;o, effets de fum&#233;e et de d&#233;construction. Le spectacle semble ainsi passer &#224; la loupe les &#233;motions dans un encha&#238;nement d'&#233;v&#233;nements qui tournent vite &#224; l'absurde. Si ces situations invraisemblables pr&#234;tent &#224; rire, R&#233;gis tire dans notre cerveau un fil qui chatouille. Un fil directement reli&#233; &#224; une r&#233;alit&#233; effrayante et palpable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En faisant s'entrem&#234;ler diff&#233;rents niveaux de lecture, R&#233;gis interroge le rapport de l'individu face &#224; la foule et les fronti&#232;res de l'intimit&#233; au sens large. Le nombre impressionnant de com&#233;diens sur sc&#232;ne, leurs actions individuelles comme collectives mais aussi le choix d'un contexte volontairement abstrait donnent au spectacle des reflets multiples. Alors qu'il entra&#238;ne le spectateur par le rire, R&#233;gis le m&#232;ne ensuite, sans avoir l'air d'y toucher, vers des r&#233;flexions plus personnelles. Le spectacle nous livre ici un canevas abstrait, nous laissant libre d'y apposer le visage que nous souhaitons y voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout jeune cr&#233;ation du Canine Collectif, R&#233;gis tient, pendant une heure, le spectateur sur un fil. Une pi&#232;ce qui, l'air de rien, fera glisser, au milieu de nombreux fou-rires, un frisson le long de votre colonne vert&#233;brale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Message cod&#233; </title>
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		<dc:creator> Laure Primerano </dc:creator>



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&lt;p&gt;Les murs du Studio semblent avoir bien du mal &#224; contenir la foule qui se presse, au quatri&#232;me &#233;tage du Th&#233;&#226;tre National, pour la premi&#232;re de Codebreakers. Le temps est d&#233;sormais venu, pour ces quatre figures oubli&#233;es des livres d'histoire, de prendre leur revanche. &lt;br class='autobr' /&gt;
Codebreakers r&#233;sume par son titre seul l'essence de la nouvelle cr&#233;ation de Vladimir Steyaert : les codes, mais surtout l'art de les briser. L'impulsion cr&#233;atrice de ce spectacle, le metteur en sc&#232;ne l'a puis&#233;e dans l'incroyable histoire (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les murs du Studio semblent avoir bien du mal &#224; contenir la foule qui se presse, au quatri&#232;me &#233;tage du Th&#233;&#226;tre National, pour la premi&#232;re de Codebreakers. Le temps est d&#233;sormais venu, pour ces quatre figures oubli&#233;es des livres d'histoire, de prendre leur revanche.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Codebreakers r&#233;sume par son titre seul l'essence de la nouvelle cr&#233;ation de Vladimir Steyaert : les codes, mais surtout l'art de les briser. L'impulsion cr&#233;atrice de ce spectacle, le metteur en sc&#232;ne l'a puis&#233;e dans l'incroyable histoire d'Alan Turing, math&#233;maticien de g&#233;nie qui d&#233;coda Enigma, la c&#233;l&#232;bre machine de cryptage utilis&#233;e par les nazis durant la seconde guerre mondiale. &#192; la figure de Turing viennent s'ajouter sur sc&#232;ne un moine dominicain adepte des th&#233;ories de Copernic, une sculptrice d&#233;sireuse de faire reconna&#238;tre son g&#233;nie par del&#224; les pr&#233;jug&#233;s li&#233;s &#224; son sexe et une activiste am&#233;ricaine refusant r&#233;solument de s'enterrer dans le silence. Quatre figures qui, &#233;parpill&#233;es &#224; travers le temps et l'espace, dressent ensemble un tableau universel de la r&#233;sistance &#224; l'oppression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Codebreakers ratisse large. Son plus ancien protagoniste v&#233;cut &#224; une &#233;poque o&#249; la croyance que la terre tourne autour du soleil &#233;tait punie du b&#251;cher tandis que Chelsea Manning est, elle, encore bien vivante (et jeune !) &#224; l'heure o&#249; ces lignes sont &#233;crites. Le spectacle tend, &#224; travers une narration complexe mais limpide, un fil rouge entre ses personnages, retra&#231;ant par des tableaux successifs leurs diff&#233;rentes &#233;tapes de vie. De par l'enchev&#234;trement pr&#233;cis de ces tableaux, il met le spectateur sur la piste de parall&#232;les aussi intrigants qu'inqui&#233;tants, &#224; la d&#233;couverte de motifs qui se r&#233;p&#232;tent, inlassablement. De m&#234;me, le choix d'un ensemble de quatre acteurs assumant tous les r&#244;les donne aux figures d'autorit&#233;s, du Moyen-&#194;ge &#224; celui d'internet, des visages familiers et souligne intelligemment le cruel et &#233;ternel retour, sous des habits diff&#233;rents, du jugement soci&#233;tal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la sc&#232;ne se veut intimiste (elle s'appelle, apr&#232;s tout, le studio), l'usage parfois agressif de lumi&#232;res, de flashs et d'ambiances sonores rend rapidement l'espace confin&#233; et oppressant. Alors que les personnages tentent de venir plaider leur cause sur l'estrade de fortune qui leur est r&#233;serv&#233;e, leurs efforts semblent vains et d&#233;risoires. En toile de fond, les sc&#232;nes de vie se succ&#232;dent, marquant autant d'inexorables chutes que les plaidoyers d&#233;sesp&#233;r&#233;s n'auront pu emp&#234;cher. &#192; cette tension de l'in&#233;luctable, seul le destin de Chelsea Manning semble s'opposer, r&#233;-ancrant intelligemment le spectateur dans l'ici et maintenant. Une mani&#232;re sans doute pour Vladimir Steyaert de rappeler que la lutte continue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Codebreakers braque ses projecteurs sur des penseurs r&#233;volutionnaires, condamn&#233;s injustement &#224; l'oubli, afin de les sortir de l'ombre ou de rectifier la r&#233;putation que l'histoire nous en a laiss&#233;. Un spectacle r&#233;gl&#233; avec minutie et qui interroge notre perception de l'histoire humaine, nous donnant envie de partir &#224; la recherche, dans les recoins de cette m&#234;me histoire, de nouveaux briseurs de codes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>And now what ? </title>
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		<dc:creator> Laure Primerano </dc:creator>



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&lt;p&gt;Quel est le point commun entre un corbeau et une grenouille ? Peut-&#234;tre obtiendrez-vous la r&#233;ponse au cours de votre soir&#233;e avec le Collectif Digressif... ou peut-&#234;tre pas ! Qui sait quelles cr&#233;atures myst&#233;rieuses cette joyeuse troupe d'improvisateurs d&#233;posera sur votre chemin,... &lt;br class='autobr' /&gt;
Habitu&#233; de l'Improviste, o&#249; il s'est d&#233;j&#224; produit la saison pass&#233;e, le Collectif Digressif revient jouer sa premi&#232;re cr&#233;ation sur les planches de l'unique th&#233;&#226;tre Bruxellois enti&#232;rement d&#233;di&#233; &#224; l'improvisation. Tout au long des (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quel est le point commun entre un corbeau et une grenouille ? Peut-&#234;tre obtiendrez-vous la r&#233;ponse au cours de votre soir&#233;e avec le Collectif Digressif... ou peut-&#234;tre pas ! Qui sait quelles cr&#233;atures myst&#233;rieuses cette joyeuse troupe d'improvisateurs d&#233;posera sur votre chemin,...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Habitu&#233; de l'Improviste, o&#249; il s'est d&#233;j&#224; produit la saison pass&#233;e, le Collectif Digressif revient jouer sa premi&#232;re cr&#233;ation sur les planches de l'unique th&#233;&#226;tre Bruxellois enti&#232;rement d&#233;di&#233; &#224; l'improvisation. Tout au long des diff&#233;rents tableaux qui composent The Crow Frog Show, les improvisateurs s'imposent les contraintes les plus diverses et donnent naissance &#224; des cr&#233;ations qui ne cessent de surprendre. Si les tableaux se succ&#232;dent &#224; un rythme soutenu, ils sont loin de se ressembler. Du r&#233;cit &#233;pique empreint de po&#233;sie au jeu t&#233;l&#233;vis&#233; matrimonial, avec ou sans paroles, le spectacle nous m&#232;ne d'histoire en histoire avec tant d'aisance que l'on se surprend &#224; sursauter lorsque parvient &#224; nos oreilles le tintement familier marquant la fin de chaque improvisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans The Crow Frog Show, les acteurs ne sont pas seuls &#224; occuper le plateau, qu'ils partagent avec un groupe de musiciens. Saxophone, violoncelle, percussions et basse accompagnent le spectacle d'ambiances musicales et sonores, elles aussi totalement improvis&#233;es. Elles servent bien souvent d'appui aux com&#233;diens en venant soutenir les cr&#233;ations qui prennent lentement forme sous nos yeux et offrent un &#233;cho auditif au d&#233;roulement narratif. Bien souvent, la musique donne &#233;galement l'impulsion, soufflant aux com&#233;diens des changements aussi rapides que d&#233;sar&#231;onnants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin des habituels matchs d'improvisation, The Crow Frog Show offre un spectacle vari&#233; tant au niveau du contenu que de la forme, maintenant les sens du spectateur en alerte. Avec une multitude de th&#232;mes &#224; leur disposition, les com&#233;diens du Collectif Digressif font de la sc&#232;ne leur terrain de jeu et pr&#233;sentent chaque soir un spectacle aux possibilit&#233;s infinies. Le spectacle plaira donc tant aux habitu&#233;s des salles d'improvisation qu'aux novices du genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Crow Frog Show est un spectacle unique, jou&#233; chaque soir pour la premi&#232;re et derni&#232;re fois. Men&#233; par une &#233;quipe qui semble s'amuser de bout en bout, le spectacle visite avec ses spectateurs et sans pression aucune un large spectre d'&#233;motions. De quoi ravir ceux qui ne tiennent pas en place, les avides de prouesses imaginatives ou ceux qui veulent, tout simplement, passer une bonne soir&#233;e !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Gifle color&#233;e</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Gifle-coloree</link>
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		<dc:date>2019-09-30T13:26:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Laure Primerano </dc:creator>



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&lt;p&gt;En duo avec &#171; No-One &#187;, Les Tanneurs accueillent jusqu'au 5 Octobre &#171; Be Careful &#187;, une cr&#233;ation de Mallika Taneja en provenance directe de New Delhi. 45 minutes pour discuter de la condition des femmes en Inde, challenge accept&#233;.... &lt;br class='autobr' /&gt;
Une femme, une sc&#232;ne vide et beaucoup, beaucoup de v&#234;tements. Be Careful aborde un sujet compliqu&#233; (la condition des femmes) dans un contexte difficile (l'Inde actuelle). Si l'&#339;uvre pourrait prendre la forme d'un long documentaire, elle s'apparente plus ici au coup de (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En duo avec &#171; No-One &#187;, Les Tanneurs accueillent jusqu'au 5 Octobre &#171; Be Careful &#187;, une cr&#233;ation de Mallika Taneja en provenance directe de New Delhi. 45 minutes pour discuter de la condition des femmes en Inde, challenge accept&#233;....&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une femme, une sc&#232;ne vide et beaucoup, beaucoup de v&#234;tements. &lt;strong&gt;Be Careful &lt;/strong&gt; aborde un sujet compliqu&#233; (la condition des femmes) dans un contexte difficile (l'Inde actuelle). Si l'&#339;uvre pourrait prendre la forme d'un long documentaire, elle s'apparente plus ici au &lt;strong&gt;coup de poing&lt;/strong&gt;. Sur le plateau, presque nu, l'artiste nous donne &#224; voir la simple brutalit&#233; d'un corps dans toute sa puissance et sa fragilit&#233;, &#224; la fois sujet et arme. Toute tentative de description serait ici inutile pour un spectacle qui s'appr&#233;cie d'une traite, en one-shot, &lt;strong&gt;presque sans reprendre son souffle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le souffle constitue l'un des &#233;l&#233;ments centraux de cette cr&#233;ation. Celui de l'actrice, tout d'abord, au d&#233;bit rapide, est parfois coup&#233; par le poids du danger, des &#171; responsabilit&#233;s &#187;, du ridicule et de l'absurde. Un souffle qui manque et auquel Mallika Taneja tente de se raccrocher, sans jamais vraiment y parvenir, tout au long des 45 minutes de spectacle. Le souffle des spectateurs, quant &#224; lui, jaillit au commencement en explosions de rire, en ricanements. Alors que le sujet se pr&#233;cise, il s'exprime plus doucement, au travers de sourires g&#234;n&#233;s jusqu'&#224; devenir silencieux, presque &#233;touff&#233; de malaise. &lt;strong&gt;Sans jamais perdre son aplomb&lt;/strong&gt;, Be Careful guide son public du rire &#224; l'embarras dans une progression d&#233;j&#224; maintes fois observ&#233;e au th&#233;&#226;tre comme au cin&#233;ma et que Mallika Taneja manie ici avec brio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Be Careful tacle un sujet dont les journaux ont fait leurs choux gras il y a d&#233;j&#224; plusieurs ann&#233;es, &lt;strong&gt;le spectacle se tient loin de tout sentimentalisme&lt;/strong&gt;. L'artiste &#233;vite avec tact le pi&#232;ge de la victimisation au profit d'un tableau brut, honn&#234;te et personnel d'une situation qui la touche &#224; de nombreux niveaux. La performance physique en elle-m&#234;me, &#233;prouvante et recelant une infinit&#233; de sens, est &#233;galement &#224; saluer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Be Careful va droit au but.&lt;/strong&gt; Avec son style direct, il nous force &#224; regarder bien en face ce que nous savons, au fond de nous, d&#233;j&#224; tous. Sans jamais se d&#233;partir de son humour, il prouve qu'un spectacle bien fait vaut souvent mieux qu'un long discours.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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