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	<title>Demandez Le Programme</title>
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	<description>Demandezleprogramme est un agenda culturel et interactif en ligne, qui permet la rencontre entre les lieux culturels, les internautes et les artistes.</description>
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		<title>Demandez Le Programme</title>
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		<title>Froideur et &#233;tincelles : Quand les contrastes s'accordent</title>
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		<dc:date>2012-11-24T11:16:40Z</dc:date>
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		<dc:creator> Timoth&#233; Deman </dc:creator>



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&lt;p&gt;C'&#233;tait des hommes du Nord, ce Nord froid et hostile, ce Nord peupl&#233; d'&#234;tres rudes et de paysages inhospitaliers qui furent mis &#224; l'honneur ce 23 novembre. La Salle Henri Le Boeuf a r&#233;sonn&#233; des harmonies, parfois chaudes et enveloppantes, parfois dures et glac&#233;es, que Stefan Blunier &#224; la t&#234;te de l'Orchestre National de Belgique a arrach&#233; avec maestria. Aussi bien dans son extrait tir&#233; de la Suite de Lemmink&#228;inen de Sibelius, dans le Concerto pour piano de Grieg (o&#249; il a &#233;t&#233; rejoint par la remarquable Alice (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait des hommes du Nord, ce Nord froid et hostile, ce Nord peupl&#233; d'&#234;tres rudes et de paysages inhospitaliers qui furent mis &#224; l'honneur ce 23 novembre. La Salle Henri Le Boeuf a r&#233;sonn&#233; des harmonies, parfois chaudes et enveloppantes, parfois dures et glac&#233;es, que Stefan Blunier &#224; la t&#234;te de l'Orchestre National de Belgique a arrach&#233; avec maestria. Aussi bien dans son extrait tir&#233; de la Suite de &lt;i&gt;Lemmink&#228;inen&lt;/i&gt; de Sibelius, dans le &lt;i&gt;Concerto pour piano&lt;/i&gt; de Grieg (o&#249; il a &#233;t&#233; rejoint par la remarquable Alice Sara Ott), ou dans la &lt;i&gt;5e Symphonie&lt;/i&gt; de Tchaikovsky, Stefan Blunier nous a d&#233;montr&#233; qu'il venait &#224; bout, avec une gracieuse &#233;l&#233;gance et une fermet&#233; constante, de la difficult&#233; de diriger un orchestre de cette importance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Car de son r&#244;le de chef d'orchestre, Stefan Blunier en avait touch&#233; un mot lors du &#171; meet and greet &#187; qui se tenait dans une &#171; terrasse &#187; attenante &#224; la salle Henri Le Boeuf. Interrog&#233;e &#233;galement, Alice Sara Ott affirme que d'avoir l'&#226;ge de Grieg quand il a compos&#233; son concerto (environ vingt quatre ans) ne change rien &#224; sa fa&#231;on de consid&#233;rer l'&#339;uvre. Elle ajoutera plus tard qu'elle n'a jamais jou&#233; &#224; Bruxelles, qu'elle est tr&#232;s contente d'avoir le privil&#232;ge de se produire aux Bozar, qu'elle n'a pas vu grand-chose de la ville, o&#249; elle a mang&#233; dans un restaurant japonais qui, ma foi, n'&#233;tait pas tr&#232;s tr&#232;s bon. Stefan Blunier r&#233;pondra, lui, que le cor anglais dans Sibelius a un grand et magnifique r&#244;le, qu'il est tr&#232;s content de l'ONB, que le chef d'orchestre est toujours utile, et qu'il existe malheureusement des &#339;uvres qu'il n'aime pas diriger, mais que parfois, c'est comme manger des l&#233;gumes, quand il faut, il faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le concert s'ouvre sur le deuxi&#232;me volet de la Suite de &lt;i&gt;Lemmink&#228;inen&lt;/i&gt; de Sibelius (1895) : &#171; Le Cygne de Tuonela &#187;. Un grand et sombre cygne noir dort au fond d'un fleuve et sera combattu par le vaillant h&#233;ros Lemmink&#228;inen. Cette partie est m&#233;ditative, o&#249;, se d&#233;tachant des accords sombres de l'orchestre, un beau et majestueux cor anglais fait r&#233;sonner son chant. La pi&#232;ce est br&#232;ve, mais poss&#232;de un je-ne-sais-quoi de poignant qui touche au sublime dans sa simplicit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arrive ensuite le &lt;i&gt;Concerto pour piano&lt;/i&gt;, op. 16, d'Edvard Grieg. On est surpris de voir ce petit bout de femme fr&#234;le, toute jeune encore, serr&#233;e dans une longue robe rouge, et c'est non sans une certaine appr&#233;hension que l'on la voit se pr&#233;parer &#224; attaquer l'h&#233;ro&#239;que concerto. N&#233;anmoins, c'est avec brio qu'elle vient &#224; bout de l'athl&#233;tique cadence dans le premier mouvement. La cadence est toujours un moment privil&#233;gi&#233;, tant pour le soliste que pour le public. Harassante pour le premier, les seconds s'&#233;baudissent avec d&#233;lectation de cette terrifiante d&#233;monstration de virtuosit&#233; gratuite, mais tellement jubilatoire. Elle interpr&#233;tera le deuxi&#232;me mouvement avec le pathos requis, tout en conservant une gr&#226;ce touchante. L'orchestre se montrera vigoureux, presque impitoyable face &#224; cette soliste bien seule dans un troisi&#232;me mouvement effr&#233;n&#233;, d'o&#249; surgissent de temps &#224; autres des rythmes de danses populaires. Alice Sara Ott rel&#232;vera cependant le d&#233;fi avec tous les honneurs, acclam&#233;e par le public, qui d&#233;cid&#233;ment a ador&#233; &#231;a. Le bis, elle nous en a accord&#233; un, c'est du Louis-Claude Daquin (contemporain de Rameau), un Coucou tout en finesse et en l&#233;g&#232;ret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans un tout autre registre que nous retrouvons Tchaikovsky apr&#232;s l'entracte, avec sa &lt;i&gt;5e Symphonie&lt;/i&gt; (1885). Celle-ci s'ouvre tragique, en mineur, sur un th&#232;me d&#233;sesp&#233;r&#233;, presque fun&#232;bre. L'orchestre aura soin de ne pas sombrer dans un pathos exag&#233;r&#233;, car surviendra rapidement un autre th&#232;me, lui, dansant, plus enjou&#233;. Les quatre mouvements exploiteront sous des formes diverses ces deux th&#232;mes du d&#233;but. Les nuages sont vite chass&#233;s, on ne nous laisse pas le temps de d&#233;sesp&#233;rer sur notre triste destin, car d&#232;s le troisi&#232;me mouvement appara&#238;t une charmante valse. Au final, les th&#232;mes tragiques utilis&#233;s pour le d&#233;but reviendront en force, mais jou&#233;s comme une marche triomphale. Le tout terminant en feu d'artifice, vivace, avec un chef d'orchestre th&#233;&#226;tral, mais toujours aux abois. D'aucuns accuseront le chef d'avoir fait claironner de fa&#231;on tonitruante son orchestre, surtout dans le finale. Mais quand on est &#224; la t&#234;te d'une formation comme l'ONB, la tentation n'est-elle pas grande de se montrer g&#233;n&#233;reux en exploitant &#224; fond les ressources &#224; notre disposition ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, cela repr&#233;sente le r&#233;sultat d'un pari tenu avec succ&#232;s. Le public, parfois trop d&#233;monstratif, ou trop peu averti des traditions du grand concert classique, au point de d&#233;cha&#238;ner son enthousiasme par de malheureuses s&#233;ances d'applaudissements entre les mouvements, gardera n&#233;anmoins un souvenir m&#233;morable de cette incroyable soir&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:tdeman@ulb.ac.be&#034; class='spip_mail'&gt;Timoth&#233; Deman&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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