<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Demandez Le Programme</title>
	<link>http://www.demandezleprogramme.be/</link>
	<description>Demandezleprogramme est un agenda culturel et interactif en ligne, qui permet la rencontre entre les lieux culturels, les internautes et les artistes.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="http://www.demandezleprogramme.be/spip.php?id_auteur=4745&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Demandez Le Programme</title>
		<url>http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L144xH109/siteon0-ab254.png?1698766008</url>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/</link>
		<height>109</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Th&#233;&#226;tre en marches</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Theatre-en-marches</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.demandezleprogramme.be/Theatre-en-marches</guid>
		<dc:date>2017-10-19T08:42:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Isabelle Plumhans </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un jour j'ai &#233;tudi&#233; le th&#233;&#226;tre. En corps et en mots. Dans les deux cas, on a abord&#233; cette notion essentielle de spect'acteur. De former le spectateur &#224; r&#233;agir concr&#232;tement &#224; ce qu'il recevait. D'&#234;tre un th&#233;&#226;tre agissant pour qu'&#224; son tour le spectateur pose des actes. J'avais trouv&#233; cette notion juste, forte et belle. Mais &#231;a restait tout de m&#234;me conceptuel&#8230; Aujourd'hui, des mises en sc&#232;ne innovantes proposent de r&#233;ellement mettre en marche leur spectateur. Sortant des salles. Au propre, on voyage en rue. Au &#171; (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L150xH134/arton3060-c736f.jpg?1699776131' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='150' height='134' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un jour j'ai &#233;tudi&#233; le th&#233;&#226;tre. En corps et en mots. Dans les deux cas, on a abord&#233; cette notion essentielle de spect'acteur. De former le spectateur &#224; r&#233;agir concr&#232;tement &#224; ce qu'il recevait. D'&#234;tre un th&#233;&#226;tre agissant pour qu'&#224; son tour le spectateur pose des actes. J'avais trouv&#233; cette notion juste, forte et belle. Mais &#231;a restait tout de m&#234;me conceptuel&#8230; Aujourd'hui, des mises en sc&#232;ne innovantes proposent de r&#233;ellement mettre en marche leur spectateur. Sortant des salles. Au propre, on voyage en rue. Au &#171; figur&#233; &#187;, on s'engage de citoyenne fa&#231;on.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait il y a quelques ann&#233;es &#224; Avignon&#8230;tu sais, mon p&#233;ch&#233; mignon&#8230; Un spectacle propos&#233; par la compagnie Victor B &#224; la Manufacture, ce lieu mi-belge (le pr&#233;sident du comit&#233; directeur du lieu, Pascal Keiser, vient du plat Pays), mi-fran&#231;ais (l'essentiel de sa programmation est aujourd'hui bleu-blanc-rouge). Walking Th&#233;rapie &#231;a s'appelait &#8211;d'ailleurs, &#231;a s'appelle encore comme &#231;a, le spectacle tourne toujours, dans une version retravaill&#233;e qui sera pr&#233;sent&#233;e l'an prochain dans au National. Au cours de ce spectacle d'un format particulier, on suit deux hommes en recherche de bien-&#234;tre, de bonheur, de sens de vie. Et quand je dis on suit, c'est pour de vrai. Casque sur les oreilles, on emboite le pas des deux personnages dans les rues de la ville, Avignon &#224; l'&#233;poque, Spa cet &#233;t&#233; pour moi. Et cet &#233;t&#233;, m&#234;me que j'y ai emmen&#233; mes parents. Au cours de cette pi&#232;ce, on marche donc, et le spectacle est cheminement physique autant que psychique. A Spa, cet &#233;t&#233;, il pleuvait. Mes parents &#224; moi, ils sont frileux. Au propre comme au figur&#233;. Le th&#233;&#226;tre en rue, c'est pas leur truc, a priori. Pourtant, je ne me rappelle pas avoir vu mon paternel se fendre la poire aussi franchement au cours d'un spectacle de th&#233;&#226;tre. Parce que bien men&#233;, le spectacle d&#233;ambulatoire emporte bel et bien, fait vivre des choses par le corps, diff&#233;remment (et pour le coup, mes parents, marcher, &#231;a les aide &#224; vivre, ils font &#231;a tous les dimanches, c'est leur &#171; walking th&#233;rapie &#187; &#224; eux). &lt;br class='autobr' /&gt;
Des spectacles qui transportent, au propre, j'en ai encore v&#233;cu par apr&#232;s. Avec le MAPping Brussels, des artistes du KVS, qui proposait de revisiter la ville avec les yeux et les pieds des artistes habitants du quartier. Projet d'envergure, la pi&#232;ce avait la volont&#233; de remettre l'humain th&#233;&#226;tral, de l'art concret et humanis&#233; dans un quartier et une ville pas toujours facile. De la donner &#224; voir diff&#233;remment.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au Kaaitheater, en ces mois d'octobre et novembre, c'est Benjamin Vandewalle qui propose avec Walking the Line une d&#233;ambulation d'un genre particulier. Le pitch : des spectateurs-danseurs, un rendez-vous place Sainte Catherine au centre de Bruxelles, un comit&#233; d'accueil sympathique, des lunettes visi&#232;res et une petite le&#231;on de deux pas de base &#224; r&#233;aliser &#224; la demande du chor&#233;graphe. Pronon&#231;ant Caterpilar, nous formons une cha&#238;ne humaine chacun mettant les mains sur les &#233;paules du voisin de devant. Son Egyptian quant &#224; lui fait nous tenir par les mains, en farandole, et marcher parall&#232;lement aux murs. Nous nous &#233;lan&#231;ons ainsi dans la ville, pr&#234;t &#224; changer nos positions &#224; son ordre&#8230; et dans la plus parfaite confiance : tous nous fermons les yeux. A le demande du metteur en sc&#232;ne, nous les ouvrirons plusieurs fois sur le chemin. Et d&#233;couvrirons un visage de la ville diff&#233;rent de l'habituel quotidien citadin qui ne nous &#233;tonne plus. C'est pourtant mon quartier, et je l'ai d&#233;couvert d'une toute nouvelle fa&#231;on. Cette balade, parce qu'elle me mobilise le corps (il s'en souviendra le lendemain et le jour suivant) s'inscrit diff&#233;remment en moi, est une exp&#233;rience in&#233;dite et mobilisante, au propre comme au figur&#233;. La violence autant que la richesse de mon coin se sont r&#233;v&#233;l&#233;s diff&#233;remment. T&#234;te alert&#233;e, corps mobilis&#233;, ce que j'ai v&#233;cu l&#224; &#233;tait r&#233;ellement in&#233;dit. J'ai compris dans mon &#234;tre ce qu'&#233;tait &#234;tre spect'acteur. Sans doute me faudra-t-il encore un peu de temps pour bouger vraiment, et agir en vrai sur ma ville et ses habitants Mais mon corps a compris qu'il devait, bien plus que ma t&#234;te et mes sens, se mettre en mouvement. La vie, la ville, changent. Le th&#233;&#226;tre accompagne ce mouvement, et c'est heureux. Parce que le spectacle ne doit pas se r&#233;sumer &#224; nos salles obscures, parce que son message doit aller plus loin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le th&#233;&#226;tre &#233;meut, faisons que le th&#233;&#226;tre &#8216;meuve &#187; aussi, les esprits et les corps.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est d'ailleurs, un large pas plus loin, ce qu'il est en train de faire. Nous sommes nombreux &#224; avoir &#233;t&#233; &#233;mus par l'appel lanc&#233; aux prix de la critique par la com&#233;dienne Marie-Aurore D'Awans qui a livr&#233; un t&#233;moignage sur la condition des migrants en Belgique et le travail des associations sur le terrain. A la suite de cet appel, des artistes se sont mobilis&#233;s, cr&#233;ant deux euros cinquante, un compte Triodos qui accueille les dons afin de nourrir les migrants, une &#233;quipe de volont&#233;s et d'humanit&#233;s qui se mobilisent pour changer concr&#232;tement le quotidien de ces personnes. Enfin, le secteur culturel s'est &#233;galement mobilis&#233; dans son ensemble afin de cr&#233;er United Stages, un label sous lequel &#171; les acteurs culturels signataires de la charte ont lanc&#233; une r&#233;colte de fonds &#224; destination d'associations humanitaires &#339;uvrant, en Belgique ou ailleurs, en faveur des populations civiles touch&#233;es par les violences dans des zones de conflit. &#187; comme l'indique son communiqu&#233; de presse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont des petits pas, mais qui montrent que le secteur culturel, que le th&#233;&#226;tre est en marche pour, concr&#232;tement, dans les corps et les faits, faire bouger notre monde. Qui en a terriblement besoin. Alors, tous, disons oui au th&#233;&#226;tre action, et soyons passionn&#233;ment, urgemment, des spect'acteurs. Au propre comme au figur&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Walking Th&#233;rapie, de la compagnie Victor B, du 22 mai au 03 juin, Th&#233;&#226;tre National, &lt;a href=&#034;http://www.theatrenational.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.theatrenational.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MAPping Brussels, KVS, &lt;a href=&#034;http://www.kvs.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.kvs.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Walking The Line, Benjamin Vandewalle, le 29/11, Kaaitheater, &lt;a href=&#034;http://www.kaaitheater.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.kaaitheater.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux euros cinquante : infos sur la page facebook Deux euros cinquante et compte Triodos : BE91 5230 8091 7576&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;United Stages : Le 140, La Bellone, Le Boson, Midis de la po&#233;sie, Th&#233;&#226;tre la Balsamine, Th&#233;&#226;tre Varia, Th&#233;&#226;tre de l'Ancre, Action Sud CCR, Association des Centres Culturels, r&#233;seau des Arts &#224; Bruxelles / Brussels Kunstenoverleg, Globe Aroman Th&#233;&#226;tre Oc&#233;an Nord, Choux de Bruxelles, Kaaitheater, Met-x Movingmusic, La V&#233;nerie : Centre culturel de Watermael-Boitsfort, La Tentation, Passa Porta.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jouer, un th&#233;&#226;tre d'enfants</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Jouer-un-theatre-d-enfants</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.demandezleprogramme.be/Jouer-un-theatre-d-enfants</guid>
		<dc:date>2017-09-18T10:56:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Isabelle Plumhans </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Je me souviens de mon premier hiver &#224; Bruxelles. J'&#233;tudie le th&#233;&#226;tre : je mange th&#233;&#226;tre, je dors th&#233;&#226;tre, je vis th&#233;&#226;tre. Les vacances scolaires pointent le bout de leur nez, j'invite mes toutes petites cousines &#224; &#171; No&#235;l au th&#233;&#226;tre &#187; aux Tanneurs. Elles, c'est leur toute premi&#232;re fois dans un th&#233;&#226;tre. Elles, elles vont assister, les yeux grands, tout grands ouverts, &#233;toiles plein dedans, &#224; la magie du spectacle. Moi pareil, ma joie de voir un bon spectacle d&#233;cupl&#233;e par leur enthousiasme. Ce souvenir est un de (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L150xH107/arton3033-637a3.jpg?1699776131' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='150' height='107' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Je me souviens de mon premier hiver &#224; Bruxelles. J'&#233;tudie le th&#233;&#226;tre : je mange th&#233;&#226;tre, je dors th&#233;&#226;tre, je vis th&#233;&#226;tre. Les vacances scolaires pointent le bout de leur nez, j'invite mes toutes petites cousines &#224; &#171; No&#235;l au th&#233;&#226;tre &#187; aux Tanneurs. Elles, c'est leur toute premi&#232;re fois dans un th&#233;&#226;tre. Elles, elles vont assister, les yeux grands, tout grands ouverts, &#233;toiles plein dedans, &#224; la magie du spectacle. Moi pareil, ma joie de voir un bon spectacle d&#233;cupl&#233;e par leur enthousiasme. Ce souvenir est un de ceux li&#233;s au monde des arts qui m'est cher. Il a le go&#251;t du chocolat chaud bu autour du sapin, apr&#232;s la repr&#233;sentation, et des discussions, &#233;changes de sensations, de compr&#233;hensions, que nous avons eu alors.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je me souviens de cet &#233;t&#233;, dans la chaleur d'Avignon, sortant d'une repr&#233;sentation aux Doms -L'avenir dure longtemps, sublime et profond&#8212; particuli&#232;rement &#233;branl&#233;e, et m'&#234;tre fait embarquer pour la suivante, Piletta ReMix. Un peu contre mon gr&#233; ; comment pourrais-je recevoir un propos alors que je n'avais m&#234;me pas encore dig&#233;r&#233; le pr&#233;c&#233;dent ? En plus, le pitch, les aventures de Piletta partie chercher la poudre de Bibiscus &#224; Bilipolis pour soigner sa grand-m&#232;re malade, a priori, comme &#231;a, &#231;a ne me parlait pas trop. Mais bon, le th&#233;&#226;tre, &#231;a &#233;tonne, &#231;a d&#233;tonne : je lui laisse toujours le b&#233;n&#233;fice du doute. Et puis je suis entr&#233;e pour la seconde fois de la journ&#233;e dans la salle intimiste des Doms. J'ai re&#231;u un casque. Re&#231;u aussi les instructions techniques : v&#233;rifier que la petite lumi&#232;re du casque est rouge, tourn&#233;e vers les com&#233;diens, que j'entends bien lesdits com&#233;diens sur sc&#232;ne dans mon casque. Puis j'ai jet&#233; un coup d'oeil &#224; la sc&#232;ne. Plus studio radio que v&#233;ritable sc&#232;ne d'ailleurs. Parce que Piletta ReMix est une fable radiophonique cont&#233;e sur le plateau. Un univers sonore qui entoure et emporte. Et, surtout, qui m'a emmen&#233;e loin, tr&#232;s loin dans mes sentiments, mes sensations. A la fin, les larmes coulaient, et moi j'avais d&#233;finitivement d&#233;cid&#233; de m'abonner au th&#233;&#226;tre pour enfant. Le souvenir que j'ai de ce spectacle l&#224; m'est cher aussi, il a un go&#251;t sal&#233; de larmes cathartiques, le doux du doudou sonore, et le brouhaha des paroles &#233;chang&#233;es entre petits et grands &#224; la sortie du spectacle. Parce que oui, le th&#233;&#226;tre pour enfant, c'est aussi celui des grands. Et celui des enfants qui vont devenir grands. C'est celui de l'apprentissage, celui des &#233;motions partag&#233;es. Parce que ces &#233;motions qu'il nous dit, formatrices pour jeunes oreilles, ce sont celles que parfois on a oubli&#233;es. Qu'on a parfois refoul&#233;es. Et qu'il est bon de revivre en salle, d'aussi simple fa&#231;on. Petits comme grands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, c'est aussi l'apprentissage de l'ouverture, le th&#233;&#226;tre&#8230;et le th&#233;&#226;tre pour enfant peut-&#234;tre davantage. A moins que ce ne soit un essentiel. Comme avec l'initiative bic&#233;phale de la Montagne Magique (th&#233;&#226;tre pour enfant, c&#244;t&#233; francophone) et du Bronks (th&#233;&#226;tre pour enfant, version flamande), avec M&#233;nage &#224; deux, le bien nomm&#233;. Soit un festival qui propose des spectacles flamands et francophones, les premiers jou&#233;s en fran&#231;ais, les seconds, en flamands. Un condens&#233; de la sc&#232;ne jeune publique belgo-belge qui fait plaisir &#224; voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#233;&#226;tre, c'est aussi c&#244;toyer le bel intemporel. Se frotter &#224; ce qui a laiss&#233; des traces, s'initier &#224; ce qui nous fait, histoire et mots. Et maux. C'est apprendre, tr&#232;s jeune, la beaut&#233; d'un r&#233;cit, le pourquoi de l'importance de l'art. C'est plonger dans l'Histoire, par l'histoire. C'est ce que se proposent de faire la compagnie Karyatides, avec leurs &#171; Mis&#233;rables &#187;, Victor Hugo d&#233;poussi&#233;r&#233;, sublim&#233;. Par leur th&#233;&#226;tre d'objets pr&#233;cis et intelligents, Karine Birg&#233;, Marie Delhaye, &lt;br class='autobr' /&gt;
Julie Nathan et Na&#239;ma Triboulet (en alternance, deux com&#233;diennes en sc&#232;ne par repr&#233;sentation) content l'&#233;pop&#233;e de Jean Valjean, Cosette et des autres, manipulant de mini-figurines sur table pivotante. Pour d&#233;couvrir la litt&#233;rature autrement, passionn&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#233;&#226;tre, c'est parfois aborder des sujets sensibles. De ceux dont on parle parfois difficilement, dans la vie de tous les jours. Parce qu'on n'y pense pas. Parce que c'est douloureux. Parce que c'est tabou. Parce qu'on ne trouve pas les mots. Dans ces cas-l&#224;, le th&#233;&#226;tre, c'est la porte d'entr&#233;e sensible par laquelle on va se frayer un chemin qui va bien. Doux ou trash, il donnera le concret sur lequel on partira, pour aller plus loin dans le sujet, le d&#233;bat. C'est le cas avec le touchy mais essentiel Frisko et cr&#232;me glac&#233;e. &#171; L'histoire que je vais vous raconter, ce n'est pas une histoire d'enfant, c'est une histoire d'adolescent. &#187; D&#232;s l'entr&#233;e, le ton est donn&#233; de cette &#171; teenager comedy &#187;. On n'est pas ici dans du th&#233;&#226;tre pour petit, on est dans du th&#233;&#226;tre qui fait les futurs grands, en les informant des potentiels difficiles du monde comme il va, pas toujours bien, pas toujours doux : Frisko et cr&#232;me glac&#233;e, th&#233;&#226;tre trash-cash, aborde le difficile sujet du viol. Et c'est &#224; voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#233;&#226;tre pour enfants, il aime faire comme les grands, aussi. Attends&#8230; &#224; moins que &#231;a ne soit le contraire, en fait ? Parce que, sur les sc&#232;nes des grands, le conte, ces derniers temps, est bien repr&#233;sent&#233; : il y en a beaucoup, &#224; la folie, mais certainement pas du tout. C'est pareil, et c'est bien normal, sur les sc&#232;nes enfantines, et pas que du tradi. Comme avec Boris et les soeurs sushis, l'histoire d'un gar&#231;on &#171; trop grand pour &#234;tre petit &#187; qui s'en va &#224; travers la for&#234;t, rencontre un loup et des soeurs&#8230; sushis. Initiatique et jouissif. Ou encore, Echapperons nous, spectacle d'adieu du th&#233;&#226;tre de la Galafronie, last one avant sortie des artistes, chaperon et loup garou psychanalys&#233; au programme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le th&#233;&#226;tre pour enfant, c'est le th&#233;&#226;tre aussi pour tout tout petits enfants. Qui les enveloppe, les berce, les c&#226;line&#8230; sans oublier d'&#234;tre exigeant et qualitatif. Comme le Cache-cache du th&#233;&#226;tre de la Guimbarde, qui &#233;voque un rituel important pour les tout petits : celui du coucher. Et de convier toute la palette des &#233;motions de ce moment si particulier, danseuse et acrobate en sc&#232;ne pour un surplus de magie douce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, finalement, se rappeler aussi, que, au-del&#224; des oeuvres elles-m&#234;mes, assister &#224; du th&#233;&#226;tre avec des petits et moins petits, c'est vivre un moment de partage. Et que le th&#233;&#226;tre partag&#233; est th&#233;&#226;tre utilit&#233;. Qui permet de communiquer sur un sujet, sur une &#233;motion, sur des sensations. Et quand j'ai entendu, au dernier festival d'Avignon, les ministres de la culture, belge et fran&#231;aise, insister sur leur envie d'investir dans le volet &#233;ducationnel de la culture, je me suis dit que l'avenir &#233;tait souriant. Parce qu'&#233;duquer par le th&#233;&#226;tre, c'est assurer la sant&#233; de notre futur, par nos t&#234;tes blondes. Parce que le th&#233;&#226;tre, de mots et de corps, va au del&#224; de ces m&#234;mes mots, de ces m&#234;mes corps. Qu'ils concr&#233;tise &#233;motions et sensations, fait lien, construit et aide &#224; voir plus loin. Qu'il parle politique en touchant le coeur. Qu'il peut mobiliser, qu'il peut changer. Alors, parce que le th&#233;&#226;tre est l'avenir de l'homme, amenons au th&#233;&#226;tre nos enfants. Massivement. Et passionn&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Isabelle Plumhans&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#169; Quentin Devillers&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Piletta ReMix, fiction radiophonique live du Collectif Wow !, dates (dont le 25/10 au th&#233;&#226;tre de Namur, les 3 et 6/12 &#224; l'Eden, le 04/03/17 au W:Hall et de nombreuses scolaires), &#224; d&#233;couvrir sur &lt;a href=&#034;http://www.lecollectifwow.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.lecollectifwow.be&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
M&#233;nage &#224; deux, du 10 au 22/11, th&#233;&#226;tre de la montagne Magique et Bronks, &lt;a href=&#034;http://www.lamontagnemagique.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.lamontagnemagique.be&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;http://www.bronks.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.bronks.be&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les Mis&#233;rables, compagnie Karyatides, du 03 au 09/02, Montagne Magique, w&lt;a href=&#034;http://www.lamontagnemagique.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.lamontagnemagique.be&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Frisko et cr&#232;me glac&#233;e, le 26/3, th&#233;&#226;tre de la Montagne Magique, &lt;a href=&#034;http://www.lamontagnemagique.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.lamontagnemagique.be&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Boris et les soeurs sushis, de la compagnie Renards, du 23 au 28/10 &#224; la Montagne Magique et le 13/12 au th&#233;&#226;tre de Namur, &lt;a href=&#034;http://www.lamontagnemagique.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.lamontagnemagique.be&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;http://www.theatredenamur.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.theatredenamur.be&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Echapperons-nous, du th&#233;&#226;tre de la Galafronie, 27 et 28/11, th&#233;&#226;tre de la Montagne Magique, 31/01/18 et 01/02/18, au CC d'Ottignies-Louvain-la-Neuve, les 30 et 31/03 au Petit Varia, &lt;a href=&#034;http://www.galafronie.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.galafronie.be&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Cache Cache, du th&#233;&#226;tre de la Guimbarde (&#224;pd 2 ans), toutes les dates sur &lt;a href=&#034;http://www.laguimbarde.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.laguimbarde.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Avignon, un pont plus loin&#8230; pour les belges</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Avignon-un-pont-plus-loin-pour-les-belges</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.demandezleprogramme.be/Avignon-un-pont-plus-loin-pour-les-belges</guid>
		<dc:date>2017-06-09T10:40:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Isabelle Plumhans </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e, le festival d'Avignon propose un nouveau lieu, d'inspiration belgo-belge. Mais pas que. Fa&#231;on auberge espagnole de bons potes. Mais pas que. L'occasion pour Demandez le Programme de proposer une petite s&#233;lection festivali&#232;re en amuse-bouche de juillet. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, je vais pas palabrer sur comment le th&#233;&#226;tre rend nos vies plus belles, plus fluides. Comment il rassemble et t&#233;moigne. Aujourd'hui, je vais te parler pragmatique et logistique. Et fantastique. Aujourd'hui, je vais te parler (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L150xH85/arton3011-28599.jpg?1699776131' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='150' height='85' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cette ann&#233;e, le festival d'Avignon propose un nouveau lieu, d'inspiration belgo-belge. Mais pas que. Fa&#231;on auberge espagnole de bons potes. Mais pas que. L'occasion pour Demandez le Programme de proposer une petite s&#233;lection festivali&#232;re en amuse-bouche de juillet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, je vais pas palabrer sur comment le th&#233;&#226;tre rend nos vies plus belles, plus fluides. Comment il rassemble et t&#233;moigne. Aujourd'hui, je vais te parler pragmatique et logistique. Et fantastique. Aujourd'hui, je vais te parler d'Avignon, ma passion. Parce que cette ann&#233;e, le festival, qui faisait l'an dernier la part belle &#224; nos compatriotes dans le In, se voit dot&#233; d'un lieu neuf, dans le off. Noir, jaune, rouge. Enfin, presque. En tout cas, une occasion suppl&#233;mentaire de voir du belge au pays du pont. Dans la philosophie du festival. Soit d&#233;brouille, mots et f&#234;te(s). Explication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avignon. Son pont. Ses platanes. Son Rh&#244;ne. Son festival. Et ses belges.&lt;br class='autobr' /&gt;
Fin du mois de mai, chaleur et bonne humeur, c'&#233;tait conf&#233;rence de presse commune pour l'Ancre, Jean-Michel Van den Eeyden aux commandes, et pour le Poche, Olivier Blin aux manettes, dans les locaux de ce dernier th&#233;&#226;tre -barbecue festif en cl&#244;ture de la dite conf&#233;rence, ambiance avignonnaise oblige. L'annonce faite aux journalistes ? L'ouverture d'un nouveau lieu en festival, l'Eldorad&#244;me. Soit un d&#244;me &#233;ph&#233;m&#232;re -celui de la compagnie fran&#231;aise des M&#233;langeurs, qui s'associe au projet. D&#244;me plant&#233; dans la cour du coll&#232;ge de la Salle, lieu historique du festival, situ&#233; pile ou presque entre les Doms et la Manufacture, deux lieux de la programmation belge -le premier officiel, le second, officieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un lieu qui se veut dans la droite ligne de l'esprit festivalier. Communaut&#233; et d&#233;brouille, f&#234;tes et rencontres. Car Avignon, c'est &#231;a, aussi. Les bons plans qu'on se refile, la bafouille du spectateur au com&#233;dien possible apr&#232;s le spectacle, pour lui dire ce qu'il en a pens&#233;. Les &#233;quipes qui se relaient pour monter, d&#233;monter, remonter, re-d&#233;monter, heure apr&#232;s heure, les spectacles. Les m&#234;mes &#233;quipes, parfois, qui jouent, tractent, font billetterie, promo, service de presse. Parce qu'Avignon, c'est marathon. Il faut tenir sur la longueur - un mois, rel&#226;che quelques jours seulement pour les plus chanceux. Tout donner sur sc&#232;ne, tout donner hors sc&#232;ne, pour rentabiliser l'investissement forc&#233;ment important , financier et humain- logement, location du lieu, travail des &#233;quipes, trajet. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors, &#224; Avignon, en juillet, on a tendance &#224; s'entraider. On cr&#232;che chez les potes, on se refile les bons tuyaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et on mutualise.&lt;br class='autobr' /&gt;
La mutualisation, c'est d'ailleurs la philosophie de ce nouvel eldorado de th&#233;&#226;tre en terres avignonnaises. Sept spectacles, des espaces de rencontres, et la mise en commun des forces en pr&#233;sence. Financi&#232;res, &#233;videmment, mais aussi techniques, et communicationnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des spectacles familiaux, dont le musical &#171; Morgane en concert &#187;, mais pas que. Le d&#233;cal&#233; et drolatique La Convivialit&#233;, tentative d'explication de la grammaire particuli&#232;re go&#251;teuse, ou le sublime ou encore le succ&#232;s de la saison derni&#232;re du Poche, &#171; On the Road&#8230; A &#187; sont aussi de la partie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Puis, parce que le th&#233;&#226;tre se veut engagement permanent. Qu'il dit le monde, le d&#233;cortique, essaie de le comprendre, parfois. Qu'il se veut miroir, d&#233;formant souvent, rarement d&#233;form&#233;, de nos angoisses, nos n&#233;vroses et nos d&#233;bordements, &#171; La route du Levant &#187; abordera sous le d&#244;me l'actualit&#233;, replis identitaires en lignes de mire, en mettant face &#224; face deux visions oppos&#233;es du monde occidental, commissaire et pr&#233;sum&#233; djihadistes en interrogatoire. Un spectacle fort, pour lequel les rencontres apr&#232;s repr&#233;sentation se promettent belles et riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'Avignon, c'est aussi &#231;a, c'est surtout &#231;a. Un lieu qui fait se rencontrer la prise de parole et la r&#233;ception. C'est sur le bitume br&#251;lants se refiler les bons plans. C'est partager ce qui nous fait, ce qui nous dit, ce qui nous horrifie ou nous fait r&#234;ver. Dans un espace r&#233;duit, celui d'une ville qui se vit diff&#233;remment un mois par an. Un n&#233;cessaire, combin&#233; de soleil et de vent, de rire, et de rencontres. Au coin de la rue, revoir ce com&#233;dien qui nous a chavir&#233; le coeur de cette po&#233;sie si belle, si vraie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avignon, c'est se rappeler qu'on est en vie, et en communaut&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors, tu l'as compris, si tu es dans la r&#233;gion en saison, file aux Doms, file au d&#244;me de l'Eldorado. File &#224; la Manufacture. File partout o&#249; tu peux. D&#233;couvrir. T'&#233;mouvoir. Rencontrer. Si t'es perdu ( &#224; c&#244;t&#233; des programme, In et Off, mais surtout Off), l'annuaire fait p&#226;le figure) je te file ma s&#233;lection (tr&#232;s) resserr&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et tu me diras ce que t'en penses. &#231;a m'int&#233;resse. Pour de vrai. Parce que j'aime bien parler des spectacles, et refaire le monde, et refaire la vie, et cr&#233;er communaut&#233;. Comment &#231;a, tu le sais d&#233;j&#224; ? Allez, bisous ! Et bon festival !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Isabelle Plumhans&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Ma s&#233;lection&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au Doms :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;COUP DE COEUR !&lt;br class='autobr' /&gt;
Le sublime et tr&#232;s sensible Is There Life on Mars, &#233;vocation sc&#233;nique de haut vol de l'univers de l'autisme. Brillant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Is There Life on Mars, de de H&#233;loise Meire, tous les les jours &#224; 15h&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dr&#244;le et grin&#231;ant &#224; la fois Tabula Rasa, la famille autour de la table. Percutant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tabula Rasa, de Violette Palarro, tous les jours &#224; 19h35&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Infos : &lt;a href=&#034;http://www.lesdoms.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.lesdoms.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A la Manufacture :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'univers unique et la recherche th&#233;&#226;trale parfois d&#233;jant&#233;e, fa&#231;on recette de cuisine exp&#233;rimentale, du th&#233;&#226;tre &#224; Cru, avec Candide, qu'allons-nous devenir, d'apr&#232;s Voltaire&lt;br class='autobr' /&gt;
Candide, qu'allons nous devenir, Alexis Armangol/Th&#233;&#226;tre &#224; cru, tous les jours &#224; 16h35, rel&#226;che les 12 et 19, intramuros&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mots sublimes d'Ascanio Celestini et le jeu toujours juste de David Murgia dans Laika &lt;br class='autobr' /&gt;
Laika, tous les jours &#224; 17h20 les 12, 13 et 14 juillet, &#224; la Patinoire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;COUP DE COEUR !&lt;br class='autobr' /&gt;
La tendresse qui sourit, l'amour &#224; fleur de texte, le d&#233;licat de l'atmosph&#232;re et la complicit&#233; belle des mots de Nicolas Rey et des notes de Mathieu Sa&#239;kaly qui nous donnent des Nouvelles de l'Amour&lt;br class='autobr' /&gt;
Les Gar&#231;ons Manqu&#233;s, Les nouvelles de l'amour, tous les jours &#224; 21h20, rel&#226;che les 12 et 19 juillet, intramuros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis parce qu'il n'y a pas que le th&#233;&#226;tre, la tr&#232;s belle exposition Cr&#233;ative memory, de Sana Aizy, artiste associ&#233;e &#224; la Manufacture en 2017 . Focus actuel et graphique sur la Syrie. Et, surtout, les syriens&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le jardin de la Manufacture et la Patinoire, entr&#233;e libre durant tout le festival&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Infos : &lt;a href=&#034;http://www.lamanufacture.org&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.lamanufacture.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l'Eldorad&#244;me :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La poignante et terriblement actuelle confrontation des protagonistes de La Route du Levant&lt;br class='autobr' /&gt;
La route du levant, de Dominique Ziegler, mes Jean-Michel Van den Eeyden, tous les jours &#224; 14h, rel&#226;che es 10, 17, 24 juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'esprit d&#233;cal&#233;, le style ovni et la pataphysique invit&#233;e de la le&#231;on de La Convivialit&#233;, d'Arnaud Hoedt et J&#233;rome Piron&lt;br class='autobr' /&gt;
La Convivialit&#233;, J&#233;rome Piron et Arnaud Hoedt/cie Chantal et Bernadette, tous les jours &#224; 17h50, rel&#226;che les 10, 17 et 24 juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Infos : &lt;a href=&#034;http://www.facebook.com/ELDORADOME&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.facebook.com/ELDORADOME&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans le In :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une Antigone asiatique en cour d'honneur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Antigone, de Sophocle, mes Satoshi Miyagi, les 6, 7, 8, 10, 11, 12 juillet, &#224; 22 h, dans la Cour d'Honneur du Palais des papes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terrible texte, fascisme du monstre Degrelle, de Jonathan Littel, port&#233; &#224; la sc&#232;ne par un compatriote.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le sec et l'humide, mes Guy Cassiers, du 9 au 12, &#224; 15h, les 10 et 12 &#224; 18h &#233;galement, &#224; V&#233;d&#232;ne, l'autre sc&#232;ne du grand Avignon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'itin&#233;rance selon Robin Renucci et Nicolas Stavy, spectacle en route avec du Gary, du Michaux, du Proust et du Rimbaud dedans.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'enfance &#224; l'oeuvre, de Robin Renucci et Nicolas Stavy, du 7 au 26 juillet, rel&#226;che 9, 16, 21, 22 juillet, &#224; 20h&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouverture au jeune public avec le metteur en sc&#232;ne portugais Tiago Rodrigues&lt;br class='autobr' /&gt;
Tristesse et joie dans la vie des girafes, de Tiago Rodrigues, mes Thomas Quillardet du 14 au 19 juillet, rel&#226;che le 17, Chapelle des p&#233;nitents blancs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fiesta dans&#233;e au Palais des papes&lt;br class='autobr' /&gt;
Fiesta, d'Isra&#235;l Galvan, du 17 au 23, rel&#226;che le 20 juillet, cour d'Honneur du Palais des Papes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les com&#233;diens du Toneelgroup d'Amsterdam au service de Genet&lt;br class='autobr' /&gt;
Les Bonnes, de Genet, mes Katie Mitchell, les 16, 17, 18, 20, 21 juillet, autre sc&#232;ne du grand Avignon, Ved&#232;ne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le feuilleton th&#233;&#226;tral de Christiane Taubira&lt;br class='autobr' /&gt;
On aura tout par Anne Laure Li&#233;geois et Christiane Taubira, tous les jours jusqu'au 23, rel&#226;che 10 et 17, Jardin Ceccano&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'hommage &#224; Barbara par Juliette Binoche&lt;br class='autobr' /&gt;
Vaille que vivre, par Juliette Binoche, du 24 au 26 juillet, cour du Lyc&#233;e saint Joseph&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D'arts et d'autres</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/D-arts-et-d-autres</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.demandezleprogramme.be/D-arts-et-d-autres</guid>
		<dc:date>2017-05-13T08:14:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Isabelle Plumhans </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le joli mois de mai est l&#224;, et avec lui, les perspectives th&#233;&#226;trales les plus belles. En effet, comme chaque ann&#233;e, le Kunstenfestivaldesarts annonce le retours des beaux jours dans notre capitale avec ses propositions artistiques les plus vari&#233;es. Un &#233;v&#232;nement qui fait part belle aux m&#233;langes des genre, cette ann&#233;e plus encore qu'&#224; l'habitude. D&#233;cryptage sous forme d'en-cas forc&#233;ment restrictif. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Isabelle Plumhans &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;poque est aux mots. De haine. Discours revanchards, prises de positions extr&#234;mes, (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L100xH150/arton3004-f422d.jpg?1699776132' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='100' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le joli mois de mai est l&#224;, et avec lui, les perspectives th&#233;&#226;trales les plus belles.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, comme chaque ann&#233;e, le Kunstenfestivaldesarts annonce le retours des beaux jours dans notre capitale avec ses propositions artistiques les plus vari&#233;es. Un &#233;v&#232;nement qui fait part belle aux m&#233;langes des genre, cette ann&#233;e plus encore qu'&#224; l'habitude.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;cryptage sous forme d'en-cas forc&#233;ment restrictif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Isabelle Plumhans&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;poque est aux mots. De haine. Discours revanchards, prises de positions extr&#234;mes, les mots se font alors violents. Mais r&#233;v&#232;lent leurs lacunes. Aussi. A l'&#232;re du tout au marketing et &#224; la pub, ils se font slogans populo-publicitaires de nos vies en grands &#233;crans. Dans tous les domaines. Il est d'ailleurs des sp&#233;cialistes qui diss&#232;quent les discours de nos politiques, les estimant creux. &#171; Les mots que l'on dit ne disent pas grand-chose &#187;, chantait dans son dernier album Nicolas Michaux. Ce constat l'honore. Et dit notre soci&#233;t&#233; market&#233;e en creux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;silience et militance, pour contrecarrer le mouvement, l'&#233;poque se r&#234;ve en mouvement ; bouger, changer sont des essentiels en p&#233;riodes de crise. Le th&#233;&#226;tre, reflet de nos envies n'&#233;chappe pas &#224; la r&#232;gle du mouvement. En marche, semble-t-il nous dire. Ensemble, et dans nos diff&#233;rences. Une optique cin&#233;tique et ouverte que nous offre &#224; voir, cette ann&#233;e encore, le Kunstenfestivaldesarts. Peu de th&#233;&#226;tre de mots, beaucoup de th&#233;&#226;tre en mouvance, recherches, danse, performance. Et mixit&#233; riche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le centre du festival qui cette ann&#233;e joint ses forces &#224; celles du Wiels et du dixi&#232;me anniversaire de celui-ci. Mus&#233;e qui propose, pirouette &#233;nigme et sarcastique, &#171; The Absent Museum &#187;. Soit une exposition qui investit &#224; la fois les murs du Wiels, mais aussi ceux du Brass et du M&#233;tropole voisins. Ouverture du prochain mus&#233;e d'art contemporain de la ville dans les locaux de Citro&#235;n, au centre-ville, en ligne de mire, l'exposition pose la question d'une institution telle que celle-l&#224; dans une ville telle que Bruxelles. Un questionnement entre micro et macro, histoire d'une ville &#8211; capitale de l'Europe- et interrogations des artistes. Exposition en forme de questionnement aussi sur l'hybridation des arts.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le cadre de celle-ci, une performance de l'artiste Nastio Mosquito. Qui proposera une visite guid&#233;e de cette derni&#232;re &#171; The guided tour once we shared consequent masturbation &#187;, m&#233;lange d'art et de politique. Le spectacle de cet artiste, &#224; la fois vid&#233;aste, performeur, po&#232;te et musicien interroge les notions m&#234;me d'identit&#233;. Le langage lui-m&#234;me aussi, et son autorit&#233;, tant sur l'art que sur la politique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Toujours au Wiels, Otobong Nkanga, performer et plasticien (installation, photo, dessin, sculpture) se proposera lui d'interroger la notion d'&#233;tranger. Forget me Not, c'est le myosotis, qu'on trouvera dans son installation performance. Une &#339;uvre qui questionne la r&#233;silience culturelle et la disparition par assimilation. A l'heure o&#249; bougent les peuplent, o&#249; migrent les gens, &#224; l'instant o&#249; on interroge les fronti&#232;res &#8211; certains se proposant de les r&#233;tablir, la r&#233;alit&#233; en &#233;tant la disparition, la question m&#233;rite &#244; combien d'&#234;tre pos&#233;e. A 15 heures, tous les jours, pour donner vie &#224; ce tableau plastique, un performeur y prendra place pour un acte sc&#233;nique de 10 minutes. De la vie au milieu de l'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec Within, Tarek Atoui, artiste et facteur d'instrument, explore les sons et leur perception non commune. Son travail de musicien croise en effet cin&#233;tique et acoustique. Ses instruments, qu'il invente, seront expos&#233;s dans un lieu-atelier, o&#249; il se mettra aussi en recherche. L&#224;, il proposera, parenth&#232;se l&#233;g&#232;re, des massages musicaux au spectateur. L'autre pan de Within, ce sont des concerts explorant les liens entre les sons et les espaces. Invitation &#224; la rencontre, une fois encore, puisque le KFDA et l'artiste invitent une s&#233;rie de musiciens bruxellois &#224; jouer sur ces instruments invent&#233;s, au cours de diff&#233;rents concerts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Performatif mais pas que&lt;br class='autobr' /&gt;
A c&#244;t&#233; de ces investigations-installations-exp&#233;rimentations performative, les corps auront eux aussi belle place dans l'espace du Kunst. Pierre Droulers, notamment, viendra y pr&#233;senter un livre comme un t&#233;moignage de ses quarante ans de carri&#232;re, Dimanche. Le livre, d&#233;pos&#233; en trente exemplaires sur des tables, est propos&#233; en installation artistique &#224; la dissection po&#233;tique et litt&#233;raire du public. Et, le 14, il sera mis en espace et en temps par des artistes invit&#233;s. Boris Charmatz quant &#224; lui pr&#233;sentera sa danse de nuit un peu partout dans la ville, qui dira l'urgence de se r&#233;approprier l'espace urbain. V&#233;ritable gu&#233;rilla artistique et mouvante, il dira l'importance de faire acte dans le r&#233;el. Ici, maintenant. Concr&#232;tement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, que les puristes se rassurent. Les mots qui peuvent malgr&#233; tout dire parfois beaucoup et bien, s'inviteront &#233;galement durant ce mois de mai artistique. Le burlesque de l'Amicale de Production, avec On traversera le pont une fois rendu &#224; la rivi&#232;re. Une pi&#232;ce qu'on pourra voir sur place (au Varia) ou entendue &#224; la radio, aussi. Un spectacle participatif qui parle de l'individu dans le groupe. L'excellent Milo Rau, &#224; qui on doit le percutant Five Easy Pieces, pr&#233;sent&#233; l'an dernier au m&#234;me endroit -et repris dans la programmation du National la saison prochaine, est pr&#233;sent de nouveau. Il revient avec la troisi&#232;me partie de sa trilogie europ&#233;enne entreprise au KFDA en 2014 avec The Civil Wars, puis en 2015 avec The Dark Ages. Ici, avec Empire, il questionne la place de l'identit&#233; de l'&#233;tranger dans l'Europe. Europe d'hier et de demain, celle d'aujourd'hui, aussi, trouveront &#233;cho sur sa sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fuir la normalisation, accepter l'autre, l'&#233;trange, l'autrement, en soi et dans ses sph&#232;res de vie. Incarner, toujours plus, dans nos corps qui fuient quelquefois nos vies. Voir autrement, voir plus loin, voir demain.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voici ce que le Kunstenfestivaldesarts cru 2017 propose. Oh, je sais, vous allez me dire que c'est bateau. Moi je vous r&#233;pondrai que c'est beau. Et que c'est d&#233;j&#224; &#231;a.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors, allons-y. Et vivons-le.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il en restera toujours quelque chose apr&#232;s. Ne serait-ce que dans ces conversations &#233;chang&#233;es, ces papotes improvis&#233;es, ces r&#234;ves de l'apr&#232;s. Dans les yeux, le c&#339;ur et la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ENCADRE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Absent Museum, jusqu'au 27/05, Wiels&lt;br class='autobr' /&gt;
Nastio Mosquito, The guided tour &#8211; Once we shared consequent masturbation, tous les jours sauf le lundi, 15h, Wiels&lt;br class='autobr' /&gt;
Tarek Atoui, Within, l'exposition, au Palais de la Dynastie, tous les jours sauf le lundi, de 12 &#224; 20h et concert les 19 et 26/05, &#224; 21h, &#224; Bozar.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pierre Droulerss, exposition du 16 au 20 puis du 24 au 27/05, 16 &#224; 20h30 sauf le samedi, 14 &#224; 18h, au Wiels, book performance au m&#234;me endroit, le 14/05, de 12 &#224; 0h.&lt;br class='autobr' /&gt;
Milo Rau/International Institute of Political Murder, Empire, du 18 au 21/05, &#224; 20h sauf le dimanche &#224; 15h, KVS Bol &lt;br class='autobr' /&gt;
Antoine Defoort, Julien Fournet, Mathilde Maillard et S&#233;bastien Vial/L'Amicale de Production, On traversera le pont une fois rendu &#224; la rivi&#232;re, du 23 au 27/05, &#224; 20h30, sauf le 25, &#224; 18h, au Varia et chez soi : &lt;a href=&#034;http://www.on-traversera-le-pont-une-fois-rendus-a-la-riviere.com&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.on-traversera-le-pont-une-fois-rendus-a-la-riviere.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS : La s&#233;lection faite ici est hautement parcellaire et ne refl&#232;te que peu l'extr&#234;me richesse, forme, nationalit&#233; et th&#232;mes, des spectacles propos&#233;s au festival. Nous vous recommandons donc chaudement de visiter leur site ou de vous procurer un des programmes-bibles diss&#233;min&#233;s un peu partout en ville. Et de faire votre menu, all&#233;chant et vari&#233;. Bon app&#233;tit !&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.kfda.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.kfda.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;dit photo BeniaminBoar&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'humanit&#233; en sc&#232;ne, th&#233;&#226;tral politique</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/L-humanite-en-scene-theatral-politique</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.demandezleprogramme.be/L-humanite-en-scene-theatral-politique</guid>
		<dc:date>2017-04-12T08:46:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Isabelle Plumhans </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Et si, aujourd'hui, le th&#233;&#226;tre, pour &#234;tre politique, empruntait le langage de nos &#226;mes et de nos quotidiens ? De nos histoires en pr&#233;sents simples. Du tr&#232;s intime port&#233; au sublime. Panorama sc&#233;nique d'individualit&#233;s multiples, porteuses d'une communaut&#233; de sens. Une r&#233;volution, dans un monde parfois unidirectionnel. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tchekhov, Tchekhov, depuis toujours, je t'aime d'amour. Grandeurs, mis&#232;res et m&#233;lodrame banals d'existences quotidiennes, d'&#226;mes sinueuses. De destin&#233;es qui se fracassent contre les murs de la (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L150xH77/arton2988-e9c49.jpg?1699776132' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='150' height='77' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Et si, aujourd'hui, le th&#233;&#226;tre, pour &#234;tre politique, empruntait le langage de nos &#226;mes et de nos quotidiens ? De nos histoires en pr&#233;sents simples. Du tr&#232;s intime port&#233; au sublime. Panorama sc&#233;nique d'individualit&#233;s multiples, porteuses d'une communaut&#233; de sens. Une r&#233;volution, dans un monde parfois unidirectionnel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tchekhov, Tchekhov, depuis toujours, je t'aime d'amour. Grandeurs, mis&#232;res et m&#233;lodrame banals d'existences quotidiennes, d'&#226;mes sinueuses. De destin&#233;es qui se fracassent contre les murs de la r&#233;alit&#233;. Tension sublime ou p&#233;nible entre r&#234;ves et concr&#233;tudes. Envies de d&#233;parts contre entropies s&#233;dentaires. L'ici et l'ailleurs. Mais aussi la vie qui va, qui bouge, qui &#233;meut et se meut. Car Anton T., m&#233;decin de son &#233;tat, diss&#233;quait les &#226;mes et leurs tourments, les &#233;tats et les gens. Mieux que personne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans sa mise en sc&#232;ne de Vania !, d'apr&#232;s ce m&#234;me auteur -r&#233;compens&#233;e d'un prix de la critique en 2015- Christophe Sermet soulignait ces tensions. En sc&#232;ne, des individus, des individualit&#233;s. Des hommes, des femmes, des mots et des maux. Plateau esth&#233;tiquement brut, relativement vide, mais rempli de vie. Sc&#233;nographie simplifi&#233;e de lieux habit&#233;s, processus qui sublimait les personnalit&#233;s des protagonistes. Personnalit&#233;s plus-que-pr&#233;sentes, et mises &#224; nu. Et derri&#232;re le drame bourgeois, sentir ces humains, comme nous, se poser la question du sens et de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mois-ci, c'est &#224; la pi&#232;ce &lt;a href='http://www.demandezleprogramme.be/Les-enfants-du-soleil' class='spip_in'&gt;Les enfants du soleil&lt;/a&gt; de Maxime Gorki que le m&#234;me Christophe Sermet s'attaque, entour&#233; par certains des com&#233;diens servant Vania ! -Francesco Italiano, Yannick Renier et Philippe Jeusette. Pi&#232;ce r&#233;volution, elle est &#233;talon d'humanit&#233;. Des hommes, des femmes, encore, qui se retrouvent, se croisent, s'aiment et se d&#233;chirent, encore, r&#234;vent un monde plus juste, encore, certains conscients, d'autres oublieux que crie et hurle le dehors. Encore. Le dehors d'une r&#233;volution russe qui se dessine. Un huis-clos pas si clos que &#231;a, sur fond d'un monde en profonde mutation. Et Christophe Sermet d'affirmer qu'il a voulu approcher, travailler cette pi&#232;ce car elle est pour lui le moyen de questionner les utopies. Dans notre monde en &#233;volution, la r&#233;volution est-elle pour demain ? Lui ne le croit, mais ne peux s'emp&#234;cher de poser cette question des r&#234;ves. Cette question des gens. Dans leur &#171; rapport complexe au monde et aux autres. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8611 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L500xH257/_dsc2278-c211e.jpg?1699776132' width='500' height='257' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-8611 spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Les Enfant du Soleil de Maxime Gorki, mis en sc&#232;ne par Christophe Sermet&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Car voil&#224; l'ici et maintenant du th&#233;&#226;tre. Qui propose, aujourd'hui, une galerie de personnages en lien et questionnement. Pour nous faire nous questionner. Ce qui ne date pas d'hier. Mais, aujourd'hui, &#224; la diff&#233;rence d'hier, les personnages sont identifi&#233;s. Plus. Ils sont identitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diff&#233;rents, toujours. Multiples, souvent. Banals, parfois. Donc terriblement nous. Humains si humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de cette humanit&#233; vari&#233;e, un autre monde se dessiner. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme si l'ins&#233;curit&#233; du dehors nous poussait &#224; repenser nos dedans. A repenser au-dedans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un monde de violence o&#249; les personnalit&#233;s sont oubli&#233;es, massacr&#233;es, terroris&#233;es, bombard&#233;es, nationalis&#233;es, dans un monde o&#249; l'homme est en danger de disparition &#224; lui-m&#234;me, en tant qu'il est identit&#233;. Dans ce monde, remettre cette identit&#233;, cette humanit&#233; sur sc&#232;ne, la voil&#224;, la politique. Dans toute son intimit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il ne se passait rien d'autre dans &lt;a href='http://www.demandezleprogramme.be/IS-THERE-LIFE-ON-MARS' class='spip_in'&gt;Is There Life on Mars&lt;/a&gt;, spectacle propos&#233; en f&#233;vrier au National et programm&#233;, prolongation estivale et heureuse aux Doms, &#224; Avignon. Un spectacle o&#249; on a pu voir cette identit&#233; diff&#233;rente, identit&#233; multiple, s'exprimer de belle et troublante fa&#231;on. Par un proc&#233;d&#233; simple s'invitaient sur sc&#232;nes des vies quotidiennes &#8211;bien qu'extra-ordinaires ; les com&#233;diens &#233;taient munis de casques qui leur d&#233;roulaient les interviews men&#233;es par H&#233;lo&#239;se Meire, la metteure en sc&#232;ne, aupr&#232;s de personnes autistes. Les com&#233;diens restituaient au fur et mesure, dans l'exact tempo, la m&#234;me intonation, les propos de ces interviews. Les corps et voix des com&#233;diens incarnaient plus qu'ailleurs un autre. Leur moi ETAIT un autre. Et de cette fa&#231;on de faire les choses, la question de la normalit&#233;, de la diff&#233;rence, du moi qui n'est pas toi se fait, se pose avec d'autant plus de pertinence. Qui suis-je si tu es moi aussi ? Les com&#233;diens, confiant leurs corps et voix &#224; l'interpr&#233;tation, interrogeaient, au plus proche, au plus physiquement vrai, la fronti&#232;re entre normalit&#233; et anormalit&#233;. Entre soi et l'autre. Jusqu'&#224; quand suis-je normal ? Qu'est-ce que la diff&#233;rence. Qu'est ce qu'&#234;tre diff&#233;rent. Parce que JE suis diff&#233;rent de TOI. Sublime d'humanit&#233;, la pi&#232;ce toute enti&#232;re jouait sur cette fronti&#232;re, tenue, et questionnante. Et Is There Life on Mars de bousculer le rapport au monde, parce qu'il parle d'&#234;tres singuliers, au-del&#224; de toute communaut&#233;. Et d'interroger sur ce qui fait communaut&#233;. Et ce, bien au-del&#224; de l'autisme. Pas besoin en effet de porter cette &#171; extra-ordinarit&#233; &#187;, ou la c&#244;toyer, pour &#234;tre mis en branle, physiquement, mentalement, par Is There Life on Mars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partir du personnel, de l'unique, pour ouvrir &#224; l'universel, voil&#224; donc une tendance de nos sc&#232;nes contemporaines. Comme pour C&#233;line Beigbeder et son &lt;a href=&#034;http://www.balsamine.be/index.php/Saison2016-2017/Europe-anorexique&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Europe Anorexique&lt;/a&gt;. Par le biais d'une maladie autant terriblement humaine, qu'horriblement inhumaine, pathologie de pulsion de vie autant que de d&#233;sir de mort, la metteur en sc&#232;ne tente ici de mettre en lien &#171; l'amaigrissement du corps avec l'amaigrissement culturel, et la surproductivit&#233; avec le refus de s'alimenter. La figure de l'anorexique qui se laisse mourir dans une soci&#233;t&#233; de l'opulence, comme une incarnation passionnelle du rapport au d&#233;sir que le capitalisme engendre, d&#233;voilerait une fracture de l'ossature de notre Europe &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l&#224;, clairement, le personnel, l'intime &#8211;on parle de rapport au corps, ce qui nous fait homme, femme, d&#233;sirant &#8211; devient politique. C'est Antigone, petite Antigone r&#233;volutionnaire, qui voulait dire tout haut ce qui n'&#233;tait plus possible tout bas. Elle qui ne voulait pas se taire, et d&#233;sirait tant et plus cr&#233;er communaut&#233; hors de la communaut&#233;. Celle des vivants loin des mourants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et sur nos sc&#232;nes, et dans nos salles, de se dessiner, &#224; force d'intimit&#233; r&#233;v&#233;l&#233;e, &#224; force d'individualit&#233; projet&#233;e, une communaut&#233; des sentiments. Une communaut&#233; des sens. De celle dont na&#238;tront peut-&#234;tre les r&#233;volutions, fertiles celles-l&#224;, de demain. Ainsi, nous regroupant dans une salle de th&#233;&#226;tre, nous, spectateurs, nous serions &#224; notre tour enfants du soleil, oubliant pour un temps (mais pour un temps seulement) le quotidien qui gronde, les soldats de nos rues, les bombes qui tombent ailleurs, pour se rappeler notre sp&#233;cificit&#233; et notre humanit&#233;. Pour en faire communaut&#233;. Et porter, un pas plus loin, hors les salles, un message qui rappelle que l'identit&#233; peut faire sens si elle se potentialise de ses diff&#233;rences au lieu de se diviser, et de s'annuler, par ses peurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour qu'enfin nous &#171; enterrions nos morts &#187;, ceux d'un monde qui n'en peut plus d'asphyxier, ce monde lui-m&#234;me mort, pour r&#233;parer les vivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il y a du Tcheckov, beaucoup de Tcheckov, l&#224; dedans, moi je vous le dis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Spectacles au singulier pluriel</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Spectacles-au-singulier-pluriel</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.demandezleprogramme.be/Spectacles-au-singulier-pluriel</guid>
		<dc:date>2017-03-08T13:19:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Isabelle Plumhans </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La sc&#232;ne th&#233;&#226;trale est plurielle. Mixte. En mutation. Parce que le monde dans lequel elle s'inscrit, le monde dans lequel nous vivons est mutation. Et que le monde du th&#233;&#226;tre veut, dans cette pluralit&#233;, non seulement repr&#233;senter celle de la soci&#233;t&#233;, mais aussi lutter contre les mont&#233;es identitaires, ici et l&#224;, qui tendent &#224; s'opposer &#224; cette mixit&#233;. Les arts s'ouvrent, donc. Se m&#233;langent. S'inspirent partout. Se nourrissent de tout. Des com&#233;diennes chantent l'&#233;motion en sc&#232;ne, des musiciens s'essaient &#224; la (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2965-a49eb.jpg?1699776132' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La sc&#232;ne th&#233;&#226;trale est plurielle. Mixte. En mutation. Parce que le monde dans lequel elle s'inscrit, le monde dans lequel nous vivons est mutation. Et que le monde du th&#233;&#226;tre veut, dans cette pluralit&#233;, non seulement repr&#233;senter celle de la soci&#233;t&#233;, mais aussi lutter contre les mont&#233;es identitaires, ici et l&#224;, qui tendent &#224; s'opposer &#224; cette mixit&#233;. Les arts s'ouvrent, donc. Se m&#233;langent. S'inspirent partout. Se nourrissent de tout. Des com&#233;diennes chantent l'&#233;motion en sc&#232;ne, des musiciens s'essaient &#224; la mise en sc&#232;ne, des circassiens s'invitent &#224; l'op&#233;ra. Et c'est tant mieux. Et plus encore.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;National. Un mardi soir de ce mois de mars. Je m'installe dans la salle. Sur sc&#232;ne, une cantine de bureau, impersonnelle, froide, tables et chaises toutes identiques, deux frigos en fond. Une femme d&#233;jeune, soupe en poudre et salade en bocal. Un autre homme entre. S'assied. Soupe en poudre et salade en bocal. Chacun diff&#233;rent, mais si semblable pourtant. Chacun semblable mais si diff&#233;rent pourtant. Les corps sont, en sc&#232;ne, ultra-pr&#233;sents. Mais m&#233;caniques. Reflet d'une soci&#233;t&#233; sans &#226;me. La femme se l&#232;ve. Va chercher de l'eau pour prendre un m&#233;dicament, dans un des frigos du fond. Y d&#233;couvre un c&#339;ur. Peur. Fascination. L'homme veut s'en d&#233;barrasser. La femme le r&#233;cup&#232;re. Bagarre. Et la cafeteria de devenir champ de bataille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la suite de la pi&#232;ce, le c&#339;ur sera ce qui les reliera, symbole sublime du couple, de ses liens et entraves, de ses &#233;go&#239;smes, de ses violences, de ses apaisements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur sc&#232;ne, des corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur sc&#232;ne, des bruits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas une parole. Juste le souffle. D'un bout &#224; l'autre de la pi&#232;ce, la compr&#233;hension surgira de ces corps. De ce souffle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Normal, sans doute. La metteur en mouvement et espace de ce spectacle-bijou, Sophie Leso, est circassienne. Ce serait donc du cirque, ce que j'ai vu l&#224; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Car oui. Confessons-le, on aime mettre des &#233;tiquettes. On aime qu'il y ait dans les journaux, les programmes, des cat&#233;gories. J'allais au National. Voir du th&#233;&#226;tre. Donc de la parole. J'ai vu un spectacle. J'ai ressenti l'&#233;motion. N'est-ce pas cela le plus important, le plus vital ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'heure o&#249; les cat&#233;gories s'entrechoquent dans un grand bordel, parfois, pour se rassurer, on voudrait cat&#233;goriser. Or cat&#233;goriser est figer. Et figer, juger. D&#233;cloisonnons donc, m&#233;langeons, mixons, inventons, sublimons. G&#233;n&#233;ration lambda ou lambada, si on faisait valser les &#233;tiquettes, et faire se rencontrer les courants ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, dans ce monde o&#249; tout bascule, c'est ce qui se passe avec l'art.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'ailleurs, la performance n'est-elle pas l&#224; d&#232;s qu'un artiste se pose sur un plateau ? Le com&#233;dien n'est-il pas athl&#232;te des sentiments comme le circassien l'est du corps ? A leur fa&#231;on, chacun &#233;tant athl&#232;te de l'&#226;me ? Le texte de th&#233;&#226;tre n'est-il pas partition ? La m&#233;lodie de l'orchestre, phras&#233; des instruments ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'art est pluriel, enchev&#234;tr&#233;. Les &#233;coles l'ont bien compris, et depuis longtemps, o&#249; les disciplines s'entrecroisent. O&#249; les circassiens apprennent un instrument, les th&#233;&#226;treux le chant, les musiciens le travail du corps. Pour que, sur les sc&#232;nes, et en coulisses, les uns et les autres s'unissent autour de projets communs et enrichis de leurs pratiques mixtes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, aux Martyrs, la chanteuse et com&#233;dienne St&#233;phanie Blanchoud livre ce mois-ci un sublime et touchant seul en sc&#232;ne. Je suis un poids plume, c'est son histoire. Ou, en tout cas, &#231;a part de son histoire. Plateau nu ou presque, St&#233;phanie redit, repart (de) sa propre vie, histoire d'une rupture racont&#233;e en monologue, fa&#231;on dialogue. Mots adress&#233;s &#224; l'autre, dans une parole projet&#233;e, habit&#233;e. Ces mots qui disent la rupture pass&#233;e, les jalons, ce qu'on va rechercher dans ce qui &#233;tait l'ancien chez nous. Cet appartement qui fut le sien. Dans cet appartement o&#249; l'autre a retrouv&#233; quelqu'un. O&#249; un enfant arrivera, finalement. Puis les mots, et le souffle, qui disent, bient&#244;t, &#224; l'occasion d'une porte pouss&#233;e, la renaissance. La porte, c'est celle d'un club de boxe. Le souffle, c'est celui qu'elle va retrouver. Le second, le bon, on l'esp&#232;re. Les mots, c'est ceux qui deviennent plus assur&#233;s. Qui se font chant, &#224; un moments. Sur sc&#232;ne, de la lumi&#232;re, cisel&#233;e et ciselante. Du noir et du rouge, &#233;clatants. En off, de la musique, violoncelle sublime, brut et tritur&#233;. Et, surtout, la boxe qui s'invite, la vie qui vient, le troisi&#232;me mur qui se brise, lien vrai entre salle et sc&#232;ne quand l'entraineur de St&#233;phanie Blanchoud entre sur sc&#232;ne pour un v&#233;ritable entrainement. V&#233;ritable point d'orgue de l'&#233;motion o&#249; se m&#234;lent chor&#233;graphie box&#233;e, r&#233;alit&#233; et souffle. Une v&#233;ritable performance physique pour laquelle la chanteuse-com&#233;dienne-danseuse-boxeuse puise dans tous les arts qui la font, pour en tirer une sc&#232;ne plurielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les exemples de ce type de m&#233;lange, voire un peu plus, sont l&#233;gions. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au National, notamment, o&#249; on pouvait voir, en ce d&#233;but d'ann&#233;e, Daral Shaga, op&#233;ra polymorphe o&#249; les circassiens, jonglerie et mains-&#224;-mains, dictaient la po&#233;sie du plateau. Art muet et populaire qui se m&#234;le d'aristocratique op&#233;ra, on ne peut voir meilleure rencontre, on ne peut r&#234;ver plus belle fa&#231;on d'envisager le futur pluriel de nos sc&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_8562 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L500xH302/halles-carre_-curieux-ddc0a.jpg?1699776132' width='500' height='302' alt=&#034;Le Carr&#233; Curieux&#034; title=&#034;Le Carr&#233; Curieux&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au National, encore et toujours, o&#249;, fin mars, le festival XS fera part belle aux arts du cirque, dont le spectacle Persona, travail beau et n&#233;cessaire sur l'image et l'identit&#233;, propos&#233; par le Naga Collective, groupe de filles aux univers divers, m&#234;lant cirque et danse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le cirque d'&#234;tre d'ailleurs la preuve actuelle, terriblement moderne, de ce que les sc&#232;nes se pluralisent. Parce qu'on propose au cirque, longtemps confin&#233; &#224; ses pistes et chapiteaux identitaires, de plus en plus une place belle sur les sc&#232;nes officielles, th&#233;&#226;tres ou festivals. Parce que ce cirque s'ouvre &#224; des formes dramaturgiques complexes, qu'il devient, un peu, th&#233;&#226;tre. Un peu seulement, bien s&#251;r ; il restera cet art du corps, absolu et extr&#234;me. Mais le cirque nouveau est loin du cirque traditionnel. Il est loin du cirque de num&#233;ro, de la performance pour la performance. Il a une parole, dans le souffle et le mouvement. Un propos. Qu'il porte dramaturgiquement &#224; la piste, la performance &#233;tant alors moyen plus que but. Pour s'en convaincre, on s'immerge tout le mois dans l'ambiance magique et multiple du festival Hors-Piste. Qui propose l'art circassien dans ce qu'il a de plus novateur, beau et magique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que l'art de demain doit comme notre monde, &#234;tre pluriel, pour &#234;tre efficace, parlant, sensible, riche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#234;tre nous.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;National pluriel &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Frozen, jusqu'au 17/03, &#224; 20h30&lt;br class='autobr' /&gt;
Festival XS, du 23 au 25/03, divers horaires, 3 spectacles gratuits &#224; la Bourse&lt;br class='autobr' /&gt;
Th&#233;&#226;tre National, boulevard Emile Jacqmain, 111-115, 1000 Bruxelles, T. 02 203 41 55, &lt;a href=&#034;http://www.theatrenational.be&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.theatrenational.be&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tourn&#233;e mix&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Daral Shaga, Kris Defoort/Fabrice Murgia/Laurent Gaud&#233;, en tourn&#233;e en France, 24/03 &#224; Dunkerke, 29 et 30/03 &#224; Caen, &lt;a href=&#034;http://www.feriamusica.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.feriamusica.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Martyrs m&#233;lang&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis un poids plume, St&#233;phanie Blanchoud/Daphn&#233; D'Heur, jusqu'au 01/04, 19h (mardi et samedi) et 20h15 (mercredi, jeudi, vendredi)&lt;br class='autobr' /&gt;
Th&#233;&#226;tre des Martyrs, place des Martyrs 22, 1000 Bruxelles, T. 02 223 32 08, &lt;a href=&#034;http://www.theatre-martyrs.be&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.theatre-martyrs.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Halles ouvertes&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Festival Hors-Pistes, divers lieux, jusqu'au 24/03, divers horaires&lt;br class='autobr' /&gt;
Les Halles de Schaerbeek, rue Royale Sainte-Marie, 22b, 1030 Bruxelles, T. 02 218 21 07, &lt;a href=&#034;http://www.halles.be&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.halles.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Voir, vouloir et recevoir</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Voir-vouloir-et-recevoir</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.demandezleprogramme.be/Voir-vouloir-et-recevoir</guid>
		<dc:date>2017-02-08T10:09:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Isabelle Plumhans </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Au th&#233;&#226;tre, on ne vit jamais deux fois la m&#234;me chose. Ni d'un c&#244;t&#233; ni de l'autre du quatri&#232;me mur. Parce qu'il est, pour un m&#234;me spectacle, des jours avec, des jours sans, des jours col&#232;res et des jours doux. Sur sc&#232;ne comme dans la salle. Questions de fa&#231;ons. Et de r&#233;ceptions. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au th&#233;&#226;tre Varia, fin janvier. J'assiste &#224; la reprise du Woyzeck de Dezoteux. Sc&#233;nographie ultra-l&#233;ch&#233;e, atmosph&#232;re &#233;tudi&#233;e, dramaturgie intellectualis&#233;e. Tout est r&#233;uni pour que soit belle la soir&#233;e. Pourtant, je ne serai pas touch&#233;e. (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L150xH101/arton2935-653a0.jpg?1699776132' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='150' height='101' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au th&#233;&#226;tre, on ne vit jamais deux fois la m&#234;me chose. Ni d'un c&#244;t&#233; ni de l'autre du quatri&#232;me mur. Parce qu'il est, pour un m&#234;me spectacle, des jours avec, des jours sans, des jours col&#232;res et des jours doux. Sur sc&#232;ne comme dans la salle. Questions de fa&#231;ons. Et de r&#233;ceptions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au th&#233;&#226;tre Varia, fin janvier. J'assiste &#224; la reprise du Woyzeck de Dezoteux. Sc&#233;nographie ultra-l&#233;ch&#233;e, atmosph&#232;re &#233;tudi&#233;e, dramaturgie intellectualis&#233;e. Tout est r&#233;uni pour que soit belle la soir&#233;e. Pourtant, je ne serai pas touch&#233;e. Le spectacle est beau. Je le sais, je le sens. D'ailleurs, trois rangs devant moi, les spectateurs sont happ&#233;s. Ils vivent, je le per&#231;ois, la folie qui progressivement s'empare de Woyzeck. Moi pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors je m'interroge. Qu'est-ce qui scinde &#224; ce point mon cerveau, qui aime ce qu'il voit, de mes sentiments qui &#224; peu de moments seront &#233;branl&#233;s ? Qu'est ce qui me fait prendre de la distance face &#224; ce qui se joue sous mes yeux, pourtant tragique et intelligemment amen&#233; ? Pourtant encens&#233; par de nombreux coll&#232;gues &#224; sa cr&#233;ation ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques jours plus tard, une cons&#339;ur me confie qu'elle a fait une critique plut&#244;t n&#233;gative d'un spectacle qu'elle a vu deux semaines auparavant. Pas de chance, elle l'a revu la veille&#8230; et l'a beaucoup appr&#233;ci&#233;. &#171; C'est un peu comme si je n'avais pas vu le m&#234;me spectacle, me confie-t-elle &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un soir &#224; l'autre, d'une repr&#233;sentation &#224; l'autre, il y a donc diff&#233;rence de partitions, diff&#233;rence de perceptions. Et &#224; ce jeu, la &#171; faute &#187; est r&#233;partie des deux c&#244;t&#233;s du quatri&#232;me mur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un c&#244;t&#233;, moi, spectateur. Si j'arrive au th&#233;&#226;tre apr&#232;s une journ&#233;e archi-charg&#233;e, pleine d'&#233;lectricit&#233;, d'un boss qui m'a cass&#233; les pieds et d'envie de me reposer, peut-&#234;tre vais-je passer &#224; c&#244;t&#233; de la pertinente violence du propos pr&#233;sent&#233; &#8230; simplement parce que je veux me m&#233;nager du doux, du bon, et que ce n'est pas ce qui m'est offert. Ou le contraire. Pire, il se peut que le com&#233;dien en sc&#232;ne ait une intonation qui soit terriblement proche de celle du dit patron. Et l&#224;, le compte est bon ; sans doute vais-je passer compl&#232;tement &#224; c&#244;t&#233; de la repr&#233;sentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou peut-&#234;tre le sujet trait&#233; me titille-t-il trop profond, fond ou forme, dans mes angoisses, mes troubles ? Peut-&#234;tre vais-je &#234;tre imperm&#233;able &#224; tel sujet parce qu'il me rappelle trop douloureusement que, moi aussi, j'ai mal &#224; &#171; &#231;a &#187; ? Que cette forme, emport&#233;e ou, au contraire, trop lisse, me touche dans ce qu'esth&#233;tiquement je d&#233;teste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, je vais peut-&#234;tre voir un spectacle alors que je viens tout juste de tomber amoureux/gagner au loto/d&#238;ner dans un resto &#233;toil&#233; (biffer les mentions inutiles ; pour les chanceux, elles sont compatibles, ndlr). Sur mon petit nuage, je vais oublier certaines faiblesses de la pi&#232;ce, et n'y voir que ce que je suis venu chercher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_8424 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L500xH334/woyzeckcopyalicepiemme20-3a842.jpg?1699776133' width='500' height='334' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, il y les r&#232;gles qu'on se fixe, les fa&#231;ons qu'on pr&#233;f&#232;re. Moi, j'aime le jeu naturaliste. Pas de chance, celui des com&#233;diens de Woyzeck &#233;tait typ&#233; et plus ext&#233;rieur. Et ce soir-l&#224;, c'&#233;tait sans doute suffisant pour que &#231;a m'&#233;loigne du propos abord&#233;. Je n'ai absolument aucune id&#233;e de ce qu'il en aurait &#233;t&#233; le jour pr&#233;c&#233;dent ou le suivant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pratico-pratique (mon boss/mon d&#238;ner &#233;toil&#233;) ou psychologique (mes angoisses/mon extase amoureuse), l'affect que je tra&#238;ne, moi spectateur, &#224; un soir de repr&#233;sentation a donc un impact fort sur ce que je vais y recevoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'autre c&#244;t&#233;, toi, acteur. Qui a toi aussi tes &#233;nergies variables, tes corps adaptables, tes envies modifiables. Et dois faire avec, soir apr&#232;s soir. Parfois, tu reprends, pour mon plaisir de spectateur, un spectacle dont tu sens avoir fait le tour, d&#233;j&#224;, quelques saisons durant. Parfois, tu as v&#233;cu une direction d'acteur &#233;pouvantable, et tu vas au turbin comme on va &#224; la mine. Et tu as beau avoir trim&#233; &#224; l'&#233;cole de th&#233;&#226;tre, t'&#234;tre form&#233; athl&#232;te des sentiments et sportif de la sc&#232;ne, certains soirs, tu as envie de raccrocher les gants, d'enlever les crampons. Parfois, c'est celui qui te donne la r&#233;plique qui a un coup de moi, entra&#238;nant &#224; sa suite l'ensemble du plateau. Parfois, tu es heureux, bien dans ton corps et tes baskets. Parfois, alors, c'est tout le contraire, et la sc&#232;ne frisera le splendieux, le magique, l'exceptionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et tout &#231;a, c'est tant mieux.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que, d'un c&#244;t&#233; comme de l'autre, toi acteur, moi spectateur, sommes &#234;tres de chairs et de sangs. Parce que le th&#233;&#226;tre est encore, est toujours cet instant &#224; nul autre pareil, celui qui, au lever du rideau, &#224; l'&#233;clairage plateau, verra se construire, de part et d'autre de la salle, ces magies de sensations, ce dialogue d'&#233;motions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, pour moi spectateur, pour toi acteur, le spectacle se prolongera, dans nos t&#234;tes, nos vies, nos c&#339;urs et nos corps, au-del&#224; de la repr&#233;sentation. Parce qu'il conviendra pour chacun de pond&#233;rer les sentiments de r&#233;flexions bien choisies. Parce que, comme au foot, le th&#233;&#226;tre se vit aussi en troisi&#232;me mi-temps. Celle qu'autour du bar, au creux d'un fauteuil, au fond d'un foyer, on d&#233;cidera de se cr&#233;er. Entre nous. Parce qu'il est une &#233;cole de l'&#233;coute et de l'&#233;change comme il est un apprentissage des planches. Qu'il est n&#233;cessaire que moi, spectateur, je devienne coureur de fond de l'&#233;coute, de la r&#233;ception, de la compr&#233;hension. Qu'il est n&#233;cessaire que toi, acteur, tu puisses entendre mon sentiment. Qu'il est indispensable que nous deux, on se parle de c&#339;ur &#224; c&#339;ur, et de voix &#224; voix. Parce que nous savons bien, toi et moi, que nous allons au th&#233;&#226;tre pour nous divertir autant que nous avertir. Parce que tout &#231;a n'est qu'un jeu, tr&#232;s s&#233;rieux, qui se vit, aussi, surtout, apr&#232;s. Entre nous. Et bien au-del&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour voir, recevoir, vibrer et &#233;changer ce mois-ci&#8230; et un peu apr&#232;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;La&#239;ka&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;, d'Ascianio Celestini et David Murgia, au Th&#233;&#226;tre National, du 04 au 11/02, &lt;a href=&#034;http://www.theatrenational.be&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.theatrenational.be&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Taking Care of Baby,&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; de Dennis Kelly, mes Jasmina Douieb, &#224; l'Atelier 210, du 21 au 25/02, &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.atelier210.be&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.atelier210.be&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Que reste-t-il des vivants&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;, de Laurent Plumhans, au Th&#233;&#226;tre de la Vie, du 14 au 25/02, &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.theatredelavie.be&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.theatredelavie.be&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Et avec sa queue, il frappe&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; (reprise), de Thomas Gunzig, au Th&#233;&#226;tre des Tanneurs, du 07/03 au 11/03 et du 14/03 au 18/03,&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.tanneurs.be&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.tanneurs.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; et parce que la danse, c'est bien aussi&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;A Love Supreme &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; (reprise) de John Coltrane, Anne Teresa de Keersmaker et Salva Sanchis, &#224; la Monnaie, du 23/02 au 04/03, &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.lamonnaie.be&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.lamonnaie.be&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Kalakuta Republik&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, de Serge Aim&#233; Coulibaly, aux Halles de Schaerbeek, du 15 au 17/02, &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.halles.be&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.halles.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bonne ann&#233;e et meilleurs jeux</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Bonne-annee-et-meilleurs-jeux</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.demandezleprogramme.be/Bonne-annee-et-meilleurs-jeux</guid>
		<dc:date>2017-01-11T08:44:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Isabelle Plumhans </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le th&#233;&#226;tre est lieu d'art, de beaut&#233;s et de mots. Il est aussi, il est surtout, lieu de r&#233;volution, de lutte et de d&#233;nonciation. Pour des lendemains qui s'inventent, en 2017, remplissons ses salles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Fuck you, 2016 ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Nombreux sommes-nous &#224; avoir pens&#233; tr&#232;s, tr&#232;s fort cette phrase un peu grasse, un peu rock, qui faisait du bien, qui balayait le rien, au passage de l'an neuf. Parce que, oui, 2016, t'as bien pu&#233;, ts&#233;. (et je vais pas te rappeler pourquoi) Aujourd'hui, janvier. &lt;br class='autobr' /&gt;
Gueule de bois et nouveaux (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L150xH54/arton2905-27f9f.jpg?1699776133' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='150' height='54' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le th&#233;&#226;tre est lieu d'art, de beaut&#233;s et de mots. Il est aussi, il est surtout, lieu de r&#233;volution, de lutte et de d&#233;nonciation. Pour des lendemains qui s'inventent, en 2017, remplissons ses salles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fuck you, 2016 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombreux sommes-nous &#224; avoir pens&#233; tr&#232;s, tr&#232;s fort cette phrase un peu grasse, un peu rock, qui faisait du bien, qui balayait le rien, au passage de l'an neuf. &lt;br class='autobr' /&gt;
Parce que, oui, 2016, t'as bien pu&#233;, ts&#233;. (et je vais pas te rappeler pourquoi)&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gueule de bois et nouveaux pas, 2016 ne reviendra pas, 2017 nous tend les bras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce 2017 dont on s'est promis, sous le gui, qu'il serait plus beau, plus riant, plus brillant. Forc&#233;ment. Fini la destruction, place &#224; la construction. Fini les temps mornes, place &#224; ceux qui chantent. Qui changent. Fini les pens&#233;es n&#233;gatives, place &#224; l'happy therapy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, mais. Voil&#224;. Les derniers morceaux de 2016 consum&#233;s laissent place au vide de 2017. C'est beau, les bonnes r&#233;solutions. Mais on fait comment pour avancer, pour changer, pour remplir de mieux ces quelques mois &#224; venir (et puis tous les autres qui suivent) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si, r&#234;vons un peu, &#231;a passait &#8211;aussi- par le th&#233;&#226;tre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que le th&#233;&#226;tre est depuis toujours mise en mouvement d'une pens&#233;e, qu'il est partageur, qu'il est f&#233;d&#233;rateur. Parce que le th&#233;&#226;tre est depuis toujours lieu de luttes, lieu de bruit, lieu de d&#233;nonciation. Lieu politique ultime. Parce qu'il y a eu les th&#233;&#226;tres contestataires, les th&#233;&#226;tres &#233;rig&#233;s contre les oppressions, les th&#233;&#226;tres d&#233;nonciations. Les th&#233;&#226;tres critiques. Parce qu'il y a eu Brecht, Piscator, Jean Genet, le Living Theater, et tant d'autres. Parce que qu'il soit amateur ou professionnel, le th&#233;&#226;tre dit de nous, de nos existences, de nos inconforts, de nos volont&#233;s. Il se donne &#224; voir pour changer, pour avancer. Pour ouvrir nos regards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nos salles de d&#233;but de saison ne font pas mentir l'affirmation. Au KVS, notamment, o&#249;, depuis la fin de l'an dernier (oui, on est pr&#233;voyant au th&#233;&#226;tre, o&#249; les bonnes r&#233;solutions n'attendent pas le passage calendrier), &lt;a href=&#034;http://www.kvs.be/fr/kamyon&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;on peut assister &#224; Kamyon&lt;/a&gt;. Initiative g&#233;niale, th&#233;&#226;tre &#171; en situation &#187;, la pi&#232;ce &#8211;qui raconte la vie d'une fillette sur les chemins de l'exil- se joue&#8230; dans un camion. Banquette de bois et audience r&#233;duite, le spectacle, acte de d&#233;nonciation citoyenne et humaine, s'est tourn&#233; en Slov&#233;nie, France, R&#233;publique Tch&#232;que, Italie, Hongrie et Angleterre avant d'arriver chez nous. Dans chaque pays, une nouvelle com&#233;dienne reprend le r&#244;le, cr&#233;ant une ronde des existences, th&#233;&#226;trale autant qu'humaine. A Bruxelles, ville qui doit, qui veut se rappeler sa multi-culturalit&#233;, il se donnera en plusieurs langues, du fran&#231;ais au flamand en passant par le turc.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_7986 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L500xH186/kamyon_istanbul_denizpolatoglu_7-_c_-stefdepover_web-8f24b.jpg?1699776134' width='500' height='186' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-7986 spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Kamyon&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-7986 spip_doc_descriptif'&gt;KVS &#169;Stef Depover
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Kamyon est de ces initiatives qu'on voudrait plus nombreuses, de ce th&#233;&#226;tre qui dit la vie et se donne &#224; voir comme tel. Il est po&#233;sie politique. Il se donne, simple et beau, et se re&#231;oit comme tel, avec c&#339;ur et t&#234;te. Il est, en plus, un th&#233;&#226;tre qui &#233;duque, puisqu'il est visible d&#232;s 8 ans. Autant dire qu'il est un essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre lieu, autre sujet.&lt;a href=&#034;http://www.theatrenational.be/fr/program/710/IS-THERE-LIFE-ON-MARS-&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;A quelques pas de l&#224;, le National met la diff&#233;rence sur sc&#232;ne&lt;/a&gt;, avec la compagnie What's Up ?! et la metteure en sc&#232;ne H&#233;lo&#239;se Meire qui a interrog&#233; l'autisme, ses modes de fonctionnement et de communication. De ce travail surgira sans doute, cr&#233;ation d'unique diff&#233;rence en lumi&#232;re, le questionnement des limites de la normalit&#233;. De l'int&#233;gration d'autre chose dans nos quotidiens bien rang&#233;s. Car l'a-normalit&#233; n'est-elle pas constitutive du monde qui nous fait, qui nous vit ? N&#233;cessaire r&#233;flexion aujourd'hui, o&#249; la standardisation des existences menace, au jour o&#249; le &#171; tous les m&#234;mes &#187; nous pend au nez. &#171; Is there life on mars ? &#187;, c'est donc une question salutaire, en mode survie dans un monde unitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Charleroi, on se penchera plut&#244;t au chevet de la plan&#232;te de ludique fa&#231;on, puisqu'avec &lt;a href=&#034;http://www.ancre.be/show/2016-2017-Are_we_not_drawn__onward_to_new_erA&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&#171; Are we not drawn onward to new erA &#187;&lt;/a&gt;, spectacle au titre-palindrome, spectacle qui se voit dans les deux sens, le collectif Ontroerend Goed se demande si la plan&#232;te continuera d'exister apr&#232;s nous. Belle r&#233;flexion qui porte &#224; cons&#233;quence imm&#233;diate au quotidien : que faire de ce lieu dont nous sommes actuellement les pensionnaires. Locataires, et pas propri&#233;taires, faut-il le rappeler ?&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_7985 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L500xH177/bandeau-site9-85b87.jpg?1699776134' width='500' height='177' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-7985 spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Are we not drawn onward to new erA&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-7985 spip_doc_descriptif'&gt;Th&#233;&#226;tre de l'Ancre / PBA
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Ailleurs, la parole d&#233;nonciatrice ne s'exprimera pas seulement dans de belles nouveaut&#233;s technologiques et conceptuelles sur nos sc&#232;nes. &lt;a href=&#034;http://www.lestanneurs.be/saison/spectacle/timon-dathenes&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Les Tanneurs mettent par exemple &#224; l'honneur le verbe beau de Shakespeare&lt;/a&gt;, proposant un spectacle moins connu de l'auteur british, Timon d'Ath&#232;nes, port&#233; par la compagnie De Roovers. Timon, beau Timon, grand Timon, organisateur de soir&#233;es hupp&#233;es d'&#233;poque, ruin&#233; du jour au lendemain. Timon qui interrogera nos rapports &#224; l'argent en temps de crise. Percutant, isn't it ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, au plus proche de cette actualit&#233; qui nous fit mal, qui nous fit mort, parfois, en 2016, &lt;a href=&#034;http://theatredeliege.be/evenement/lettres-a-nour/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;le touchant &#171; Lettres &#224; Nour &#187;, pr&#233;sent&#233; au Th&#233;&#226;tre de Li&#232;ge&lt;/a&gt;, donne &#224; entendre le dialogue &#233;pistolaire entre un p&#232;re musulman, qui vit sa religion comme un message d'amour, et sa fille, partie en Irak rejoindre un mari &#233;pous&#233; en secret, lieutenant &#224; Daesh. Dans ce texte, port&#233; par Charlie Dupont et Tania Garbarski, Rachid Benzine, auteur franco-marocain, explore les racines de sa religion, les causes de la haine. Le pourquoi du d&#233;part de jeunes ayant sa culture, celle &#171; d'ici &#187; et qui partent &#171; l&#224;-bas &#187;, dans un pays en guerre, tuer au nom d'un dieu qui &#171; est aussi le sien &#187;. Pourquoi la haine l&#224; quand l'amour est si fort, si pr&#233;sent, ailleurs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#233;&#226;tre, donc, en sa plus intrins&#232;que identit&#233;, est porteur de parole, de lutte, de d&#233;nonciation. Il interroge le pr&#233;sent, met en lumi&#232;re nos pass&#233;s et illumine nos possibles futurs. Par son discours, ses proc&#233;d&#233;s, ses mises en espace et en corps.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, et c'est l&#224; toute sa magie, il y a plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que dans un monde qui s'est v&#233;cu, au pass&#233;, au pr&#233;sent, comme destruction, le th&#233;&#226;tre est cr&#233;ation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;ation de ceux, artistes, qui, patiemment, avec &#233;conomie, souvent, de moyens, mais jamais de passion et de foi, construisent leurs &#339;uvres, leurs discours, leurs cris, leurs mots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;ation, aussi, de nous, spectateurs. Nous qui d&#233;cidons de contrer la morosit&#233; ambiante en allant, encore, toujours, pousser les portes de ces salles o&#249; se jouent des bouts de vie. Bouts de vie sur sc&#232;ne, bout de vie dans la salle. Chamboulements int&#233;rieurs de part et d'autre du rideau &#8211;qu'il existe encore ou pas, th&#233;&#226;tre conventionnel ou th&#233;&#226;tre contemporain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que ce fil tendu entre l'humanit&#233; en sc&#232;ne et l'humanit&#233; en salle, cette tension qui se noue, ce dialogue qui s'&#233;tablit, d'&#226;me &#224; &#226;me, de c&#339;ur &#224; c&#339;ur, en corps &#224; corps, il met en mouvement, et est cr&#233;ation, lui aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous pousse, nous, spectateurs, &#224; nous mouvoir autant que nous &#233;mouvoir. &lt;br class='autobr' /&gt;
A discuter apr&#232;s spectacle, &#224; &#233;changer, &#224; distiller les sensations et les paroles au-del&#224; des murs des institutions. Bien au-del&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, en 2017, allons au th&#233;&#226;tre. Y vivre, plus fort, plus beau, plus haut. Et essaimons. Le monde de demain le vaut bien.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Y aller, et puis bouger&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Kamyon, Michael De Cock/KVS&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les 11 &amp; 18/01, &#224; 15h, quai des P&#233;niches, 1000 Bruxelles&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 25/01, &#224; 15h en turc, 18h en NL, gare Josaphat, 152 avenue Gustave Latinis, 1030 Schaerbeek.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 08/03, &#224; 14h, Site Abattoir, 24 rue Ropsy Chaudron, 1070 Anderlecht.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les 22 et 24/03, &#224; 19h, &#224; VUB, 2 boulevard de la Plaine, 1050 Ixelles.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.kvs.be/fr/kamyon&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.kvs.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Is there life on mars ?, H&#233;lo&#239;se Meir/C&#233;cile Hupin. Cie What's Up ?!&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Du 17 au 28/01, &#224; 20h30, sauf mercredi, 19h30, Salle Jacques Huisman du Th&#233;&#226;tre National, boulevard Emile Jacqmain 111-115, 1000 Bruxelles.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.theatrenational.be/fr/program/710/IS-THERE-LIFE-ON-MARS-&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.theatrenational.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Are we not drawn onward to new erA, Collectif Ontroerend Goed&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 21/02, 20h, au PBA (Grande Salle), place du Man&#232;ge 1, 6000 Charleroi&lt;br class='autobr' /&gt;
(spectacle en anglais, surtitr&#233; en fran&#231;ais)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.ancre.be/show/2016-2017-Are_we_not_drawn__onward_to_new_erA&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 23/03 au KVS&lt;br class='autobr' /&gt;
[www.kvs.be-&gt;http://www.kvs.be/fr/are-we-not-drawn-onward-new-era&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.ancre.be&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Timon d'Ath&#232;nes, William Shakespeare/De Roovers&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Du 24 au 28/01, 20h30, sauf le mercredi, 19h, Th&#233;&#226;tre les Tanneurs, rue des Tanneurs, 75-77, 1000 Bruxelles&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.lestanneurs.be/saison/spectacle/timon-dathenes&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.lestanneurs.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lettres &#224; Nour, Rachid Benzine&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Du 24 au 28/01, 20h sauf le mercredi, 19h, Salle de la Grande Main, Th&#233;&#226;tre de Li&#232;ge, place du xx ao&#251;t, 16, 4000 Li&#232;ge&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://theatredeliege.be/evenement/lettres-a-nour/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.theatredeliege.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dans de beaux draps</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Dans-de-beaux-draps-2894</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.demandezleprogramme.be/Dans-de-beaux-draps-2894</guid>
		<dc:date>2016-12-12T12:58:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Isabelle Plumhans </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;D&#233;but d&#233;cembre. Spectacle des fr&#232;res Thabet. J'y assiste, m&#233;dus&#233;e, au sublime. A la po&#233;sie voltig&#233;e. Au splendide &#171; Nous sommes tous pareils &#224; ces crapauds qui&#8230; &#187;. Expression de la diff&#233;rence physique (ou pas&#8230;), autant que de la force, de la virtuosit&#233; extraordinaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur sc&#232;ne, deux hommes, un sur deux jambes, l'autre sur une seule, mais &#224; b&#233;quilles qui bient&#244;t dispara&#238;tront. Une femme, aussi. Leurs mouvements, &#224; eux trois, beaux, pr&#233;cis, enchev&#234;trements, disparitions, apparitions. Et puis, surtout, une (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2894-b4125.jpg?1699776134' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='150' height='100' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#233;but d&#233;cembre. Spectacle des fr&#232;res Thabet. J'y assiste, m&#233;dus&#233;e, au sublime. A la po&#233;sie voltig&#233;e. Au splendide &#171; Nous sommes tous pareils &#224; ces crapauds qui&#8230; &#187;. Expression de la diff&#233;rence physique (ou pas&#8230;), autant que de la force, de la virtuosit&#233; extraordinaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur sc&#232;ne, deux hommes, un sur deux jambes, l'autre sur une seule, mais &#224; b&#233;quilles qui bient&#244;t dispara&#238;tront. Une femme, aussi. Leurs mouvements, &#224; eux trois, beaux, pr&#233;cis, enchev&#234;trements, disparitions, apparitions. Et puis, surtout, une robe. Celle de la femme. Blanche, belle, forte. Virginale. Taill&#233;e au buste, longueur de la tra&#238;ne qui se d&#233;ploie. Maritale. Symbolique. Elle &#233;pouse les mouvements de cette danseuse-acrobate, point d'exclamation sur sc&#233;nographie ultra-simple. Une robe a priori encombrante pour un spectacle circassien ; pourtant, il n'en est rien. On la sent l&#233;g&#232;re, elle se rel&#232;ve d'une main pour les figures plus difficiles. Roulades, envol&#233;es, elle va tout supporter. Tout sublimer. Puis s'&#233;panouit, magistrale, quand, au cours d'un port&#233;, femme sur homme, elle recouvre le corps de ce dernier, fusionnant leurs deux silhouettes en une seule. Et devient quatri&#232;me personnage de ce trio beau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que le v&#234;tement est, devient, fait. Et de me souvenir, &#224; la vision de cette robe belle et mari&#233;e, d'une conversation avec ma grand-m&#232;re. Qui, alors que l'interrogeais sur sa propre robe de mari&#233;e, col officier, buste serr&#233;, tra&#238;ne kilom&#233;trique et soie sauvage blanc cass&#233;, monstre de classe, me confiait qu'elle en avait elle-m&#234;me r&#233;alis&#233; le dessin. Il fallait que je comprenne bien, le jour du mariage, il faut en &#234;tre l'actrice. Et il faut &#234;tre habill&#233;e de beau, de ressemblant. Elle, elle voulait quelque chose de pr&#233;cis, elle ne le trouvait nulle part. Elle l'a dessin&#233;. Pour &#234;tre l'actrice de sa vie. Evidemment, que je comprenais. D'ailleurs, au Conservatoire, jouant les Trois s&#339;urs, j'avais confectionn&#233; moi-m&#234;me, m'y reprenant &#224; plusieurs fois, le costume de &#171; ma &#187; Macha ; je ne trouvais rien d'existant qui lui all&#226;t -h&#233;ritage stylistique, quand tu nous tiens. Il a fallu alors rechercher le tissu juste, la bonne taille de faux-cul, coudre et recoudre les jupons successifs qui entoureraient le corps du personnage, adoucir le galbe du corset. Et c'&#233;tait comme un chemin vers ma Macha. Comme si, cousant, recousant (oh, les essais et erreurs !) je trouvais le fil de sa vie &#224; elle, et l'int&#233;grais dans ma vie &#224; moi. Et cette robe, fil apr&#232;s fil, couche apr&#232;s couche, noir apr&#232;s noir, repr&#233;sentait Macha, pleine d'aspirations, mais engonc&#233;e dans sa tradition. Une Macha d'envie progressivement cousue &#224; la retenue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7937 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L500xH334/nous-sommes-pareils-a-ces-crapauds-qui_giovannicittadinicesi_091-e14bc.jpg?1699776135' width='500' height='334' alt=&#034;&#169; Giovanni Cittadini Cesi&#034; title=&#034;&#169; Giovanni Cittadini Cesi&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &#169; Giovanni Cittadini Cesi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que le costume, pour un com&#233;dien, est plus qu'un simple habit. Il suit les mouvements. Du corps et de l'&#226;me. Les sublime, les permet. Leur donne une dimension diff&#233;rente. Une bourgeoise &#224; talons, au-del&#224; du symbole, n'a pas le m&#234;me port&#233; corporel qu'une paysanne &#224; sabots. Corps grandi, poids vers l'avant, elle est fi&#232;re. Mais pourra se trouver chancelante, aussi, selon la taille, le dessin du talon. Carr&#233;, il solidifie. Aiguille, il instabilise. C'est Sally, camp&#233;e par Tania Garbarski, dans Maris et femmes de Woody Allen, &#224; la vie qui chanc&#232;le et aux talons plus prison qu'&#233;vasion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois, aussi, le costume renvoie &#224; une r&#233;alit&#233; quotidienne. Ce sont les costumes bobo-norm&#233;s, jeans-pull vintage- Stan Smiths des protagonistes de Germinal, de l'Amicale de Production. Pull &#224; pluches et rose logo des baskets, genre dernier craquage fashion, on pr&#233;cisera. Admirables de normalit&#233; modeuse, mais sans en avoir l'air. Evidemment, les com&#233;diens, en sortie de pi&#232;ce, se sont chang&#233;s. Pas comme &#171; &#231;a &#187;, dans leur vie de tous les jours. R&#244;le identificatoire du costume, qui se met &#224; la place de son public. Ou d'un certain public. Il donne &#224; voir un mim&#233;tisme, il est fa&#231;ade d'une soci&#233;t&#233;. Miroir. Une &#233;tude minutieuse et pr&#233;cise l&#224; o&#249; on pourrait voir une nonchalance sc&#233;nographique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que, oui, d&#233;finitivement, le costume est personnage &#224; part enti&#232;re. Il s'intellectualise, minutieusement. Se fait, pr&#233;cautionneusement. Il est confort et apparat &#224; la fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &#224; ce jeu, il y a deux &#233;coles. D'abord, celle qui pr&#233;f&#232;rera confier ce travail minutieux &#224; une personne, costumier ou costumi&#232;re qui patiemment construira l'environnement habill&#233; d'une pi&#232;ce. C'est Emilie Jonet qui souligne l'absurde grotesque de l'Etat d'Urgence de Vincent Hennebicq (et Falk Richter) par son univers d&#233;cal&#233; et styl&#233;, peluches extra-larges contre veste sporty &#224; logo. Preuve que le costume est construction de personnage : Emilie, elle est com&#233;dienne. Et bien plac&#233;e pour savoir que ce qu'on se met sur le dos, sur sc&#232;ne, influe sur ce personnage. Qu'il lui dessine ses contours de corps autant que d'&#226;me. De sensations autant que de sentiments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre &#233;cole, c'est celle o&#249; le com&#233;dien choisit, lentement, ce qui composera sa silhouette de sc&#232;ne. Qui court les brocantes, les magasins de tissus &#224; faible co&#251;t. Qui teste. &#199;a ! Ah non, le metteur en sc&#232;ne n'aime pas. &#199;a ? Ah non, c'est inconfortable. Et puis, d'ailleurs, je ne reconnais pas mon personnage avec cette jupe-l&#224;. &#199;a ? Oui ! Cette veste qui vole autour du corps mais dessine une silhouette stricte &#224; la fois c'est tout-&#224;-fait elle. Alors, le costume devient l'autre peau qu'on enfile avant d'entrer en sc&#232;ne. Celle-l&#224; qui sera celle du personnage et celle de personne d'autre. Qui modifiera la d&#233;marche, qui propulsera le geste et la voix au-del&#224; du soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, nous apprend le dictionnaire encyclop&#233;dique du Th&#233;&#226;tre de Michel Corvin, le nom costume, apparu en 1641, vient du latin consuentudo. Soit, l'habitude. L'habitude d'&#234;tre autre, sans doute. Et le costum&#233;, l'art de traiter un sujet dans toute sa v&#233;rit&#233; historique. Il y a de l'anthropologie l&#224;-dedans. De la traduction de ce que le th&#233;&#226;tre cherche &#224; dire, &#224; montrer. La preuve de sa force. De sa recherche de vrai, envers et contre tout. Et au-del&#224; de la repr&#233;sentation. Qu'on songe aux corps nus d'Anima Ardens, de Thierry Smits- absence de costume mais costume en soi ; ils &#233;taient interdits aux enfants. Qui, pourtant, en voient, eux, des corps nus, TV ou r&#233;alit&#233;. Car le th&#233;&#226;tre est sublimation, extrapolation de la r&#233;alit&#233;. Et le costume (ou l'absence de costume) concoure &#224; accentuer cette r&#233;alit&#233; extrapol&#233;e. En prolonge l'intention. En souligne l'attention. Parle, crie, d&#233;nonce. C'est sa violence. Et c'est tout un art, d'habiller cette v&#233;rit&#233;-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Des spectacles de R&#233;veillon &#224; voir en trois pi&#232;ces-n&#339;ud pap-robe du soir ou en jeans-baskets, selon les cas&#8230; et vos envies
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maris et Femmes&lt;/strong&gt;, de Woody Allen, au th&#233;&#226;tre le Public, jusqu'au 31/12, &lt;a href=&#034;http://www.theatrelepublic.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.theatrelepublic.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par del&#224;-les marronniers&lt;/strong&gt;, de jean-Michel Ribbes, Th&#233;&#226;tre de Li&#232;ge, du 27 au 31/12, &lt;a href=&#034;http://www.theatredeliege.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.theatredeliege.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Revue&lt;/strong&gt;, th&#233;&#226;tre des Galeries, jusqu'au 29/12, &lt;a href=&#034;http://www.trg.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.trg.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ceci n'est plus un couple&lt;/strong&gt;, th&#233;&#226;tre de la Toison d'Or, jusqu'au 31/12, &lt;a href=&#034;http://www.ttotheatre.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.ttotheatre.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Coq D'or&lt;/strong&gt;, la Monnaie au Palais de la Monnaie (Tour et Taxis), jusqu'au 30/12&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;/h2&gt;&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sols si beaux</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Sols-si-beaux</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.demandezleprogramme.be/Sols-si-beaux</guid>
		<dc:date>2016-11-08T09:26:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Isabelle Plumhans </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Autre vie. Le Conservatoire. Un projet Karl Valentin. Anne-Marie Loop, qui menait notre atelier, nous faisait consciencieusement nettoyer le sol avant chaque r&#233;p&#233;tition.Le plateau, plut&#244;t, comme on dit dans le jargon. Une fa&#231;on de nous apprendre que le sol est, aussi, partenaire du com&#233;dien. Il est socle d'o&#249; na&#238;t le geste, il est lieu o&#249; prendre appui pour un travail optimal de la voix, aussi. Lien &#224; la terre et l'essentiel, cadre de corps et de souffle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le sol, du coup, le com&#233;dien l'apprivoise, (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L150xH97/arton2864-60d41.jpg?1699776135' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='150' height='97' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Autre vie. Le Conservatoire. Un projet Karl Valentin. Anne-Marie Loop, qui menait notre atelier, nous faisait consciencieusement nettoyer le sol avant chaque r&#233;p&#233;tition.Le plateau, plut&#244;t, comme on dit dans le jargon. Une fa&#231;on de nous apprendre que le sol est, aussi, partenaire du com&#233;dien. Il est socle d'o&#249; na&#238;t le geste, il est lieu o&#249; prendre appui pour un travail optimal de la voix, aussi. Lien &#224; la terre et l'essentiel, cadre de corps et de souffle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le sol, du coup, le com&#233;dien l'apprivoise, lors de sa formation. Il y glisse, apprend &#224; le sentir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le sol pentu du th&#233;&#226;tre &#224; l'italienne est aussi, parfois, frein pour ce m&#234;me com&#233;dien &#8211;pire, pour le danseur- qui doit alors le remonter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si ce sol est nu depuis toujours ou presque, chez Peter Brook, pour qui l'espace vide est &#233;vidence th&#233;&#226;trale, il n'en est pas de m&#234;me partout. C'est le sol sur lequel on pose un tapis, qui &#233;voquera la chaleur d'un int&#233;rieur. C'est le sol de terre du Sacre du Printemps de Pina Bausch, qui dit la nature. Terre qui petit &#224; petit salira les robes des danseuses, virginalement blanches au d&#233;but du spectacle. Sol qui participe donc activement &#224; la symbolique de la dramaturgie, aussi, concr&#232;tement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La couleur, aussi, de ce sol, &#224; de l'importance. Gris terne et d&#233;pressif, comme &#233;cho des personnalit&#233;s bris&#233;es du Tristesses d'Anne-C&#233;cile Vandalem. Noir quasi laqu&#233; du Vania de Christophe Sermet, qui dit tout de la modernit&#233; tch&#233;ckovienne de sa brillante adaptation.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_7774 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L500xH334/_c_philedeprez3998-1-a3e09.jpg?1699776135' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-7774 spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;&#034;Tristesses&#034; et son sol d&#233;pressif&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-7774 spip_doc_descriptif'&gt;&#169;PhileDeprez
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;C'est un sol qui peut changer, se charger, symboliser une &#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le sol sur lequel un &#233;clairage changeant d&#233;crit une histoire. Comme le sol &#233;clair&#233; en halots comme autant de lieux diff&#233;rents, dans les sc&#232;nes successives d'En attendant la d&#233;livrance, de Laurent Plumhans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le sol qui progressivement se jonche de cartons, au fur et &#224; mesure que le couple de la Trag&#233;die Florentine, dans une mise en sc&#232;ne d'Andreas Homoki, se d&#233;chire. Le sol, qui &#233;tait au d&#233;part totalement nu, devient alors signe du d&#233;litement int&#233;rieur du couple. Un d&#233;litement pr&#233;sent d&#233;j&#224;, mais cach&#233;, tu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est encore le sol recouvert d'eau dans la mise en sc&#232;ne de Fin de Partie, en 1984, au th&#233;&#226;tre Varia, mis en sc&#232;ne par un Marce Delval inspir&#233;. Un th&#233;&#226;tre litt&#233;ralement sous eau, image qui renfor&#231;ait l'impression de toute la pi&#232;ce, comme le soulignait Jacques de Decker dans un article &#224; l'&#233;poque, de l' &#171; usure irr&#233;versible de l'&#234;tre &#187;, th&#232;me pour le moins cher &#224; Beckett. Le sol dans cette version est au service du th&#232;me, mais contrainte de taille pour les com&#233;diens&#8230; qui portaient des combinaisons de plong&#233;e sous leur costume !&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_7775 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L500xH324/fin-de-partie4-1d87c.jpg?1699776135' width='500' height='324' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-7775 spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Le sol aquatique de &#034;Fin de Partie&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-7775 spip_doc_descriptif'&gt;&#169;Sceno.eu
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le sol d'un th&#233;&#226;tre est sacr&#233;. Il est signe et acteur. Il appartient au com&#233;dien, qui joue avec, se l'approprie. Ainsi, quand, dans Le R&#233;serviste d'Antoine Laubin, le public est amen&#233; &#224; y monter, le sol prend une toute autre dimension pour ce dernier. Il devient sens qu'il est, ce spectateur, acteur, lui aussi, de ce qui va se d&#233;rouler sous ses yeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si le sol de th&#233;&#226;tre est multiple, il reste pourtant discret, jouant son r&#244;le &#224; bas bruit. Il est rare qu'on porte attention aux sols de th&#233;&#226;tre ou de danse. Pourtant, ils sont porteur d'histoires et d'Histoire. Alors, la prochaine fois que vous entrerez dans une salle de spectacle, jetez-lui un &#339;il, il l'a bien m&#233;rit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Notre s&#233;lection des sols &#224; admirer dans les jours &#224; venir&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un sol dans&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Giovanni's Club, de la compagnie As Palavras sur une chor&#233;graphie de Claudio Bernardo, Th&#233;&#226;tre Varia, du 15 au 26/11, &lt;a href=&#034;http://www.varia.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.varia.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un sol d'ailleurs&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Wilderness, de Vincent Hennebicq et Arieh Worthalter, Th&#233;&#226;tre National, du 16 au 27/11, &lt;a href=&#034;http://www.theatrenational.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.theatrenational.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un sol de d&#233;sir&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne dansera qu'avec elle, d'Antoine Laubin (&#233;criture collective), Th&#233;&#226;tre de Li&#232;ge, du 15 au 19/11, &lt;a href=&#034;http://www.theatredeliege.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.theatredeliege.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un sol avec des plats &#224; salade (et de la musique)&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Daisy Tambour, d'Olivier Thomas et du Thomassenko trio, au Rideau, du 22/11 au 10/12, &lt;a href=&#034;http://www.rideaudebruxelles.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.rideaudebruxelles.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un sol de conf&#233;rence&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Un faible degr&#233; d'originalit&#233;, d'Antoine Defoort, du 22 au 26/11, Th&#233;&#226;tre des Tanneurs, &lt;a href=&#034;http://www.lestanneurs.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.lestanneurs.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un sol radiophonique&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cherchez l'amour, de Myriam Leroy, mes Nathalie Uffner, prolongations jusqu'au 04/12, Th&#233;&#226;tre de la Toison d'or, &lt;a href=&#034;http://www.ttotheatre.com&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.ttotheatre.com&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
