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	<title>Demandez Le Programme</title>
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	<description>Demandezleprogramme est un agenda culturel et interactif en ligne, qui permet la rencontre entre les lieux culturels, les internautes et les artistes.</description>
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		<title>Demandez Le Programme</title>
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		<title>La Caravane de l'Horreur</title>
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		<dc:creator> Yuri Didion </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'accueil est glauque &#224; souhait, l'espace, exigu, et l'atmosph&#232;re, lourde d'appr&#233;hensions. La caravane de l'horreur, c'est un thriller en th&#233;&#226;tre d'objet qui n'h&#233;site pas &#224; utiliser les r&#233;f&#233;rences aux meilleurs films du genre pour faire frissonner son audience. Cris d'effroi garantis. &lt;br class='autobr' /&gt; Le public est re&#231;u en extr&#234;me close-up par un homme &#224; l'allure turpide, v&#233;ritable m&#233;lange des st&#233;r&#233;otype du cajun tout droit de son bayou et du baraki &#224; la Fran&#231;ois Damiens. Mutique, quelques grognements lui suffisent &#224; parquer (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'accueil est glauque &#224; souhait, l'espace, exigu, et l'atmosph&#232;re, lourde d'appr&#233;hensions. La caravane de l'horreur, c'est un thriller en th&#233;&#226;tre d'objet qui n'h&#233;site pas &#224; utiliser les r&#233;f&#233;rences aux meilleurs films du genre pour faire frissonner son audience. Cris d'effroi garantis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le public est re&#231;u en extr&#234;me close-up par un homme &#224; l'allure turpide, v&#233;ritable m&#233;lange des st&#233;r&#233;otype du cajun tout droit de son bayou et du baraki &#224; la Fran&#231;ois Damiens. Mutique, quelques grognements lui suffisent &#224; parquer la dizaine de spectateurs dans un enclos d&#233;limit&#233; par une cha&#238;ne le long de la caravane. Trois grognements suppl&#233;mentaires, et tout ce petit monde se retrouve enferm&#233; avec deux lampes de poches tremblotantes dans ladite roulotte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Puis le spectacle commence : une voiture parcourt l'&#233;cran de planches de bois qui s&#233;pare la caravane en deux, l'une d'elle se rabat pour servir de table de jeu o&#249; l'accident survient ; une paire de chaussures rouges &#224; talons aiguilles sortent de la voiture, traversent la for&#234;t. On conna&#238;t la suite : une caravane, deux grosses bottines au pas lourd, une porte d&#233;coup&#233;e &#224; la hache et quelques gros plans sur un visage hurlant silencieusement, et puis les bottines tra&#238;nent derri&#232;re elle les escarpins inanim&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Mais La Caravane de l'horreur, ce n'est pas seulement un r&#233;cit auquel on assiste tranquillement. En effet, sc&#233;nographie et mise en sc&#232;ne se combinent avec talent pour cr&#233;er un espace qui inclut le public. Et c'est tout naturellement que les spectateurs se laissent prendre au jeu : on cherche &#224; deviner de quel coin obscur le truc qui va nous terrifier jaillira, on comble le moindre silence de commentaires teint&#233; d'un humour chevrotant, on verbalise tout ce qu'on voit ou qu'on entend pour en diminuer la force terrifique. C'est d&#233;licieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; On retrouve &#233;galement tous les clich&#233;s du genre : les ongles crissant sur le bois, le bruit rauque d'une respiration &#233;paisse, l'&#233;clairage intermittent, les ombres de branchages, la tron&#231;onneuse, les rires d'enfants, ... autant d'images qui &#233;voquent des films ultra-connus, du Shining de Kubrick au Massacre &#224; la tron&#231;onneuse de 1974, et nous immergent dans cette ambiance sordide, o&#249; l'on imagine sans peine les relents de vieille sueur, le parfum de la terre fra&#238;chement retourn&#233;e et l'odeur acre du sang qui s&#232;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Un spectacle qui reste, malgr&#233; tout, grand public, car il repose plus sur la m&#233;canique de la peur que celle de l'horreur ; il saisit plus qu'il ne choque et ne laisse, au final, aucune image gore qui hanterait les &#226;mes les plus sensibles. Le frisson est d'anticipation, le cri de surprise, mais tout cela laisse rapidement la place au rire et au plaisir de s'&#234;tre laiss&#233; prendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yuri Didion&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Nouvelle(s) direction(s) !</title>
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		<dc:creator> Yuri Didion </dc:creator>



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&lt;p&gt;La saison 2022-2023 &#224; Namur est plac&#233;e sous le signe des rencontres. Rencontre et association entre le Th&#233;&#226;tre de Namur et le Centre culturel de Namur (CCN), d'abord, mais aussi rencontres entres des formes diff&#233;rentes, et une plus grande ouverture pour mieux rencontrer les publics. Une chose est s&#251;re, c'est une programmation prometteuse ! A l'origine de celle-ci, Virginie Demilier, directrice du th&#233;&#226;tre depuis juin 2021, qui avait donc h&#233;rit&#233; de la programmation de son pr&#233;decesseur, et Vincent (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La saison 2022-2023 &#224; Namur est plac&#233;e sous le signe des rencontres. Rencontre et association entre le Th&#233;&#226;tre de Namur et le Centre culturel de Namur (CCN), d'abord, mais aussi rencontres entres des formes diff&#233;rentes, et une plus grande ouverture pour mieux rencontrer les publics. Une chose est s&#251;re, c'est une programmation prometteuse ! A l'origine de celle-ci, Virginie Demilier, directrice du th&#233;&#226;tre depuis juin 2021, qui avait donc h&#233;rit&#233; de la programmation de son pr&#233;decesseur, et Vincent Hennebicq. Une nouvelle direction donc, qui n'h&#233;site pas &#224; proposer de nouvelles directions &#224; l'institution namuroise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rassurons tout de suite les habitu&#233;s : il ne s'agit pas d'abandonner les traditions qui ont fait le succ&#232;s de cette maison. On retrouvera ainsi des spectacles de r&#233;pertoires (modernis&#233;s), tels que &#034;Hedda&#034; (d'apr&#232;s Ibsen), &#034;Edmond&#034; (d'Alexis Michalik - d&#233;j&#224; un classique !), &#034;Marcel&#034; (qui questionne l'oeuvre de Proust) et &#034;Julia&#034; (d'apr&#232;s Strindberg) ; du cirque, avec &#034;Y&#233; ! (L'eau !)&#034; et &#034;Sono Io ?&#034; ; et des cr&#233;ations &#224; grand budget avec par exemple &#034;Alma&#034; (F. Murgia et Peggy Lee Cooper). Cependant, en parall&#232;le, la saison 2022/2023 propose &#233;galement quelques nouveaut&#233;s tr&#232;s int&#233;ressantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Tout d'abord, l'association avec le CCN entra&#238;ne un ancrage dans la cit&#233; et diff&#233;rents partenariats qui favoriseront, je crois, le d&#233;veloppement de la question culturelle au-del&#224; du seul domaine artistique. Ainsi, en parall&#232;le des spectacles, les artistes seront invit&#233;s &#224; aller &#224; la rencontre des citoyens namurois. Cette dynamique remet, au centre de la culture, ces pratiques qui r&#233;unissent, rassemblent, qui permettent de faire &#034;soci&#233;t&#233;&#034;. Mais sans doute deux exemples valent-ils mieux qu'un long discours : le Circus Baobab (qui joue &#034;Y&#233; ! (L'eau !)&#034; ) occupera aussi l'espace public pour des rencontres acro-footballistique avec des &#233;quipes namuroises (performance &#034;Foot de cirque... de rue !&#034;). Alors que la culture et le sport se retrouvent r&#233;guli&#232;rement oppos&#233;s dans le discours public, voici une occasion de rassembler des amateurs de beaux gestes, de grandes ma&#238;trises techniques, et de prises de risques &#224; travers un spectacle participatif. Plus tard dans la saison, c'est Sara Selma Dolor&#232;s (&#224; l'origine de la performance audio-sensorielle &#034;Finis ton assiette !&#034;) qui s'associe au philosophe Laurent de Sutter pour un atelier cocktails chez Botanical by Alphonse, &#233;tablissement HORECA sp&#233;cialis&#233; dans la mixologie, install&#233; dans la tr&#232;s vivante rue des Brasseurs. Une soir&#233;e prometteuse o&#249; les richesses gustatives le disputeront aux enrichissements intellectuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ce ne sont, &#233;videmment, pas les seuls croisement au programme. On le voit, Th&#233;&#226;tre et CCN semblent bien d&#233;cid&#233; &#224; faire de la ville enti&#232;re un v&#233;ritable lieu culturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; D'autre part, il est &#233;galement question de rencontrer d'autres go&#251;ts et sensibilit&#233;s, en accueillant un genre peu repr&#233;sent&#233; en art dramatique : l'Horreur. Le cin&#233;ma n'a donc pas le monopole des cris stridents et des sueurs froides, puisque d&#233;but novembre se tiendra le Festival de l'Horreur : une semaine de frousse, de trouille et de frissons, tant pour les adultes que pour les enfants. L'occasion aussi d'habiter et de faire d&#233;couvrir autrement le b&#226;timent historique qu'occupe le Th&#233;&#226;tre de Namur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Et puis, apr&#232;s la rencontre citoyenne et culturelle, apr&#232;s la rencontre de nouvelles esth&#233;tiques, il sera aussi question de rencontres pluridisciplinaire, en plein dans l'esprit de la r&#233;cente r&#233;forme FWB : faire se croiser des lieux et des pratiques sociales avec les domaines d'expressions artistiques, pour amener l'art en dehors des lieux d'art. Les spectacles engag&#233;s se multiplient et s'enrichissent de v&#233;ritables collaborations avec des praticiens ou des publics touch&#233;s par les probl&#233;matiques qu'ils abordent. Porter ces paroles peut m&#234;me aller jusqu'&#224; les int&#233;grer sans s'y substituer : par exemple, le spectacle &#034;&#201;coute&#034; s'est construit en faisant se rencontrer et collaborer des citoyennes namuroises et des artistes sur sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le th&#233;&#226;tre se fait donc &#233;galement lieu v&#233;ritablement public, ouvert &#224; tous.tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Enfin, cette saison voit &#233;galement une derni&#232;re nouveaut&#233; : une cr&#233;ation jeune public port&#233;e par l'institution. Quand on sait les difficult&#233;s de financements et de production propre au secteur jeune public, proposer une telle cr&#233;ation est donc le signe d'une haute conscience professionnelle, mais c'est &#233;galement viser une diversification des productions puisqu'elle ne suit pas le circuit &#034;typique&#034; des spectacles jeunes publics : &#034;Amamer&#034; aborde ainsi un sujet complexe et peu abord&#233; : l'absence parentale. Un choix audacieux et prometteur, puisque cette cr&#233;ation s'est construite &#233;galement par des rencontres avec le public-cible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En un mot comme en cent, la saison 22/23 remet le Th&#233;&#226;tre au coeur de la Cit&#233;. Et &#231;a, c'est r&#233;jouissant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yuri Didion&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'espace pour dramaturgie</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/L-espace-pour-dramaturgie</link>
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		<dc:creator> Yuri Didion </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avec Room, James Thi&#233;rr&#233;e nous invite &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; la question du sens : le spectacle est-il tenu &#224; transmettre un message fort, limpide et clair ? Cette ligne dramaturgique, difficilement &#233;vitable pour le public, doit-elle &#234;tre le ma&#238;tre-guide de la cr&#233;ation, son nord magn&#233;tique ? Peut-on construire un spectacle depuis la physicalit&#233;, sans chercher absolument &#224; transmettre et, finalement, faire confiance aux spectateurs pour se cr&#233;er leur chemin signifiant et particulier ? Un travail qu'il exp&#233;rimente (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec Room, James Thi&#233;rr&#233;e nous invite &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; la question du sens : le spectacle est-il tenu &#224; transmettre un message fort, limpide et clair ? Cette ligne dramaturgique, difficilement &#233;vitable pour le public, doit-elle &#234;tre le ma&#238;tre-guide de la cr&#233;ation, son nord magn&#233;tique ? Peut-on construire un spectacle depuis la physicalit&#233;, sans chercher absolument &#224; transmettre et, finalement, faire confiance aux spectateurs pour se cr&#233;er leur chemin signifiant et particulier ? Un travail qu'il exp&#233;rimente avec cet humour l&#233;g&#232;rement satirique et l'excellente technique qu'on lui connait.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'un point de vue formel, Room se refuse &#224; la cat&#233;gorisation : c'est un m&#233;lange h&#233;t&#233;roclite de num&#233;ros circassiens, de danse contemporaine, de com&#233;die musicale, de concert rock, et de sc&#232;nes dramatiques. M&#234;me chose du point de vue stylistique, puisqu'on oscille entre l'humour et le tragique, entre la critique et l'horrifique, selon les sensibilit&#233;s de chacun. Une densit&#233; qui rend le compte-rendu difficile (et peu int&#233;ressant), &#224; moins de tenir, minute par minute, la liste de tout ce qu'il se passe. Il faut alors, peut-&#234;tre, accepter de ne pas inscrire, ne pas graver dans le marbre un sens unique, pour se laisser plut&#244;t porter par l'abondance de sensations qu'offre le spectacle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#233;clectisme qui est peut-&#234;tre &#224; la fois la force et la faiblesse du spectacle, car s'il offre &#233;norm&#233;ment &#224; voir, il est sans doute &#224; la source de quelques longueurs. Mais auraient-elles &#233;t&#233; &#233;vitables ? Devraient-elles l'&#234;tre ? Ces petits moments d'ennuis ne font-ils pas aussi partie int&#233;grante du spectacle ? Difficile &#224; dire. Et il n'est absolument pas s&#251;r que les spectateurs identifieront les m&#234;mes, tant cela d&#233;pend probablement de nos sensibilit&#233;s. Fort heureusement, le spectacle ne s'enlise jamais dedans : tout s'encha&#238;ne avec un solide sens du rythme et de la rupture, qui vient r&#233;veiller la curiosit&#233;, l'int&#233;r&#234;t, la surprise. On red&#233;couvre ainsi avec un grand plaisir des num&#233;ros hyper-classiques (la valise insoulevable, le jeu du traducteur, etc), int&#233;gr&#233;s dans un ensemble aux allures plus contemporaines et, parfois, d&#233;routantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais alors, que regardons-nous ? Ca pourrait &#234;tre l'histoire d'un homme confin&#233; dans sa chambre, et tout ce qu'il s'y passe : il r&#234;vasse, invite des amis, &#233;coute de la musique, fait l'amour, danse fr&#233;n&#233;tiquement, tente de repousser les murs, refais la d&#233;co, cherche &#224; sortir, ... Ou celle d'un artiste aux prises avec sa cr&#233;ation : il la planifie, engage ses artistes, g&#232;re l'&#233;quipe et les tensions, cherche le sens dramaturgique, organise la sc&#233;nographie, fait face aux impr&#233;vus, ... Ou bien celle d'un type aux prises avec toute une s&#233;rie de frustrations, tour &#224; tour personnelle et professionnelles, d'ordre interne ou externe, statique ou dynamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#233;galement un spectacle dot&#233; de moyens solides : une grande &#233;quipe de profils polyvalents, tour &#224; tour musiciens, acrobates, com&#233;diens, manipulateurs, ... ; un d&#233;cor massif, cette chambre qui se transforme, se d&#233;place, se d&#233;construit et se r&#233;invente au fur et &#224; mesure du spectacle au point de tenir, elle aussi, un r&#244;le majeur ; une musique originale qui pr&#233;sente des morceaux de rock, de blues, de jazz, ... ; bref, une source d'&#233;merveillement pour le public. Mais pas seulement ! En effet, le spectacle contient aussi des parties plus sombres, des ambiances plus en tension qui peuvent parfois mettre mal &#224; l'aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous esp&#233;rez en prendre plein les yeux et les oreilles, ne ratez pas l'occasion : vous serez &#233;merveill&#233;s. Mais soyez aussi pr&#234;t &#224; &#234;tre surpris : si Room s'inscrit dans le style inimitable de James Thi&#233;rr&#233;e, il se distingue &#233;galement des pr&#233;c&#233;dents spectacles &#224; bien des endroits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yuri Didion&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : Richard Haughton&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Spectaculaire</title>
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		<dc:creator> Yuri Didion </dc:creator>



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&lt;p&gt;Une vingtaine d'artistes et techniciens, des d&#233;cors qui changent &#224; vue entre chaque sc&#232;ne, qui tourbillonnent autour des interpr&#232;tes dans une chor&#233;graphie complexe, de la vid&#233;o et de la musique live, ... une chose est s&#251;re, Sylvia ne fait pas dans la demi-mesure. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec ce spectacle, Fabrice Murgia nous pr&#233;sente la vie de Sylvia Plath, po&#233;tesse am&#233;ricaine &#233;cartel&#233;e entre son d&#233;sir d'&#233;crire et son r&#234;ve d'une vie de famille &#171; parfaite &#187;, tension qui creuse une d&#233;pression d&#233;j&#224; latente, jusqu'&#224; son suicide &#224; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une vingtaine d'artistes et techniciens, des d&#233;cors qui changent &#224; vue entre chaque sc&#232;ne, qui tourbillonnent autour des interpr&#232;tes dans une chor&#233;graphie complexe, de la vid&#233;o et de la musique live, ... une chose est s&#251;re, Sylvia ne fait pas dans la demi-mesure.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec ce spectacle, Fabrice Murgia nous pr&#233;sente la vie de Sylvia Plath, po&#233;tesse am&#233;ricaine &#233;cartel&#233;e entre son d&#233;sir d'&#233;crire et son r&#234;ve d'une vie de famille &#171; parfaite &#187;, tension qui creuse une d&#233;pression d&#233;j&#224; latente, jusqu'&#224; son suicide &#224; l'&#226;ge de 31 ans. L'expos&#233; des faits biographiques se d&#233;roule sous forme d'un tournage cin&#233;matographique auquel on assiste en live tandis que le film r&#233;alis&#233; est projet&#233; simultan&#233;ment. Le tout sur la musique du Ann Pierl&#233; Quartet, tour &#224; tour entra&#238;nante et inqui&#233;tante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est carr&#233;ment spectaculaire. La gestion d'une telle &#233;quipe, qui d&#233;place les d&#233;cors, filme, interpr&#232;te, se change, etc donne un ballet millim&#233;tr&#233; tr&#232;s impressionnant. Mais &#231;a l'est tant que finalement, la prouesse technique occulte compl&#232;tement la narration : face &#224; une telle d&#233;bauche de moyen, mon &#339;il de spectateur fut plus attir&#233; par ce que &#034;peut&#034; le spectacle que par ce qu'il &#034;raconte&#034;, et je n'en ressors ni &#233;mu, ni particuli&#232;rement choqu&#233; par la vie de la po&#233;tesse ou un quelconque propos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, les propositions ne manquent pas : le choix d'un ch&#339;ur de femme pour interpr&#233;ter la protagoniste pourrait nous raconter que c'est la vie de toutes les femmes et &#233;lever Sylvia Plath au rang de symbole ; la vid&#233;o et l'&#233;cran d&#233;truit &#224; la fin par ce m&#234;me ch&#339;ur, nous parler de ce qu'on projette sur le genre f&#233;minin ; la s&#233;lection d'un Ted Hughes - mari de l'autrice - parmi les membres du public, nous dire que n'importe qui peut &#234;tre un Ted Hughes s'il n'y prend pas garde ; ... mais les choix d'une mise en abime (un spectacle qui montre le tournage d'un film qui raconte la vie de Sylvia Plath) et d'une mise &#224; distance par la technique &#224; vue bloquent l'identification aux personnages, et la seule &#233;motion qui reste est celle qui vient des paillettes du show &#224; grand budget.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yuri Didion&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : Hubert Amiel&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La vie affective des fleurs nous affecte-t-elle ?</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/La-vie-affective-des-fleurs-nous-affecte-t-elle</link>
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		<dc:creator> Yuri Didion </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avec &#034;De la sexualit&#233; des orchid&#233;es&#034;, Sofia Teillet nous propose un seule en sc&#232;ne philosophico-comique traitant, sans surprise, de la reproduction v&#233;g&#233;tale. Enfin, sans surprise, pas tout &#224; fait, car la le&#231;on de biologie vire rapidement &#224; la m&#233;taphore sociale et vient questionner, par l'art des allusions et des doubles-sens, les relations humaines. &lt;br class='autobr' /&gt;
En tant qu'autrice, Sofia Teillet nous propose un texte tiss&#233; d'improvisation, bas&#233; sur l'adresse directe au spectateur, ce qui donne &#224; cette (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec &#034;De la sexualit&#233; des orchid&#233;es&#034;, Sofia Teillet nous propose un seule en sc&#232;ne philosophico-comique traitant, sans surprise, de la reproduction v&#233;g&#233;tale. Enfin, sans surprise, pas tout &#224; fait, car la le&#231;on de biologie vire rapidement &#224; la m&#233;taphore sociale et vient questionner, par l'art des allusions et des doubles-sens, les relations humaines.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En tant qu'autrice, Sofia Teillet nous propose un texte tiss&#233; d'improvisation, bas&#233; sur l'adresse directe au spectateur, ce qui donne &#224; cette conf&#233;rence-spectacle des allures de t&#233;moignage. L'histoire de son appartement parisien pourri, son avis sur les orchid&#233;es, sa prof de bio en troisi&#232;me, ... sont autant de petites digressions qui participent &#224; rendre vivante la prise de parole par la subjectivit&#233; qu'elle affirme. Aucune longueurs scientifiques ni de discours ex cathedra donc : tout ou presque se teinte de commentaires ou d'anecdotes, les transitions d'un chapitre &#224; l'autre facilitent l'&#233;coute et la r&#233;ception du propos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'interpr&#233;tation travaille &#233;galement &#224; rendre floue la fronti&#232;re entre ce qui est &#034;vrai&#034; et ce qui est &#034;factice&#034;, entre le t&#233;moignage et le th&#233;&#226;tre. L'esp&#232;ce d'h&#233;sitation-maladresse du personnage de l'oratrice est donc un choix coh&#233;rent, mais qui peine &#224; atteindre son objectif. Est-il motiv&#233; par le caract&#232;re semi-improvis&#233;, par une recherche de proximit&#233; avec le public ou justement par cette recherche d'une authenticit&#233; des t&#233;moignages de la com&#233;dienne ? Quoi qu'il en soit, en plus de ralentir le d&#233;but du spectacle, il laisse surtout l'impression quelque peu &#233;trange d'un &#034;th&#233;&#226;tre qui se cache&#034;, d'une qualit&#233; de parole et de communication qu'on cherche &#224; dissimuler. Parce que, au fond, le public n'est pas dupe et sait que la trame est construite, le sujet connu et la personnage ma&#238;tris&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la sc&#233;nographie, elle a opt&#233; pour la l&#233;g&#232;ret&#233; : sur une table, un PC reli&#233; &#224; un vid&#233;oprojecteur sert &#224; afficher images et vid&#233;os, de l'autre c&#244;t&#233; de la sc&#232;ne, un tableau flipchart viendra accueillir un sch&#233;ma des organes reproducteurs v&#233;g&#233;taux. Un minimalisme int&#233;ressant puisque tr&#232;s peu esth&#233;tisant : les accessoires r&#233;pondent purement et simplement &#224; un besoin. Tout est donc fait pour mettre en valeur le jeu d'actrice, et &#231;a fonctionne. Mais justement : le spectacle ne gagnerait-il pas &#224; effacer plus encore ce qui n'est qu'accessoire pour laisser toute la place &#224; l'interpr&#232;te ? Quitte, finalement, &#224; faire intervenir plus souvent une r&#233;gie qui existe pour le spectateur d&#232;s l'instant o&#249; la com&#233;dienne lui demande de la musique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la com&#233;dienne fait preuve d'une &#233;nergie et d'un humour qui maintiennent ais&#233;ment l'attention du spectateur et favorisent la r&#233;ception d'un propos intelligent car riche d'interpr&#233;tations possibles. En effet, tout au long du spectacle, plusieurs questions naissent des explications expos&#233;es, sans qu'il n'y ait jamais de r&#233;ponse ferme et d&#233;finitive. Libre &#224; chacun, donc, de repartir avec celles qui lui parlent et de pousser sa propre r&#233;flexion, de mener ses propres recherches pour, qui sait, faire un jour &#233;clore une fleur de pens&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yuri Didion&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : Margguerite Bornhauser Libe&#769;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Comme un &#233;l&#233;phant dans un cirque de puces</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Comme-un-elephant-dans-un-cirque-de-puces</link>
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		<dc:date>2021-06-08T13:59:05Z</dc:date>
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		<dc:creator> Yuri Didion </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A peine le public entame-t-il son entr&#233;e que d&#233;j&#224;, le com&#233;dien le regarde. Ce renversement ouvre Macadam Circus, un seul en sc&#232;ne dynamique o&#249; se croisent de multiples voix, o&#249; la sc&#232;ne envahit la salle (ou l'inverse ?), o&#249; l'on croise tour &#224; tour un p&#232;re, un &#233;l&#233;phant et une Lamborghini dans une ville pollu&#233;e, bond&#233;e et embouteill&#233;e. Le texte sonne comme une critique cinglante de notre soci&#233;t&#233;, que la mise en sc&#232;ne fait descendre dans le corps par un travail sur la fatigue physique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le moindre recoin de la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A peine le public entame-t-il son entr&#233;e que d&#233;j&#224;, le com&#233;dien le regarde. Ce renversement ouvre Macadam Circus, un seul en sc&#232;ne dynamique o&#249; se croisent de multiples voix, o&#249; la sc&#232;ne envahit la salle (ou l'inverse ?), o&#249; l'on croise tour &#224; tour un p&#232;re, un &#233;l&#233;phant et une Lamborghini dans une ville pollu&#233;e, bond&#233;e et embouteill&#233;e. Le texte sonne comme une critique cinglante de notre soci&#233;t&#233;, que la mise en sc&#232;ne fait descendre dans le corps par un travail sur la fatigue physique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le moindre recoin de la cour int&#233;rieure du Petit Varia est occup&#233; : dans un coin, un tourne-disque, dans l'autre, la r&#233;gie. En face, sous un escalier m&#233;tallique, un sac de frappe rouge et un canap&#233; tagg&#233;. Et puis, le long des murs comme au centre de l'espace, des chaises pivotantes, group&#233;es par deux, pour le public. L'un des murs &#233;caill&#233;s s'orne de graffitis. La sc&#233;nographie hors cadre floute la fronti&#232;re entre l'espace de jeu et l'espace du regard, mais &#233;galement entre l'espace de repr&#233;sentation et la repr&#233;sentation de l'espace : impossible de dire, par exemple, si les tags sont un choix ou une contrainte, une construction volontaire ou un &#233;l&#233;ment pr&#233;-existant qui a nourri la mise en sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte s'ouvre sur &#034;Dix&#034; lanc&#233; depuis la r&#233;gie. C'est le d&#233;but d'un compte &#224; rebours, l'annonce d'un d&#233;collage imminent, et &#224; chaque num&#233;ro du d&#233;compte correspond un chapitre de l'histoire. Tout de suite apr&#232;s, une &#034;lettre &#224; mon fils&#034;, d&#233;clam&#233;e par le com&#233;dien Axel Cornil. On le regarde, il nous regarde. Dans le blanc des yeux. R&#233;ciprocit&#233; imm&#233;diate qui, ajout&#233;e &#224; la proximit&#233;, rend un effet frappant : le texte nous est tr&#232;s fortement adress&#233;. Puis, premi&#232;re reprise, premi&#232;re variation : le texte est repris, sur la musique de l'album &#034;Ghosteen&#034; de Nick Cave, dont le vinyl est plac&#233; avec une gr&#226;ce rituelle sur le tourne-disque. Cet aspect du rite, de mouvement ordinaire chor&#233;graphi&#233; jusqu'&#224; les connoter d'une certaine sacralit&#233; est d'ailleurs exploit&#233; &#224; plusieurs reprises dans le spectacle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long des neufs chapitres qui constituent le r&#233;cit de ce p&#232;re en proie au doute, &#224; la r&#233;flexion, &#224; la fatigue aussi, diff&#233;rentes voix surgissent : sa femme et son fils, puis la tour de contr&#244;le, un simple &#034;connard&#034;, et surtout Ganesh. Ganesh l'&#233;l&#233;phant invisible &#224; tous sauf &#224; la famille, l'&#233;l&#233;phant qui d&#233;truit le canap&#233; ik&#233;a, l'&#233;l&#233;phant-m&#233;taphore. M&#233;taphore de quoi ? On ne sait pas. L'auteur, Thomas Depryck, se garde bien de l'expliquer, et va m&#234;me jusqu'&#224; questionner dans le texte le symbole qu'il convoque. A chacun, peut-&#234;tre, de se projeter dedans : symbole de m&#233;moire, de vieillesse, dieu de la sagesse et de l'enseignement, animal-gardien de la nature, quoi d'autre encore ? Sinon, on peut aussi d&#233;cider de ne pas essayer d'interpr&#233;ter l'&#233;l&#233;phant, de ne voir en lui qu'un arbre cachant la for&#234;t, qu'une diversion qui dissimule un autre propos. Car le texte contient aussi et, osons-le, surtout un jugement sans appel sur notre mode de vie, sur nos soci&#233;t&#233;s, sur nos habitudes. Une critique appuy&#233;e de &#034;la marchandisation de nos vies que nos dirigeants ont d&#233;cid&#233; de pr&#233;server prioritairement et &#224; tout prix&#034;, explique le programme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, malgr&#233; une langue int&#233;ressante, une interpr&#233;tation efficace et une mise en sc&#232;ne riche, je n'ai pas r&#233;ussi &#224; me laisser emporter par le spectacle. D'une part, parce que la sc&#233;nographie bouscule le cadre de la repr&#233;sentation, mais que ce dernier reste malgr&#233; tout bien en place : les spectateurs sont assis, regardent ensemble et en silence vers le m&#234;me endroit. Le th&#233;&#226;tre s'est &#224; peine retourn&#233; dans son sommeil. M&#234;me l'intervention-entracte, apr&#232;s le &#034;Cinq&#034;, de la r&#233;gie offrant des boissons &#224; tout le monde n'arrive pas &#224; casser &#231;a, et pourtant, elle offre une respiration vivante et bienvenue dans la densit&#233; du texte. D'autre part parce que l'aspect &#233;clat&#233; de ce dernier, tant dans les adresses que dans la multiplicit&#233; des voix et leurs surgissements relativement impr&#233;visibles, complique la compr&#233;hension du r&#233;cit et du propos. Ceci aurait, je crois, demand&#233; soit une plus grande analyse soit un plus grand l&#226;cher-prise que ce que j'ai pu fournir. Je prends le risque de recommander le grand l&#226;cher prise pour profiter de ce spectacle int&#233;ressant. Peut-&#234;tre les spectateurs ultra-lectant trouveront-ils aussi leur compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yuri Didion&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Macadam Circus &#187;, de Thomas Depryck, mis en sc&#232;ne par Antoine Laubin et interpr&#233;t&#233; par Axel Cornil. Jusqu'au 21 juin 2021 dans la Cour du Petit Varia.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://varia.be/&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://varia.be/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#034;Your Culture, Our Future&#034; - Baroud d'Honneur</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Your-Culture-Our-Future-Baroud-d-Honneur</link>
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		<dc:date>2020-06-01T08:54:13Z</dc:date>
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		<dc:creator> Yuri Didion </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Yuri Didion, journaliste de Demandez Le Programme, a assist&#233; jeudi dernier &#224; l'action performative et symbolique : &#8220; #YOURCULTUREOURFUTURE&#8221; , un coup de projecteur sur la situation des travailleur.euse.s du spectacle qui met en lumi&#232;re la p&#233;tition qui rassemble d&#233;j&#224; plus de 13.000 signatures. Il nous raconte. &lt;br class='autobr' /&gt; &#8220;Forest National est vide. De petits carr&#233;s, rouges et blancs, au sol, marquent les places individuelles. Au centre de la fosse, une chaise vide tr&#244;ne dans la lumi&#232;re, encadr&#233;e de cordon VIP. (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L150xH56/arton3603-c3079.png?1698886250' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='150' height='56' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Yuri Didion, journaliste de Demandez Le Programme, a assist&#233; jeudi dernier &#224; l'action performative et symbolique : &#8220; #YOURCULTUREOURFUTURE&#8221; , un coup de projecteur sur la situation des travailleur.euse.s du spectacle qui met en lumi&#232;re la p&#233;tition qui rassemble d&#233;j&#224; plus de 13.000 signatures. Il nous raconte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_14874 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L500xH186/capture_d_e_cran_2020-06-01_a_10.52.22-de2f7.png?1698886250' width='500' height='186' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8220;Forest National est vide. De petits carr&#233;s, rouges et blancs, au sol, marquent les places individuelles. Au centre de la fosse, une chaise vide tr&#244;ne dans la lumi&#232;re, encadr&#233;e de cordon VIP. Les quelques journalistes invit&#233;s se dispersent &#224; distance de s&#233;curit&#233;. On s'installe. On attend. Puis les trois coups du th&#233;&#226;tre, inattendus, frappent, et le rideau de la sc&#232;ne s'ouvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une conf&#233;rence de presse qui commence sur un mode performatif, comme un &#034;dernier &#233;v&#233;nement culturel&#034;, le cri feutr&#233; des travailleurs du spectacle. Un micro-spectacle mettant &#224; l'honneur &#233;videmment les artistes, mais &#233;galement tous les travailleurs dits &#034;de l'ombre&#034;. C'est l'iceberg tout entier que l'on montre. Car la culture, c'est 250.000 emplois en Belgique selon les chiffres d'une &#233;tude de 2014. Et derri&#232;re ces emplois, des foyers, des familles.&lt;br class='autobr' /&gt;
La performance continue avec diff&#233;rents signes du spectacle : ces briquets que l'on balance de droite &#224; gauche par-dessus soi aux concerts, les applaudissements qui cl&#244;turent les spectacles. Puis les artistes s'en vont et laissent les journalistes dans le vide de cette grande salle avec un clown balayeur et une chaise, brillante d'absence, dans son carr&#233; sans VIP...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re cette action, un manifeste, une p&#233;tition. A d&#233;couvrir et rejoindre via le lien : &lt;a href=&#034;http://www.the-last-event.org/&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.the-last-event.org/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_14873 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.demandezleprogramme.be/local/cache-vignettes/L500xH254/98202134_3062905487090166_121075042174894080_o-eecc4.jpg?1698886250' width='500' height='254' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(&lt;a href=&#034;https://www.msn.com/fr-ca/autos/video/action-de-your-culture-our-future-%C3%A0-forest-national/vp-BB1456lN&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://www.msn.com/fr-ca/autos/video/action-de-your-culture-our-future-%C3%A0-forest-national/vp-BB1456lN&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Your culture, our future ! &#034; titre cet &#233;crit. Votre culture, notre futur. Un titre qui rappelle qu'avant toute chose, les travailleurs culturels sont tourn&#233;s vers leur public, mais qu'ils en d&#233;pendent, &#233;galement. Au-del&#224; du besoin de s'exprimer, il y a donc l'assurance que la culture est un bien partag&#233; : sans public, la culture &#233;touffe, et sans travailleurs, il n'y aura rapidement plus rien. Car c'est ce que tient &#224; rappeler Pierre-Alain Breeveld, l'un des hommes &#224; l'initiative du manifeste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Nous sommes en train de devenir des anonymes, de dispara&#238;tre progressivement&#034;. Dans ses propos, aucune accusation, aucune agression. D'apr&#232;s lui, il y a avant tout une grande m&#233;connaissance de la r&#233;alit&#233; culturelle. Il rappelle qu'il y a &#233;videmment des mesures, &#034;des mesures de survie &#224; court terme&#034;, comme le ch&#244;mage &#233;conomique. Mais beaucoup d'intermittent, artiste ou techniciens, ne sont pas reconnus, ou pas assez install&#233;s dans le m&#233;tier pour pouvoir b&#233;n&#233;ficier des aides - dont l'acc&#232;s est encore souvent conditionn&#233; par un parcours du combattant administratif (ndla). Certains ont d&#233;j&#224; du se tourner vers d'autres activit&#233;s pour trouver des rentr&#233;es. &#034;Et quand nous pourrons reprendre, nous aurons perdu une foule de gens qualifi&#233; qui auront d&#251; trouver autre chose. Ce sont des comp&#233;tences qui vont se perdre, des gens qui ont &#233;t&#233; form&#233;s, de vrais professionnels qui disparaissent.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il insiste &#233;galement sur la question de la temporalit&#233; de la culture : lorsque la reprise sera autoris&#233;e, il faudra du temps. Du temps pour r&#233;p&#233;ter et se pr&#233;parer &#224; accueillir un public, mais aussi du temps pour remplacer, reformer des professionnels, trouver et tester de nouvelles formes en fonction des consignes sanitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, avec ce baroud d'honneur, avec cette p&#233;tition, ce manifeste, lui, et tous les signataires, demandent des mesures temporaires pens&#233;es pour un accompagnement sur-mesure du secteur culturel, tant pour les travailleurs que pour les entreprises. Ils demandent une aide qui prenne en compte une r&#233;alit&#233; trop souvent m&#233;connue, avec des propositions concr&#232;tes sur lesquelles il n'y a plus qu'&#224; se pencher.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yuri Didion&lt;br class='autobr' /&gt;
0472/951.800&lt;br class='autobr' /&gt;
yurididion.wordpress.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ceci n'est pas un proc&#232;s</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Ceci-n-est-pas-un-proces</link>
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		<dc:date>2020-03-11T22:18:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Yuri Didion </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le &#034;Proc&#232;s&#034; relate l'histoire cauchemardesque de Josef K. : au matin de son 30&#232;me anniversaire, il plonge malgr&#233; lui dans les rouages absurdes d'une administration dont l'hyper-structure d&#233;responsabilise tout ceux qu'elle occupe. Ce r&#233;cit fragmentaire, publi&#233; en 1925 soit un an apr&#232;s la mort de Franz Kafka, est ici port&#233; &#224; la sc&#232;ne par Th&#233;&#226;tre en Libert&#233;, dans une mise en sc&#232;ne monumentale de H&#233;l&#232;ne Theunissen : un d&#233;cor gigantesque, des cloisons mobiles qui se d&#233;placent pour cr&#233;er des espaces diff&#233;rents, de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le &#034;Proc&#232;s&#034; relate l'histoire cauchemardesque de Josef K. : au matin de son 30&#232;me anniversaire, il plonge malgr&#233; lui dans les rouages absurdes d'une administration dont l'hyper-structure d&#233;responsabilise tout ceux qu'elle occupe. Ce r&#233;cit fragmentaire, publi&#233; en 1925 soit un an apr&#232;s la mort de Franz Kafka, est ici port&#233; &#224; la sc&#232;ne par Th&#233;&#226;tre en Libert&#233;, dans une mise en sc&#232;ne monumentale de H&#233;l&#232;ne Theunissen : un d&#233;cor gigantesque, des cloisons mobiles qui se d&#233;placent pour cr&#233;er des espaces diff&#233;rents, de la vid&#233;o live et pas moins de douze com&#233;diens sur sc&#232;ne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Monumentale, oui, mais &#233;galement terriblement pr&#233;cise et symbolique. Car ici, le moindre &#233;l&#233;ment est porteur de sens, et chaque d&#233;tail d&#233;coule d'un choix &#233;valu&#233;, analys&#233;, longuement pes&#233;. Le m&#233;lange de narration et de dialogue rappelle l'origine litt&#233;raire de l'oeuvre, le respect du texte ainsi que l'utilisation de phrases en allemand font entendre le texte de l'auteur, les discours int&#233;rieurs du protagoniste, prononc&#233;s au micro, perturbent la perception de l'espace du spectateur et contribuent &#224; une impression de profondeur. Les espaces cr&#233;&#233;s et la lumi&#232;re de plus en plus obscur travaillent sur le sentiment d'oppression et d'&#233;touffement. Les personnages f&#233;minins, et les relations que Josef K. entretient avec elles, contribuent au sentiment de malaise. Cette intelligence des choix, cette profondeur symbolique se retrouve &#233;galement au c&#339;ur m&#234;me des sc&#232;nes, des actions et du jeu, comme notamment la course-poursuite en rond entre K. et l'avocat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, &#224; l'image de la litt&#233;rature de Kafka, c'est un spectacle dense, &#233;pais et obscur qui fait vivre le cauchemar du &#034;Proc&#232;s&#034; au public. En ce sens encore, ce travail est une r&#233;ussite puisque le public n'en ressort pas indiff&#233;rent. Cependant, il vaut mieux savoir &#224; quoi s'attendre en allant y assister. En effet, l'histoire de Josef K. tourne en boucle jusqu'au vertige. L'action n'avance pas, et la fin se devine d'avance. Une telle ambiance, &#231;a ne peut que mal finir. Du coup, cela semble lent &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dehors de l'avocat (&lt;strong&gt;Jean-Pierre Baudson&lt;/strong&gt;), dont l'interpr&#233;tation offre quelque moments de l&#233;g&#232;ret&#233; bienvenus, et de l'oncle (&lt;strong&gt;St&#233;phane Ledune&lt;/strong&gt;), qui offre un personnage qui est facile &#224; comprendre et auquel on peut ais&#233;ment s'identifier, la construction des personnages trouve difficilement un &#233;cho dans l'exp&#233;rience de nos vies. Si l'on ajoute &#224; cela l'absurde des situations qui participe de cet obstacle, difficile de se laisser toucher. De son c&#244;t&#233;, &lt;strong&gt;Bernard Gahide&lt;/strong&gt; propose un Josef K. presque d&#233;testable : arrogant, pernicieux, capricieux. Difficile de s'attacher &#224; un tel homme, et pourtant, difficile &#233;galement de ne pas le voir comme une victime d'un syst&#232;me d&#233;shumanis&#233;. Bref, bilan neutre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attention, &#226;mes sensibles : certaines sc&#232;nes peuvent &#233;galement mettre mal &#224; l'aise, il vaut mieux &#234;tre pr&#233;venu. Entre une sc&#232;ne de torture, d'autres plus ou moins lascives, et l'indiff&#233;rence presque totale de la plupart des personnages, pas toujours facile de garder l'&#339;il sur ce qui se joue sur sc&#232;ne. Ajoutez &#224; cela la longueur du spectacle, et une sc&#232;ne (dans les derni&#232;res) &#233;clair&#233;e &#224; la seule force d'une lampe de poche, il est conseill&#233; de venir avec votre capacit&#233; de concentration maximale. Car malgr&#233; les moyens techniques employ&#233;s, le &#034;Proc&#232;s&#034; ne tombe pas dans le spectaculaire et laisse la part belle &#224; la r&#233;flexion du public.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Fragments</title>
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		<dc:creator> Yuri Didion </dc:creator>



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&lt;p&gt;&#034;Boys, boys, boys&#034; rel&#232;ve d'une forme th&#233;&#226;trale difficile &#224; relater avec pr&#233;cision, parce que volontairement fragmentaire. Les s&#233;quences s'encha&#238;nent, travaillent en tout sens, pour que chaque &#233;clat, livrant sa propre tonalit&#233;, modifie petit &#224; petit la couleur d'un ensemble assez complexe. Un mode tr&#232;s musical qui permet d'acc&#233;der &#224; une belle palette &#233;motionnelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui saute aux yeux directement, c'est la d&#233;structuration des codes du &#034;th&#233;&#226;tre&#034; : le public est accueilli par les six com&#233;diens dans une salle (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#034;Boys, boys, boys&#034; rel&#232;ve d'une forme th&#233;&#226;trale difficile &#224; relater avec pr&#233;cision, parce que volontairement fragmentaire. Les s&#233;quences s'encha&#238;nent, travaillent en tout sens, pour que chaque &#233;clat, livrant sa propre tonalit&#233;, modifie petit &#224; petit la couleur d'un ensemble assez complexe. Un mode tr&#232;s musical qui permet d'acc&#233;der &#224; une belle palette &#233;motionnelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce qui saute aux yeux directement, c'est la d&#233;structuration des codes du &#034;th&#233;&#226;tre&#034; : le public est accueilli par les six com&#233;diens dans une salle comme d&#233;nu&#233;e d'artifice. Ici, pas de rideaux noirs, mais le mur de brique du th&#233;&#226;tre. Pas de d&#233;cor, mais une sc&#232;ne libre et disponible, avec pour toute structure un &#233;chafaudage utilis&#233; comme un portant &#224; v&#234;tement. Ce d&#233;nuement permet d'acc&#233;der &#224; une forme d'universalit&#233; de l'espace : ce spectacle donne l'illusion de pouvoir se jouer partout. Et finalement, le travail sc&#233;nographique semble s'&#234;tre port&#233; sur les com&#233;diens. Les six hommes sont appr&#234;t&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
avec des st&#233;r&#233;otypes du f&#233;minin : rouge &#224; l&#232;vres, talons hauts, jupe ou chemise transform&#233;e en cache-coeur, boucles d'oreilles, et poussent le travail jusque dans leurs pr&#233;sences : petite danse, d&#233;hanch&#233;, postures, ... Une introduction tr&#232;s marqu&#233;e. En h&#244;tes chaleureux, tous glissent un mot gentil &#224; chaque spectateur qui entre. Une fois le public install&#233;, tous remontent en sc&#232;ne, et le spectacle commence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rapidement, de rupture en rupture, oscillant entre gravit&#233; et l&#233;g&#232;ret&#233;, le spectacle se d&#233;ploie en tous azimuts, perdant quelque fois le propos de vue, et dessine tout un tableau finement chor&#233;graphi&#233;. Certaines sc&#232;nes se r&#233;pondent, se font &#233;cho, tandis que d'autre semblent plus isol&#233;es, presque hapax. Et plusieurs formes se c&#244;toient : t&#233;moignage audio ou en live, par le com&#233;dien ou par un personnage, sc&#232;nes dialogu&#233;es ou dans&#233;es, parodiques ou tr&#232;s s&#233;rieuses, ... Difficile de d&#233;celer une convention qui organiserait l'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut donc pas chercher une dramaturgie lin&#233;aire qui pr&#233;senterait l'&#233;volution d'un propos ou une r&#233;flexion m&#233;ticuleusement rh&#233;torique : &#034;Boys, boys, boys&#034; est construit sur une voie expressioniste pour offrir au public des sentiments bruts et, &#224; l'image de la pens&#233;e humaine, quelque fois contradictoires. A nous, donc, de faire le tri et de tracer notre chemin avec ce qui se d&#233;gage. Et chacun y lira une proposition diff&#233;rente, une piste de r&#233;flexion sugg&#233;r&#233;e, sur les st&#233;r&#233;otypes qui enferment les mecs, ou plus largement la question du genre, l'identit&#233;, le vivre ensemble ou tout cela &#224; la fois. Un spectacle qui s'inscrit d&#232;s lors en contrepoint dune actualit&#233; quelque peu br&#251;lante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attention toutefois : ce n'est pas un spectacle &#224; proprement parler &#034;f&#233;ministe&#034;, puisque les seules &#233;vocations de femmes les pr&#233;sentent syst&#233;matiquement dans la violence, la cruaut&#233; ou l'hyst&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fort heureusement, sur sc&#232;ne, les com&#233;diens assurent le show avec une &#233;coute et une connivence qui fait plaisir &#224; voir, et mettent une ambiance rythm&#233;e et festive qui &#233;vite les lourdeurs, d&#233;tend l'atmosph&#232;re et fait na&#238;tre le rire pour procurer au public un moment de d&#233;tente, de d&#233;complexion et d'amusement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pas de repos pour Sherlock</title>
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		<dc:creator> Yuri Didion </dc:creator>



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&lt;p&gt;Sherlock Holmes n'a pas les vacances tranquilles. M&#234;me lorsqu'il prend le temps d'une croisi&#232;re sur le Nil, les myst&#232;res finissent toujours par le rattraper. Cette fois, d'inqui&#233;tantes disparitions le plongent au c&#339;ur de la terrible mal&#233;diction de la Momie Bleue. Une aventure qui va &#233;prouver une fois encore son sens de l'observation, sa r&#233;sistance au stress, et la solidit&#233; de l'amiti&#233; qui le lie &#224; Watson. &lt;br class='autobr' /&gt;
Derni&#232;re cr&#233;ation du Magic Land Th&#233;&#226;tre, le &#034;Bal des Momies&#034; fais suite &#224; &#034;Pas d'hortensia pour Miss (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sherlock Holmes n'a pas les vacances tranquilles. M&#234;me lorsqu'il prend le temps d'une croisi&#232;re sur le Nil, les myst&#232;res finissent toujours par le rattraper. Cette fois, d'inqui&#233;tantes disparitions le plongent au c&#339;ur de la terrible mal&#233;diction de la Momie Bleue. Une aventure qui va &#233;prouver une fois encore son sens de l'observation, sa r&#233;sistance au stress, et la solidit&#233; de l'amiti&#233; qui le lie &#224; Watson.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Derni&#232;re cr&#233;ation du Magic Land Th&#233;&#226;tre, le &#034;Bal des Momies&#034; fais suite &#224; &#034;Pas d'hortensia pour Miss Grolich&#034; jou&#233;e l'an dernier environ &#224; la m&#234;me p&#233;riode. Une suite, oui, mais fort heureusement, tout &#224; fait ind&#233;pendante du premier &#233;pisode. On y retrouve &#233;videmment Sherlock, toujours interpr&#233;t&#233; par Philippe Drecq, le Docteur Watson, cette fois-ci jou&#233; par Barnab&#233; De Keyser, et l'inspecteur Callaghan de Scotland Yard, tenu par Thomas Linckx. Mais on y d&#233;couvre surtout de nouveaux personnages forts : Stefania Greco joue une Charlotte Kipling pleine de caract&#232;re &#224; la recherche de son p&#232;re, Sophie D'Hondt incarne Solange, une femme pleine de secrets &#224; la recherche d'un partenaire, Muriel Bersy fait une Madame Callaghan qui oscille entre l'apoplexie et la crise d'angoisse, et Xa' fait un &#233;gyptologue tyrolien des plus d&#233;lirants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, le seul v&#233;ritable lien avec le premier opus des aventures &#034;magiclandesques&#034; de Sherlock Holmes r&#233;side dans le drame de Watson, qui est &#233;voqu&#233; par une courte narration : forc&#233; de se travestir pour les besoins de l'enqu&#234;te de &#034;Miss Grolich&#034;, le pauvre en reste traumatis&#233; et prend ses distances avec Holmes qu'il tient pour responsable. Mais le destin semble en avoir d&#233;cid&#233; autrement et les pousse dans les bras l'un de l'autre avec une nouvelle enqu&#234;te. Des retrouvailles qui donnent lieu &#224; une fabuleuse sc&#232;ne de confession et de r&#233;conciliation, jouant sur la douceur de l'intimit&#233; et la gravit&#233; de l'&#233;motion. De quoi d&#233;couvrir, pour les habitu&#233;s de ce th&#233;&#226;tre, une facette plus &#233;mouvante de la compagnie, une belle surprise qui met tout le reste du comique bien en relief.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'ensemble, la dramaturgie est n&#233;anmoins tr&#232;s dense. Trois intrigues fortes s'entrem&#234;lent : d'abord Holmes-Watson qui se rabibochent, puis les disparitions du p&#232;re Kipling et de Callaghan, et cette fameuse l&#233;gende de la Momie Bleue. Beaucoup d'histoires pour deux heures de spectacles, sur lesquelles viennent se greffer tous les ingr&#233;dients du Magic : gags, contrep&#232;teries, quiprocquos, courses-poursuites amoureuses, chansons populaires, ... si cela freine l'exploitation de certaines intrigues - comme le jeu d'agent double de Solange, piste attractive laiss&#233;e sans suite - cela donne rapidement de trouver un rythme d&#233;jant&#233; qui accroche le public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour terminer, tout ceci prend place dans une sc&#233;nographie tr&#232;s compl&#232;te, qui mobilise efficacement un grand nombre de param&#232;tre de l'espace au service d'un seul projet : immerger le spectateur dans la repr&#233;sentation. Comme toujours, l'architecture du b&#226;timent (espace-protocole) est exploit&#233;e d&#232;s la file d'attente pour plonger le spectateur dans l'ambiance. Ensuite, l'espace-physique de la repr&#233;sentation contribue lui aussi &#224; cette immersion par une double sc&#232;ne : une premi&#232;re avec trois portes repr&#233;sente tous les couloirs des cabines, tous les salons du bateau, tandis qu'une seconde, un peu plus charg&#233;e, est utilis&#233;e pour des espaces plus ext&#233;rieurs. Sur celle-ci, des caisses et un sarcophage servent de trappe pour les disparitions. Cette double sc&#232;ne cr&#233;e un mouvement qui brouille la distinction entre la place de la repr&#233;sentation et la place du public (espace liminaire). &lt;br class='autobr' /&gt;
Un dispositif complet, donc, qui cr&#233;e les tensions n&#233;cessaires &#224; l'action en jouant sur le c&#244;t&#233; figuratif du d&#233;cor (espace-paysage), les conditions mat&#233;rielles qu'il impose au jeu (espace-dramatique) et la technique d'utilisation des artifices du th&#233;&#226;tre (espace-instrument). Ainsi, chacun des &#233;l&#233;ments donn&#233;s &#224; voir par la sc&#233;nographie contribuent &#224; estomper la distinction salle-sc&#232;ne et tendent vers une complicit&#233; de jeu avec le spectateur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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